Titre du chapitre : "I know him so well" par John Barrowman et Daniel Boys
.
Chapitre 10 :I Know Him So Well
.
Tout le monde se sentit soulagé par le retour de Ianto. Etre accueillis par le breuvage fumant spécial Ianto le matin était le paradis pour les accros de café du Hub. Même Owen qui était d'une humeur massacrante se radoucit une fois la tasse dans sa main.
Ianto passa la journée à réorganiser le chaos qu'était devenu le Hub. Il frémit en imaginant à quoi aurait ressemblé l'endroit s'il était resté absent plus longtemps. Pendant la nuit il s'adonnait à une tache plus agréable dans les quartiers de Jack. Cela faisait trois jours qu'il était revenu et il n'était pas encore retourné chez lui une seule fois.
Ce soir-là le Hub était désert. Aujourd'hui il avait conduit la première d'une série de réunions sur Flat Holm. Il s'était limité à sa fondation, son histoire et avait présenté un rapport détaillé sur le fonctionnement des équipements servant à subvenir aux besoins des victimes de la Faille. Tous avaient été choqués: Gwen qui en fait ne savait presque rien sur cet endroit et plus encore Owen et Tosh. Sachant que cela faisait beaucoup à assimiler Jack les renvoya chez eux de bonne heure. Seul Ianto resta.
Le jeune homme fit un dernier tour du Hub, vérifiant à deux reprises que tout allait bien. C'était inutile mais cela lui permit de gagner du temps afin de rassembler son courage pour ce qu'il voulait faire. Il jeta un dernier coup d'œil autour de lui mais ne trouva rien pour le distraire. Il enfila son manteau, prit ses clés et se dirigea vers le bureau du capitaine. La porte était ouverte. Il frappa sur le chambranle pour avertir de sa présence.
Jack était assis à son bureau, un stylo à la main, les sourcils froncés et les lèvres serrées. Il travaillait sur une pile de cette paperasse qu'il détestait tant. Depuis qu'il avait renvoyé tout le monde à la maison il y avait trois heures de cela il remplissait formulaire sur formulaire, écrivait rapport sur rapport. Il avait manifestement bien avancé dans sa lutte contre la pile de papiers qu'il évitait habituellement comme la peste. Il leva les yeux et vit Ianto appuyé contre la porte. Il laissa tomber son crayon, les documents oubliés dans l'espoir d'une tasse de café ou mieux encore une partie de sexe. S'il avait de la chance probablement les deux, pas nécessairement dans cet ordre. Cependant ses espoirs s'évanouirent quand il vit qu'il n'y avait pas de plateau avec des tasses ni de sourire suggestif sur le visage du jeune homme. Bien au contraire celui-ci portait son manteau et ses clés tintaient dans sa main. Jack dissimula rapidement sa déception sous un sourire éclatant.
-Tu as terminé pour ce soir? Demanda t-il d'un ton détaché.
-Oui, j'ai pensé rentrer chez moi. Je n'ai plus de costume propre et je dois nettoyer mon frigo, répondit Ianto faisant remarquer subtilement qu'il venait de passer trois jours et deux nuits d'affilée au Hub.
-Fais-le, j'ai déjà vu des formes de vies extra-terrestres se développer dans les denrées périssables de réfrigérateurs négligés, rétorqua Jack d'un ton faussement sérieux.
Ianto leva les yeux au ciel.
-Ouais, je ne voudrais pas voir l'équipe se précipiter dans mon appartement pour tuer le fromage qui aurait muté en une sorte d'alien gluant vicieux et venimeux qui attaquerait les animaux de compagnie des gens, répondit Ianto pince-sans rire.
Jack éclata de rire.
-Passe une bonne nuit, Ianto, dit-il quand il eut repris son sérieux.
-En fait, monsieur, je me demandais...commença le jeune homme d'un air embarrassé.
Cela attira l'attention de Jack. Pour la première fois depuis que l'archiviste était entré dans la pièce il remarqua ses épaules tendues, son pas trainant et ses yeux qui regardaient à droite à gauche. Il réalisa que le Gallois n'était pas seulement nerveux au sujet d'il ne savait quoi mais également sérieux s'il fallait en croire le retour au "monsieur". Il le fixa donc dans l'expectative, l'encourageant à continuer en lui accordant toute son attention.
