Ahlala... Je suis en train de relire ma fic depuis le commencement, et je me dis à quel point je m'ennuie du début de leur relation... Oh que les choses ont changées! Pourquoi est-ce que je dis ça? Hum, car dans ce chapitre-ci, je vous avertie, c'est une looongue scène lemonesque, très chers! Vous vous en seriez pas douté, huh? Oui? Non? Hihihi!
Merci énormément pour vos commentaires, c'est tellement agréable de vous lire! Vos encouragements, vos compliments, votre enthousiasme... Ça ne fait que me motiver à poursuivre!
Sachez que pendant trop longtemps je ne savais aucunement plus quoi faire après ce lemon... J'ignorais comment je ferais gérer cette situation par Drago ni par Hermione, mais depuis quelques jours, je me lève en pleine nuit pour écrire dans mon cahier d'idées lorsqu'un éclair de génie me parcourt! Du coup, j'ai du contenu consistant jusqu'à la fin de mon histoire... Oui oui, je sais comment elle va finir et exactement comment nous allons parvenir à cette fin... C'est pas bientôt, je vous rassure! Si je devais faire une approximation, je dirais que cette fic aura en tout et pour tout de quarante à quarante-cinq chapitres! Bah, peut-être plus si j'ai encore ces élans de folie qui me traversent durant mes courtes nuits!
Alors voilà, bonne lecture avec ce long lemon!
Chapitre 28 - À l'encontre des exigences
Un baiser.
C'est tout ce que Drago aurait osé tenter s'il serait parvenu à aller jusqu'au bout de ses aveux et qu'Hermione aurait fait preuve de compréhension.
Seulement, les choses dégénéraient et le Serpentard était de moins en moins apte à garder la situation en main. Son contrôle perdait progressivement de l'efficacité au fil des secondes durant lesquelles leur baiser se poursuivait avec une fougue grimpante, et bientôt, le blondinet se permit de joindre sa langue à leur échange voluptueuse.
Lorsqu'Hermione sentit sa langue s'introduire sinueusement dans sa bouche, elle ouvrit instantanément les yeux et se crispa durant l'espace d'une demi-seconde, surprise. Les caresses de leurs lèvres s'étaient faites avec tellement de passion et d'hardiesse qu'elle n'avait pas pensé un seul instant qu'un baiser avait la faculté de se rendre à un cran plus élevé en y joignant tous deux leurs langues. Elle laissa donc Drago chercher la sienne qui se recroquevillait timidement par la gêne de son inexpérience, et ne mit pas bien de temps avant de trouver sa faim. À leur prompt contact, la Gryffondor sentit un feu d'artifice exploser dans tout son corps et particulièrement axé dans son bas-ventre, détail qui lui fit aussitôt ramollir les jambes. Tout en contractant ses muscles qui se tendaient progressivement, elle resserra encore plus l'étreinte de ses bras autour du cou du Serpentard dans l'espoir qu'il comprenne qu'elle ne voulait en aucun cas que ça cesse. Ces sensations nouvelles égayèrent alors un doux gémissement d'enivrement chez elle qui fut pour Drago le feu vert qui lui permit de franchir la seconde étape qui se faisait de plus en plus pressante pour ce que son corps lui réclamait.
De dos à son lit, le Serpentard exécuta habilement une rotation de leur corps sans pour autant rompre leur étroite union. Lorsque leur position fut inversée, il joignit bien solidement ses propres mains l'une à l'autre sous les fesses de sa compagne, puis, d'un élan impératif, la souleva à quelques centimètres du sol. Sous l'effet de l'étonnement, Hermione poussa un petit couinement aigue qu'elle mua par la suite à un second gémissement de tendre plaisance par le frisson insoutenable que Drago provoqua grâce à une caresse experte de sa langue. Tant bien que mal, il fit quelques pas vers son lit où il se laissa choir avec Hermione sous lui.
