Chapitre 36 - Te retrouver
Drago les voyait, au loin, qui avaient pris la direction qui menait à la tour des Gryffondor. Il se faisait observer avec de gros yeux puisque lui, vert et argent, s'y dirigeait également afin de rattraper Potter et Weasley, mais ça, il s'en moquait ; il devait le savoir. Il devait savoir si Hermione s'était enfin réveillée, et ce, avant l'heure du couvre-feu qui approchait dangereusement. C'est donc sans aucun remord qu'il bousculait brutalement tous ceux qui se mettaient en travers de sa route, en envoyant même certains rencontrer les murs environnants lorsqu'ils ne semblaient pas réaliser que Drago Malefoy était très pressé.
Harry et Ron avaient, jusque là, ignoré les couinements d'indignation qui retentissaient derrière eux, mais lorsqu'ils réalisèrent que ces bruits les suivaient encore suite à leur long chemin jusqu'à leur arrivée devant le portrait de la grosse Dame, ils se retournèrent afin d'en découvrir la source. Ils furent cependant plus ou moins ravis de voir leur ennemi juré s'approcher d'eux à la façon d'un rapace vers sa prochaine proie. Regrettant soudainement de s'être retournés alors qu'ils auraient tout simplement pu éviter cette prochaine conversation en ignorant ce qu'il se produisait sur leurs traces, les deux Gryffondor s'échangèrent un regard qui laissait sous-entendre une seule et même chose : il faudrait inévitablement qu'ils signalent à Malefoy qu'Hermione était de nouveau sur pied.
Le Serpentard, qui les avait avidement fixé une fois qu'ils s'eurent retournés, ne manqua rien de cette interactivité. Il s'en inspira même pour introduire la discussion :
- Elle s'est réveillée? déboula-t-il lorsqu'il mit à peine le pied dans le périmètre qui pouvait lui permettre de se faire entendre.
Aucun des deux ne répondit. L'envie que tout recommence à zéro si Malefoy et Hermione se faisaient pincer ensemble n'y était franchement pas.
- Vous êtes sourds? s'énerva-t-il en sentant une veine tressaillir sur sa tempe. Je vous ai posé une question!
- Oui, on l'a entendue, fit Harry en grimaçant.
Le Serpentard haussa les sourcils.
- Et la réponse est…? ajouta-t-il sans alléger le ton de sa voix.
Encore une fois, ils restèrent muets. Malefoy, qui sentait progressivement l'irritation saccager son humeur, soupira haut et fort. Il repoussait avec labeur le moment où il éclaterait de rage.
- Je vais prendre ça pour un oui, déclara le blondinet avec dérision.
- Effectivement, acquiesça finalement Ron pour qu'il se taise enfin.
- Et j'imagine que si je vous demande où elle se trouve à cet instant, vous resterez muets comme des tombes par peur qu'elle et moi nous fassions voir ensemble?
- Tu as tout pigé, signala Harry.
- Perspicace, ajouta le rouquin en esquissant une moue épatée.
Si Drago n'avait pas autant eu l'envie de revoir Hermione sur-le-champ, il se serait naturellement attardé auprès de ces deux imbéciles afin de leur infliger une bonne correction. Quoi qu'au fond, le temps n'aurait pas été un problème puisqu'ils les auraient tous deux fait gagner le sol en quelques secondes seulement depuis l'entraînement titanesque qu'il eut reçu lors de son premier rendez-vous entre les murs de sa demeure. Tout de même, il se résigna. Le cas de Potter allait devenir une histoire ancienne très prochainement, de toute façon… Quant à Weasley, lui, il n'était aucunement problématique ; uniquement nuisible à l'excès.
- Considérez que vous m'avez dévoilé ce que je cherchais à savoir, moussa-t-il en haussant le menton. Pour le reste, ça ne prend pas la tête à Merlin pour savoir où elle pourrait se trouver.
Les deux Gryffondor grimacèrent, irrités d'avoir été à l'encontre de leurs principes nouvellement imposés en lui révélant une information qu'ils pouvaient maintenant qualifier de cruciale. Effectivement, il n'y avait pas un très grand registre de choix quant aux lieux où pouvait bien se retrouver Hermione à une heure semblable si elle n'était pas en présence de ses deux inséparables d'amis. Toujours est-il qu'ils n'avaient, peu importe leur opinion face à la relation que partageaient Hermione et Malefoy, aucune emprise sur leur futur, quel qu'il devienne. C'est donc avec une forte amertume qu'ils regardèrent Malefoy prendre la direction menant à la bibliothèque du château sans trouver de façon ni de raison de lui en empêcher.