Ianto s'humidifia les lèvres et se lança.
-Je, euh...je me demandais si peut-être, comme la Faille est tranquille, si tu voudrais venir chez moi ce soir ? Proposa Ianto essayant de paraitre le plus décontracté possible et non plein d'espoir.
Jack fut touché par sa proposition et amusé par le fait que Ianto feigne de ne pas y accorder une grande importance. Il se rendit compte que le jeune homme commençait à se tortiller face à son silence, se demandant s'il n'avait pas été un peu trop audacieux. Prenant sa décision il se leva et attrapa son manteau gris.
-Au cas où il y ait des formes de vie mutantes dans ton frigo tu auras besoin d'aide. Ça te dit que nous prenions un plat à emporter en route ?
Ianto sourit, soulagé.
-Italien ou Chinois?
-Je pensais à du Thaï, mais je n'ai pas mangé italien depuis un moment.
-J'aime pas le Thaï...
Ils partirent ensemble en plaisantant sur le diner.
oooooooooo
Ils se décidèrent pour l'Italien. Après un agréable diner chez Ianto composé de pates et de vin bon marché le jeune homme indiqua la direction de la salle de bain au capitaine au cas où ce dernier veuille se rafraichir. Pendant ce temps il rangea les restes dans son frigo et jeta les denrées bientôt périssables. Ce n'était pas la peine de les garder s'il ne rentrait presque jamais à la maison. Il avait acheté ces provisions pour les deux semaines où il aurait dû rester enfermé chez lui. Maintenant qu'il avait retrouvé ses horaires habituels il serait dans son appartement au mieux deux nuits par semaine. Il lava les assiettes et les verres qu'ils avaient utilisé, vérifia que la porte et les fenêtres étaient fermées avant de partir découvrir ce que manigançait son imprévisible Capitaine.
Faisant un crochet par sa chambre Ianto fut accueilli par la vue d'un Jack nu sur son lit. Il était allongé par dessus les draps et feuilletait un livre qu'il avait trouvé sur la table de nuit. Son corps semblait onduler légèrement comme s'il se frottait distraitement, profitant avec sensualité de la fraicheur des draps contre sa peau. Ianto s'appuya contre la porte, savourant la vue qui s'offrait à lui.
-Tu es en train de commencer sans moi?
-Tu m'as dit de faire comme chez moi, répondit Jack en roulant sur son dos, offrant ainsi au jeune homme une vue frontale. Il n'arborait rien d'autre qu'un large sourire aux lèvres et n'était absolument pas gêné par sa nudité. Même quand le regard de Ianto ratissa son corps avec une lueur vorace dans le regard il ne baissa pas les yeux. Il resta allongé là, se pavanant presque devant l'attention dont il était la cible.
Cela fit lever les yeux au ciel au Gallois.
-Tu es un vrai paon, bougonna ce dernier.
Jack rit de bon cœur. Ianto enleva sa veste de costume et son gilet, sa cravate dénouée pendait autour de son cou, sa chemise aux manches relevées était sortie de son pantalon et à un moment ou l'autre, pendant le dîner il s'était débarrassé de ses chaussures et de ses chaussettes. Ses vêtements chiffonnés lui donnaient l'air plus jeune qu'il ne l'était déjà. Il arborait une moue boudeuse et avait les sourcils froncés. Mais même aussi mignon et d'apparence si juvénile Jack préférait contempler le corps nu du jeune homme.
-Enlève tes vêtements et viens, commanda t-il la voix rauque en désignant les habits que portaient Ianto et qui étaient de trop, à son avis du moins.
Il s'était un peu attendu à une répartie pleine d'esprit mais à sa grande surprise il n'en fut rien. Ianto traversa la pièce en se débarrassant lentement du reste de ses vêtements. Jack n'offrit pas de l'aider, heureux d'observer les étendues de cette chair bien connue se dévoiler à lui une fois de plus. Peu importait le nombre de fois qu'il avait vu, touché, gouté même le jeune homme, il n' avait jamais assez de cette peau si pale à force de passer ses journées sous la terre, loin de la lumière du soleil et de couvrir son corps de la tête aux pieds avec ses costumes bien ajustés. Il ne se lassait jamais de ce corps mince et ces muscles bien dessinés, de ce duvet doux saupoudrant ses avant-bras, ses biceps, atténués sur ses jambes et presque inexistants au niveau des cuisses sans oublier la ligne mince qui courait du nombril au pubis. Alors que Jack profitait de nouveau du spectacle il se rendait compte que l'impatience de leur première fois était toujours présente.