Durant leur courte chute, Drago interrompit leur baiser afin de ne pas violemment s'entrechoquer les dents avec celles de sa partenaire au moment de leur rencontre avec le matelas moelleux. Après avoir chacun eu le souffle sèchement et brièvement coupé par l'atteinte subite de leur destination, le blondinet se mit à couvrir le cou d'Hermione de ses baisers fiévreux, laissant glisser ses lèvres et à sa langue sur sa peau brûlante qui se découvrait au fur et à mesure qu'il dégageait les cheveux ébouriffés de sur sa cible. L'oreille tout près de la bouche de sa partenaire, il se sentit devenir fou d'excitation en écoutant sa respiration haleter aux coups frénétiques de ses caresses orales, et encore plus lorsqu'il sentit une main timide se glisser dans le bas de son dos sous sa chemise tandis que l'autre se perdait dans ses cheveux, ses ongles chatouillant sa nuque au passage.
Hermione perdait progressivement la tête, bousculée par tant de nouvelles sensations qui s'offraient à elle par l'agréable intermédiaire de Drago. Elle ignorait totalement où tout ça mènerait, mais peu ne lui importait à cet instant ; Drago était le maître de cérémonie et elle savait pertinemment, même si la nervosité face à la nouveauté de la chose la bloquait considérablement, qu'il lui offrirait un moment inoubliable.
Lentement, le Serpentard s'autorisa à parcourir sommairement – afin de ne pas la brusquer avec aucun de ses mouvements – le corps d'Hermione à l'aide de ses mains désireuses en y appliquant le plus de douceur possible, et ce, uniquement pour se permettre de l'entendre gémir de nouveau. Il s'attarda particulièrement au niveau de ses épaules, sa poitrine, ses hanches ainsi que ses cuisses recouvertes que d'un très mince bas collant sombre dont il devait résolument se contenir pour ne pas le lui retirer aussitôt afin de caresser directement sa peau nue. Celle-ci poussa un geignement aigu puis sembla soudainement l'attirer davantage vers elle, l'étreignant étroitement contre son corps qui s'était mis à trembler violemment sous tant d'enfièvrement. Drago interpréta alors ce geste comme étant le second feu vert pour lui permettre de franchir une autre étape, puis captura ses lèvres avec appétence afin d'exécuter une subtile transition.
De ses doigts artificieux, le blondinet s'enquit de défaire les premiers boutons du chemisier de la Gryffondor en y mettant une lenteur suffisamment grande pour que la jeune fille s'autorise à l'arrêter en tout temps. Cependant, Drago détermina bien rapidement qu'il ne précipitait les choses en rien puisqu'Hermione l'imita, entreprenant également de défaire les boutons de la chemise de son amant au-dessus d'elle. Peu de temps ensuite, les chemises des deux jeunes furent entièrement déboutonnées, mais Drago, possédant l'avantage dans leur position, fut celui qui s'attaqua à ce décèlement de peau le premier.
Sa bouche quitta donc celle de sa compagne pour aller errer sur les méandres de sa modeste poitrine. Tout en couvrant ses seins de baisers passionnés, il fit glisser les manches de sa chemise ajustée le long de ses longs bras gracieux jusqu'à ce qu'elle quitte complètement son corps pour finalement la jeter sur le sol sans se soucier de son point d'atterrissage. Hermione l'imita une fois de plus et dégagea Drago de sa chemise qui se faisait de plus en plus encombrante. Une fois projetée en quelque part dans la pièce, elle replaça ses mains dans son cou, l'invitant à approfondir ses baisers sur sa poitrine, et c'est d'ailleurs ce qu'il fit sans se faire prier une seule seconde.
Irrité par le blocage qu'imposait le soutien-gorge de la jeune femme, Drago glissa ses doigts sur le haut du bonnet qu'il releva faiblement afin de dégager l'extrémité de ses seins. Gênée au huitième degré, Hermione tenta en vain d'attirer sa tête contre elle afin qu'il ne tarde pas trop à observer son corps, mais le blondinet semblait prendre un délicieux plaisir à admirer ce qui s'offrait à lui. Puis, enfin, et en provoquant une incroyable canicule de sensations galvanisantes spécialement concentrées sur son entre-jambe humide, Drago alla épouser le dôme de ses seins de les lèvres en lui arrachant un couinement de délectation timide.
