Ici on va parler caisse alors je vous conseille d'aller sur mon mur facebook où j'ai le même pseudo qu'ici, vous y trouverez l'album (ouvert au public) de toutes les voitures dont il sera question dans ce chapitre dans l'ordre chronologique et pour ce qui est des détails techniques.. heu.. et bien demander a D&C ils vous répondront avec plaizzzzziiiiir ^^ Allez je vous laisse à votre lecture et vous dis A tout en bas ^^
Coup de foudre à la maternelle
Chapitre V
Le soupir de Castiel dans son cou fit frissonner Dean et il resserra son étreinte de ses bras autour de sa taille, le pressant contre lui, les yeux clos avec un plaisir qui envahit tout son corps.
Quel étrange sensation que d'avoir l'impression de le connaître depuis toujours, mais de l'avoir attendu toute sa vie, de l'aimer vraiment, comme ça, tout à coup, sans prévenir, sans préparation aucune de son coeur qui en a chaviré de bonheur de surprise.
Cette histoire était vraiment complètement dingue !
Et puis soudainement, il se sentit comme un puceau face à sa première fois et une insidieuse honte s'empara de lui. Ca le troubla. Car à la différence des ados puceaux, eux, ils étaient adultes... et les adultes... n'y vont pas par quatre chemins...
Cette nouvelle réflexion l'excita autant qu'elle le gêna.
Castiel semblait être de la partie depuis longtemps, peut-être depuis toujours. Alors que lui ... il arrivait en court de route !
Qu'est ce que Castiel allait penser de ça ?
Allait-il croire qu'il était juste une expérience histoire de ne pas crever ignorant de la chose ?
Oui ? NON ! ... Non non quand même pas ! ... Si ?
Il fallait qu'il lui dise tout de suite la vérité, il fallait qu'il sache ce fait et qu'il croit à sa sincérité, il ne voulait pas le perdre pour une connerie pareil !
Au bout de ses propres arguments, de ses propres réflexions, il décida de se lancer, non sans appréhension.
Ne relâchant pas son étreinte, alors que Castiel glissait ses doigts dans ses cheveux derrière sa tête, caresse qui le fit soupirer, Dean redressa un peu la tête, regardant le mur de l'autre côté de la pièce où il y avait le miroir et où il voyait leur reflet.
"-Cass... Dit-il tout bas.
"-Hm... Fit Castiel en relevant un peu la tête à son tour, caressant sa joue contre la sienne.
"-Je ... Comment dire je... Faut que je t'avoue un truc...
"-Ah oui ? Et quoi donc ? Dit-il en faisant courir ses lèvres le long de son cou.
"-Tu es ... tu... tu es le premier mec que je laisse entrer dans ma vie. Souffla-t-il.
Le coeur de Castiel fit un bond vertigineux dans sa poitrine, ça le figea. Avait-il bien compris ? Dean venait-il vraiment de lui dire qu'il...
"-Comment ça? Dit-il si bas qu'il se demanda si Dean avait pu entendre.
Dean eut une hésitation, mais reformula sa phrase.
"-Dans ma vie il n'y a jamais eu que des femmes Castiel, tu es le premier mec.
Castiel qui avait écarquillé les yeux la première fois d'étonnement, les ferma, un sourire immense sur les lèvres et il resserra ses bras autour du cou de Dean.
Son bonheur était à son comble, si faire un saut pareil n'était pas une immense preuve de sincérité, qu'est ce que c'était ! ?
Puis, Dean ramena sa tête en arrière pour le regarder et Castiel en fit de même.
"-Ca ne te gêne pas... Demanda Dean du bout des lèvres en s'empourprant.
"-Oh non... Fit Castiel dans un sourire rempli de tendresse. C'est la plus belle déclaration que tu pouvais me faire Dean. Dit-il tout bas, presque timidement. Et ne t'inquiètes pas... je suis la bonne pioche pour un mec qui entre dans la partie. Finit-il contre ses lèvres avant de l'emporter dans un langoureux baiser.
Dean n'était pas sûr d'avoir bien compris l'insinuation, mais était trop gêné pour lui demander des précisions si Castiel venait effectivement de lui dire ce qu'il pensait avoir compris. Et Castiel, qui savait parfaitement ce qu'il avait voulu lui faire innocemment comprendre et sachant qu'il avait été quelque peu évasif, était sûr de l'avoir troublé et sourit dans leur baiser.
C'est le téléphone sur le mur tout près d'eux qui sonna, les faisant sursauter, qui les interrompit.
"-Tu réponds Dean ? Hurla Bobby depuis l'atelier.
"-Oui ! Cria Dean à son tour alors que Castiel se décrochait de lui pour le libérer.
Dean prit rapidement l'appel et Castiel s'éloigna de lui, regardant machinalement des photos de voitures accrochées sur un des murs.
