Hello Hello! Voilà le chapitre 1! Merci beaucoup aux quatre personnes qui ont rewiewé, en espérant que ce qui va suivre vous plaira!

En italique, les pensées de l'uke-le-plus-uke-de-la-terre, j'ai nommé Tsuna!


Le soleil était haut dans le ciel, aucun nuage à l'horizon, une journée comme on les aime et qui ne pouvait que bien se passer.
Vraiment ?
"Hiiiiiiiiii!"
Tsuna venait de claquer la porte de chez lui, ayant encore une fois échappé de justesse à un viol.
Une journée habituelle pour le roux qui n'en pouvait déjà plus alors que ce jour nouveau ne faisait que commencer.
"Pourquoi?! Pourquoi moi?!" Se plaignait-il.
Une journée habituelle, certes. Mais pas totalement. Car Tsunayoshi Sawada, adolescent qui déclenchait des émeutes, adorable uke de son état, avait tué un homme, pas plus tard que le jour d'avant.
Certes, ce n'était qu'un accident, mais cela pesait quand même sur la conscience du jeune roux ; pour l'instant personne n'avait retrouvé le corps et tous pensaient que le boxer avait juste disparu.
Et puis, il y avait autre chose qu'il ne pouvait pas supporter.
Pas plus tard qu'une heure plus tôt, Gokudera lui avait dit, avec hargne :
"Je suis heureux que ce crétin de sportif vous ai enfin laissé tranquille, Juudaime".
Tsuna aurait voulu lui dire, lui crier qu'il n'y avait aucune raison d'être content, que Ryohei était mort, mais les mots ne voulaient pas sortir.
Car il ne pouvait mentir à son meilleur ami, il ne pouvait se mentir à lui-même. La mort de Ryohei n'était qu'un soulagement.
Un soulagement qui pesait lourdement sur sa conscience.
Mais malgré tout ça il allait recommencer, malgré tout ça il allait encore tuer quelqu'un.
Et cette fois ce ne serait pas un accident.

Il avait pris sa décision, et rien ne pourrait l'arrêter. Tuer était la seule solution.
Alors, même s'il hésitait et éprouverait sûrement des remords, il le ferait.
Il se déchaussa et s'enfonça dans le couloir qui menait jusqu'à la cuisine, mais préféra tourner à droite pour monter les escaliers et rejoindre sa chambre. Il n'avait pas faim, ou plutôt il ne voulait pas manger avec CES personnes.
Il avait tout essayé pour échapper à ça pourtant : supplier sa mère, lui dire qu'il voulait aller dormir chez Hayato, même se mettre à genoux, mais elle n'avait rien voulu savoir.
Il allait devoir manger avec EUX.
"Chéri, viens à table !"
Ce cri semblait venir du plus profond des enfers, ce même enfer qu'il côtoyait à chaque fois qu'il franchissait le seuil de l'école.
Mais il obéit tout de même, sachant qu'il était condamné, quoiqu'il fasse.
Il descendit donc les marches d'un pas joyeux et guilleret - bon d'accord : d'un pas presque zombiesque-, inspira un grand coup et pénétra dans la salle à manger.
Là, l'attendaient plusieurs adultes, plus précisément certains de ses profs, anciens collègues de sa mère. Ils étaient tous en train de rire, boire, discuter, un repas normal en somme.

"Et comment se débrouille mon fils à l'école ?
-Très bien, il ne loupe jamais un seul cours de soutien et ses notes restent excellentes."

Mensonge.

Il n'y avait jamais eu de bonnes notes, juste des falsifications de la part de son cher prof de latin.

Il n'y avait jamais eu de cours de soutien, juste des heures de souffrance passées dans une classe sombre pour satisfaire les désirs d'un prof ivre.
Mais Tsuna ne dit rien. Il ne disait jamais rien de toute façon. Parfois, ça finissait par se savoir, parfois non.
Et son professeur lui faisait réellement peur.
Oui.
Xanxus était terriblement effrayant.
C'est là que le brun se souvint de ce qu'il y avait dans sa poche. Il avait juste à attendre, et il pourrait l'utiliser. Être enfin débarrassé d'un soucis. Peut-être Xanxus. Ce qui serait lui enlever un gros poids des épaules.