Sans cesser de mouvoir sa bouche sur le buste de sa Griffon d'Or, une main indépendante se mit à tirer sur son bas collant en tentant de le lui retirer. Constatant toutefois que ça ne serait pas une partie facile avec une telle pièce de vêtement qui se collait obstinément à sa peau, Drago interrompit ses baisers voluptueux en remettant son soutien-gorge en place, puis redressa le haut de son corps pour se retrouver assis sur ses propres jambes repliées sous ses fesses. Les jambes d'Hermione fléchies de chaque côté de lui, il la toisa avec des yeux monstrueusement provocateurs et sensuels, le tout teinté d'une tendresse infinie et ce, tout en caressant l'intérieur des cuisses de sa compagne. Hermione pensa tout d'abord clore ses paupières pour tenter de faire disparaître la gêne d'être ainsi découverte à ses yeux et ainsi de savourer intérieurement les sensations exceptionnelles qu'il lui faisait découvrir, mais elle ne put s'y résigner en constatant à quel point Drago était beau ainsi… Son torse dénudé, son visage serein, ses yeux séditieux, ses cheveux retombants nonchalamment sur son front… puis cette espèce d'halètement imperceptible qui laissait sa bouche entrouverte… Depuis trop longtemps elle aurait voulu se retrouver aussi près de lui et elle ne voulait pas que sa pudeur et sa timidité lui empêchent de profiter pleinement de ce moment unique.
Se callant bien profondément entre ses jambes, le Serpentard releva la jupe d'Hermione afin de se donner accès à son bas collant qu'il lui retira aussitôt en l'obligeant à tendre ses jambes bien haut dans les airs. Une fois sa peau mise à nue, Hermione voulut l'attirer de nouveau contre elle pour combler le vide qu'elle ressentait au-dessus de sa personne, mais Drago s'attarda sur ses jambes douce qu'il garda suspendue à la hauteur de son visage, saisissant une cheville de ses deux mains pour se mettre à embrasser précieusement sa peau, décrivant une trajectoire qui s'approchait de plus en plus de ses cuisses. Hermione poussa une lamentation de douloureux plaisir qui s'étira longuement. Se couchant graduellement sur elle, le blondinet brisa son trajet aguichant pour aller retrouver sa bouche qui reçut un fort agréable accueil lorsqu'Hermione saisit sauvagement son visage pour l'embrasser sans ménagement.
Premier écart considérable de comportement de sa compagne ; Drago en fut si déstabilisé qu'il ressentit une vague d'excitation brut s'emparer de ses sens et de ses gestes. Sans perdre alors une seule seconde de plus, il la dégagea finalement de sa jupe afin de la laisser uniquement vêtue de ses sous-vêtements.
Tout en continuant de l'embrasser tel un fou en soif d'affection, il porta une main jusqu'à son pantalon afin de défaire sa braguette qui devenait de plus en plus inconfortable au fil des secondes. Rapidement, il fut rejoint et aidé par les mains étrangement entreprenantes d'Hermione qui ne semblait absolument plus capable de se contenir malgré ses turbulences. En effet, l'excitation qu'elle ressentait à cet instant était telle qu'elle voulait en avoir davantage, qu'elle voulait connaître encore plus de ses caresses, découvrir encore plus de sa peau, éprouver encore plus de plaisir... Sa tête était totalement absente mais ses sens s'étaient vivement allumés.
Lorsqu'enfin son pantalon fut retiré et eut gagné le parquet de sa chambre, Drago plaqua instantanément son entre-jambe durci entre les cuisses de sa partenaire, décrivant un vif mouvement de haut en bas afin d'attiser encore plus leur exaltation devenue dangereusement libidinale. À quelques reprises, Hermione ne put contenir un faible cri sensible de délectation au contact exact du point le plus sensible de son intimité avec le sexe de son partenaire. Les yeux fermés, les traits crispés et la tête érigée vers l'arrière en offrant son cou à Drago, elle s'abandonnait aux mouvements experts du jeune homme, pressant une main sur sa nuque pour le pousser à intensifier ses baisers bestiaux.