Bobby qui avait dû voir Castiel passer devant la porte ouverte, entra alors dans la pièce et Dean raccrocha.
"-C'était pour quoi ?
"-Fryer ! Il vient récupérer la limo tout à l'heure plutôt que demain matin, je lui ai assuré que ça ne posait pas de problème. Il en a besoin très tôt demain matin. Dit-il en passant dans le bureau qui était la pièce adjacente
"-Bah au moins j'aurai pas à ouvrir spécialement pour lui mais... tu l'as terminé ?
"-Non, mais je vais faire ça vite fait, il ne me reste plus qu'une bricole.
"-Ok. Dit-il avant de faire un grand sourire à Castiel qui était à présent près de lui et de retourner à ses occupations dans l'atelier.
"-Je suis désolé, faut vraiment que je finisse ce boulot avant la fermeture. Dit-il à Castiel tout en prenant quelques notes sur un formulaire d'entretien.
"-Ce n'est rien, c'est ma faute, je t'ai fais perdre du temps.
"-Perdre du temps ? Dit Dean en reposant son stylo avant de contourner le bureau et venir jusqu'à lui. T'es dingue ! Je suis loin d'avoir l'impression d'avoir perdu mon temps ! Finit-il en prenant le visage de Castiel entre ses mains avant de l'embrasser.
Les mains posées sur les hanches de Dean, le pouce droit de Castiel se retrouva en contact avec la peau de son flanc quand son tee shirt se retrouva légèrement soulevé au moment où il avait levé les bras. Et il ne put résister à la tentation d'y glisser sa main en entier. Remontant dans son dos, sa peau lui sembla brûlante, ça l'excita fortement et il hallucina que ce simple touché le mette dans un tel état, c'était dément !
Puis, sentant sous ses doigts que la peau de Dean se couvait de chair de poule, il interrompit leur baiser.
"-Je vais y aller. Dit-il contre sa bouche en ramenant sa main sur le coton de son tee shirt. Je vais te laisser bosser.
"-Vraiment ? Tu veux partir tout de suite ? J'en ai vraiment pas pour longtemps tu sais, juste quelques trucs à resserrer, rien du tout.
Castiel sourit.
"-Non.. j'ai pas envie de partir... Avoua-t-il.
Dean sourit à son tour.
"-Et bien restes ! Fais le tour des lieux, tu vas voir y'a des petits bijoux dans le hangar du fond.. à moins que ...
"-A moins que quoi ?
"-A moins que tu te foutes complètement des voitures de collection, là forcément...
"-Oh non ! J'aime bien ! Dit-il sincèrement. Mon père avait une Camaro quand j'étais môme et mon rêve c'était qu'un jour je puisse passer derrière le volant. Ce que je n'ai jamais pu faire d'ailleurs... Dit-il avec une grimace.
"-Ah ! Désolé pas de Camaro en ce moment ! Mais je suis sûr qu'il y en a qui vont te plaire. Y'a une petite Ferrari 250 GTO bleu nuit de 63... putain... Y'en a que 36 dans le monde ! Elle est sublime ! Boite 5 ; 2953 centimètres cube de cylindrée ; 300 chevaux et le son du V12 est juste WOW...
Castiel lui sourit en penchant la tête.
"-Quoi ?
"-J'adore.
"-Te fous pas de moi !
"-Oh mais non ! Vraiment ! C'est excitant ! On sent ta passion !
"-S'en est une. Dit-il les yeux brillants.
"-Ca se voit.. mais .. il reste encore de la place pour moi ?
"-Toute la place que tu veux, que tu voudras et plus encore...
"-Oh ! J'aiiime ! Dit-il avec enthousiasme avant de déposer un baiser sur ses lèvres.
"-Tu restes alors ?
"-Oui, je vais essayer de trouver cette petite merveille dont tu viens de me parler avec tant de véhémence.
Dean acquiesça avec un sourire en coin.
"-Allez ! File ! Lui dit Castiel en voyant qu'il ne se décidait toujours pas.
"-Oui j'y vais rôôhh.. Râla-t-il avant de l'embrasser, prendre quelques papiers sur le bureau et de sortir de la pièce, retournant s'occuper de la limousine sur laquelle il s'était ouvert la tête et en se rendant compte qu'il avait complètement oublié sa blessure.
Il bougea alors le front pour être sûr et "Aïe" oui, elle était bien là, il ne venait pas de rêver cette dernière heure.
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Castiel qui était sortit du bureau derrière Dean, reluquant au passage ses fesses moulées dans son jean usé, passa auprès de Bobby en direction du fond de l'atelier.
"-La 250 ? Lui demanda-t-il directement.
"-Oui. Où est-elle ?
