JOYEUX NOEL !
Un petit cadeau avant de commencer le Réveillon :D
Un chapitre qui va vous faire vibrer j'en fais le pari !
Bonne lecture et surtout JOYEUX NOEL encore (la fille pas du tout enthousiaste)
Emrys : na nanère d'abord ^^ tu verras bien ! mais j'avoue qu'un peu de romance ne tue pas ) merci en tout cas et JOYEUX NOEL :p
Passez de bonnes fêtes de fin d'année en famille et entre amis, parce que c'est ça qui compte en définitive (quart d'heure sentimental !)
Bref, c'est Noelllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll !
25.
Archange ou quand le monde se met à tourner d'une drôle de façon
Elle hésita une seconde avant de le toucher, puis, constatant qu'il ne se passait rien, prit son visage dans ses mains. Il était tordu de douleur. L'inquiétude passa au fond de ses prunelles violettes. Ses magnifiques yeux aux sept reflets verts étaient injectés de sang.
- Mais qu'est-ce qu'ils vous ont fait ?
- Mon père… commença-t-il à dire.
- Personne ne vous a soigné ? S'étonna-t-elle.
- Je… je ne voulais pas… qu… qu'ils voient qu'ils… m'avaient… atteint.
- C'est malin…
Puis elle réfléchit, vite.
Et elle voulut l'allonger sur le sol. Il résista et posa un regard étonné sur elle.
- Vous m'avez sauvée, à mon tour ! Maintenant, obéissez-moi !
Il fit ce qu'elle dit, surpris par son ton autoritaire. Elle frotta ses mains l'une contre l'autre et elle fit quelque chose qu'il n'avait jamais vu faire, même par Tara et ses amis sortceliers. Une douce lueur blanche illumina les paumes de la jeune fille et elle examina son corps, les yeux clos. Par moment, là où il était blessé, il remarqua qu'elle faisait des grimaces, comme si elle sentait sa douleur. Finalement, elle rouvrit les yeux.
- Vous avez trois côtes cassées et deux autres fêlées. Vous avez deux hémorragies internes, une dans le ventre et l'autre dans la tête… elle secoua la tête, je ne sais même pas comment vous avez pu revenir ici et être encore conscient.
- Je ne suis pas… aussi faible que j'en ai l'air !
Il toussa et il sentit le goût métallique du sang. Elle lui sourit avec ironie.
- Mais oui Gélisor ! (nom d'un Demi dieu autremondien genre Hercule) Maintenant je vais vous soigner et vous pourrez fanfaronner de nouveau.
- Ce n'est…
Mais il ne termina pas sa phrase. Les quatre pierres vivantes, qu'il avait découvertes lorsqu'il était allé la chercher, sortirent de sa poche et se posèrent autour de lui.
Pendant qu'elle le soignait avec ses mains magiques, il sentit une onde chaude, douce, agréable déferler en lui. Il sentit que le flux le chatouillait et il faillit ne pas se retenir de se gratter là où elle le soignait. Il ne souffrit pas un instant, au contraire, ses soins lui permirent de ressentir une paix et une sérénité qu'il n'avait jamais perçues, des sensations qu'il connaissait de noms mais qu'il n'avait jamais pu expérimenter lui-même. Il sourit et respira profondément lorsqu'elle eut terminé. Rouvrant les yeux, il remarqua qu'elle était toujours agenouillée à ses côtés. Elle souriait tendrement.
- Vous sentez-vous mieux ?
- Beaucoup… merci.
Elle se leva en lui recommandant de ne pas faire de gestes brusques. Sans trop savoir pourquoi, il lui obéit et il fit bien parce que, une fois debout, elle dut le retenir car il fut saisi de vertige.
- Oula, doucement grand guerrier, le rattrapa-t-elle un passant son bras sous son épaule (même avec ses talons, il était bien plus grand qu'elle ce qui l'amusa une seconde). Je vais vous ramener à vos appartements. N'hésitez pas à vous appuyer sur moi, elle lui fit un clin d'œil, je suis plus forte qu'il n'y paraît.