Malheureusement ce n'était pas le seul prof à poser problème il y avait également Lussuria, son prof d'art plastique. Certes il n'en était jamais venu aux mains avec lui mais ses nombreuses remarques à sous-entendus restaient plus que gênantes.
Tsuna se souviendrait toujours, de ce cours traumatisant qu'il avait passé au début de l'année. Ils devaient dessiner un dragon, et le prof était soudainement arrivé derrière son dos, avait contemplé son dessin et lui avait susurré:

"Dis-moi Tsuna, ton dragon a vraiment une très longue queue...Tu aimes les longues queues?"

Depuis, le pauvre petit brun ne passait plus une heure d'arts plastiques sans ce genre d'allusion de la part de son prof.

Il y avait aussi Levi, son prof de physique, pas méchant mais complètement soumis à Xanxus ; c'est lui qui venait le chercher en plein milieu d'un cours pour l'emmener voir "le boss" comme il l'appelait. Un bourreau, rien de plus.

A croire que le seul prof normal à cette table n'était autre que son professeur de maths, Squalo. Par normal il entendait bien sûr que celui-ci était saint d'esprit; aucune allusion, aucun geste déplacé, le prof parfait.
Si on omettait le côté braillard de l'homme aux cheveux blancs, bien sûr.

Il n'empêchait que ses enseignants étaient quand même une belle bande tarés. Quand il pensait que sa mère travaillait avec ces fous...
Et le pire, c'était que sa chère génitrice appréciait ses collègues! Si seulement elle savait ce qu'il pouvait se passer, derrière la porte fermée de la salle de latin, deux-trois bouteilles aidant le tout...
Tsuna prit son courage à deux mains, et signala sa présence par un raclement de gorge. Immédiatement, tous les regards se tournèrent vers lui.

"Tiens, Tsuna, justement on parlait de toi.
-Regardez-moi ce qu'il est chou, viens faire un câlin à tonton Luss !

-Voi ! Laissez-le tranquille, il vient à peine d'arriver !"

En son fort intérieur Tsuna remerciait profondément son prof de maths, le seul capable de le comprendre.

"Oh, t'es jaloux, mais tu sais j'ai assez d'amour pour vous deux.
-Très peu pour moi."

Et paf! Un râteau dans la face du prof d'arts plastiques, un.

"Allez Tsu-kun, viens t'asseoir avec nous."

Le doux sourire ignorant de sa mère tandis qu'elle lui désignait la place entre Xanxus et Levi lui donna envie de se taper la tête contre un mur. Mais il s'exécuta, frissonnant en frôlant le corps de l'alcoolique.
Le repas se déroula ainsi une bonne heure sans que Tsuna n'ose sortir un seul mot de sa bouche. Il savait qu'à la moindre remarque tout pouvait déraper.
Puis vint la fin du repas, sa mère l'appela de la cuisine et il ne se fit pas prier pour la rejoindre.

"Surveille la machine à café, je dois aller chercher ton frère"

Ce dernier était resté manger à la cantine à cause d'une heure de colle donnée par un certain prof de physique ne souhaitant pas sa présence à table.
En effet, Levi ne supportait pas Giotto. Par contre, il n'avait rien contre son petit frère, au contraire... Petit frère qui avait de très jolies fesses au passage, nota-il quand le brun se leva pour aller faire ce que lui avait demandé sa mère.
Mais le professeur de physique sentit un regard meurtrier se poser sur lui.