"-Dans le fond du hangar, complètement à droite du parking, retirez la housse, je la remettrai vous inquiétez pas.
"-OK ! Merci.
"-Vous allez voir... C'est pas pour rien qu'elle coûte 24 millions et demi de dollars.
"-24 mi..
Bobby acquiesça amusé de son air stupéfait.
"-Et bien !
"-C'est indécent hein ? Mais faites le tour, n'hésitez pas, faites vous plaisir.
Castiel lui sourit et continua son chemin en direction du hangar de stockage.
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Et quand il passa la porte et que les lumières s'allumèrent il en eu le souffle coupé.
A première vue il devait y avoir au moins une vingtaine de voitures et bon nombre d'entre elles étaient bâchées ou recouvertes d'une housse de la marque du véhicule prestigieux se trouvant en dessous mais les autres ne déméritaient pas pour autant, sa surprise était à son comble. Il n'aurait jamais cru qu'il pouvait y avoir un tel trésor en ces lieux, l'information était bien gardée !
Une fois la surprise passée, en premier lieu, comme le lui avait conseillé Dean et indiqué Bobby, il prit la direction du fond de l'allée centrale.
Regardant à gauche, à droite, à chaque fois qu'il passait devant une voiture visible, il finit par s'immobiliser au bout de quelques mètres devant LA voiture de ses rêves, magnifique et rutilante. Puis, il marcha de côté en continuant de la dévorer des yeux, poursuivant son chemin, avant de détourner le regard et enfin lui tourner le dos pour voir la Ferrari devant laquelle il arrivait.
Comme lui avait dit Bobby, elle était bel et bien bâchée d'une grande enveloppe grise piquée de l'énorme écusson au cheval cabré.
Il alla donc près du mur, jusqu'à l'arrière du véhicule, passant entre celui ci et une Ford Mustang orange superbe et une fois au bout, il attrapa la housse et la fit revenir vers l'avant, découvrant la voiture.
Il resta un long moment à l'admirer, immobile, la housse à moitié enroulée entre ses mains.
Elle était vraiment à couper le souffle. Et sa couleur, ce bleu nuit, lui allait parfaitement. Un petit bolide devant lequel n'importe quel homme devait redevenir un petit garçon rêveur.
"-Et bien ! Tu rêves ? Lui demanda soudainement Dean qui était arrivé dans son dos sans qu'il ne s'en rende compte et se postait à présent à côté de lui.
Castiel se demanda combien de temps il était resté planté là, en admiration, pour que Dean le rejoigne déjà.
"-Elle est magnifique. Dit-il.
"-Oui tellement belle, mais tellement chère !
"-Oui, c'est vrai, provocante et inaccessible.
"-Exactement. Dit Dean. Tu as vu les autres ?
"-Pas vraiment je... j'ai perdu la notion du temps devant ce saphir.
"-Oh ! Tu es poète.. .Viens que je te présente quelques unes de ces princesses !
Castiel acquiesça en posant la housse qu'il avait toujours dans les mains sur le sol et Dean se retourna vers la voiture rouge qui était juste derrière eux.
"-Giulietta ! Dit-il les yeux brillants. Alpha Roméo Giulietta Spider ! Une beauté de mille neuf cent...
"-Soixante et un ! Termina Castiel.
"-Ouiiii ! Exact ! Dit-il surpris et admiratif. Un roadster dans toute sa splendeur, idéal pour rouler cheveux au vent. Tu t'y connais en fait !
"-Un peu, je te l'ai dis, mon père avait une Camaro. Il était dingue de voitures et passait le plus clair de son temps à nous parler de ça, nous emmenait mon frère et moi aux expositions et tout...
"-Quelle Camaro ?
"-Une Chevrolet Camaro SS de 69, rouge, barrée d'une bande grise. J'étais gosse quand il est revenu avec cette belle américaine et pour le coup, j'ai fais une fixation sur ce constructeur et les modèles de cette période.
"-Aaah... Chevrolet !
"-Ouais !
Ils restèrent un moment à observer la Spider sous leurs yeux en silence, puis, Dean se retourna de nouveau.
"-Bon ! Ensuite, t'as déjà dû voir celle ci de près.
"-Oui cette Mustang Mach 1 est...
"-Flashy !
"-Ouais mais je trouve que ce orange lui va comme un gant. On la voit de loin.
"-C'est le moins qu'on puisse dire ! Et c'est un petit bolide ! Un V8 de 351 chevaux, tellement agréable à conduire...
"-Je veux bien te croire... tu as un boulot d'Enfer !
"-C'est vrai ! Dit-il en relevant le menton fièrement, suivit d'un sourire ravageur.
Castiel sourit à son tour amusé et agrippa son tee shirt pour le faire venir vers lui.
"-Ne me sourit pas comme ça sinon je ne répond plus de rien. Lui dit-il tout bas.