Son cœur menaçait de déserter son poste à tout instant, mais le blondinet ni accordait que très peu d'attention. Ses pas étaient déterminés, sa respiration haletante et ses mains entièrement moites. Ce qu'il pouvait être nerveux… Son état d'esprit était si énervé de n'être qu'à quelques minutes d'un apaisement transcendant qu'il se mit à maudire Dumbledore et l'invalidité du transplanage qu'il avait appliqué entre les murs de Poudlard. Étant impeccable dans cette branche de la magie, il se serait trouvé au cœur de la bibliothèque en un simple claquement de doigt, et par surcroît, déjà dans les bras d'Hermione…
S'étant précédemment trouvé au sixième étage, il se rendit au quatrième de l'établissement en passant tout près de se casser plusieurs articulations à plus d'une reprise. Voulant cependant aboutir à l'issue de son trajet sain et sauf, il calma ses pieds une fois qu'il eut finalement franchi le dernier escalier qui le séparait du palier où se trouvait la pièce vers laquelle il se dirigeait.
Hermione, puisque les habitudes ne pouvaient guère se perdre en si peu de temps, se trouvait effectivement à la bibliothèque. Moins de quinze minutes étaient restantes avant l'atteinte du couvre-feu, mais ce n'était pas un détail qui avait le pouvoir de l'affliger puisque madame Pince lui avait donné l'autorisation d'y rester à sa guise. D'ordinaire, elle se serait directement rendue à son dortoir pour prolonger le sommeil qu'elle n'avait pas véritablement obtenu durant son temps de corruption, mais l'idée de se retrouver de nouveau face à Harry et Ron avait changé son plan d'origine. Le fait qu'ils n'aient pas du tout lésiné sur les questions suite à son réveil l'avait considérablement agacé, surtout que le Survivant eut l'audace déplacée de tenter de la manipuler quant à ses sentiments envers le Serpentard. Quoi qu'elle fut on ne peut plus ferme à ce sujet, elle appréhendait largement le moment où lui et Ron tenterait de nouveau de la soudoyer à ce sujet.
Mais dans tous les cas, son entêtement face au refus d'avouer sa relation avec Drago révolue avait-il raison d'être? Avait-il pensé ne serait-ce qu'une seule fois à elle pendant qu'elle était captive d'un sommeil dommageable? Regrettait-il ses paroles, celles qui l'avaient tant blessée lors de leur dernier passage à Pré-au-Lard? Et surtout, maintenant qu'elle était de nouveau sur pied, chercherait-il à renouer les liens avec elle? Depuis qu'elle avait pénétré la bibliothèque, ces questions ne cessaient de la tourmenter. Le souvenir de Drago venant la retrouver tout près de là, sur la chaise qu'elle avait précédemment occupée, traversa soudainement ses pensées. Aurait-elle la chance de le revoir céder sous ses obligations encore une fois, ou l'avait-il seulement bannie de sa vie puisqu'il était maintenant entré en possession de sa mission? Oh, oui, et sa mission… Devait-elle le craindre, maintenant qu'il se devait d'accomplir une tâche digne de celle d'un Mangemort? Devenait-elle, une fois de plus, une cible? Ou peut-être devrait-elle, dans le pire des cas, choisir entre ses amis et Drago si sa mission concernait Harry? Merlin savait à quel point les chances que ce dernier cas soit véridique étaient importantes…
Hermione était confuse et traversait un chemin brumeux, sans indication. Elle avait peur… Elle avait peur de la suite, de ce qui viendrait suite au retour des choses à la « normale », car en plus de tout ça, Rogue découvrirait bien rapidement que la préfète était sortie de sa torpeur lorsqu'elle entrerait dans sa classe de potions. D'ailleurs, elle allait sûrement le croiser avant ce terme si, par exemple, elle se présentait dans la Grande Salle pour prendre chacun de ses repas… Bien franchement, elle ne pouvait pas se plier à sa situation précaire en agissant telle une fugitive dans sa propre école! Elle ne pourrait pas se cacher durant le reste de l'année!
Toutes ces pensées horrifiantes s'étaient momentanément dissipées alors qu'elle feuilletait, debout entre deux rangés de bouquins, un ouvrage qui portait sur les maladies magiques telles que la dragoncelle, l'éclabouille, le scrofulite et plusieurs autres, mais également des empoisonnements. La « Goutte du Mort-Vivant »… Ce nom évoquait quelque chose de flou dans la tête d'Hermione, et maintenant depuis plus de deux heures elle avait cherché à en savoir plus à ce sujet. Ce fut toutefois en vain puisque le seul livre qui faisait mention de ce somnifère semblait avoir été emprunté. Hermione toisait donc avec désagrément l'espace vide qu'aurait dû occupé ce livre en pestant contre celui qui l'avait maintenant en sa possession. Qui d'autre qu'elle aurait bien pu ressentir le besoin de se documenter au sujet des blessures et maladies magiques à cet instant? Quel mauvais adon! Oh, réalisa-t-elle finalement, peut-être Harry et Ron? Hermione se fit à l'idée qu'ils devaient sûrement l'avoir auprès d'eux, dans la salle commune des Gryffondor, puis abandonna toutes les charges qu'elle avait contre son propriétaire actuel. À défaut de combler son besoin de se documenter au sujet de la Goutte du Mort-Vivant, elle captura le livre qui reposait à sa gauche puis se mit à parcourir les pages en diagonale. Malheureusement, elles traitaient de tout sauf de ce qu'elle se trouvait en besoin de savoir.
