Yay! Mes premiers commentaires! Merci beaucoup, j'suis contente de voir que je suis lue!

Petite parenthèse, on m'a fait remarquer que j'ai fait une petite erreur "d'orthographe" dans un des chapitres postés précédemment, alors je voulais simplement vous dire que oui, ça se peut fort bien que je fasse plusieurs fautes durant mes rédactions, mais sachez que ce n'est jamais voulu et que je fais de mon mieux pour les rendre presque inexistantes. Seulement, je ne suis pas infaillible, donc il va en avoir, c'est immanquable. Mais merci tout de même de me le signaler, ça me prouve que vous lisez vraiment en profondeur et que vous ne laissez pas passer un seul mot!

Continuez de commenter, faites circuler le lien de ma fic, j'aimerais avoir tout plein de commentaires!

Merci beaucoup, et bonne lecture!

En passant, je vous promets du HG/DM dès le prochain chapitre. C'est normal qu'au début, il n'y aille pas vraiment d'amour entre eux (on s'entend là-dessus, je crois), mais progressivement, ça va venir, et vous ne serez pas déçu!


Chapitre 4 – Un avenir scellé


La soirée arriva comme une flèche, et rapidement vint le temps où les élèves ne pouvaient plus circuler dans les corridors. Malefoy errait cependant encore seul dans le château et ce détail était le dernier des soucis qui lui trottait en tête. Mains dans les poches, il se remémorait sans cesse les paroles qu'il avait entendues lors de l'attaque du Détraqueur. Chercher quoi? Et lorsque cette chose avait mentionné qu'il était si près, était-ce de la Cabane Hurlante? Sûrement, s'il en croirait les paroles de Loufoca… Et cette voix… si glaciale qui l'avait momentanément paralysé… Elle n'était pas humaine, il en était certain. Il commençait même à avoir des doutes sur le propriétaire de ce murmure.

Malefoy passa tout près d'un banc dans un couloir qui menait aux cachots de ses camarades verts et argent, puis s'y assit en s'y laissant choir. Doucement, il ferma les yeux puis y posa la paume froide de ses mains. Il était persuadé qu'il était le seul des trois personnes présentes qui avaient entendu ces paroles, mais il voulait en être certain. Demain, il irait poser cette question à Loufoca et à Granger, dès son réveil. Soudainement, une douleur cuisante au niveau de son nez le fit totalement sortir de ses précieuses pensées.

Ce satané Weasley, il lui avait bel et bien brisé le nez, et devant un bon nombre de témoins! Il se vengerait, il n'allait pas laisser passer une telle humiliation. Mais pour l'instant, pas question de se rendre à l'infirmerie pendant que ce vaurien, Potter et Granger risquaient d'y être encore. Malefoy était certain que s'il revoyait Weasley, il lui sauterait littéralement au cou et le tabasserait à coups de point jusqu'à ce qu'il s'excuse, et encore là…! Cette pensée le fit légèrement ricaner, puis des bruits de pas attirèrent son attention. Rogue apparut tout près, puis se tint debout, à quelques mètres de lui, les bras croisés. Il devait s'y attendre, le regard qu'il lui avait lancé précédemment avait laissé sous-entendre qu'ils auraient éventuellement une conversation privée. Lorsque les yeux du professeur croisèrent ceux de Malefoy, il s'approcha lentement de lui, le regardant avec le même étrange regard qui trahissait toute la curiosité qui l'emplissait.

- Monsieur Malefoy, vous avez omit de mentionner quelque chose, lors de notre charmant entretien avec Miss Lovegood, Potter et Weasley, et je vous en suis reconnaissant. Maintenant, dites-moi ce que vous avez entendu.

L'interpelé se leva très lentement en s'éclaircissant la voix, perplexe. Rogue semblait étrangement être au courant des événements, comme s'il avait été présent lors de l'attaque. Ou plutôt comme s'il savait que cet événement était pour se produire…

- Vous le savez? questionna le jeune homme, perdant le fil. Je veux dire… comment savez-vous que j'ai oublié de mentionner quelque chose? Comment est-ce que vous savez que j'ai… entendu quelque chose?

Voyant le sourire que lui adressa son supérieur, Drago fronça les sourcils, cherchant un sens à tout ce qui était en train de se passer. Il s'enfonçait de plus en plus dans un trou noir, un vide inconnu, et apparemment Rogue savait quelque chose que lui ignorait.

- Dites-moi simplement ce que vous avez entendu, ordonna-t-il.

- D'abord, je voudrais simplement comprendre comment vous êtes au courant, professeur…

Agacé par sa suite dans les idées, Rogue soupira bruyamment en entrecroisant ses doigts derrière son dos. L'insistance de son élève semblait faire naître un mal de crâne insupportable chez l'enseignant.

- Dites-moi, ce que vous avez, entendu, souffla-t-il lentement en un murmure impatient qui se voulait direct et indiscutable.