Dean tout près de lui, rougit, mais ne se départit pas de son sourire.
"-Tu l'auras voulu. Lui dit Castiel avant d'investir sa bouche avec fougue, tandis que ses mains partaient en exploration sous son tee shirt, glissant le bout de ses doigts de son ventre à ses flancs.
Dean le laissa faire avec une impression de ne plus savoir Quoi ? Qui ? Où ? Comment ? Tellement Castiel le rendait dingue et ses mains sur lui n'arrangeaient rien.
Puis, commençant à sentir des effets plutôt inadéquates en ces lieux, sous sa ceinture, Castiel s'arracha brusquement à la bouche de Dean.
Les yeux noirs, le souffle court autant l'un que l'autre, ils se regardèrent une seconde.
"-Et si on continuait la visite ? Dit Castiel dans un souffle sous le regard de Dean qui le dévorait des yeux et qui lui donnait envie de faire fi de leur environnement et de lui faire des chose indécentes... là ! Tout de suite ! Sur le champ ! Le faire crier, le faire hurler, le... Putain ! Dit-il en laissant tomber sa tête en arrière une seconde avant de regarder Dean à nouveau. Vraiment continuons la visite avant que je perde le contrôle de moi même...
Dean en eut un frisson tout le long du dos, mais conscient lui aussi que le moment était mal choisi pour se mettre dans cet état, il acquiesça, un sourire en coin et se recula légèrement de Castiel pour laisser une distance raisonnable entre leurs deux corps, qui s'attiraient irrémédiablement comme des aimants.
"-Ok allez ! Dit Dean à voix basse.
Faisant alors volte face, il fit quelques pas entraînant Castiel par le coin de sa veste jusqu'à une voiture bâchée dont il retira la protection d'un geste sec, découvrant une belle sportive d'un vert sombre, affublée de gros autocollants ronds et blancs sur le capot et les portières et portant le numéro 29.
"-Lister Knobbly.
"-Wow, je ne reconnais pas le model.
"-Normal elle est de 2013.
"-2013 ?
"-Ouiii ! Ils l'ont équipé à l'anglaise avec un moteur de Jaguar 6 cylindres en lignes de trois litres huit.
"-Elle fait bien illusion, on la croirait d'époque !
"-C'est vrai, sublime ligne. Ensuite ! Dit Dean en se tournant de l'autre coté de l'allée et s'arrêtant devant trois autres modèles qu'il lui présenta en écartant les bras. Ces trois merveilles !
Castiel regarda les voitures une à une en passant derrière Dean, puis, ce fut plus fort que lui, revint derrière lui pour enrouler ses bras autour de sa taille et poser son menton sur son épaule.
"-Présente moi. Dit-il.
Dean ferma les yeux un instant avant de reprendre :
"-Ok ! Donc, à votre gauche, vous pouvez admirer de vos yeux la merveilleuse Ford Mustang coupé Fast Back de 1965 avec son blanc Wimbledon et ses deux balafres bleues qui font tout son charme. Une belle américaine avec une vraie gueule de tueuse. Cinquante ans la fillette et un V8 de 460 chevaux sous le capot qui en fait une jolie nerveuse... Puis, juste devant nous, dans sa jolie robe vert bouteille, LA très célèbre Ford Mustang Thunderbird de 1966 qui a fait le grand plongeon dans le Grand Canyon avec Thelma et Louise... Bon choix pour s'envoyer en l'air ! ... Et à votre droite, la classique mais non moins merveilleuse Cadillac de ville ! Pas très glamour comme nom, mais qui n'en reste pas moins une Cadillac de rêve, habillée de noir, décapotable et des chromes à n'en plus finir, elle reste LA Cadillac de référence !
"-S'envoyer en l'air tu dis ?
Dean frémit en sentant son souffle contre son oreille.
"-Tu n'as vraiment retenu que ça ? Dit-il amusé.
"-Non, j'ai juste fais une corne à la page pour pouvoir y revenir. Moi ce n'est pas celle que je choisirais pour ça... ici en tous cas...
Dean fut légèrement troublé et sentit ses joues chauffer.
Secouant la tête, il essaya de se reprendre.
"-En parlant de s'envoyer en l'air ! Viens voir ! Lui dit-il en lui attrapant la main, l'emportant en courant à l'autre bout du hangar où il le lâcha pour découvrir le dernier véhicule.
Une fois la housse ôtée, Dean se recula pour se poster à côté de Castiel qui était la bouche ouverte, comme un gosse devant un gros gâteau.
"-Une Dolorean ! Dit-il en s'approchant du véhicule.
"-Ouais ! Elle est belle hein ? Dit Dean en le contournant, ses mains sur ses hanches pour aller à la portière conducteur et l'ouvrir. Si Monsieur veut bien se donner la peine.