"Pas touche déchet. C'est ma proie"

Il balbutia un "oui, Xanxus-sama" et arrêta de fixer Tsuna.
Tsuna dont le cerveau travaillait à plein régime devant la machine à café.
Sa mère n'allait pas revenir avant 10 bonnes minutes, c'était le moment ou jamais. Il sorti le sachet de cyanure de sa poche et le posa sur la table ; sa mère ne buvait pas de café alors il n'y avait aucun risque, il n'aurait qu'à verser la poudre dans une tasse au hasard et éloigner son frère quelques instants.
Ou plutôt fuir.
Car malgré le fait que cette poudre blanche soit la solution à ses problèmes, il ne voulait pas affronter la mort de sa victime en face. Alors, il allait laisser le hasard décider.
C'était un bon compromis, selon lui.
Il se dépêcha de verser la poudre dans la première tasse à sa portée et disposa les autres autour sur un plateau qu'il emmena jusque dans la salle à manger.
Puis, il posa l'ensemble sur la table avec un sourire angélique.
Il ne savait plus dans quelle tasse était le cyanure.
Il ne savait pas qui allait le prendre.
Et c'était très bien comme ça.
C'est le moment que choisit sa mère pour rentrer, il lui fit une bise sans plus de cérémonie et attrapa le bras de son frère pour le traîner dehors.

"Je sors jouer avec Giotto !"

Ainsi il ne verrait personne mourir.
Il s'enfuit donc avec son frère - qui était aux anges- et respira une grande goulée d'air frais.
Il s'était renseigné sur le cyanure. Ça agissait très vite. Et c'était horriblement douloureux. Dans moins d'une minute, il entendrait des cris, preuve que son plan avait marché.
Son coeur battait à toute allure.

Il s'éloigna encore plus, en fin de compte le fait même d'entendre le cri de douleur qu'allait pousser la victime lui faisait peur, il ne voulait rien savoir, rentrer comme si de rien était et tout nier en bloc.
Peut-être qu'il réussirait à faire en sorte que sa mère ne lui en parle pas.
Il attendit, stressant malgré lui. Son frère s'en aperçut et lui demanda ce qui n'allait pas, mais Tsuna répondit qu'il avait simplement trop mangé. Giotto sut qu'il mentait, mais ne dit rien.
Ils restèrent là en silence. Puis, le plus petit retourna vers la maison. Ça devait être bon.
Une personne devait être morte.

Il traînait le pas, cherchant des excuses pour rentrer plus tard. Il allait proposer de passer à l'épicerie quand son portable sonna. Il ne répondit pas, le sujet de cet appel n'étant que trop évident pour lui.

Je ne veux rien savoir

Mais la personne qui l'appelait insistait.

Non

La sonnerie continuait de retentir, toujours plus forte et présente dans la tête de Tsuna.

Non, non. Je ne répondrais pas

Finalement, il sentit son frère attraper le portable, et décrocher, coupant l'effroyable sonnerie.

"Allo?"

Il regarda le visage de son frère se décomposer au fur et à mesure que la voix parlait, il acquiesça et raccrocha. A ce moment Tsuna cru distinguer l'esquisse d'un sourire mais c'était sûrement son imagination.
Pourquoi Giotto sourirait alors que quelqu'un était sûrement mort?

"Tsuna... J'ai une mauvaise nouvelle à t'annoncer"

Étrangement, le ton de son frère sonnait faux. Mais il devait rêver.

"Levi est décédé"
- Quoi ?!"

Il était surpris, et cela n'était pas de la comédie, il n'avait aucun moyen de savoir qui allait mourir.
Pour lui, c'était un peu comme si ce n'était pas lui qui l'avait tué, un soulagement parmi tant d'autres.
C'était le hasard le responsable, et rien de plus.

"Mais...que s'est-il passé?"

Il le savait bien sûr, mais autant jouer les innocents, quitte à ce que ça ne soit pas très naturel.
Giotto lui fit signe d'avancer en direction de la maison. Puis sur le chemin il déclara:

"C'était un empoisonnement, on ne sait pas encore à quel aliment c'est dû"

Et j'espère qu'on ne le saura jamais

Il se contenta de hocher la tête, mais garda le silence.
Ils rentrèrent chez eux étrangement rassurés alors qu'une ombre les observait de derrière un arbre.

"Kufufu, c'est donc là ta vrai nature Tsunayoshi-kun"


Hun hun, mais qui est cette ombre ? Quel suspens à couper le souffle! :oupas:

Vous savez quoi? Il a été prouvé scientifiquement que mettre des rewiews permettaient de vivre plus longtemps... Alors que vous ayez aimé ou non, à votre place, j'n'hésiterais pas :D