Hum... *s'aventure d'un pas hésitant dehors* Bonjour ?
*esquive une tomate* EH! ON AVAIT DIT QU'ON VISAIT PAS LE VISAGE ! Si vous continuez, je retourne dans mon abri anti-atomique !
Oui, donc, en d'autres termes, on a honte. Très honte. De cet AFFREUX retard.
Et on remercie tous les rewiewers !VOUS ENVOYEZ DU PÂTÉ EN BOITE !
On espère que le chapitre vous plaira, dans tous les cas !
"Monsieur Tsunayoshi ! Ouvrez ! Nous savons que vous êtes la !"
La police, toujours la police, on ne pouvait donc pas le laisser tuer des gens tranquille ? Quelle hérésie !
Les policiers allaient sonner une énième fois quand la porte s'ouvrit sur un grand homme aux cheveux blancs.
"Maa, Tsunayoshi kun est sous la douche, vous repasserez bien plus tard ?
-Nous n'avons pas le temps repasser, il y a trop de monde à interroger. Si vous voulez bien nous allons entrer et l'attendre."
Il y eut un blanc puis le jeune homme les invita à entrer. Qu'est-ce qu'il ne ferait pas pour Tsuna...
L'homme les conduisit au salon et les fit s'asseoir. Ils étaient trois : deux hommes effacés, et une femme brune qui avait l'air d'être la chef. Cette dernière le toisait avec arrogance, mais l'homme continuait de sourire.
"Un peu de café?
- Je n'ai pas le temps pour ça"
Le sourire se fit plus figé : qu'est ce que cette femme pouvait être spartiate!
"Sawada Tsunayoshi va t-il bientôt arriver?" S'impatienta la brune après quelques minutes d'attente silencieuse.
Tout dépendra de l'autre abruti...
"Qui... Qui êtes vous ?!"
Tsuna était debout en plein milieu de sa chambre, son arme toujours en main.
En face de lui, un inconnu était apparu comme par magie. Il ne l'avait ni vu ni entendu arriver.
"Vous êtes de la police c'est ça ?!"
A cette question l'individu se mit a rire, un rire calme, pas comme celui du brun. Plus...calme.
"Kufufu, la police, je n'en ai que faire de la police. C'est pour toi que je suis venu~"
Tsuna n'eu pas le temps de comprendre que l'homme l'attrapa par l'épaule, le désarma et le tira dans le couloir.
"Fufu, occupe-toi de prendre une douche" dit-il en le lâchant devant la porte de la salle de bain.
-M-Mais et la police?! Ma chambre?!
- On s'en occupe. Prends juste une douche et ne te soucie de rien."
Tsuna ne sut pas si c'était à cause de l'aura impressionnante de l'homme, ou de ses yeux vairons couleur sang et nuit, mais il obéit et entra dans la pièce.
L'autre ricana un dernier coup et retourna dans la chambre du petit brun.
Arrivé là-bas il ne pu s'empêcher d'admirer le travail du jeune homme : du sang jusqu'au plafond, des bouts de chair jusque sous le lit et un corps tellement difforme qu'il était impossible de l'identifier.
Un cadavre de toute beauté.
Et dire qu'il ne tuait que depuis quelques mois.
Bon je vais avoir du boulot, j'espère au moins que l'autre idiot fait bien le sien.
Quand Tsuna sortit de la douche, changé et propre, il se regarda longuement dans le miroir. Comment pourrait-il convaincre la police de quoique ce soit s'il ne retrouvait pas son air innocent?
Heureusement pour le jeune homme, son expression pure et enfantine revint vite, et ce n'est qu'une fois qu'il fut sûr de la naïveté présente dans ses yeux qu'il sortit de la salle de bain.
Il avait laissé des traces de sang en venant jusqu'à la pièce, mais quand il franchit la porte, il n'y avait plus rien au sol. Intrigué, il se dirigea vers sa chambre.
Propre. Rangée même.