"-Vrai ?
"-Oui vas-y grimpe !
Castiel le regarda une seconde avec des yeux écarquillés, mais s'installa rapidement derrière le volant.
"-WOW ! C'est la première fois que j'en vois une en vrai ! Cette voiture est magique. Dit-il en caressant le volant.
"-C'est vrai qu'on ne peut pas s'empêcher de penser au film hein ?
Castiel ressortit de la Dolorean, un grand sourire sur les lèvres.
"-Tu me fais rêver là ! Dit-il en refermant la portière avec délicatesse.
Dean sourit, amusé.
"-Vous devez vous faire une fortune à garder tous ces trésors !
"-Rien du tout.
"-Comment ça rien ?
"-Pratiquement toutes ces caisses sont au même gars, un ami d'enfance de Bobby. Un collectionneur millionnaire récemment ruiné, exilé en Angleterre, qui n'a pas pu se séparer de ses derniers bébés, il n'y en a plus que 17.
"-Plus que 17 ? Plus que ?
"-Oui ! Il avait aussi une Viper Bolivia bleue.. hummm... à mourir, une Lamborghini Coutach d'un vert improbable, mais de la série d'origine, une Gillet Vertigo de compet' jaune vif et une Aston Martin Db4 Gran Tourismo, vert foncé... Il en a pleuré de devoir s'en séparer.
"-C'est fou ça !
"-En fait on ne se paye que du plaisir de les conduire et putain c'est le pied ! Mais un jour elles repartiront alors j'en profite à fond !
"-T'as bien raison !
"-Oh ! Y'en a une autre qu'il faut que tu vois ! Elle a des courbes à damner un saint ! Viens voir ! Dit Dean en traversant l'allée pour tirer sur une bâche aussi rouge que le bijou qui se trouvait dessous.
"-WOw ! Fit Castiel. Une silhouette à couper le souffle effectivement !
"-Jaguar XK 120 de 1953 avec équipement spécial. L'archétype du roadster d'après guerre.
"-Elle est superbe ! Dit Castiel en faisant courir ses doigts sur les lignes bombées de la voiture jusqu'à l'arrière. Elle est d'une élégance dingue, la grande classe, mais.. avouons le... une voiture de dragueur hétéro invétéré.
Dean rit.
"-On est d'accord, la frime totale, mais elle est sexy cette caisse !
"-Je les préfère plus masculines pour ma part.
"-Tu es bien difficile !
"-Tu trouves ?
"-Ok ! Alors dis moi ! Laquelle de ces merveilles te fais le plus envie ? Avec laquelle tu repartirais toi ?
"-Bon là tout de suite ce qui me fait le plus envie n'est pas fait de métal si tu vois ce que je veux dire... Dit-il dans un sourire, faisant rougir Dean. Mais... je ne viserai pas dans la voiture d'exception si je devais choisir.
"-Hum.. tu sais déjà hein ?
"-Oui c'est vrai, je l'ai repéré tout de suite, je l'adore.
"-Fais voir.
Castiel lui fit un grand sourire et lui attrapa le poignet pour l'emmener devant son coup de coeur.
Dean en resta figé devant son choix.
"-Sans déconner...
"-Quoi ? Elle ne te fait pas frisonner toi ? Moi cette caisse m'a toujours fait rêver ! Je ne sais pas trop précisément pourquoi... c'est tout un ensemble de choses...
"-Cass...
"-Non mais c'est vrai ! Tu te rends compte ? Un V8 de six litres cinq, 350 chevaux, 6490 centimètres cube de cylindré, elle passe de 0 à 100 Km/h en seulement 9 secondes 1 ! Et ce son... Ah là là .. .Son grondement me fout le frisson. Elle est tellement particulière avec sa pédale de frein supplémentaire, sa transmission par propulsion, bien nécessaire pour déplacer ses presque deux tonnes d'acier...
"-1969 kilos...
"-...et essaye un peu de t'envoyer en l'air dans la petite Jaguar là bas ! Impossible ! Alors que là...
Il s'interrompit.
"-Hein ? Dit Castiel qui tournait autour de la voiture à grand renforts de gestes et qui se calma d'un coup en se rendant compte que Dean avait dit quelque chose qu'il n'avait pas entendu.
"-Elle fait 1969 kilos.
"-Tu les connais vraiment toutes par coeur...
"-Surtout celle là en fait !
Castiel pencha la tête et Dean prit soudainement conscience qu'il adorait le voir faire ça.
Il glissa alors ses doigts dans la poche de son jean, un sourire en coin et en sortit un trousseau de clefs qu'il secoua devant lui.
"-C'est la mienne ça Cass.
Castiel en resta bouche bée et les sourcils relevés.
"-C'est vrai ? Dit-il amusé.