La minute suivante, Hermione était rendue complètement nue. Seul Drago était porteur de ce qui les séparait du plaisir intense qu'ils étaient sur le point de s'échanger et il ne semblait ni en état, ni résolu à garder ce lourd fardeau encore bien longtemps sur son corps vibrant. C'est bien alors qu'il interrompit tout mouvement afin de reculer faiblement sa tête pour gagner les yeux de la Gryffondor. Longuement, ils se toisèrent avec un regard aussi doux qu'une plume, aussi confortable qu'un nuage, et bientôt, la jeune femme comprit qu'il avait l'intention d'observer bien attentivement sa réaction suite à la caresse qu'il s'apprêtait à lui faire : langoureusement, il glissait sa main vers son entre-jambe. Elle ferma donc les yeux en se sentant déjà faiblir bien qu'il ne fut rendu qu'à l'intérieur de ses cuisses. Puis, lorsqu'il ne fut qu'à côté de son intimité, elle perdit soudainement le contact de ses doigts.
Une seconde s'étira. Puis une deuxième, et une troisième. Que faisait-il? Hermione leva ses paupières et rencontra le bleu des yeux de Drago qui l'observait avec une fascination délectable, tendre. Aussitôt ensuite, la rencontre surprise quasi indécelable du bout de ses doigts sur son sexe la fit sursauter en provoquant une explosion de frisson qui la poussa à enfoncer ses ongles dans la peau du dos de son amant. Tandis qu'elle étouffa un puissant gémissement lascif, Drago répéta son mouvement avec légèrement plus de profondeur. Et encore plus, et plus encore... Bientôt, il découvrit entièrement la surface de l'intimité moite d'Hermione, s'attardant sur le point de chair particulièrement sensible qui eut constamment rehaussé l'amplitude des gémissements de sa compagne lorsqu'il passait par ce coin de désir ardent.
Alors brutalement poussée par un élan d'excitation incontrôlé, la Gryffondor agrippa le boxer de Drago puis se mit à le lui retirer avec presse, le laissant poursuivre cette tâche lorsqu'il comprit qu'elle s'était suffisamment laissée languir. Encore maintenant, Hermione ignorait totalement ce dans quoi elle était sur le point de se plonger la tête première, mais elle était passablement consciente pour comprendre que ça ne pourrait qu'être encore plus extrême que ce qu'elle venait tout juste de vivre avec les caresses de Drago contre son entre-jambe.
Entre deux baisers, Hermione vit le Serpentard jeter son boxer en quelque part dans sa chambre, et c'est exactement à ce moment-ci que la nervosité se remit à gagner son corps détendu qui se tendit lentement. Il dût d'ailleurs le remarquer car malgré l'envie sourde et tortueuse qu'il avait de s'élancer dans de grands ébats, il poursuit ses caresses et ses baisers afin de permettre à la jeune lionne de se détendre, de regagner le même niveau d'assurance et de sureté qu'elle avait eu quelques instants plus tôt. Ce temps le tuait, bien qu'il voulait évidemment qu'Hermione partage le même plaisir qu'il aurait inévitablement. L'envie qui dressait son membre en érection se faisait de plus en plus fort et atrocement suppliant.
Derechef, sa bouche gagna la pointe de ses seins rosés et extrêmement vulnérables à ses caresses. Sa langue décrivait un chemin circulaire autour de son aréole et ses lèvres appliquaient une pression dont Hermione se délectait en la sentant appuyer partout sur son buste cambré. Les geignements incessants qu'elle émit furent donc un signe pour Drago qui détermina que son corps devait fin prêt, et son esprit également. Ses lèvres remontèrent alors sinueusement sur ses clavicules, dérivant vers ses épaules pour ensuite reprendre le chemin de son cou et aboutir sur sa bouche dans laquelle il introduisit sa langue caressante.
- Je te veux… souffla Hermione sur les lèvres de Drago après s'en être séparé douloureusement, le corps secoué de tremblements.
Sa voix fut si incertaine et novice que Drago en sourit très faiblement, regagnant aussitôt ensuite le sérieux que la situation requérait. Prenant les choses en main, le Serpentard se positionna alors solidement au-dessus du corps de sa compagne, enfonçant ses genoux bien solidement sur le matelas sous eux puis suspendit son bassin à l'entrée de l'intimité de la jeune femme. Il se caressa lui-même très brièvement pour ne pas se laisser détendre sous l'attente qu'il allongeait volontairement pour garder Hermione dans un état de confiance stable.