Le Serpentard baissa la tête, repassant pour la énième fois les paroles qu'il avait entendues. Toujours aussi troublé, il fronça les sourcils puis se massa grossièrement le front. Tout ça ne présageait rien de bon, et il en était parfaitement conscient. De plus, le fait qu'il soit persuadé d'avoir été le seul à entendre cette voix l'effrayait à un plus haut point. Dans l'espace d'une seconde, son père et ses fonctions traversèrent son esprit tandis qu'un frisson de malaise parcouru son corps en entier.

- Heu… marmonna-t-il en continuant de masser son front. Une voix, un murmure…

Il soupira puis releva la tête afin de croiser le regard de son professeur.

- Ça me disait de venir la chercher, que j'étais tout près… Inutile de dire que je n'ai absolument rien compris à ce message…

Rogue hocha lentement la tête.

- Mais ce qui m'inquiète le plus, poursuivit le blond, c'est que je suis persuadé avoir été le seul à l'entendre. Pourtant, nous étions trois… Pourquoi moi?

- Veuillez d'abord vous assurer de ce doute avant de vous pourrir l'esprit avec toutes sortes de questions. Qui dit que miss Granger ou miss Lovegood n'aurait pas également entendu ce que vous croyez être le seul à voir entendu? Leur avez-vous demandé?

Pourquoi est-ce que Malefoy avait l'impression que Rogue le faisait marcher? Pourquoi avait-il le fort sentiment qu'il lui cachait quelque chose? Quelque chose d'important, quelque chose qui lui retirerait toutes ces questions qui lui pourrissaient effectivement l'esprit?

- Non, répondit faiblement le jeune homme, mais je… je le sais.

Rogue esquissa un sourire satisfait, ce qui mit, une fois de plus, la puce à l'oreille du pauvre tourmenté. Son doute concernant l'implication de son enseignant dans cette étrange affaire se confirmait secondes après secondes, et il aurait bien l'intention de ne pas se laisser moisir dans l'énigmatique.

- Professeur, il est clair que vous savez quelque chose, s'impatienta-t-il. Aidez-moi! C'était quoi, tout ça? Est-ce que j'ai des soucis à me faire? Devrais-je en parler à mon…

- Monsieur Malefoy, coupa sèchement Rogue, il est clair que vous vous posez beaucoup trop de questions inutiles et stupides à ce sujet. Vous connaissez vos contacts, vous connaissez vos ancêtres, votre famille et votre père, et également ses attentes envers vous. Fiez-vous simplement à ce que je viens de vous dire pour en tirez vos propres conclusions.

Puis il tourna les talons, laissant Malefoy totalement désorienté derrière lui. Seulement, juste avant de disparaître au coin d'un couloir adjacent, il regarda par dessus son épaule afin de lancer un dernier regard au garçon.

- Oubliez ce que je vous ai dit plus tôt concernant les vérifications sur vos doutes. Je vous le dit : vous êtes le seul à l'avoir entendu. Gardez ça pour vous, monsieur Malefoy, n'en parlez à personne d'autre puisque ça ne concerne que vous.

Drago regarda le professeur tourner le coin puis sentit son cœur se tordre dans tous les sens. Bien sûr, comment avait-il pu omettre de faire le lien pourtant facile qu'il y avait dans toute cette histoire? Il avait dix-sept ans, le temps de venir rejoindre le rang des Mangemorts était donc venu, car oui, c'était bien la conclusion qu'il avait tirée des dires de son professeur. Depuis tant d'années, Lucius, maintenant allié avec Rogue, lui disait combien il ferait un bon comparse digne de ce nom au Seigneur des Ténèbres, et pendant toutes ces années, Drago anticipait cette démarche, fier de pouvoir un jour jouer un rôle important dans l'histoire de la sorcellerie, et ce, auprès du sorcier le plus craint de tous les temps. Mais maintenant que le dé était joué, le dénouement de cette histoire devint rapidement une appréhension. Non, il n'était pas fait pour ça. Même si durant ses six dernières années à Poudlard, il s'était bâti une réputation de casse-pied, de sans-cœur et de cruel et qu'il s'en lavait les mains, il n'avait jamais vraiment eu l'intention d'aller plus loin dans son effronterie.

Debout, les bras pendant lâchement de chaque côté de son corps, il fixait le point exact où Rogue avait disparu. Sa tête se mit à tourner violemment tandis qu'il fut secoué d'un haut le cœur. Ça ne pouvait pas être vrai… Il ne voulait plus qu'il en soit ainsi… D'ailleurs, il se moquait de l'avertissement de Rogue, donc dès demain, il irait parler à Granger et Luna, ou du moins, à l'une des deux. Peut-être auraient-elles entendu ce que lui avait entendu? Avec un peu de chance, peut-être tout ce que Rogue venait de lui dire n'était qu'embrumes… De toute façon, qu'est-ce que ça voulait dire? Cette voix, elle lui disait de venir la chercher. Cherche quoi? Il n'en savait toujours rien, et il ignorait également comme en être certain.