Maintenant Ianto se trouvait aussi nu que le jour où il était né et aussi dur qu'un adolescent reluquant en douce un magazine féminin pour la première fois. Il pouvait sentir le regard de Jack ratisser son corps, savourant la vue de sa nudité. Il contempla à son tour l'ex-Agent du Temps couché sur son lit et s'émerveilla une fois de plus qu'une personne aussi ordinaire que lui soit parvenue à capter l'attention de quelqu'un comme Jack. L'homme était pure perfection et il était là pour lui, Ianto, autant, aussi souvent et quelque soit la manière dont il le voulait. Et il désirait entièrement, de la peau caramel baignée par le soleil, les muscles saillants bien définis de son torse puissant et de son large dos et plus que tout le membre viril qui saillait fièrement de l'aine. Pour lui c'était toujours aussi éprouvant pour les nerfs et excitant que la première nuit.
Leurs appréciations mutuelles se terminèrent quand leurs yeux se rencontrèrent. Le regard bleu clair de Jack se verrouilla à celui de Ianto d'un bleu plus froid. Ils ne rompirent pas le contact visuel même quand le jeune homme s'avança au pied du lit et grimpa dessus, rampant à quatre pattes au dessus de Jack. Ils se fixaient encore quand ce dernier se redressa pour rencontrer l'autre homme à mi-chemin. Ils ne cessèrent de se regarder que quand la vue fut remplacée par les autres sens sollicités par leur contact, quand leurs peau se touchèrent, quand chacun respira l'air de l'autre, quand leurs lèvres se scellèrent et partagèrent le gout de leurs langues mêlées.
oooooooooo
Quelques heures et autant de rounds plus tard les trouvèrent exténués et repus mais bien éveillés, Ianto niché contre le Capitaine, la tête posée sur la poitrine de ce dernier. Jack avait passé un bras autour de son épaule, le serrant tendrement contre lui. Il laissa son esprit vagabonder tandis que ses doigts traçaient distraitement des petits cercles distraits sur le flanc de Ianto.
-Une livre pour tes pensées, dit Ianto.
Jack baissa le regard vers lui.
-Une livre ? Qu'est-il arrivé au penny? L'inflation mondiale en est à ce point? Cela me semble vraiment hors de prix! Plaisanta t-il.
-Je me suis montré pourtant généreux et puis d'autre part il n' y a plus de demi-penny.
Jack soupira.
-Je pensais à Owen et Tosh. Ils ont semblé prendre tout cela plutôt bien à la réunion. Tu t'es très bien débrouillé aujourd'hui.
-Il y a encore beaucoup de choses à faire, beaucoup encore à leur expliquer, beaucoup d'informations qu'ils ont besoin de savoir. Aujourd'hui c'était juste une sorte de cours intensif servant d'entrée en matière.
Jack hocha la tête en signe de compréhension tout en passant la main dans les cheveux du Gallois.
-Je sais.
-Tu es inquiet, tu as peur pour eux, déclara Ianto.
Ce n'était pas une question.
-Je les connais, répliqua Jack le ton presque suppliant dans son désir de se faire comprendre. Tosh va essayer de développer des technologies qui ne sont pas de cette époque pour tenter des les aider. Owen essayera de trouver des remèdes pour les pathologies extra-terrestres et les blessures que la médecine humaine ne peut pas soigner, tout comme Gwen a essayé d'offrir un réconfort qui ne peut pas servir de consolation. C'est de la déraison, cela sabrera leur bonne volonté et leur brisera le cœur quand ils comprendront que ce n'est pas possible, que ces gens ne peuvent pas redevenir comme avant, lâcha le capitaine, exprimant pour la première fois de façon claire ses inquiétudes et ses craintes pour les membres de son équipe.
-Ils peuvent quand même aider, le contra Ianto chuchotant presque, mais tu avais raison, Flat Holm change les gens, admit-il.