"-Si je te le dis ! Chevrolet Impala de 1967, quatre portes, boite auto, 3 vitesses, 1969 kilos d'amour et réglée comme du papier à musique...
"-Je suis désolé, je me suis emporté.
"-Oh mais t'excuses pas Cass, j'aime comme tu parles avec passion de Mon Bébé.
Castiel rougit en repensant à ce qu'il venait de dire à propos du fait que c'était la caisse idéale pour s'envoyer en l'air et soudain un détail lui vint à l'esprit.
"-Mais c'est donc toi qui passe régulièrement sous mes fenêtres !
"-Oh oui sûrement, c'est la seule Impala dans les parages.
"-Tu n'imagines pas le nombre de fois où j'ai entendu ce doux grognement que fait son moteur et où je me suis précipité à ma fenêtre pour te regarder passer en me disant que si un jour tu passais alors que j'étais dans la rue, je t'interpellerais pour la voir de plus près !
Dean rit.
"-Ton vœu est exaucé Cass... Souffla Dean.
"-C'est le moins qu'on puisse dire... Dit-il en revenant tout près de lui. Et en bonus j'ai même le chauffeur pour moi tout seul. Ajouta-t-il en enroulant ses bras autour de son cou avant de l'embrasser.
...
"-DEEEAANN ! Cria Bobby depuis l'atelier, les interrompant à nouveau.
"-Quoi ? Cria Dean à son tour, le regard planté dans celui de Castiel.
"-Fryer est là !
"-J'arrive ! Dit-il avant d'embrasser son vis à vis. Tu viens ?
Castiel acquiesça et ils sortirent du hangar, arrivant dans l'atelier où un homme en costume de chauffeur de maître entrait lui aussi depuis la rue.
"-Fryer ! Dit Dean. Ton paquebot est prêt !
"-L'appelle pas comme ça Winchester, c'est une déesse, un peu de respect. Dit l'homme en caressant l'aile de sa voiture.
"-Ouais ! Aussi imposante qu'une déesse. Imposante et capricieuse. Mais c'est bon, j'ai trouvé le problème, il n'y a plus de cliquetis, c'était pas grand chose.
"-T'es génial mec !
"-C'est juste mon boulot, viens dans le bureau, qu'on règle la paperasserie.
L'homme approuva et précéda Dean.
"-J'en ai pour cinq minutes. Dit-il ses yeux plantés dans ceux de Castiel qui lui sourit en acquiesçant. Bobby tu peux ouvrir la porte s'il te plait, que je sorte le paqu'.. la Déesse de Monsieur F ?
"-Ouais je te fais ça !
Dean sourit à Castiel et se décrocha de son regard avant de rejoindre le client dans le bureau.
.
Quand ils furent seuls dans l'atelier, Bobby ouvrit la grande porte, tandis que Castiel fit le tour de la limousine noire.
"-Vous voulez voir l'intérieur ? Lui demanda la voix bourrue du vieux garagiste dans son dos.
"-Heu.. On peut ?
"-Mais bien sûr ! Lui dit-il en ouvrant en grand la portière arrière.
Castiel se pencha alors pour voir l'intérieur d'un blanc immaculé du sol au plafond.
"-WOW !
"-C'est blanc hein ? Ca pique presque les yeux !
"-Ah oui vraiment blanc ! Rit Castiel.
"-Je suis sûr que si je passais ne serait-ce qu'une heure dans cette bagnole, j'en ressortirais avec un migraine carabinée !
"-Ou les yeux brûlés ! Allez savoir !
Ils rirent de leur bêtise et tandis que Bobby refermait la porte, Dean et Fryer ressortaient du bureau.
"-Bon allez ! Je te sors ta déesse de là et vous pourrez convoler où bon vous semblera ! Dit Dean, faisant rire le propriétaire de la voiture en question.
Dean sortit donc la limousine de l'atelier avec talent, discuta encore deux minutes à l'extérieure avec Fryer qui était passé derrière le volant et revint auprès de Bobby et Castiel.
"-Je suis admiratif ! Dit Castiel. Sortir un engin pareil d'ici sans la moindre anicroche, WOW !
"-Je suis comme vous. Dit Bobby. C'est pour ça que je le laisse faire à chaque fois qu'on a ce genre de véhicule qui entre ici. Il a le coup d'oeil.
"-Rââh, y'a rien de compliqué, il suffit de bien jauger les distances !
"-Oui bien sûr ! Si tu l'dis ! Dit Bobby avant de se détourner d'eux pour prendre la direction de son bureau. Allez ! Maintenant foutez moi le camp d'ici ! Je ferme !
Dean et Castiel se regardèrent un instant, puis Dean mit la main dans sa poche avant de jeter son trousseau de clefs à Castiel.