La porte, non loin d'où elle se trouvait mais hors de son champ de vision, s'ouvrait et se refermait à maintes reprises. Lorsque la jeune femme leva les yeux sur l'horloge qui pendait au-dessus de sa tête, elle y lut dix heures justes et en déduit donc que les derniers élèves devaient être en train de quitter la bibliothèque afin d'aller rejoindre leur dortoir. Indifférente, elle reposa les yeux sur le livre qu'elle tenait entre ses mains.
Drago traversa la bibliothèque en douce après avoir franchi la porte que madame Pince ne tarderait sûrement pas à verrouiller. N'ayant pas oublié comment son dernier passage avait particulièrement dû déplaire à la bibliothécaire, il prit de méticuleuses précautions afin qu'elle ne le voit pas pénétrer dans sa propriété plutôt qu'en sortir. Lorsqu'il leva les yeux sur l'horloge qu'Hermione venait tout juste de consulter, il y lut dix heures tapantes. Elle ne devait pas être bien loin. Il n'en pouvait d'ailleurs être autrement puisque qu'il ne l'avait pas croisée dans le petit tapon d'étudiants qui venait presque à eux seuls de vider la pièce. Mais malgré ses craintes qu'elle n'y soit pas, il savait très bien, au fond, qu'elle y était. Oui, en quelque part parmi ces allées. La réaction qu'elle manifesterait lorsqu'elle le verrait apparaître devant elle restait une énigme parfaite, mais n'en reste-t-il que Drago n'allait pas attendre une seule seconde avant de se jeter dans ses bras.
Fébrile, il se dirigea instinctivement là où il l'avait retrouvée lors de son premier retour de son manoir devenu limbes. Pas d'Hermione. S'étant fidèlement attendu à la retrouver là, son cœur se tordit en réalisant qu'après tout, elle ne s'était peut-être pas rendue dans la bibliothèque suite à son réveil. Maintenant aussi tendu que l'était le chignon de madame Pince, il se mit à parcourir chacune des allées dans l'espoir qu'à un moment où à un autre, il y verrait Hermione en train de pratiquer son activité préférée.
La préfète rangea son livre, peu satisfaite du contenu qu'elle y lisait. Levant le menton afin de jeter un œil aux étages de livres supérieures à celles que ses yeux lui permettaient de voir sans problème, elle posa un doigt sur son menton puis leva les talons. Sur le bout des pieds, elle s'agrippa à un niveau plus élevé afin de préserver sa stabilité, lorsqu'un mouvement à sa gauche troubla l'immobilité des alentours. Suspendue au petit palier, elle tourna la tête vers la personne qui venait tout juste d'apparaître à l'extrême bout de l'allée. Troublée, elle se figea.
Drago s'était immobilisé, ne cillait plus. Il fixait maintenant Hermione aussi assidûment qu'elle le faisait, espérant au plus profond de son âme que la vision qui s'offrait à lui n'était pas qu'un stupide fruit de son imagination. Bientôt, il ne se rappela plus de la dernière fois qu'il eut senti son cœur émettre un battement. D'ailleurs, tout chez lui semblait avoir abandonné signe de vie, et même son souffle s'était apaisé jusqu'à en devenir quasi imperceptible. La beauté d'Hermione semblait s'être décuplée, l'éclat de son teint ravivé, mais surtout, ses propres sentiments confirmés. Il fit donc un pas vers l'avant, sentant son visage décrire un triste soulagement, tandis que la lionne posa enfin la plante de ses pieds contre le sol sans détourner les yeux.
Elle se tourna entièrement vers lui en le toisant avec un mélange de surprise et de timidité abusivement nerveuse. Pourtant, son état d'esprit se faisait très clair dans sa tête ; elle n'était qu'excessivement soulagée de le voir là, devant elle… C'était tout comme si elle ne l'avait pas cru. Son apparition l'avait d'ailleurs tellement secoué qu'elle avait plaqué une main tremblante sur son ventre, comme si elle avait eu dans l'intention de calmer le hurlement que le fin fond de son être aurait voulu pousser pour démontrer cette soudaine cicatrisation de ses doutes. Devait-elle rire? Pleurer? Cette deuxième alternative menaça de la faire exploser.
