BONNE ANNEE !
Ceci dit, j'ai vu que le lien vers la page fb ne s'est pas mise… je suis dégoûtée. Si vous voulez aller voir, il faut taper mon nom Amandine Weber, sachant que je suis auteur, vous devriez trouver.
Bref, réponses aux non-inscrits :
Emrys : Cet imbécile est si bête ? hey bien d'abord c'est un homme et ensuite c'est un démon, on ne peut pas trop lui en demander ^^ et j'avoue que ça m'amuse un peu en tapant, hi hi ^^ mais le chapitre qui arrive va combler tes attentes, j'en suis certaine :p
Emily : je te pardonne parce que tu m'en laisses quand même un ^^ pour le reste, Tara est la plus puissante mais disons que Gwen a une puissance quasiment équivalente mais dans d'autres domaines. Ce qui te donne l'impression qu'elle est plus puissante c'est qu'elle est insensible à la magie… traditionnelle. Regarde, quand elle va cacher la NA, c'est Tara qui la sauve ! Pour la reine noire, je n'en ai pas eu la même compréhension que toi… et puis dans Tara quand quelque chose disparaît, on a tendance à souvent le voir revenir. Pour moi la Reine Noire a disparu parce qu'il n'y avait plus de Magie Démoniaque en tara, tant qu'elle ne saura pas VRAIMENT qui est elle, elle sera toujours là, mais je donne évidemment plus d'explications plus tard. Ha et oui… c'est tragique un peu mais bon. Du moment que ça te plaît quand même. Voilà grande réponse !
Chapitre que vous attendez mesdemoiselles, j'en suis certaine ! Asseyez-vous confortablement et bonne lecture !
26.
Attraction ou les opposés s'attirent
- Vous oubliez tout de même une chose ma Dame.
- Ha oui, quoi ? Se méfia-t-elle à sa grande satisfaction.
- Vous êtes dans mon palais, sur ma planète.
Elle se raidit instantanément.
- C'est une menace ?
- Et même si c'en était une, qu'est-ce que vous pourriez y faire ? Lui sourit-il.
Gwenaëlle plissa les yeux pour y chercher la vérité. Elle lut dans son esprit qu'il se moquait carrément d'elle (en même temps, c'était logique, il n'allait pas risquer une guerre contre Lisbeth et Autremonde juste parce qu'il ne l'aimait pas). Elle ricana et croisa les bras.
- Vous me prenez vraiment pour une imbécile.
Il fronça les sourcils, voilà qu'elle était en colère elle aussi. Ça allait mal se terminer cette histoire. Il répondit néanmoins sans essayer de calmer la situation. Il ne savait pas pourquoi mais il ne pouvait pas s'en empêcher.
- Vous ressemblez à une girouette, vous changez sans arrêt d'émotion, c'est fascinant à observer.
La jeune fille sera les poings.
- Vous avez terminé ? Vous allez daigner me laisser partir ?
Il se rapprocha d'elle en quelques grands pas et elle le toisa malgré les presque trente centimètres qui les séparaient. Il sourit.
- Tout cela est ridicule.
- Je ne vous le fais pas dire.
- Comment une si petite chose peut-elle être si hargneuse ?
Elle le poussa violemment et il vola sur quelques batrolls avant de tomber rudement sur le sol. Etonné, il releva la tête et la vit s'approcher.
- Et oui, se pencha-t-elle vers lui alors que ses cheveux glissaient devant son visage, c'est ça le risque avec les filles hargneuses et puissantes comme moi, on ne sait jamais ce qui peut se passer.
- Tu n'aurais jamais dû faire ça !
- Tiens, arqua-t-elle un sourcil, on est passé au tutoiement maintenant ? Et bien je ne pensais pas que te jeter sur le sol te ferait cet effet… ça fait quoi si je recommence ? Des confidences sur l'oreiller ?
Son sarcasme plus que ses paroles lui fit de nouveau perdre son sang-froid. La deuxième fois en deux jours. Il se jeta sur elle mais elle s'esquiva d'une habile pirouette avant de se mettre en garde, genoux fléchis, les mains protégeant son visage.