Pas de cadavre. Pas la moindre trace de sang.
Une chambre d'adolescent normale.
Il regrettait presque ce vide, il n'en avait pas fini avec Reborn et cela l'énervait.
On ne touche pas a mes affaires.
Mais il se ressaisit bien vite. La police était là, bon sang! Il descendit les marches deux par deux s'attendant a retrouver l'individu mystérieux dans le salon.
"Tsuna-nii ! Tu es enfin là !"
Un fantôme lui sauta dessus, ou plutôt une personne aimant beaucoup la couleur blanche vu qu'elle était la seule visible sur ses vêtements. Et sur ses cheveux, accessoirement.
"Quand la police est arrivée j'ai eu si peur pour toi, mais heureusement il semblerait qu'ils veulent juste faire un interrogatoire."
Tsuna était complètement perdu, qui était cet homme semblant le connaitre ?
"Allez p'tit frere, plus vite on leur répondra plus vite on pourra vaquer à nos occupations !
-Comment ça petit frè..AÏE !"
Le blandin lui attrapa la main et la serra si fort que le brun laissa échapper un cri de douleur.
"Quelque chose ne va pas ? questionna une voix féminine.
-Maa, rien de spécial, nous arrivons."
Tsuna suivit l'inconnu malgré lui.
Mais c'est quoi ce bordel ?!
Mais il réfléchirait plus tard : pour le moment, s'occuper de la police.
A peine fut-il entré qu'une femme se leva et vint à sa rencontre.
"Agent Lal Mirch. Vous êtes Sawada Tsunayoshi, je présume?"
Le petit brun hocha la tête en essayant d'avoir l'air effrayé. Effet réussi, puisque la femme brune en face de lui parla d'une voix plus douce :
" Je voudrais juste vous poser quelques questions. Mais asseyez vous donc, après tout, vous êtes chez vous."
Tsuna s'exécuta. L'homme en blanc était toujours derrière lui, appuyé contre la cadrant de la porte, et ignorant royalement le regard noir que lui lançait la policière pour lui dire de partir.
"Je ne laisserais pas mon petit frère seul avec vous !
-Votre frère ne risque rien, veuillez partir !
-Non je reste !"
-Jean-Jacques, je t'en prie, pars et laisse les m'interroger. Fit Tsuna d'un ton suppliant et avec une tête de chien battue.
-Mais...
-Vas plutôt rejoindre Georges à l'étage, je crois qu'il a besoin d'aide pour ses devoirs.
-Ok...
L'homme en blanc se dirigea vers l'étage, et le petit brun se permit un sourire en coin. Il se retourna vers la policière, reprenant son expression effrayée de plus tôt.
" D-donc?
- Oui, reprenons. Nous aimerions vous interroger pour une affaire de meurtres..."
Tsuna fit semblant d'écouter ce qu'elle disait. Semblant de s'horrifier devant les pseudo révélations de la policière.
Et semblant de pleurer.
"Mais... On m'a dit qu'ils avaient juste disparu...
-Je sais que c'est dur a admettre mais autant de disparitions ne peuvent être que le signe d'un dangereux criminel. Vos amis sont sans aucun doute morts et vous êtes peut être le prochain sur la liste."
Hoquet de stupeur et de terreur mêlées de la part de Tsuna. Un hoquet réaliste.
Qui aurait pu croire que le meurtrier, c'était lui? Et que par conséquent il ne serait pas le prochain sur la liste.
"Qu-Que dois-je faire?
-Rester chez vous et vous méfier de tout le monde, nous vous fournirons une escorte sous peu. En attendant, continuez d'aller à l'école normalement et ne traînez pas sur le chemin. Restez chez vous le reste du temps et si vous voyez quelqu'un de suspect n'hésitez surtout pas à nous appeler.
- D-d'accord! J-je le ferais"
Le temps de faire les dernières recommandations et les au revoir, et la police était partie. Et Tsuna avait reprit cet air malsain qui détonnait étrangement sur son visage poupin.