Alors, sans connaître l'état dans lequel elle aboutirait lorsque Drago aurait entièrement dissipé la distance qui les séparait encore, elle le laissa s'approcher d'elle. Était est-ce de la délivrance qu'elle perçut dans ses yeux grisés juste avant qu'il n'entoure subitement ses épaules de ses bras étonnamment puissants? Elle s'autorisa à croire que ce l'était lorsqu'il poussa un immense soupir saccadé tout près de son oreille. La seconde suivante, le visage entier du Serpentard était camouflé au creux de son cou, et une main pesante épousait la rondeur du haut de sa nuque. Puis, pour confirmer la sincérité de cette union, Hermione referma ses bras autour de sa poitrine en contractant violemment les traits fins de son visage. D'une vive poussée due au choc éprouvé face à cette situation, elle se mit à pleurer.
Celui qu'elle tenait solidement dans ses bras inspira bruyamment en resserrant l'étreinte de ses bras. Lentement, Drago se mit à balancer doucement leur deux corps qui savouraient l'emprise de l'autre. Sa main, encore appuyée contre sa tête, se mit à caresser ses cheveux, glissant ses doigts entre plusieurs mèches aux couleurs de chocolat, empoignant ses boucles broussailleuses au creux de ses paumes brûlantes. Son nez, qui résidait contre la peau délicate du cou de sa douce, huma avec délice l'odeur qu'il n'avait plus eu l'occasion de sentir depuis déjà trop longtemps. Rapidement, des larmes vinrent se joindre au méli-mélo d'émotions que ces retrouvailles avaient provoqué en se remémorant tous les souvenirs que ce parfum exquis lui apportait, mais Drago les retinrent en contractant durement ses paupières. De ses lèvres entrouvertes, il déposa un très long baiser tout près de son oreille en sentant ses lèvres s'embraser à ce contact. Hermione, suite à ce geste, ne put retenir un sourire malgré son menton tremblotant qui rendait toutes ses mimiques faciales très instables. Ses doigts allèrent s'agripper au chandail du Serpentard tandis qu'un sanglot s'extériorisa de la prison de chagrin qu'était devenu son corps vulnérable.
Aussi subitement qu'il l'eut capturée dans ses bras, Drago recula son corps du sien en agrippant ses épaules fragiles. Son regard encré dans le sien, les deux amoureux se toisèrent l'un et l'autre pendant ce qui leur sembla être une éternité, se délectant des magnifiques nuances qui décoraient leurs prunelles vitrées. Puis, au moment où le Serpentard devina qu'Hermione allait baisser les yeux, il saisit son menton en coupe d'une douceur infinie afin qu'elle soutienne leur contact visuel.
- Tu vas bien? souffla-t-il prestement en haussant démesurément les sourcils. Tu te sens bien?
Incapable de proférer un seul mot, Hermione hocha frénétiquement la tête en pinçant les lèvres. Elle risquait d'être victime d'une véritable crise de larmes à tout instant, en étant ainsi affichée à l'expression de vive inquiétude qu'arborait Drago.
- T'en es certaine? accrut-il avec anxiété. Tout va bien?
- Oui, murmura-t-elle en un souffle interrompu par un sanglot muet.
Les mains du blondinet se mirent à caresser la mâchoire d'Hermione. Affligée par cette flagrante preuve de souci à son égard, elle se mordit la lèvre inférieure pour retenir un autre sanglot qui ne tarderait pas à se dévoiler. L'état de Drago n'était aucunement trompeur, ni hypocrite ; il s'était irréfutablement fait un sang d'encre durant l'inertie qu'avait provoqué son empoisonnement. Mais pourquoi se sentait-elle aussi déstabilisée par ce fondement? Pourquoi était-elle troublée à ce point, de le voir dans cette condition pour une raison qui ne concernait qu'elle-même?
Promptement, la préfète alla accrocher ses mains aux avant-bras de Drago en y refermant étroitement ses doigts. Ensuite, comme s'il hésitait à esquisser un moindre mouvement de plus vers elle, il alla poser son front sur le sien d'un mouvement saccadé et incertain. Ainsi près de son visage, il ne put supporter bien longtemps d'y être suspendu dans un moment pareil ; ému, le Serpentard pressa ses lèvres contre celles d'Hermione qui se crispèrent soudainement à ce contact.
En effet, la surprise fut telle qu'elle sentit un feu d'artifice exploser dans tout son corps. Ce vif bien-être, ce fiévreux soulagement, cet état de grâce… c'était incomparable face à tout ce qu'elle eut éprouvé « d'apaisant » dans les derniers temps. Retrouver ses lèvres fut l'équivalent de retrouver prospérité, quiétude et apaisement, choses qu'elle avait cru avoir disparues avec l'éventuelle possibilité de se recroqueviller dans ses bras de nouveau. Mais maintenant, tout ça était du passé. Maintenant, Drago avait comprit que l'un ne pouvait pas se passer de l'autre, elle le savait, elle l'avait compris dans sa réaction suite à leurs retrouvailles. Elle couvrit donc ses yeux humectés de ses paupières puis se détendit afin d'inviter Drago à approfondir ce baiser s'il le souhaitait. Les lèvres du jeune homme restèrent cependant immobiles pendant plusieurs secondes qui s'étiraient avec volupté. Avant peu, Hermione sentit même sa bouche s'engourdir sous cette agréable pression, mais elle s'en moquait. Elle pourrait rester ainsi perchée à ses lèvres pour toujours, pour l'éternité.