S'il hésita au début à prendre appuie sur elle, d'abord par orgueil parce qu'il ne voulait pas montrer sa faiblesse puis parce qu'il se souvenait que Tara lui avait dit que les femmes Humaines n'étaient pas aussi fortes que les hommes, il s'aperçut qu'elle était d'une grande agilité et d'une force physique peut-être même supérieure à la sienne… sachant qu'elle était blessée et encore affaiblie. Il en conclut qu'elle n'était définitivement pas humaine.
Ils ne croisèrent que peu de monde qui, étrangement, ne sembla pas les voir. Avec un sourire, car elle lisait dans son esprit, elle lui expliqua :
- Je me doutais que vous ne voudriez pas qu'on me voit en votre compagnie encore moins affaiblie… Alors nous sommes invisibles.
- Mais… comment ?
- De la même façon que je vous ai espionnés la dernière dois.
Il ne lui demanda rien de plus, il savait parfaitement qu'elle ne lui révèlerait rien. Avec douceur, elle l'accompagna jusqu'à son lit où elle l'allongea avec la délicatesse et la prévenance d'une mère.
- Voilà, conclut-elle en le regardant. Je pense que je ne puis rien faire d'autre pour vous… il ne vous reste plus qu'à vous reposer…
Il la vit faire une grimace de douleur et se plier en deux.
- Est-ce que ça va ?
- Ce n'est rien, haleta-t-elle. Ça arrive de temps en temps… je pense que je suis condamnée à avoir mal jusqu'à la fin de ma vie.
Il posa une main sur son bras pour la forcer à se tourner vers lui et, sans le vouloir, aspira la douleur qui disparut instantanément. Gwenaëlle se redressa et croisa ses yeux aussi étonnés que les siens.
- Merci.
- Pas la peine de me remercier, grommela-t-il en retirant vivement sa main. Je ne sais pas comment j'ai fait.
Elle le regarda avec étonnement puis se leva.
- Dormez, vous en avez besoin.
Gwen quitta rapidement les appartements royaux en soupirant. Elle aussi fatiguée, la duchesse se glissa dans son lit avec un soupir d'aise. Avant de sombrer dans le sommeil, elle frôla avec sa main son bras où l'avait tenue le roi des démons. Elle avait la sensation que la peau la brûlait, réprimant un frisson, elle décida de ne plus y penser.
Dans les jours qui suivirent, elle ne revit pas le roi des Démons. Même les nuits où elle rendait visite au Juge. Toutefois, ce n'est pas ce qui la rendait folle. C'était l'enfermement, ne plus bouger. Elle s'en ouvrit donc à Eve qui proposa de mettre la salle d'arme et d'entraînement à leur disposition. Tous ses amis en furent soulagés (exceptée Moineau même si elle les accompagna) et acceptèrent avec joie. Etant encore faible, l'Avatar passa les premiers jours à ne faire que des exercices. Cependant, elle encourageait et conseillait ses amis lorsqu'ils s'affrontèrent dans des combats amicaux. Des humains, c'était sans nul doute Cal le meilleur. De tous, c'était Selenba. Bientôt, Eve et une de ses sœurs (Madeleine) se joignirent à eux avec leur suite. Les entraînements et les combats prirent une grande part de leur journée. Au milieu des rires, ils apprirent à s'estimer et à évaluer leurs points et leurs faiblesses. L'Avatar continuait de donner des conseils mais elle ne participait pas elle-même aux affrontements même si tout le monde se doutait qu'elle était une redoutable guerrière. La magie était totalement prohibée sauf pour les transformations mais ça n'en était pas vraiment (en loup et chauve-souris pour les vampyrs, en bête pour Moineau et en loup pour Fabrice).
Un jour, ils firent simplement un concours de lancer de couteaux. Sulliyan était en tête, Cal suivait de près mais les Démons n'étaient pas très doués. Avec amusement, la duchesse se leva et prit le couteau des mains d'Eve.