Jack savait qu'il n'avait pas imaginé la pointe de remord dans la voix du jeune homme. Gwen avait raison, à cause de lui Ianto mettait en doute son propre jugement.
-Cet endroit change les gens mais pas nécessairement en mal, déclara Jack après une longue pause. Tu m'as dit quelque chose qui m'a fait réaliser cela.
Ianto le regarda avec curiosité, soulevant la tête de la poitrine de l'autre homme pour mieux l'observer.
-Tu as dis que tu as dirigé Gwen vers l'île pour lui rappeler que malgré tout je suis simplement humain et aussi que tu avais foi au fait qu'elle s'en sortirait malgré le choc initial à cause de son empathie naturelle et de sa sympathie envers les autres. Tu penses que vous autres ne possédez pas ces qualités. Mais je ne suis pas d'accord. Tu dois te rappeler que toi aussi tu es seulement humain et que chacun d'entre vous est touché par ce qui s'est passé, aussi profondément qu'elle. Seulement vous autres vous êtes plus rationnels, pour pouvez contrôler et cacher vos émotions et ne pas vous laisser influencer par elles au moment crucial, expliqua le Capitaine.
-Jack, nous sommes émotionnellement handicapés.
-C'est ce que tu crois, le défia l'autre homme. Tu as soutenu Tosh lors des épreuves qu'elle a traversé avec Mary puis ensuite Tommy. Tu as assommé un homme en pointant un Taser entre ses deux yeux, tu as réconforté Owen avec ton café quand il se sentait au plus bas, tu as dégoté une robe de mariage pour Gwen et tu as fait le DJ pendant sa réception. Tu as pris en charge des choses qui pourtant t'échappaient, tu nous as aidé à nous ressaisir quand nous étions sur le point de craquer. Nous voyons tout cela pourtant nous ne l''apprécions pas assez, surtout parce que tu n'acceptes pas notre gratitude.
Ianto détourna le regard, visiblement embarrassé. Il pouvait sentir le rouge lui monter aux joues. Il se redressa et s'installa contre la tête du lit.
-Tu as parlé avec Tosh, constata t-il en grimaçant.
-Elle n'est pas la seule qui a souligné tes belles qualités mais au moins elle l'a fait avec gentillesse. Owen m'a engueulé et Gwen m'a réprimandé.
-Je suis désolé, cela aurait dû rester entre nous, répondit Ianto.
-Pas de problème. C'est de ma faute si la situation a dérapé, le rassura le capitaine. Et puis ces petites conversations m'ont aidé à voir les choses sous ton angle. Voila comme je vois ça : Tosh doit se rappeler que la technologie peut être utilisée pour d'autres choses que créer et démanteler des armes, Owen doit se souvenir que sa formation médicale ne doit pas servir qu'à pratiquer des autopsies sur des cadavres d'extra-terrestres, et toi, Ianto, tu as besoin d'apprendre à partager la charge de travail, tu dois prendre soin de toi comme tu prends soin des autres.
Il se pencha sur l'archiviste, prit son visage entre ses mains et l'embrassa. C'était plus un baiser d'excuse que de séduction. Jack espérait ainsi exprimer ses regrets pour toutes les fois où il l'avait négligé. Quand Lisa était morte et qu'il l'avait laissé se noyer seul dans son chagrin, quand il l'avait laissé s'enterrer dans son travail au Hub, dérivant dans une existence complètement vide, la fois où il avait été blessé et traumatisé par les cannibales et que lui, Jack, ne l'avait même pas remarqué et quand il n'avait pas voulu admette la douleur qu'il avait causé à Ianto quand il était parti avec le Docteur. Comme il avait été également aveugle à la peur du jeune homme et à la culpabilité que ce dernier avait ressenti quand il avait été pris en otage par ces bouchers qui avaient tenu un pistolet sur sa tête. Et lui, Jack, n'avait pas sourcillé. Et quand pour le mariage de Gwen il avait été incapable d'épargner à Ianto l'humiliation causée par un crétin de vendeur aux paroles blessantes. Il voulait se faire pardonner pour tout cela, même s'il savait que c'était trop peu et trop tard.