Sa tête platine recula enfin pour aussitôt déposer un baiser chaud et humide sur la joue de son amante, puis terminer son chemin en calant son cou sur son épaule. Les yeux ouverts, Drago fixait le paysage sombre et ténébreux qui était peint à la fenêtre carrelée de fer sans véritablement le voir. Absent d'esprit, il raffermit l'étreinte de ses bras en la rendant dans l'incapacité d'esquisser un quelconque mouvement de recul. À cet instant, Hermione était sienne… Son corps était sien, sa peau était sienne et son cœur l'était tout autant… et personne ne pourrait les lui arracher. Non, personne, et encore moins Rogue… Jamais il ne tenterait de lui faire mal de nouveau, jamais il n'accepterait d'être spectateur d'une scène dont l'héroïne, Hermione, serait à l'article de la mort.
Sa vue se couvrit. Pourtant, ses yeux étaient encore grands ouverts et fixaient un point particulier. Le voile gris qui était maintenant accroché à ses iris sécha la moiteur de ses yeux, adoucit les traits de son visage qui s'étaient convulsés. L'odeur de la jeune femme qui planait à ses narines attisa le désir ardent qui le stimulait à se rapprocher de son cœur…
- Je t'aime, déclara-t-il en un soupir.
Le visage couvert de larmes d'Hermione s'ébahit alors en relâchant mollement chacun des muscles qui le composaient. Les yeux écarquillés, son cœur en état de choc se mit à battre encore plus fort que lorsqu'elle l'eut aperçu tout au bout de l'allée. Elle était certaine que Drago pouvait le sentit cogner contre son torse. Médusée par ses mots, elle se les répéta mentalement à maintes reprises jusqu'à s'en donner l'envie de pleurer davantage. Joignant alors les gestes aux désirs, un spasme violent secoua son corps bouleversé et délivra une mer de larmes dont elle laissa tracer leur chemin timide sur ses joues. Ses bras allèrent ensuite condenser leur enlacement tandis qu'elle glissa une main derrière la tête de Drago pour aller caresser ses cheveux d'or. Encore une fois, elle ne pouvait parler. L'émotion était beaucoup trop forte et oppressante pour lui permettre de ne prononcer qu'une seule parole.
Drago Malefoy était amoureux d'elle… Vraiment? Avait-elle bien entendu? Toutes les craintes qu'elle s'était faites à ce sujet, toutes les questions qu'elle s'était posées sur ses sentiments… maintenant envolées? L'assaut fut trop grand pour se permettre de véritablement le réaliser. Mais oui, se dit-elle, Drago venait tout juste de lui dire ces trois mots qu'elle n'avait jamais eu le courage ni même l'idée de lui dire. Lui, un Malefoy. Lui, un Serpentard. Lui, celui qui, pendant les six dernières années, l'avait utilisée comme bouc émissaire. Lui, le plus détesté mais craint des verts et argent. Lui, le Mangemort… l'aimait.
À cet instant, il ne fut plus aucun de ces personnages. À cet instant, lorsqu'il lui ouvrit son cœur, Drago était Drago. Il n'était plus un Malefoy. Il ne faisait plus partie de la prestigieuse maison des Serpentard et ne portait plus les couleurs de l'illustre Salazar. Les souvenirs des années antérieurs ne devinrent que poussière et sa situation actuelle qu'un détail. Non, il n'était plus Mangemort, aux yeux d'Hermione. Il était Drago, celui qui l'eut arrachée des griffes du Détraqueur sans savoir que quelques mois plus tard, il deviendrait la raison qui faisait battre le cœur de la jeune Gryffondor. Elle aussi l'aimait.
- Pardonne-moi, susurra le Serpentard après avoir desserré la prison que formaient ses bras.
Hermione, tordant le visage pour la énième fois, laissa couler la douceur de ces deux mots et de sa voix mielleuse à son oreille qui reposait qu'à un infime centimètre de la bouche de son amant. Son souffle court avait provoqué chez elle un frisson qui, encore quelques secondes plus tard, n'avait pas fini sa course sur la surface de sa peau. Drago recula son corps du sien et captura de nouveau son attention en plongeant son regard dans les yeux noyés de la lionne.
- Pardonne-moi… répéta-t-il en caressant ses joues de ses pouces.
Tremblante, Hermione sentit son hystérie s'atténuer tranquillement. Elle lui sourit avec tristesse. Ses lèvres réclamaient encore sa bouche.
