Oh child !
Réponses review :
Noura : Merci beaucoup pour ta review, je n'avais pas pensé au coup de l'espionnage, je vais peut être y réfléchir. Dans ce chapitre on va voir une partie un peu plus tendre de Kol, j'espère que ça te plaira ! Bonne lecture :)
Guest : Merci pour ta review, mais vous voulez toutes qu'Hermine ait un destin tragique ! Comme si je pouvais faire preuve de cruauté envers mes personnages :) Je te souhaite une bonne lecture !
Belladu57 : Merci !
(Paris 1170)
Cela faisait maintenant deux mois qu'Hermine vivait avec Myra et Kol. Myra était contente de voir que la fillette avait l'air d'être heureuse avec eux, enfin plutôt avec elle. Car Kol avait dit qu'il ne s'occuperait pas d'elle et il avait bien tenu sa parole. Myra trouvait ça dommage encore plus qu'Hermine faisait tout pour être la plus agréable et la plus gentille possible quand Kol était là. Et puis, comment ne pas craquer sur l'enfant avec ses grands yeux bleus et ses cheveux blonds très clairs qui lui donnaient l'air d'un petit ange. En tout cas si Kol ne pouvait pas voir à quel point la petite était adorable, Myra, elle le voyait bien. Elle avait d'ailleurs été la plus heureuse des femmes quant Hermine l'avait appelé « maman » pour la première fois, il y'a deux semaines exactement.
En même temps, c'est vrai que Myra s'en occupait comme si elle était sa fille. Elle s'était trouvée de très forts instincts maternels. Cela avait d'ailleurs inévitablement Kol jaloux. Même s'il l'était à un degré bien moindre qu'il aurait pu l'être. Il se contentait juste de se jeter sur elle quant Myra était seule. Myrcella espérait que cela voulait dire qu'il avait quand même un peu accepté Hermine.
En tout cas il valait mieux car elle la lui avait confiée pour la journée. En effet, aujourd'hui était l'anniversaire de la mort de Tatia et elle aimait prier dans la petite église juste à côté de chez eux. Certes, elle priait dans un lieu de culte différent de celui de sa religion, mais elle pensait que les dieux ne lui en tiendraient pas rigueur. De plus, elle aimait la paix qui se dégageait de l'église. Elle aimait aussi les chants religieux qu'il y'avait pendant la messe. Bref, c'était le lieu parfait pour célébrer à sa façon la mort de sa bien-aimée cousine. C'était pour cette raison que Kol n'avait trop rien dit quant elle l'avait prévenue qu'elle ne serait pas là pour la journée et quant elle lui avait demandé de garder Hermine.
Cela énervait profondément Kol de devoir garder la gamine. Il ne savait pas pourquoi mais elle lui tapait sur le système, le pire était quant elle accaparait l'attention de Myra. Elle avait de la chance d'être une enfant ou il se serait arrangé pour s'en débarrasser depuis longtemps. Oui, Kol avait des principes et le premier était qu'il ne fallait pas s'attaquer à des enfants et le deuxième à des femmes enceintes. Le troisième était quant à lui que le premier qui regardait d'un peu trop près sa femme devait mourir d'une façon lente et très douloureuse.
Bref, il devait s'occuper de la gamine comment s'appelait-elle déjà ? Hermione…Non Hermine ! Dans tout les cas c'était un prénom moche. L'une des nombreuses choses qu'il ne supportait pas chez elle, l'autre étant la façon dont elle le regardait avec ses grands yeux qui la faisait ressembler à un de ces chiots perdus et maltraités…
Il devait être environ huit heures du matin, la gamine devrait surement bientôt se lever et après le cauchemar commencerait. A peine eut il pensé ça qu'une Hermine déjà habillée arriva prendre son petit déjeuner. Elle s'arrêta devant lui et lui dit de façon respectueuse :
« -Bonjour Monseigneur Kol.