La nuit passa et Drago n'avait guère le choix de tenter de s'abandonner au sommeil qui le gagnait minutes après minutes. Ayant maintenant regagné son dortoir, il était étendu dans sa couchette, les deux mains jointes par dessus la couverture et il fixait le plafond sans ciller. Il tomberait très bientôt dans les bras de Morphée, mais entre temps, ses pensées étaient occupées à toute autre chose. Il était vraisemblablement impossible que la Loufoca ait entendu quelque chose, car elle était si stupide qu'elle l'aurait sûrement déclaré à haute voix devant tous ces gens dans le hall de l'école lors de leur arrivée particulièrement marquante au château plus tôt dans la journée. Donc, techniquement, si quelqu'un d'autre aurait pu entendre ces murmures, c'était bien la Sang-de-Bourbe. Pas de chance, il faudrait qu'il trouve le moyen de s'entretenir avec elle, et ce, sans avoir le balafré et Ouistiti dans les pattes. De un, ce dernier détail était presque impossible, et de deux, il avait aucune envie de devoir adresser la parole à cette gamine après ce qui s'était produit et ce, surtout pas en public. Après tout, beaucoup trop d'élèves étaient maintenant au courant que Drago Malefoy, détestable Serpentard, avait sauvé la vie à une enfant de Moldus d'une maison rivale à la leur.

- Tu dors, Drago? lança quelqu'un dans un lit voisin.

Le concerné sortit rapidement de ses pensées puis tourna la tête en direction d'où la voix provenait.

- J'ai l'air de dormir, peut-être? répondit sèchement le blondinet.

C'était Zabini, un des trois lâches qui s'étaient enfuis lors de l'apparition des Détraqueurs tout près de la Cabane Hurlante.

- T'as vraiment sauvé la Sang-de-Bourbe, dis-moi? demanda-t-il sur un ton moqueur.

Humilié par cette question, il pensa d'abord à ne pas répondre en se contentant de lui lancer un regard noir, mais se reprit bien rapidement en se disant qu'il devait bien trouver une excuse pour sortir cette idée de la tête des gens.

- Tu me prends pour qui, déclara-t-il, un traitre à mon sang? Bien sûr que non, je ne l'ai pas sauvée! Le Détraqueur s'affairait sur Granger jusqu'à ce qu'il décide de la laisser tomber pour venir m'attaquer, mentit-il. Moi, je me suis uniquement protégé, et si je n'aurais pas eu à le faire, j'aurais laissé le Détraqueur faire son boulot. Je ne m'en serais sûrement pas mêlé.

- Par chance, tu m'as fait peur.

- D'ailleurs, mêles-toi de ce qui te regarde, Zabini, ça ne te concerne pas. Toi, le froussard, tu n'as fait que t'enfuir à toute jambe. Tu es vraiment nul.

- Et puis quoi, encore? Je n'avais pas du tout envie de me devenir un légume, ou encore de mourir! J'ai sauvé ma peau, moi aussi, mais à ma manière.

Ses « amis » lui faisaient vraiment tous pitié. Les uns comme les autres, ils valaient tous la même chose : rien. C'était à croire que personne n'était assez bien pour lui dans cette école. Tous ces vauriens qui ne faisaient que trainer à ses pieds, qui ne faisaient qu'être à son service, aucun d'eux ne méritaient de porter le titre d' « ami », pour lui. Pansy Parkinson, Blaise Zabini, Theodore Nott, Vincent Crabbe, Gregory Goyle, ils étaient tous aussi couards les uns que les autres, tous aussi insipides et dérangeants. Lui qui avait maintenant besoin de parler, besoin de conseils et de support, il savait qu'il ne retrouverait rien de ça dans ses fréquentations habituelles ou scolaires.

Soudainement, une idée lui traversa l'esprit. Son père. Oui! Son père, lui, il pourrait éclaircir ses pensées sombres. Rogue avait mentionné son père lors de leur entretien privé, il était donc clair qu'il savait ce qu'il se passait, qu'il était à la base de tout ce scénario. Dès que le jour se lèverait, il profiterait de son dimanche pour écrire une missive à son père, puis aller parler seul à seul avec Granger en espérant qu'un de ces deux moyens de communication puisse le rassurer de manière à ce qu'il puisse occuper ses pensées autrement.

Quelques minutes de réflexion passèrent.

- Ils ont perdu des points en masse, les Gryffondor, hein? rigola Zabini.

- Si tu n'as rien d'intelligent à dire, trancha Malefoy, agacé, j'apprécierais vraiment que tu me fasses le plaisir d'écouter ton silence. J'essaie de dormir.

Tandis que Zabini se renfrogna, Malefoy, lui, ferma les yeux. Il s'imagea la scène près de la Cabane Hurlante dans les moindres détails, se remémorant tout ce qu'il avait ressenti, chaque petit degré qui montait en flèche jusqu'à en faire apparaître une buée épaisse de sa bouche, puis également ses grandes masses sombres flottant vers eux à une lenteur incroyable sur la neige transformée en glace. Sa scène mentale se centra alors sur la Gryffondor qui gisait par terre, faisant naître un sourire sadique sur ses lèvres. Faiblement, il rigola, puis il passa une main dans son visage. Aussitôt, il gémit de douleur puis se rappela que Weasley lui avait enfoncé le nez dans le crâne.

- Sale belette… siffla-t-il tout bas entre ses dents.