- Je ne t'en ai jamais voulu, mentit-elle.
Drago fronça les sourcils. Néanmoins, malgré la disconvenance de sa déclaration, il ne put s'empêcher de sourire en voyant la préfète étirer gracieusement ses lèvres.
- Tu aurais pourtant toutes les raisons du monde de t'accorder ce droit.
Dans un désaccord soudain, la jeune femme secoua faiblement la tête de gauche à droite. Son mouvement était lourd et appuyé, comme si elle voulait souligner qu'elle détenait la raison de cette divergence. Le blondinet, avide de l'entendre s'expliquer sur un tel sujet, lui présenta toute son attention. Il l'invita à s'exprimer d'une moue circonspecte.
- C'est trop risqué d'en vouloir à une personne à qui nous tenons particulièrement quand nous savons pertinemment que la vie peut trop souvent nous réserver de très mauvaises surprises… expliqua Hermione avec expertise.
Touché par cette réponse à laquelle il pouvait aisément démontrer une franche approbation, il lui offrit un sourire tendre en guise de réponse. C'est exactement ce qu'il aurait désiré entendre de sa bouche… Elle, intimidée par son regard, baissa les yeux. Ce qu'il pouvait être doué pour faire détourner n'importe quel regard! Drago sépara alors ses mains de son visage et alla entrecroiser ses doigts à ceux d'Hermione, minces et délicats. Inconsciemment, les lèvres de la jeune femme dessinèrent un nouveau sourire.
- Je suis soulagé de te l'entendre dire, fit-il en portant la main féminine à ses lèvres.
Doucement, il posa un baiser sur les jointures de sa main. Le regard de la jeune femme retrouva les yeux de Drago qui étaient devenus les deux écrans de son âme. La chaleur et la tendresse que dégageait leur échange visuel auraient pu faire fondre de la glace instantanément. Suite à ce geste, le Serpentard posa leurs mains entre leur poitrine, bien nichées dans cet appui.
- Durant l'espace de quelque temps, j'ai cru que tu ne m'aurais plus laissé t'approcher après tout ce que je t'ai fait subir…
À peine eut-il fini sa phrase qu'Hermione secouait déjà la tête fébrilement. Il était complètement fou de penser ainsi.
- Jamais, murmura-t-elle. Je n'en aurais jamais eu la force.
Drago s'adoucit en adoptant une moue remuée. La jeune femme, encore ébranlée, riposta en un sourire puis ferma les yeux en laissant son front choir contre le sien. La chaleur de son corps ne prit pas bien longtemps avant de se rependre partout en elle, détendant chacun de ses muscles, calmant le débit virulent et torrentueux de son sang qui voyageait dans ses veines. Durant quelques secondes, elle resta immobile, ignorant que le Serpentard la lorgnait avec délicatesse. Puis, savourant cette douce paix, un élan d'affection la poussa à avancer le bas de son visage vers le sien afin de délicatement poser sa bouche sur ses lèvres enflammées par l'émotion. D'une pudeur propre à elle-même, Hermione entama de timides caresses que Drago se permit d'approfondir en glissant ses mains sur sa nuque.
Tout à coup, une porte claqua si violemment qu'ils en sursautèrent d'un même mouvement.
- Non, non et non! chicana la voix de madame Pince. Pas d'élève dans la bibliothèque ni nulle part ailleurs à cette heure-ci! Hop, quittez!
Les deux tourtereaux se tournèrent vers la source de la voix. Par chance, les nombreux rayons obstruaient la vue d'éventuels indiscrets.
- Nous venons chercher Malefoy, déclara une voix masculine que Drago devina être celle de Zabini. Drago Malefoy. Il est entré ici.
- Personne n'est entré ici depuis plus d'une vingtaine de minutes, grogna la bibliothécaire. Maintenant, quittez.
- Non, renchérit Pansy (Drago et Hermione n'eurent aucun doute sur le propriétaire de cette voix criarde). Nous l'avons vu, il y a à peine deux minutes! Il est entré ici, je vais le chercher.
Des bruits de pas s'élevèrent dans leur direction. Drago, sur le qui-vive, se sépara d'Hermione qui elle s'éloigna vers le fond de l'allée par peur de se faire apercevoir par quiconque aboutirait dans le coin. Prestement, il la rejoignit.
- Je vais aller les rejoindre avant qu'ils ne viennent ici pour me chercher, l'informa-t-elle en chuchotant très bas.
Hermione, n'ayant aucunement l'envie de le voir partir aussi rapidement, grimaça d'éplorement en saisissant sa main. Touché, Drago resserra faiblement l'étreinte de la sienne.
- Crois-tu que tu pourrais venir me trouver dans ma chambre, ce soir?
- Oui, oui, lui répondit-elle aussitôt d'un souffle hâté. Quand?