-Salut gamine. »
Elle partit prendre alors son repas. Après qu'elle eut fini, elle s'assit sur un siège à côté de lui et commença à broder. « Tant mieux » pensa Kol « Comme ça je n'aurais pas à m'en occuper. »
Il décida aussi de s'occuper, il se dit que ça faisait longtemps qu'il n'avait pas joué de la flûte. En plus, avec un peu de chance cela dérangerait la gamine. Il joua pour ce qui lui sembla des heures. Il ne s'était pas rendu compte qu'Hermine s'était arrêtée de broder pour l'écouter. Quant il eut fini, elle lui dit :
« -Vous jouez très bien. »
Kol la remercia avec réticence :
« -Merci gamine.
-Est-ce que vous pourriez m'apprendre à en jouer ? »
Kol allait lui dire non mais il se ravisa en pensant que s'il la dégoûtait à force de sévérité et de choses comme cela, la gamine ne lui demanderait plus jamais rien. Il accepta donc.
Au bout d'une heure, il se rendit compte que la gosse avait l'oreille musicale et qu'elle était plutôt douée. Bon, il y'avait quelque fausses notes de ci de là mais rien de bien grave en somme. Kol n'eut même plus envie d'être méchant avec Hermine. Elle lui rappelait en fait un peu Henrik plus il y réfléchissait. Henrik aussi aimait apprendre et il adorait entendre Kol jouer de la flûte. Et puis, lui aussi avait des yeux de chiots qu'on maltraite. Il lui en fit d'ailleurs la remarque :
« -Tu sais quoi gamine ? Tu me fais un peu penser à mon petit frère Henrik.
-Vous avez un frère ?
-J'en ai même trois et j'ai aussi une sœur.
-Pourtant vous n'en parlez jamais.
-Si tu en avais des pareils que les miens, tu comprendrais pourquoi.
-S'ils ont le même caractère qu'avait celui de feu mon père, c'est vrai que j'aurais du mal aussi à les supporter.
-Pourquoi ton père il était comment ?
-C'était une horreur, c'était le maquereau local et quand il ne tapait pas sur ses prostituées, il faisait d'autres choses peu catholiques avec. Cependant, un jour il y'en a une qui en a eu assez et elle l'a tué. Après sa mort, je me suis retrouvée à la rue jusqu'à ce que maman me recueille. Et votre père ?
-Mon père c'était une de ces personnes froides et trop fières. Quelqu'un avec qui il est difficile de vivre. Bon, trêve de bavardage, si on allait manger ? »
Kol s'en voulait de s'en être autant ouvert avec la gamine, et il s'en voulait aussi d'éprouver un tant soi peu d'affection pour elle. L'après midi se fut encore pire, elle voulut se promener dans les rues de Paris et il la laissa faire. A chaque fois qu'elle voulait quelque chose, c'est-à-dire toute les cinq minutes, elle le regardait avec son horrible regard, et Kol le lui achetait ou hypnotisait plutôt le vendeur. Et évidemment, il dut porter tout les achats.
Ils rentrèrent tard le soir, ils mangèrent puis il mit au lit Hermine. La gamine l'obligea à lui raconter une histoire « parce que maman m'en raconte une tout les soirs » et il dû se plier à sa volonté. Il commençait à penser que les enfants étaient pires encore à vivre qu'une femme. Quant il eut fini l'histoire, il lui souhaita :
« -Bonne nuit gamine.
-Bonne nuit papa. »
Il voulut répondre mais il s'aperçut qu'Hermine s'était déjà endormie. Kol remonta la couverture sur la gamine, on ne savait jamais, elle pouvait bouillir de l'intérieur et sortit de la pièce. C'est là qu'il vit, Myra qui se tenait dans l'embrasure de la porte avec un sourire sur les lèvres. Il l'interrompit avant qu'elle ne puisse dire quelque chose :
« -Ne commence même pas Myrcella. »