"-Tu conduis ! Lui affirma-t-il.
"-Quoi ?
"-Tu vas te faire plaisir ce soir. Dit-il, en se rendant compte que sa phrase avait un double sens.
Se mordant alors la joue, il récupéra rapidement sa veste en cuir dans le vestiaire et rejoignit Castiel qui n'avait pas bougé d'un poil, regardant les clefs dans sa main.
"-T'es sûr que tu veux que je la conduise ?
"-Oui pourquoi ? Tu ne veux pas ?
"-Oh si !
"-Et bien alors ? Dit-il en finissant d'enfiler sa veste. On est parti ?
"-On est parti... Dit-il du bout des lèvres.
Dean lui sourit amusé.
"-Allez viens ! Dit-il en l'attrapant par sa veste pour l'emmener jusqu'au hangar.
Castiel se laissa entraîner, ne sachant pas quoi dire, à la fois nerveux et excité à l'idée que Dean allait le laisser prendre le volant de son bébé.
"-Tu gères le frein marteau ?
"-Heu... oui, en théorie...
"-Ok ! Dit Dean dont la confiance qu'il avait en lui troublait Castiel et le touchait beaucoup.
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Arrivés devant l'Impala, Dean abandonna son compagnon pour aller ouvrir la grande porte blindée donnant vers l'extérieur. Puis, revenant auprès de Castiel, il le trouva en train de soulever le bout de la housse de la voiture se trouvant à la droite de l'Impala.
"-Pontiac Banshee ! Lui dit-il en arrivant près de lui, retirant la protection d'un geste sec, découvrant un petit bolide gris, intérieur cuir rouge.
"-WOW ! Fit Castiel.
"-Il n'y a que deux exemplaires dans le monde, ils n'en ont pas fait plus, entièrement carrossée en fibre de verre, elle ne pèse qu'une tonne, 6 cylindres en ligne, 165 chevaux.
"-Elle doit être hors de prix !
"-Je ne connais pas sa valeur réelle, mais je pense aussi qu'elle doit valoir une fortune, c'est même certain.
"-L'ami de ton oncle s'est ruiné dans cette collection non ?
"-Je crois oui, regarde celle-ci ! Dit-il en passant à la gauche de l'Impala pour retirer la housse d'une autre voiture grise, décapotable.
"-Plus classique celle ci !
"-Oui, si tu parles de la corvette de 68 et après ! Mais celle là, de 1967 n'a été fabriquée qu'en 200 exemplaires ! Moteur V8 ZL 1 à injection tout en alu. Elle développe 510 chevaux, c'est un rêve à conduire.
"-Tu n'as pas peur des fois ? Un accident est si vite arrivé !
"-Non en fait on craint plus le vol ou l'incendie.. et... j'évite de penser à ce genre de choses ... mais... je rêve ou tu gagnes du temps là ? Dit-il amusé.
Castiel sourit gêné.
"-Allez ! Dit Dean en rejoignant le côté de l'impala. Grimpe ! Tu vas la sortir, il faut que je referme la porte de l'intérieur.
Castiel ne bougea pas d'un iota.
"-Qu'est ce qu'il y a Cass ?
"-Je... J'ai peur de faire une connerie.
"-C'est à dire ? Dit Dean, fronçant le front en revenant près de lui.
"-Imagine que je raccroche une de ces voitures Dean ! Ou que j'abîme la tienne...
"-Cass Cass Cass... Dit-il en s'arrêtant postant à quelque centimètres face à lui. Arrête de paniquer, ce ne sont que des caisses ! Et y'a largement la place ! Insista-t-il en lui montrant le mètre de sécurité qu'il y avait entre les véhicules garés cotes à cotes. Allez !
L'attrapant alors par les deux pans de sa veste contre son ventre, il le tira vers lui pour déposer un baiser sur ses lèvres, mais Castiel répondit à son baiser avec ferveur, s'agrippant à lui comme à sa dernière bouteille d'oxygène et ils perdirent quelque peut le contrôle un instant, investissant profondément la bouche de l'autre d'une manière presque obscène, qui fit sérieusement augmenter la température de leurs corps. Et dans un sursaut, quand ils se rendirent compte que leur état physique était sur le point de changer, ils interrompirent leur baiser, quelque peu essoufflés, mais c'était tellement bon..
"-Détendu ? Demanda Dean tout bas.
"-Je ne dirai pas ça.. Souffla Castiel penchant la tête en se mordant la lèvre inférieure.
A cette vision de lui, Dean eu toute les peines du monde à se contenir de ne pas lui ressauter dessus tout de suite.
"-Hum... Arrête de faire ça. Dit-il en quittant sa bouche des yeux pour planter son regard dans le sien.
"-Quoi ? Ca ? Dit Castiel en penchant la tête de nouveau, mordant sa lèvre avec un sourire qui en disait long.