Délicatement, il apposa un baiser sur sa joue. Puis un autre tout près en y faisant glisser ses lèvres. Il poursuit cette manœuvre avec fièvre jusqu'à ce qu'il se rendre à son oreille, là où il laissa sa bouche reposer en respirant doucement, sachant que cette partie du corps avait souvent eu pour réputation d'être particulièrement sensible. Joue contre joue, la main qu'il avait posée sur son propre sexe retourna à celui d'Hermione pour poursuivre ses caresses.
C'était insupportable… L'excitation devenait beaucoup trop insoutenable… Quoi qu'il en soit, il plaqua littéralement sa bouche contre son oreille :
- Détends-toi, murmura-t-il sur un ton aguicheur mais doux. Détends-toi…
Il enchaîna aussitôt à ses paroles un baiser qu'il déposa sur son lobe juste avant de le mordiller avec sensualité, faisant danser ses lèvres sur la peau tendre qui fut parcourut d'un frisson général sur le corps de la jeune femme. Puis, exactement au moment où un soupir mué en gémissement douceâtre sortit des lèvres entrouvertes d'Hermione, Drago s'asséna un coup modéré de bassin afin de pénétrer dans son intimité totalement décontracté par ses caresses.
Aussitôt, le corps d'Hermione se crispa tandis qu'elle poussa un couinement aigu en s'agrippant étroitement à son amant. Le visage crispé par la douleur provoquée suite au bris de cette pureté déjà d'antan, la faible mobilité qu'installa Drago lui permit de laisser le mal s'atténuer progressivement afin que son étroite intimité s'habitue à cette nouvelle intrusion. Durant ce temps, le Serpentard ne cessait d'embrasser tendrement toute l'étendue de peau environnant son cou auquel son visage avait accès pour lui permettre de relâcher le stress qui la convulsait. Enfin, l'étreinte de la jeune femme se desserra largement puis elle retrouva enfin son corps apaisé et excité sous lequel celui de Drago patientait en attendant l'indice qui lui indiquerait qu'il pourrait reprendre la douce tâche qu'Hermione lui donnait en lui confiant son corps de la sorte.
Ils s'échangèrent alors un long baiser surplombé de passion durant lequel le blondinet entama un lent mouvement récurrent de va-et-vient. Un soupir lourd de charge provenant du garçon interrompit leur baiser alors qu'il semblait déjà faiblir sous le désir et l'excitation que cette friction provoquait. S'appliquant à procéder selon les gémissements de sa partenaire, Drago ferma les yeux en plaquant doucement son front sur le cou de la jeune fille qui glissa une main sur sa nuque et l'autre sur son bras qu'elle serra de ses doigts fins. À maintes reprises, le blondinet s'était occupé à caresser ses seins qui valsaient faiblement au rythme de ses coups de bassin, mais l'énergie que lui volaient ses mouvements appliqués ne lui permettait pas de retirer un bras qui servait, dans leur position actuelle, à garder soutien au-dessus d'Hermione qui s'accrochait, en plus de tout, à lui comme à une bouée de secours.
Les yeux mi-clos, Hermione fixait le plafond sans véritablement le voir. Une multitude de sensations s'animaient partout dans son corps, telles la caresse des cheveux doux de Drago sur sa mâchoire et ses lèvres qui reposaient entrouvertes tout près de son cou, mais uniquement l'embrasement jouissant du sexe du jeune homme qui se mouvait avec véhémence en elle se distinguait des autres. C'était comme si ses veines s'étaient complètement vidées de son sang pour entièrement aller se loger dans son bas-ventre. C'était comme si tous ces organes s'étaient mis à s'agiter dans tous les sens sans pouvoir se déplacer à cause de la trop grande pression qui l'écrasait. C'était comme si son âme s'était détachée de son corps, tout comme ses pensées et son esprit, uniquement afin de lui laisser la capacité de réagir sous ses sens qui s'étaient tous avidement éveillés et stimulés. Elle avait complètement l'impression d'être sur le point de perdre conscience…
Drago sentait toute la vie de son corps se concentrer dans les terminaisons nerveuses de son membre excité. Il l'était d'ailleurs tellement que ses mouvements se faisaient de plus en plus saccadés et la cadence qu'il adoptait ne cessait de varier à toutes les dix secondes. Sa bouche humant l'arôme des seins délicats d'Hermione, les cris qui coulaient sur sa peau joignirent très bientôt ceux que la jeune fille contenait déjà avec difficulté. Une fine pellicule de sueur brûlante qui s'était installée sur son corps le rendit soudainement victime d'une mitraillade de bouffées intenses de chaleur qui lui montait à la tête telle une puissante migraine dont les effets n'étaient cependant aucunement comparables. Lorsqu'Hermione se mit à caresser ses cheveux aux paillettes dorées comme l'on caresse habituellement le pelage d'un animal soyeux, toutes ses sensations reprirent instantanément lieu là où l'action le faisait haleter.