- Viens m'y rejoindre vers onze heures, d'accord? enchaîna-t-il après avoir toiser brièvement l'horloge suspendue au plafond. Dans plus ou moins une heure. Passe par la même porte que la dernière fois. Tu y seras?
- D'accord, oui, acquiesça-t-elle en hochant la tête.
- Sans faute?
- Et sans retard.
Les pas de Pansy s'approchaient dangereusement. Entre les multiples tablettes qui se multipliaient en hauteur et en largeur, Drago pouvait la voir serpenter les allées. Madame Pince, de sa voix aussi lointaine qu'au premier avertissement, tonnait encore des indignations face au petit groupe de Serpentard qui venait de troubler le calme de son antre à cette heure tardive. Au moins, elle avait réussi à retenir les autres serpents clandestins.
- À tantôt, susurra le blondinet en lui souriant.
- Oui, fit-elle en l'imitant, à tantôt.
Pourquoi avait-elle l'impression qu'il la quitterait pour toujours? Elle devait sûrement avoir les deux pieds dans un processus de paranoïa hystérique pour s'inquiéter pour un rien. Ce sentiment d'abandon s'amplifia toutefois lorsqu'il reprit pleine possession de sa main en désertant la sienne. Le menton suspendu au-dessus de son épaule, Drago s'éloigna lentement d'elle sans cesser de la regarder. Mais, au moment où il allait déboucher dans l'artère principale de la bibliothèque, il pratiqua un brusque demi-tour, franchit la distance qu'il venait tout juste d'instaurer entre Hermione et lui puis captura son visage de ses mains afin de déposer un dernier langoureux baiser sur les lèvres de sa douce avant leur séparation. La préfète s'abandonna à ce contact et tressaillit presque lorsque Drago s'en sépara. La seconde d'après, il avait déjà disparu.
- Ça suffit, maintenant! vociféra madame Pince. Quittez immédiatement la bibliothèque si vous ne voulez pas que j'avertisse le professeur Dumbledore!
- On ne fait qu'attendre Malefoy! s'impatienta un autre membre du clan de Serpentard. Bon sang, que deux petites secondes! Ce n'est pas la mer à boire, tout de même!
Hermione secoua la tête pour sortir de ses rêveries brumeuses. Mission accomplie : entre deux tablettes, elle vit Drago intercepter la route de Pansy qui s'était grandement approchée de l'allée dans laquelle ils s'étaient tous deux trouvés quelques secondes plus tôt. Il ne tarda pas bien longtemps avant de prendre la direction opposée qu'avait empruntée Parkinson, l'amenant par conséquent avec lui.
- Oh, Drago! s'exclama Pansy, surprise par son apparition subite. On t'a vu entrer, donc nous t'avons attendu à l'extérieur, mais tu tardais trop. Que faisais-tu ici, par Merlin?
- Peu importe, déclara-t-il sur un ton ennuyé.
- Tu as raison. Bon, quittons. Madame Pince va exploser si on ne quitte pas la bibliothèque dès maintenant.
Telle une flâneuse, la préfète plissa les yeux à la manière d'une espionne afin d'observer les deux Serpentard quitter les alentours. Elle sentit sa haine pour Parkinson se décupler lorsqu'elle la vit capturer la main de Drago en posant sa tempe contre son épaule, mais encore plus en constatant que lui ne fit rien pour s'en dégager. Eh voilà que son petit côté jaloux et possessif se mettait à la materner…
- Enfin, Malefoy! s'exclama la voix de Zabini.
- Oh, alors voilà, vous l'avez trouvé, votre ami manquant! tonna alors la bibliothécaire là où Hermione ne pouvait plus observer la scène. Et vous, que faisiez-vous ici?
- Ce que les gens font habituellement dans une bibliothèque, répondit Drago d'un ton ironique.
Madame Pince grogna quelque chose d'inaudible, irritée par le ton insultant qu'avait employé Drago.
- Étiez-vous avec miss Granger?
Drago se crispa. Le groupe de Serpentard, lui, posa aussitôt un regard incrédule sur leur ami dont le teint devint aussi flamboyant que les cheveux de Ron. Hermione, maudissant l'impertinence de la bibliothécaire, pria Merlin pour que cette question n'attire pas trop de doute chez les amis du leader des serpents.
- Granger? cracha dédaigneusement Pansy en haussant les sourcils. Tu étais avec… elle?
- C'est une blague, j'espère? renchérit Nott.
Zabini, Nott, Crabbe, Goyle et Millicent se mirent à dévisager Drago avec un grand scepticisme. Le silence était palpable et la tension cuisante.
- Vous êtes sérieux, là? bredouilla Drago sans savoir où se mettre. Merde! Que croyiez-vous que j'aurais à dire à cette Sang-de-Bourbe?
Ce dernier mot semblait avoir lacéré sa trachée au passage. Il se tourna ensuite vers madame Pince qui elle s'était indignée par l'utilisation de cette odieuse injure.