- Et oui, je me suis faite avoir une fois, pas deux.
Il s'approcha doucement d'elle, avec un sourire machiavélique. Cette approche la surprit et elle ne bougea pas, seuls ses sourcils se froncèrent. Si lui ne lisait pas dans les esprits comme elle, son visage exprimait suffisamment de choses pour qu'il comprenne sa perplexité. A quelques centimètres de son visage, il attrapa de nouveau son cou mais ne lui fit pas mal comme la veille. Son nez touchait le sien. Un instant, le souvenir de sa peau trop froide lorsqu'elle était possédée par les objets le hanta, d'un geste virtuel, il chassa ces souvenirs qui le faisaient frémir à chaque fois.
- Je pourrais te tuer tellement facilement…
- Tu ne le feras pas.
Son assurance, légèrement vacillante tout de même dans la voix, le fit sourire. Un éclat d'amusement traversa ses prunelles vertes.
- Ha ? Et pourquoi donc ?
- Tout simplement parce que je suis la Pupille de Lisbeth, il serait malvenu de ta part de me tuer… surtout après tout le mal que tu t'es donné pour me soigner.
Il perçut d'ailleurs dans sa voix sa perplexité. Elle ne comprenait pas qu'il se soit donné tant de mal. Lui non plus d'ailleurs… si, il n'était pas un monstre, il n'avait pas pu la laisser mourir.
- Tu as raison, la raison d'Etat m'interdit de te tuer.
- C'est bien, enfin une décision raisonnable… tu vois, tu peux ne pas être totalement irascible ! C'est bien, tu fais des progrès de contrôle de soi.
Elle lui tapota gentiment la joue en souriant, comme elle l'aurait fait à une bête. Cette fois, ça dégénéra. Il n'apprécia pas, mais alors pas du tout ni son ton, ni son geste, ni ses paroles. Il resserra sa prise et la souleva du sol avec autant de facilité que la veille. Mais où est-ce qu'elle cachait ses muscles ? Elle était tellement légère !
Elle fit un bruit étrange lorsqu'il l'étrangla et elle tenta de le repousser. Mais en l'air, dans cette position, elle était beaucoup moins forte que lui. Elle tenta de serrer son bras mais il semblait très résistant à la douleur… ou sa peau était beaucoup plus solide qu'elle ne le pensait. Elle ne pouvait plus respirer.
- Ne me tutoie plus ! Je suis le Roi des Démons ! Cesse de me prendre pour ton souffre-douleur personnel, tu me dois le respect petite punaise insignifiante !
Elle savait qu'elle avait été trop loin mais il la cherchait aussi ! Elle vit les yeux d'Archange briller. Il lui sembla plus beau que jamais dans sa fureur dévastatrice. Ses émotions lui échappant totalement sous l'asphyxie qui commençait à se faire sentir et la douleur, ses pouvoirs les échappèrent. Un violent orage éclata dehors. Pluie torrentielle, tonnerre et éclaires enveloppèrent le Château l'instant suivant. L'Avatar fit la seule chose qui lui vint à l'esprit pour se dégager de la poigne d'Archange, elle utilisa ses pouvoirs d'Avatar.
Créant une boule d'air compact, elle la jeta sur le roi qui fut éjecté à l'autre bout de la salle avec une violence incroyable. Il avait heureusement lâché Gwenaëlle à cause de l'étonnement et la jeune fille tomba sur le sol. Portant la main à sa gorge, elle toussa. Pendant ce temps, Archange s'encastrait dans le mur. Alors qu'elle relevait la tête pour voir où il en était, il la fusilla du regard. Il revint sur ses pas en secouant la tête.
- Tu n'aurais jamais dû faire ça, pauvre humaine inconsciente !