S'agrippant soudainement fermement à la jeune Gryffondor sous lui, Drago sentit un plaisir si incontrôlable et divin prendre un chemin rapide vers l'extrémité sensible de son sexe qu'il dût remonter la tête à la hauteur de celle de sa compagne pour plaquer son visage contre l'oreiller, tempe contre tempe. L'attirant contre elle en ouvrant davantage ses jambes à son amant, Hermione savoura les gémissements étouffés qui s'élevaient tout juste à côté de son oreille sans pour autant cesser les siens. Les yeux fermés, les coups de bassin du Serpentard se faisaient de plus en plus rageurs, partageant la même gradation d'intensité que le débit de ses courts geignements qui bientôt purent transpercer l'épaisseur de l'oreiller pour parvenir à retentir dans la vaste chambre. Finalement, après un mouvement particulièrement lascif de son bassin épuisé qu'il eut pratiqué en épousant parfaitement la limite de l'entre-jambe d'Hermione, il esquissa de brusques rotations au niveau de sa verge puis explosa en un frisson évacué par un soupir rauque assourdi qui fit trembler son corps en entier.
Deux longues minutes de repos confortable s'était imposées à Drago et Hermione. Étendu sur le corps chaud et humide de sa partenaire, le blondinet reprenait souffle avec paresse tandis que les caresses de la lionne qui s'activaient encore dans ses cheveux suintants le menaçaient d'un envoi direct dans les bras de Morphée. Au bout de quelques instants supplémentaires, après avoir savouré cette tendresse qui le calma considérablement, il déposa un baiser lent et passionné de ses lèvres brûlantes au creux du cou de la jeune femme qui évacua un faible gémissement absent. Le Serpentard sourit faiblement dans l'intimité de l'antre que formaient ses cheveux ainsi que son cou, puis se retira de sur elle afin de se laisser choir à ses côtés à l'aide d'un gros effort en soupirant bruyamment. La seconde suivante, Hermione avait rejoint le confort de ses bras puis passa un des siens sur son torse en positionnant sa tête dans le creux de son épaule. Drago posa sa main libre sur celle de la jeune femme puis s'installa dans un silence paisible qui invitait toute parole à se dire si quelqu'un le souhaitait.
Mais Hermione, de son côté, s'était tendue. Ses yeux étaient rivés sur ce quelque chose qu'elle n'avait pas encore eu l'occasion de voir depuis qu'elle avait pénétré sa chambre… Directement devant la trajectoire droite que suivait son regard, elle distinguait facilement la Marque des Ténèbres tatouée sur l'avant-bras du blondinet. Jusque là, elle n'avait pas été assez lucide ni attentive à quoi que ce soit pour la remarquer, mais maintenant que ses yeux pouvaient la toiser avec insistance et effroi, sa flagrance l'indigna considérablement. Comment une telle chose pouvait-elle être positionnée à un endroit aussi évident et facile d'accès…? Sa couleur sombre et aucunement subtile… comme si ce n'était qu'un banal tatouage… Elle frissonna violemment à l'idée de voir cette preuve d'appartenance au Seigneur des Ténèbres droit devant elle.
- Ça va, Hermione?