"-Oui oui ça.. .tu sais très bien de quoi je parle hein.. Tu le fais exprès avoues.
Castiel sourit et l'attira vers lui, glissant ses lèvres jusqu'à son oreille.
"-Je veux bien t'avouer tout ce que tu veux, résister à la tentation de toi est une torture...
Dean frissonna autant du souffle de Castiel sur sa peau que de ses mots.
"-Humm.. Tu es un démon. Lui dit Dean en reculant d'un demi pas.
Castiel rit doucement et Dean le tira par sa veste qu'il tenait toujours, reculant jusqu'à la portière conducteur de l'Impala.
Une fois arrivés à côté de la voiture, Dean lâcha Castiel et lui ouvrit la portière, avant de lui faire signe de s'installer derrière le volant, ce qu'il fit sans discuter.
Et il ne le regretta pas une seconde car quand il mit le contact, les yeux fermés, le bruit du moteur raisonna dans tout le hangar, en amplifiant le grognement et il en frissonna.
Dean penché vers lui, une main sur le toit et l'autre sur la portière, sourit.
"-Tu prends ton pied ?
Castiel ouvrit alors les yeux et le regarda gêné.
"-Pas de cette façon. Dit-il en tirant sur son cou pour l'obliger à se baisser vers lui, réclamant l'accès à sa bouche.
...
"-QU'EST CE QUE VOUS FOUTEZ ENCORE LA ? ? Hurla la voix de Bobby, depuis l'entrée du hangar. BARREZ VOUS D'ICI ! VOUS ME POLLUEZ L'ATMOSPHÈRE DE GAZ D'ÉCHAPPEMENT !
Dean sourit contre la bouche de Castiel qui en fit de même.
"-Ton oncle à le chic pour arriver toujours au bon moment...
"-C'est tout lui ça. Rit Dean. Allez ! Sors, je vais refermer derrière toi. Tu longes le bâtiment vers la droite, tu arriveras devant le garage.
"-Ok ! Dit Castiel avant de l'embrasser.
Puis, Dean referma la portière et fit un pas en arrière en faisant signe d'y aller à Castiel qui acquiesça et sortit lentement l'Impala de son emplacement avant de, tout aussi lentement, s'engager dans l'allée centrale et passer la porte donnant sur l'extérieur, sans la moindre anicroche.
Quand l'Impala fut dehors, Dean referma la grande porte blindée et repassa dans l'atelier, retrouvant Bobby qui s'était trouvé une bricole à faire sous le capot d'une Ford Gran Torino vert olive.
"-Enfin ! Dit le vieux garagiste, cachant mal dans sa barbe, un sourire qui apparu quand il se redressa vers Dean.
"-Oui on te débarrasse le plancher.
"-Je suis content.
"-De quoi ? Qu'on se barre enfin ? Merci beaucoup ! Dit Dean amusé.
"-Mais non idiot ! Castiel m'a l'air d'être un gars bien.
Dean rougit.
"-Je le pense aussi...
"-Il est sympa, je l'aime bien...
Dean ne répondit rien, regardant l'Impala pointer le bout de son nez devant la porte.
"-Prends ton lundi si tu veux.
"-Mais...
"-Prends ton lundi ! Le coupa Bobby. Je sais ce que c'est... Mais sois redescendu de ton nuage mardi 9H tapante !
"-Ok ! Merci Bobby.
"-Allez ! Maintenant dégage ! Et passe un bon weekend !
Dean sourit sous la tonne d'insinuations qu'il y avait dans sa phrase et acquiesça avant de se diriger vers la sortie.
"-Bon weekend Tonton !
"-Ouais C'est ça ! Dégage ! Dit-il en bougonnant.
Et c'est en riant comme un gamin que Dean sortit de l'atelier et grimpa dans l'Impala.
"-On va où ? Demanda Castiel quand Dean fut installé.
"-Où tu veux, on peut même juste rouler, fais ce dont tu as envie.
"-Tu veux dire tout de suite là ?
Dean sourit en plissant les yeux, amusé et Castiel se tourna le plus possible vers lui pour glisser sa main droite jusqu'à sa nuque et le faire venir à lui, prenant possession de sa bouche dans un grognement de plaisir qu'il ne put réprimer.
Dean agrippa son cou à son tour, lui rendant son baiser avec un plaisir qui lui remua le ventre, se battant avec sa conscience qui voulait l'obliger à lui hurler qu'il l'aimait comme un dingue mais qu'il ne se sentait vraiment pas capable de lui dire tout de suite à haute voix, alors il se refréna.
Puis se séparant à regret parce qu'il le fallait bien, ils reprirent leur place dans le sens de la marche et Castiel redémarra, s'engageant tranquillement vers le centre ville.
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