Ses mains s'armèrent de noir et Gwenaëlle sourit. Un sourire empli de moquerie et de complaisance qui irrita encore plus le roi. La jeune fille ordonna mentalement aux Pierres vivantes de n'intervenir que si ses jours étaient en danger. Elles se renfrognèrent mais acceptèrent. Elle ne bougea pas quand le roi envoya la seconde suivante une salve de magie démoniaque contre elle. Elle se contenta de lever la main, présentant sa paume à la verticale. La Magie démoniaque s'écrasa dessus, sans plus causer de dégât que si Gwenaëlle avait été touchée par de l'herbe. La décharge de magie provoqua simplement des soulèvements d'air autour de la jeune fille. Lorsque la salve magique se termina, Archange s'était figé. Gwenaëlle avait le visage fermé.
- Je ne suis pas Humaine, Démon, on te l'a déjà dit mais il semble que tu ne sais pas écouter. Je suis une Avatar ! Ta magie ne peut pas m'atteindre !
Archange lança de nouveau son pouvoir contre Gwen mais cette fois-ci, elle ne leva pas la main, elle se contenta de relever le menton sans quitter son regard. Il envoya tellement de magie que la jeune fille disparut sous un nuage de noirceur. Il maintient son flux quelques minutes. Puis s'arrêta, ça devrait la calmer ! Evidemment, sa magie ne devait pas la tuer, tout du moins en théorie, mais simplement grandement l'affaiblir…
Il s'était approché pendant son attaque. Il s'attendait à la voir allongée sur le sol, inconsciente. Pourtant, lorsqu'il rappela sa magie à lui, elle était toujours là devant lui, droite, fière.
Et mortellement froide.
- Bien, tu as décidé de jouer, à mon tour !
Elle leva les bras et il fronça les sourcils. Les murs du château se mirent à vibrer et quelques secondes après, des dizaines de branches énormes jaillirent des fenêtres, éclatant les vitres comme si elles n'étaient que du papier.
- Qu'est-ce que c'est que ça ? Murmura-t-il alors que les branches convergèrent vers lui.
Ça ne sentait pas bon… pour lui. Il réagit donc instinctivement et lança sa magie contre les arbres… si jamais s'en étaient vraiment. Il crut entendre des cris de souffrance provenir des arbres.
Gwenaëlle cria :
- Non !
Sentant elle aussi la souffrance de la nature, avec plus de force encore lorsqu'elle en prenait le contrôle, la jeune fille ne put faire autrement que la rétracter. Elle s'était naturellement avancée vers le roi, comme si en avançant, il allait arrêter son attaque.
- Espère de monstre ! On ne s'attaque pas à la nature ! Hurla-t-elle de douleur et de rage.
Il vit que deux larmes avaient coulé sur son visage cristallin.
- Je n'ai fait que défendre ma vie.
- Vous savez très bien que je ne vous aurais pas tué !
Retour instinctif au vouvoiement, elle ne plaisantait plus du tout.
- Je vous haie tellement ! Lui cracha-t-elle.
Ses paumes devinrent incandescentes. Il ouvrit de grands yeux puis sourit même s'il était impressionné que des flammes surgissent de ses paumes sans la brûler.
- Et qu'est-ce que tu vas faire maintenant ?
Un éclair tomba sur le château, provoquant une surtension et – même si les éclairages étaient magiques – tout se retrouva dans le noir. En effet, à cause de la tempête, le ciel était noir et il n'y avait presque aucune luminosité. Avant qu'il comprenne ce qu'il se passait, le vent s'engouffrait dans la salle d'entraînement détruite. Les arbres avaient détruit les murs et l'eau ainsi que les violentes bourrasques pénétraient la pièce. Si les intempéries semblaient ne pas affecter le moins du monde la jeune fille, ce n'était pas son cas et, malgré sa solide constitution, il commença à avoir froid. La pluie laissa bientôt place à de la grêle et la température chuta brutalement.
Etait-ce réellement elle qui provoquait tout cela ? Elle répondit finalement à sa question :
- Je vais te faire subir ce que tu viens de faire à la nature !