La voix douce et chuchotée de Drago l'arracha à son observation méticuleuse pour faire place à une étrange honte de s'être autant attardé à observer ce symbole maléfique qui suscitait pourtant tant de curiosité. Sûrement avait-il senti le corps d'Hermione se raidir car d'où son visage était positionné par rapport au sien, il ne pouvait certainement pas remarquer que ses yeux fixaient la Marque sur son bras. Elle baissa donc les yeux en inclinant la tête vers le bas, et aussitôt il devina ce qui eut provoqué chez elle cette contraction musculaire. En effet, il déplaça son bras de sorte à ce que son tatouage soit entièrement caché.
- Ne me la cache pas, Drago, murmura-t-elle en se relevant de sorte à ce qu'elle puisse le regarder droit dans les yeux.
- J'ai terriblement honte, s'excusa-t-il aussitôt sans oser poser un œil sur elle.
Doucement, elle captura son bras puis le ramena sur sa poitrine en découvrant l'intérieur de son poignet. Drago, comprenant cette curiosité malgré sa forte envie de la couvrir de nouveau comme s'il s'agissait d'une cicatrice particulièrement horrible qu'il voulait épargner à la vue d'autrui, n'esquissa aucun mouvement pour lui en empêcher. Inconfortable, il baissa les yeux pour tenter de déceler la réaction de la Gryffondor par ses gestes. Son dédain vis-à-vis son propre bras l'interdit d'y jeter un œil.
Troublée, Hermione effleura le tatouage du bout de ses doigts mais contint l'aversion qu'elle ressentait envers la chose en ne souhaitant pas que Drago se sente encore plus mal à l'aise qu'il ne l'était déjà suite à son dévoilement. Pourquoi fallait-il que cette Marque repose sur le bras du garçon qui faisait battre son cœur? Être amoureuse d'un Mangemort était totalement impensable, mais pourtant, c'était bien son cas…
- Est-ce qu'elle te fait mal? demanda-t-elle tendrement sans le pousser à répondre sur le champ.
D'un mouvement presque imperceptible, le Mangemort benjamin secoua la tête de gauche à droite.
- Est-ce que tu te sens… différent? poursuit-elle sur le même ton discret.
Derechef, il manifesta une négation de ce même mouvement de tête.
- Matériellement, ce n'est qu'un tatouage… déclara-t-il en osant finalement poser les yeux sur ce qui le révulsait tant. J'aimerais vraiment ne pas en parler, si tu veux bien…
Sans le lui arracher des mains, Drago retira son bras de sa douce étreinte puis le positionna de sorte à ce qu'aucun des deux ne le voit plus, plaqué contre son flanc. Compréhensive, Hermione ne rechigna pas. Elle aurait bien voulu ne jamais l'apercevoir, car maintenant, ses pensées ne cessaient de reproduire l'empreinte de ce tatouage infâme.
- Je comprends, chuchota-t-elle en en gagnant timidement son regard. Excuse-moi…
Drago la toisa longuement avec complaisance jusqu'à ce que ses mains s'installent de chaque côté de sa mâchoire. Glissant ses doigts à l'arrière de sa tête, il lui sourit faiblement. Il y appliqua ensuite une légère pression afin qu'elle s'approche de lui, ce qu'elle fit naturellement, puis ils échangèrent un baiser infiniment doux. Leurs lèvres ne se touchaient que très peu, savourant le bien-être que leur provoquait ce contact si infime mais ô combien plaisant et réparateur. Le corps d'Hermione alla finalement se nicher bien étroitement contre celui du Serpentard, et tous deux s'endormirent avec chacun des pensées bien différentes les unes des autres.
Effectivement, Drago redoutait avec appréhension la suite des événements, d'ailleurs à un point tel qu'il se mit à penser qu'ils venaient peut-être de commettre une grosse erreur en s'abandonnant l'un à l'autre…
Alors? Vingt-sept chapitres après le début... c'est pas si mal, nah? Puisque celui-ci n'a pas vraiment de contenu important pour le déroulement des prochains événements, il y a de grandes chances que le vingt-neuvième apparaisse plus tôt qu'à l'habitude! Cependant, j'ai besoin de vos commentaires pour ça... Je compte sur vous!