Comme s'il sentait les sentiment de l'autre homme Ianto entrouvrit les lèvres et s'abandonna au baiser dans l'acceptation muette de la repentance de Jack pour toutes ses erreurs. C'était une façon de lui accorder l'absolution.
Jack interrompit le baiser et pressa leurs fronts ensemble, savourant ce moment de tranquille intimité. Puis une pensée lui traversa l'esprit. Il fronça les sourcils et esquissa une grimace.
-Ne va pas prendre un verre avec Owen, jamais, décréta t-il l'air menaçant et la voix grondante.
L'espace d'un instant Ianto le dévisagea avec perplexité puis un rire énorme le secoua. Il avait remarqué les regards lubriques que le médecin bougon posait sur lui de temps en temps. Il avait mis cela sur le compte d'une certaine curiosité plutôt qu'une réelle attirance. Apparemment Jack était au courant et n'appréciait pas du tout. Ianto trouva cela à la fois hilarant et très flatteur. C'était excitant de voir le capitaine jaloux pour changer.
Mais Jack, lui, n'était pas amusé et quand le regard noir qu'il lui lança ne fit pas s'arrêter de rire le jeune homme il se jeta sur lui, l'épinglant avec vigueur dans le lit. Il réduit le ricanement de Ianto au silence avec un baiser brulant qui transforma le gloussement en gémissements lascifs qui eurent pour effet immédiat de réveiller leur désir.
Et cela les mena rapidement à un troisième round. Ils retombèrent dans les gestes bien rodés qui caractérisaient leurs rapports sexuels. Leurs mouvements étaient fluides et synchronisés et, après deux rounds un peu plus tôt et trois nuits consécutives de baise ils n'avaient pas besoin de beaucoup de préparatifs ni de préliminaires. Il leur fallu juste le temps que Jack localise le tube de lubrifiant qui s'était égaré entre les draps lors de leurs derniers ébats. Ianto ouvrit grand les jambes et Jack glissa ses hanches en avant. C'était là tout l'effort nécessaire pour accomplir leur union. Ils n'eurent pas besoin de chercher un rythme, ils s'accordèrent immédiatement l'un avec l'autre. Tous les deux savaient exactement sur quel bouton appuyer pour susciter la meilleure réaction chez l'autre.
Le capitaine exploita sa connaissance du corps de Ianto pour lui démontrer que lui, Jack, était le meilleur choix comme partenaire. Le jeune homme lui, laissait savoir pourquoi son choix était et serait toujours Jack. C'était le seul homme avec qui il pouvait s'abandonner, le seul homme qui avait le droit de le pénétrer, le seul qui le menait à l'extase, le seul homme dans l'univers avec qui Ianto avait envisager de coucher, le seul homme dont il criait le nom dans son orgasme et c'était celui de Jack.
Aux petites heures du matin, se sentant plus douloureux que rassasié, Jack observait son jeune amant. Ianto, exténué, dormait d'un sommeil profond et serein, pelotonné et enveloppé dans l'étreinte de Jack. Le jeune homme avait passé un bras autour de sa poitrine, son souffle caressait le cou de l'autre homme, leurs jambes étaient entremêlées. Et pour la première fois depuis un siècle Jack se sentit satisfait.
Pour une fois il n'y avait pas de désir ardent pour le Docteur, pas d'évocation de John Hart, pas de folle envie de Gwen et pas de nostalgie de Sahara. Jack avait finalement réalisé que Ianto était tout d'eux et plus qu'eux à la fois. Il n'avait besoin de personne d'autre tant que le jeune homme resterait son factotum dans la chambre à coucher. Jack pouvait vivre comme ça, au moins aussi longtemps que Ianto vivrait et c'était suffisant, c'était plus qu'il ne pouvait espérer, c'était ce qu'il est prêt à s'accorder, du moins pour l'instant.
Ils profiteront un maximum de cette ...relation; C'est un compromis. Ils admettent qu'ils ont besoin l'un de l'autre. C'est plus qu'un arrangement physique, ils sont plus que de simples copains de baise. Ce n'est pas une relation romantique; Ils ne sont pas petits-amis, ils ne vont pas se marier ni vivre ensemble. Mais ils sont engagés l'un envers l'autre dans une plus abstraite si ce n'est fondamentale manière.
.
FIN