- Il ne faut pas que tu regardes ta main quand tu lances, il faut que tu fixes le centre de ta cible… tout en faisant ton mouvement, il faut que tu aies l'impression de lancer ta force et de la mettre de ton bras à ton arme. C'est elle qui va toucher la cible, c'est elle qui doit avoir la puissance. Elle l'aida à prendre sa position et à effectuer les mouvements adéquats puis elle recula de quelques pas : vas-y maintenant, essaie !
La Démone tira la langue pour se concentrer en tentant de suivre les conseils de l'Avatar. L'arme fila et se figea profondément dans la cible. Certes pas tout a fait au milieu mais elle réussit son plus beau tir depuis le début de la journée. Eve se tourna en ouvrant grand la bouche de stupéfaction vers Gwen et écarta les bras. Elle poussa finalement un cri strident et faillit la prendre dans ses bras pour la remercier mais s'abstint.
Gwenaëlle faisait toujours très attention en la présence des Démons et elle portait maintenant constamment des gants pour éviter de tuer des alliés en les effleurant par mégarde.
- Hiiiiiip ! J'ai réussi ! Dis Gwen, tu ne voudrais pas nous montrer ?!
- Off, soupira la jeune fille, non c'est bon !
Puis les autres aussi la supplièrent. Cal finit par lui adresser un sourire caustique.
- Ouais, c'est juste que tu es mauvaise c'est ça hein ?
La duchesse lui jeta un regard blasé, qui signifiait clairement qu'elle n'était pas dupe. Cal se contenta de continuer de sourire et lui tendit trois poignards qu'elle prit en faisant une grimace. Avec un soupir, elle les dévisagea tous puis alla à l'autre bout de la salle, soit deux voire trois fois la distance qu'avait prise la Démone et les autres un peu plus tôt.
- Elle ne va quand même pas y arriver ? Marmonna Selenba.
- Mais non, elle fanfaronne, s'amusa Cal.
Sulliyan, qui se souvenait parfaitement de la nuit où il avait surpris – avec les autres – Gwenaëlle et sa mère à s'entraîner, se doutait que son amie était capable de le faire, de réussir et même bien plus.
- Gwen, l'appela en riant Fabrice, tu ne…
On ne sut jamais ce qu'il allait dire. Comme les autres, il retint son souffle. Gwenaëlle avait bougé. La seconde suivante, elle se tournait vers eux et souriait. Bouche bée, ils virent que les trois poignards étaient au cœur de la cible.
- Voilà !
- D'accord, je retire, se mit à plat ventre Cal en faisant mine de la vénérer, tu es la déesse des Prouesses ! Pardonne-moi, Ô pauvre mortel !
- Tu es bête ! Eclata de rire l'Avatar.
- Où avez-vous appris à bouger si vite ? S'étonna Safir en s'approchant avec Selenba.
- C'est une de mes capacités, je suis née avec… mais j'ai beaucoup travaillé depuis que je suis enfant avec ma mère.
- Tu sais aussi bien te battre ? Demanda Mara.
Ce fut Sulliyan qui répondit avec une fausse condescendance.
- Non mais vous plaisantez ! Je l'ai vu une fois s'entraîner dans la forêt avec sa mère… deux Elémentaires d'Air ! Aussi insaisissables que le vent ! Nous en étions estomaqués !
Gwen lui sourit timidement.
- Hooooo, fit Madeleine, s'il te plaît, montre-nous !
- Comment ça ?
- Un combat ! S'enthousiasma Cal. Contre l'un d'entre nous, choisis !
- Pas moi ! Passa son tour Moineau. Si la moitié de ce que nous a dit Sulliyan est vraie, très peu pour moi.
- Je suis Moineau, sourit Sulliyan, allez vous faire broyer la tête sans moi !
- J'adore la vision plaisante que vous avez de moi, s'offusqua la jeune fille en question.
- Ce n'est pas méchant, la rassura son ami, c'est… disons de la prévoyance santé.
- De mieux en mieux… de toute façon, non… je…
A cet instant, une voix qu'elle ne connaissait que trop bien retentit derrière elle.
- Et contre moi ?