Avant qu'il ait pu protester, elle le brûla. Il subit plusieurs sérieuses blessures (qui guérissaient heureusement rapidement) avant de redevenir furieux. Il fit fi de sa douleur et se tourna vers elle, l'attrapant par les épaules il l'accula contre un mur.
- ARRETE ! Cria-t-il par-dessus le vacarme des éléments déchaînés. JE N'AI RIEN FAIT ! CESSE IMMEDIATEMENT ! C'EST BON, J'AI COMPRIS ! CESSE DE FAIRE L'ENFANT CAPRICIEUSE !
- C'est bien à toi de dire ça ! Le repoussa-t-elle.
Mais le feu ne sortait plus de ses mains. Il la rattrapa pour l'obliger de nouveau à lui faire face.
- Vas-y ! Lui cria-t-il. Vas-y détruit mon palais, déteste-moi tant que tu veux ! Il venait enfin de comprendre sa haine envers lui. Elle avait simplement personnifié en lui sa colère et sa détresse. Provoque la tempête du siècle, déchaîne les éléments contre moi mais CA NE TE RAMENERA PAS TON PERE !
Elle se tourna vers lui et blêmit.
- Qu'est-ce que tu dis ? Souffla-t-elle.
- Je te dis que ton père est mort et que oui c'est de ma faute, comme ton ami ! Je suis le seul fautif ! Voilà ! Si j'avais mieux guidé mon peuple, ils ne seraient pas morts ! Tu ne serais pas orpheline ! Je ne te dirai pas que je suis désolé parce que je ne le suis pas ! Ils sont morts et je ne…
Elle se jeta sur lui et le frappa à la poitrine pour le faire taire. Des larmes de détresse et de colère coulaient sur ses joues trop pâles.
- TAIS-TOI, TAIS-TOI, TAIS-TOI ! Répéta-t-elle.
Il lui prit les mains, la tempête redoubla d'intensité. Les grêlons avaient la taille de petites balles. Un air glacial emplit la pièce. Il sentait qu'il avait froid, sans doute ses lèvres avaient bleui même… pourtant il ne bougea pas. Il devait régler cette histoire avec Gwenaëlle une bonne fois pour toute.
- Et je ne te pardonnerai jamais non plus d'avoir assassiné mon meilleur ami !
- Parfait ! Cracha-t-elle.
Il lui tenait les poignets et elle s'était mise sur la pointe des pieds pour mieux plonger son regard dans le sien. Il sentait ses vêtements mouillés contre lui. Il eut plus conscience que jamais de son magnifique corps de femme collé au sien. Son cœur battait rapidement dans sa poitrine. Soudain, il eut comme un déclic et il comprit.
Il aimait cette fille.
D'une façon étrange mais inconditionnelle. Elle le faisait frissonner et réagir dès qu'elle arrivait quelque part. Il…
Archange lâcha ses mains pour libérer les siennes. D'un geste brusque et possessif, il glissa une de ses mains au creux de ses reins et l'autre sur sa joue, entre sa mâchoire, son oreille et son cou. Sans qu'elle ait eu le temps de réagir, pourtant il sentait que son souffle s'était coupé, il plaqua violemment ses lèvres froides contre les siennes, chaudes et humides. Elle mit cinq longues secondes à réagir. Finalement, elle entrouvrit ses lèvres à son tour et, toujours sur la pointe des pieds, passa les bras autour de son cou. Elle lui tira les cheveux lorsque leur baiser devint trop intense pour lui faire lâcher ses lèvres. Gwenaëlle plongea son regard dans le sien. Elle reprenait son souffle, mais il sentait son désir, aussi brûlant et intense que le sien. Il glissa sa main sous sa fesse et l'attira d'un mouvement contre lui. Le mur derrière, songea-t-il. Il y fut en moins de deux secondes et la poussa violement contre. Elle leva la tête et se mordit les lèvres à cause de la douleur. Par vengeance, elle griffa jusqu'au sang ses bras alors qu'il jouait avec sa langue dans son cou. Il releva la tête en étouffant un grognement de douleur. Pourtant, au lieu de le calmer, cela eut l'effet inverse. Il sentit la changeline se faire toute petite sur la nuque de Gwenaëlle mais il n'y prêta bientôt plus attention. Elle avait resserré ses jambes autour de son corps, et comme il était gelé avec la tempête et qu'elle avait été épargnée, sa peau lui fit l'effet d'un désir ardent. Il prit de nouveau possession de ses lèvres pendant que ses mains exploraient, insatiables, sa peau douce de la jeune fille. Son souffle dans son oreille lui était presque insupportable. Il la sentit encore le griffer mais il s'aperçut qu'elle avait en réalité déchiré le haut de sa tenue d'entraînement. Archange releva la tête et elle lui sourit avec une provocation qui le fit frémir.