- Oh! couina-t-elle. Franchement, monsieur Malefoy! Surveillez votre langage, mille Gorgones!
- Non, je n'étais pas avec Granger, marmonna Drago sans se soucier de son intervention. Je ne savais même pas qu'elle était là. (Il pivota sa tête vers sa bande.) Allez, on y va.
Nonchalamment, il haussa les épaules puis quitta en tête de son petit clan vers la sortie de la bibliothèque. Chacun des Serpentard, ayant déjà oublié la situation vacillante dans laquelle il s'était trempé les pieds, le suivirent sans dire un seul mot, Pansy à son bras. Madame Pince ferma brusquement la porte derrière le dernier visiteur indésirable puis poussa un long soupir exténué. Grincheuse, elle pesta contre les « jeunes délinquants insolents qui regorgeaient de partout à Poudlard » puis rejoignit son office. Définitivement, les Serpentard en grande majorité n'avaient jamais vraiment porté la bibliothécaire dans leur cœur et vice versa. Pauvre femme…
« Sang-de-Bourbe »… Hermione fut plutôt soulagée de constater que ce mot provenant de la bouche de Drago ne l'avait guère blessée. Tant mieux, se dit-elle. C'était là sûrement un signe comme quoi il n'était aucunement sincère, car le ton avec lequel il avait prononcé cette grossièreté avait paru instable.
Après s'être assurée qu'elle fut bien la dernière élève présente au cœur de la bibliothèque, Hermione sortit de sa planque sur la pointe des pieds. Madame Pince étant maintenant de mauvaise humeur, il était préférable qu'elle se fasse discrète lors de sa sortie de la pièce pour ne pas jeter de l'huile sur le feu. Sinueusement, elle emprunta donc plusieurs allées inutilement longues pour se permettre de se diriger vers le portail de la bibliothèque sans se faire remarquer. Puis, une fois qu'elle atteignit la porte, elle l'ouvrit sans grand vacarme et en sortit en la refermant doucement derrière elle.
Hermione se mit à marcher en traînant les pieds. Vers où se dirigeait-elle? Elle n'en avait aucune idée et s'en moquait bien franchement. Les mains derrière le dos, n'importe quel passant aurait pu croire qu'elle était en train d'exécuter une ronde de surveillance dans les couloirs, mais une pratique maîtrisée de l'occlumencie aurait formellement rejetée ce fondement. En effet, bien que ses yeux planaient autour d'elle malgré l'obscurité naissante telle une forme de patrouille des lieux, ses prunelles ne voyaient pas grand-chose d'autre que le reflet de ses pensées. Drago… C'était lui qu'elle voyait quoiqu'il ne fût pas présent. Elle le revoyait avec des larmes qui rendaient ses yeux magnifiquement cristallins. Cette mer d'émotions, cette prison de glace, ce berceau de regrets… Ces mots, ces trois petits mots qui formaient un tout pourtant si poignant, si saisissant. Encore là, elle n'arrivait pas à croire qu'il lui avait dévoilé des sentiments amoureux… et qu'il en avait manifesté la preuve apparente. Et ce soir, alors? Lorsqu'elle se rendrait à sa chambre, que se passerait-il? Le souvenir de leur dernier rendez-vous qui s'était exécuté dans les mêmes circonstances la fit sourire. Et si ce soir même, la même chose se produisait? Et si ce soir même, ils faisaient l'amour? Hermione frissonna avec violence en repensant à l'éventail de sensations que Drago lui avait infligées en la touchant, en la caressant, en l'embrassant.
Sans savoir pourquoi, ses pas la dirigèrent vers la tour d'astronomie. Bah, pourquoi pas? Il lui restait encore cinq dizaines de minutes à attendre avant d'aller rejoindre Drago, et il n'était absolument pas question d'aller dans la salle commune des Gryffondor pour effectuer cette attente. Elle était bien consciente qu'Harry et Ron risqueraient de se poser une multitude de questions sur son absence, mais ça, elle s'en soucierait le lendemain même, lorsqu'ils seraient tous trois assis à la table de leur maison pour déguster leur petit-déjeuner, ouvertement découverte aux yeux de Rogue…
Enfiiin! Non? J'avais vraiment hâte de poster ce chapitre! Et maintenant, j'ai vraiment hâte de lire vos commentaires! Vous avez aimé? Vous auriez peut-être vu leurs retrouvailles d'une différente manière? Croyez-vous que ça va durer? Plus que six chapitres avant la fin de cette fic... N'hésitez pas à me faire part de votre avis! Et maintenant, juste pour vous donner un petit aperçu du prochain chapitre, je l'ai nommé "Un scandale à Poudlard"... Ça vous évoque quoi, ça? Hihihi, allez, bonne semaine, et merci pour vos nombreuses lectures!