L'Avatar se retourna lentement pendant que tous les regards convergeaient vers celui qui venait d'entrer dans la pièce : Archange. Il s'approcha doucement, les mains dans les poches de son costume noir qui faisait ressortir ses yeux et le grain clair de sa peau.
- OUIIIIIII, sautilla partout Eve.
- Mais je… commença l'Avatar.
Elle s'aperçut que personne ne l'écoutait. Après leur révérence face au roi, ils l'aidaient à se préparer pour le combat. La jeune fille suivit les mouvements désordonnés et joyeux des autres sans vraiment comprendre ce qu'il se passait. Archange ne quittait pas son regard et elle s'arrêta sur lui un moment. Il lui souriait.
Les épaules de Gwen s'affaissèrent lorsqu'elle comprit qu'elle n'y échapperait pas.
- Je vous préviens, dit-elle d'une voix calme et sérieuse, je vais vous battre en quelques secondes.
Elle écarta les bras et la changeline lui fit une tenue de combat. Sous les regards appréciateurs des Démons présents, la jeune fille se retrouva avec un short noir court et moulant ainsi qu'un tee-shirt noir aussi de la même matière que le short et qui montrait bien sa taille fine et sa jolie poitrine.
- Au moins du 95 B, murmura Cal à Sulliyan.
- Nan, c'est du 85 C, se pencha son ami.
Les deux voleurs échangèrent un regard équivoque et leurs yeux brillèrent. Bien, le pari était lancé, à celui maintenant qui aurait raison et qui trouverait la réponse !
L'avatar ne portait plus de bijou en dehors du collier en argent avec le loup taillé dans un diamant noir en pendentif, cadeau de son père lorsqu'elle était arrivée à Tingapour. Elle avait aux pieds des tennis noires qui, sur elle, paraissait presque disproportionnées. En réalité, elles marquaient la finesse de l'attache de ses chevilles et la musculature de ses jambes. La changeline lui fit une queue de cheval haute et ses boucles brunes tombèrent tout de même presque jusqu'à sa taille.
Mara fit une grimace, elle aurait bien aimé avoir des fesses comme celles de Gwen. Malgré tous ses entraînements de voleuse, son postérieur – quoique musclé – demeurait plat alors que les fesses de Gwen étaient bien rondes, bien fermes… parfaites. Enfin, à son sens.
Gwenaëlle prit les deux longs bâtons que lui tendait Maître Dragosh. Elle les fit tourner un moment dans ses mains en observant paisiblement leur maniabilité, leur poids et leur équilibre. Finalement, elle se mit en face du roi.
- Certain de vouloir vous ridiculiser ? Lui demanda-t-elle avec une tristesse qui l'étonna.
- N'êtes-vous point présomptueuse ? Répliqua-t-il.
- Je vous ai étudiés pendant des jours, je sais ce dont vous êtes capables et je connais mes propres limites… n'est-ce point vous qui glissez plutôt sur le chemin de la prétention ?
- C'est ce que nous allons voir…
Et il se précipita sur elle. Il eut le temps de la voir secouer la tête de dépit et… elle bougea. La seconde suivante, il ressentait un choc au niveau des jambes. Il chuta lourdement sur le dos, ce qui lui coupa le souffle. Il la vit s'agenouiller à côté de lui et faire une grimace.
- Mais oui, je suis prétentieuse… mais j'avoue quand même que je m'attendais à un peu plus de résistance de votre part.
Les mâchoires serrées par la rage, il se releva d'un bond. Il aperçut du coin de l'œil les spectateurs qui semblaient abasourdis par les capacités de la jeune fille. Il se remit en garde en face d'elle. Cette fois, il serait prêt.
Elle bougea cette fois la première et il parvint à bloquer son premier coup, cependant, la force de l'impact l'étonna et il sentit les résonances du coup dans son bras et grimaça. Elle était vraiment forte ! Il terminait lui-même son demi-tour qu'elle lui faisait de nouveau face. Cette fois, elle souriait.
Dans un parfait ensemble, ils attaquèrent.