La tempête faisait toujours rage dehors.
TD
Arriva nécessairement un moment où on vint les chercher… Les soleils brillaient de nouveau dans le ciel. Malgré ses vêtements en lambeaux, Gwenaëlle n'eut aucun problème pour se revêtir, même si la changeline n'était pas très contente. Pour Archange, le problème était un peu différent. Elle lui rendit ses sous-vêtements et son pantalon avec un sourire angélique.
- Je n'y ai pas touché à celui-là.
Il le lui prit des mains avec un regard peu convaincu. Elle le laissa se rhabiller tranquillement et alla près de ce qui avait été une fenêtre. Elle s'appuya au mur et regarda le paysage qui s'entendait devant elle. Elle sentit qu'Archange se campait derrière elle.
- Qu'avons-nous fait ? Murmura-t-il.
- Une bêtise. Répondit-elle aussitôt.
- Oui mais une délicieuse bêtise ! S'amusa-t-il.
La jeune fille se retourna et plongea son regarda dans le sien. Il y lut la même lueur amusée et taquine que quelques instants plus tôt lorsqu'il l'avait tenue en extase dans ses bras. Elle ouvrit la bouche pour répondre mais se tourna vers l'entrée où la porte venait de s'ouvrir sur Eve et Sulliyan. Les amis de Gwenaëlle et d'autres Démons arrivaient juste derrière.
- Archange ! L'appela la Démone. Gwenaëlle ! Nous avions peur de ne pas vous retrouver vivants.
- Pourquoi donc ? S'étonna Archange.
Ils le regardèrent avec suspicion.
- Euh… parce que vu ce qu'il s'est passé hier et là la tempête qu'a déclenché Gwenaëlle…
- Au début j'ai eu du mal à concevoir qu'une personne puisse produire de tels phénomènes, avoua la sœur d'Archange. Mais finalement…
Elle leur montra la salle d'un geste. Elle sembla remarquer à cet instant la tenue d'Archange (certes ce n'était pas vraiment extraordinaire que son frère soit torse nu pour se battre… mais il y avait quelque chose de… différent) et leur position à tous deux, l'un juste derrière l'autre. Eve voulut parler mais les autres arrivèrent et ils furent bientôt tous séparés.
Archange ne revit pas Gwenaëlle de la journée. Pourtant, lorsque la nuit tomba, il éprouva le besoin de la toucher, au moins de lui parler. La situation d'incertitude, même si elle ne durait que depuis quelques heures, lui était insupportable. Il se rendit dans sa chambre en silence mais il ne la trouva pas. Etonné, il alla dans la salle du Juge. Elle était là. Elle pleurait. Attentif et silencieux, il écouta en catimini ce qu'il se passait.
- … mais il est le Roi des Démons.
- POUR MA PART JE NE VOIS PAS BIEN CE QUE CA CHANGE.
- Mais… je suis une Avatar !
- TON DESTIN EST PEUT-ETRE JUSTEMENT DE PERMETTRE DE LIER A LA NATURE CE QUI NE SEMBLE PAS L'ETRE AU PREMIER ABORD.
- Vous… vous pensez ?
- JE SUIS LE JUGE ! Répliqua-t-il comme si son identité suffisait.