Cette fois, l'affrontement dura plus longtemps (en même temps, plus court aurait été difficile) mais Gwenaëlle finit tout de même par gagner.
- Encore une fois ! Se releva le souverain, agacé.
- ça ne changera rien, tenta de le raisonner l'Avatar, vous per…
- J'ai dit… dit-il d'une voix autoritaire, encore une fois !
La jeune fille observa ses amis et quémanda leur aide. Mais Archange attaqua et elle se défendit. A sa décharge, Gwenaëlle ne se servit pas de la rage de son adversaire pour le vaincre, elle n'avait certes pas besoin de ça pour lui être supérieur. Elle fut conciliante, elle tenta vraiment de l'être. Les autres essayèrent aussi de convaincre le roi d'arrêter, de se calmer, que ça ne changerait rien… mais rien n'y fit, il attaquait inlassablement Gwenaëlle qui ne pouvait faire autrement que se défendre. Après trois heures d'affrontement, Ilzaël, qui était une alliée d'Archange, entra et les stoppa en plein combat.
- Majesté…
- QUOI ? Hurla le roi, épuisé et fou de rage (de constater qu'elle lui était à ce point supérieure qu'elle ne manifestait pas le moindre signe de fatigue, ni sueur, ni essoufflement).
- Euh… l'Impératrice vous demande maintenant… avec Mara.
Le souverain lança un regard haineux à Gwen et lui lança en la montrant du bâton :
- Demain, deux heures après le lever du deuxième soleil, ici.
- Non.
- VOUS FEREZ CE QUE JE DIS ! Explosa le souverain.
Elle avait vraiment le don de l'exaspérer. Jamais encore il n'avait ressenti de telles colères qu'en sa présence. Si les autres reculèrent instinctivement, elle se contenta d'hausser un sourcil.
- Allez-y, criez, ça me donnera encore plus envie de vous satisfaire.
Son air tellement… calme le fit sortir de ses gonds. Sans que quiconque ait eu le temps de réagir, il l'acculait contre le mur et la tenait à la gorge. Il la souleva sans le moindre effort apparent.
Les Démons et ses amis se précipitèrent pour la délivrer. Mais le roi était vraiment fort et sa colère décuplait ses capacités physiques. La peur qu'il lut dans son regard, plus que les cris des autres, le ramena à la réalité. Archange se contenta de la lâcher et elle tomba sur le sol. Portant une main à sa gorge, elle toussa. Sans se retourner, il suivit Ilzaël qui le considéra avec de nouveaux yeux, plus craintifs.
- Peu importe l'apparence que vous prendrez, lui cria soudain Gwenaëlle la voix chargée de haine et rauque de douleur, vous resterez toujours des Démons !
Une heure plus tard, Gwenaëlle regarda les dégâts infligés par le roi des démons sur son cou. Il y avait sa trace de main en bleues et même si elle savait que le lendemain il ne resterait aucune trace, pour le moment c'était douloureux. Deux petits coups furent faits à sa porte.
- Entrez, dit-elle doucement sans quitter son reflet dans le miroir.
- Gwen… la voix triste de la démone alerta tout de suite la jeune fille qui se figea et la dévisagea par le miroir. Je… tu le pensais vraiment ce que tu as dit tout à l'heure ?
Gwenaëlle vit de quoi elle parlait en explorant rapidement son esprit. Son cœur se serra lorsqu'elle songea à l'impact qu'avaient eu ses paroles qui avaient dépassé sa pensée à cause de la peur.
- Ho Eve ! Non, non pas du tout… si je le pouvais je te prendrais dans les bras pour te câliner et te rassurer… j'ai eu peur tout à l'heure…
- Mon frère n'aurait jamais dû réagir comme il l'a fait… je ne sais pas pourquoi il est tellement… véhément en ta présence.
- Je ne peux pas plus y répondre que toi. Ton frère est une énigme pour moi.
- Tu vas y aller demain ?
Le regard empli de tristesse de son amie serra le cœur pourtant solide de la démone.
- Ai-je vraiment le choix ?