- Qu'est-ce que je fais maintenant ?
- CE QUE TON CŒUR TE DIT GWENAELLE. LE CŒUR EST L'ATOUT PRINCIPAL DES HUMAINS MAIS ENCORE PLUS DES AVATARS. QUE TE DIT-IL ?
Ses sanglots se tarirent un moment, elle répondit finalement faiblement.
- De ne pas le rejeter.
- VOTRE HISTOIRE EST CERTAINEMENT CE QUI PERMETTRA LA FIN DEFINITIVE DE CETTE GUERRE.
- Est-ce vraiment le moment pour une histoire avec le roi des Démons… et si ça se trouve, il ne veut pas de moi, il me déteste, il me l'a dit.
- MAIS NON, IL NE TE DETESTE PAS… N'EST-CE PAS MAJESTE ?
Marmonnant quelques insultes envers les entités magiques qui ne savent pas se taire, il entra dans la salle. Gwenaëlle le vit entrer avec horreur. Elle était à sa place de prédilection, sur le Juge. Ses yeux étaient gonflés d'avoir pleuré et son nez tout rouge mais il ne put que soupirer. Elle restait belle.
Oui, il était irrévocablement tombé amoureux d'elle. Il vit sur son visage qu'elle avait peur de ce qu'il avait pu entendre. Aussi s'approcha-t-il avec douceur et s'agenouilla-t-il devant le Juge donc à fortiori devant la jeune fille et lui prit les mains.
- Gwenaëlle.
- Oui ? Fit-elle doucement.
- Je ne vais pas te mentir, pas maintenant… il la vit retenir son souffle, elle continuait d'avoir peur. Je vous ai entendus.
Elle ferma les yeux et deux nouvelles perles coulèrent sur ses joues. Il ne supportait pas ses larmes. Tendrement, il les cueillit avec son doigt et les observa avec attention un moment. Lorsqu'il la regarda de nouveau, il constata que ses prunelles violettes si particulières étaient posées sur lui. Craintives.
Il soupira et se releva.
- Je ne veux pas que tu aies peur de moi…
- Mais je…
Mais il ne la laissa pas le couper.
- Je ne veux pas que tu aies peur de me dire ce que tu penses… moi je vais te le dire, j'ai une trouille monstre, je ne sais pas où ça va nous mener mais je pense que c'est mieux comme ça… mais n'allons pas trop vite d'accord ?
- Je ne comprends pas, murmura-t-elle.
- Je crois… non j'en suis certain. Je suis tombé amoureux de toi. De ta folie ! Il secoua la tête en riant. Même Tara fait office d'enfant de cœur à côté de toi ! Tu es tellement… naturelle ! Riche, sincère… bon un peu perturbée aussi.
Elle le frappa doucement sur la tête et il rit.
- Gwenaëlle, viens avec moi ce soir, tu dormiras dans mes bras, tu ne feras pas de cauchemars.
- Comment… ? Hoqueta-t-elle.
- Les murs ont des oreilles partout.
Elle baissa les yeux et réfléchit. Le Juge intervint.
- JE T'AI DIT D'ARRETER DE REFLECHIR ! VA AVEC LUI ! PARLEZ-VOUS ! SONGEZ QUE L'AVENIR DE CET UNIVERS REPOSE SUR VOTRE CAPACITE À VOUS ENTENDRE.
- C'est vrai que c'est rassurant, marmonna Gwenaëlle.
Il lui tendit galamment sa main pour l'aider à se lever, appui qu'elle accepta gracieusement.
- BONNE NUIT LES JEUNES ! Leur dit le Juge au moment où ils passaient la porte. ET SONGEZ À DORMIR UN PEU ! ON DIT TOUJOURS QUE LA NUIT PORTE CONSEIL ET QUE L'AVENIR APPARTIENT À CEUX QUI SE LEVENT TOT !
Main dans la main, le jeune couple se rendit sans se presser dans les appartements du roi.
Alors ? Déçus ?
Laissez moi vos impressions et à bientôt ^^