Comme le roi l'avait ordonné, elle arrivait deux heures après le levé du second soleil. Le monarque arriva quelques minutes après elle et il se figea.
- Je ne pensais pas que vous viendriez.
- Je n'oublie pas que je vous dois la vie et que vous êtes un roi.
- Mais vous ne m'aimez pas.
- Pas plus que vous il me semble.
- Où sont vos amis et mes sœurs ?
- Je leur ai demandé de ne pas venir.
- Pourquoi ?
- Pour éviter que vous ne soyez plus énervé en perdant la face devant eux.
Il serra les poings d'agacement et tenta de conserver son calme.
- Taisez-vous et préparez-vous, siffla-t-il en prenant ses armes de bois.
- Je suis déjà prête. Je suis toujours à l'heure.
Il eut l'intelligence de ne pas lui répondre. Face à face, il vit qu'elle était vêtue et coiffée de la même manière que la veille. Lui avait passé quelque chose de plus adéquat qu'un costume pour le combat. Ses mouvements furent d'ailleurs plus gracieux et plus amples.
Mais Gwenaëlle demeurait bien meilleure que lui. Sans un mot, le visage renfermé, elle le laissa d'abord essayé de l'atteindre. Pendant trois heures, elle ne l'attaqua pas, se contentant de l'esquiver à la manière d'un félin diablement rapide et souple. Ce qui l'agaça rapidement. Il ne parvenait pas à être admiratif de ses talents tant ça l'agaçait de ne pas parvenir à la toucher. Et elle dut en avoir assez car elle commença à attaquer. Il fut si souvent à terre avec elle qui le regardait avec indifférence qu'à un moment il songea sérieusement à y élire domicile définitivement. Au bout d'un moment, il commença à discerner le schéma qu'elle opérait… mais il ne parvint pas pour autant à la battre ni à la toucher.
Archange commençait à avoir sérieusement soif, pas faim, les Démons se nourrissaient moins que les Humains. Mais il sentait ses muscles se raidir sous l'effort et il commençait sérieusement à fatiguer.
Et pas une fois il ne l'avait touchée.
Pire, elle était en face de lui, sereine, pas le moins du monde essoufflée ni fatiguée, à le regarder tenter de reprendre sa respiration. Elle secoua la tête, avec désapprobation et ressentiment.
- C'est bon, jeta-t-elle les bâtons, ça suffit pour aujourd'hui.
- Pourquoi ? On terminera lorsque je l'aurai décidé !
- Bien ! Continuez si cela vous chante mais je pars ! Allez enquiquiner quelqu'un d'autre, vous êtes fatigué et vous avez soif alors laissez-moi passer !
- Non, je suis le roi ! Je déc…
- Pitié ! Rit-elle avec sarcasme. Ne me jouez pas la carte du monarque absolu, c'est démodé ! Avouez que vous n'êtes pas le plus fort du monde et c'est tout. Ne vous en faites pas si ça peut vous faire plaisir, je ne dirai rien à qui que ce soit !
- Vous oubliez tout de même une chose ma Dame.
- Ha oui, quoi ? Se méfia-t-elle à sa grande satisfaction.
- Vous êtes dans mon palais, sur ma planète.
Elle se raidit instantanément.
- C'est une menace ?
- Et même si c'en était une, qu'est-ce que vous pourriez y faire ? Lui sourit-il.
Niark niark, bon ok c'est le chapitre suivant que va vous faire vibrer, là vous êtes juste frustrées mwahahaha…
Hurm, ok je me tais
Une dernière petite chose au cas où ça vous aurait échappé, bonne nouvelle… JE VAIS ETRE PUBLIEE !
Oui oui ^^ et j''en suis troooooooooooooop fière :p
Alors, n'hésitez pas à aller voir ma page facebook (la fille qui ne fait pas du tout sa pub… NOOOOOOOOOOOOOOON ^^)
Allez sur facebook et tapez (le site veut pas que je mette de lien internet)
Et encore une fois… (la dernière promis !) JOYEUX NOEL !