Il se retourna : il avait senti deux présences dans son dos. Jean-Jacques et Georges, alias l'homme en blanc et l'homme aux yeux vairons.
L'homme en blanc prit la parole.
"Maa, Tsunayoshi-kun, tu aurais pu me trouver un autre prénom, est-ce la une manière de nous remercier ?
- Kufufu, voyons tu ne vois pas que tu l'embête? Et puis c'est moi qui ai tout fait, c'est moi qui mérite d'être remercié. Toi tu as juste été i-nu-ti-le.
- Je...
- Inutile? Sans moi tu n'aurais pas pu nettoyer cette chambre ; sans moi tu n'aurais rien pu faire. En fait, sans moi tout le plan aurait foiré ~
- Je..
- Kufufu, je te trouve bien audacieux pour quelqu'un qui s'est contenté de surveiller une femme en se tournant les pouces.
- Oui mais tu..
- Silence."
Tsuna avait enfin réussi à en placer une, et les hommes se tournèrent d'un même mouvement vers lui.
Mais pas pour longtemps.
"-T'as vu, tu l'as irrité !
- N'importe quoi, j'imagine que c'est ton rire absurde qui doit l'irriter au plus haut point.
- Qu'est-ce que t'as contre mon rire "Jean Jacques" ?!
- J'en pense que...
- VOS GUEULES !"
Au moins comme ça c'était clair.
Cette fois, les deux hommes se turent vraiment. Tsuna faisait peur à voir, avec ce tic énervé qui agitait son sourcil.
"Vous la fermez. Vous vous asseyez. Vous m'expliquez c'que vous foutez là. Et accessoirement qui vous êtes."
Le ton était sans appel. Qui aurait cru qu'une petite crevette comme le brun aurait tant d'autorité dans la voix!
"-Voyons, tu ne vois vraiment pas qui nous sommes ?
-Pourtant nous, nous te connaissons très bien ~"
Une goutte de sueur perla sur la tempe du brun, ce n'était quand même pas...
"Attendez moi deux secondes." Fit-il avec un sourire angélique.
Il monta dans sa chambre en courant. c'était eux, ses putains de stalkeurs, il les avait enfin sous la main §
Et il allait les tuer.
Certes "Jean-Jacques" et "Georges" l'avaient aidé mais il s'en contrefoutait, c'étaient des parasites comme les autres. Il déboula dans sa chambre et chercha dans les tiroirs, sous son lit, sur les étagères.
Rien.
"C'est ça que tu cherches ?"
"Jean-Jacques" faisait tourner le pistolet entre ses doigts, un air amusé et légèrement provocateur au visage.
Tsuna le foudroya du regard et tendit le bras pour attraper son arme ; mais l'homme en blanc était bien trop grand.
"Rends-le moi."
-Pour que tu me tire dessus ? Surement pas. Par contre si tu veux te débarrasser de l'autre imbécile c'est autre chose~
-Fufu, c'est plutôt moi qui vais te régler ton compte."
Les deux hommes ne s'étaient pas dérangés pour le suivre, il leur avait pourtant bien dit de l'attendre !
"Mais qu'est-ce que vous voulez à la fin ?!"
Les deux stalkers répondirent a l'unisson.
"Ton corps !"
A ces mots, Tsuna haussa un peu les sourcils. Il était habitué à ce que ce soit ça que les gens attendent de lui, mais pas qu'on lui dise sans aucun complexe, franchement, comme ca.
Mais la surprise passée, il se renfrogna. Ils ne l'auraient pas, son corps. Car il allait tous les tuer.
Mais comment faire sans armes ? Le brun n'eut pas à réfléchir longtemps, la réponse semblait évidente.
"Dis Jean-Jacques...
-Arrête avec Jean-Jacques, nous somme intimes maintenant alors appelle moi Byakuran.
-Ok, Byakuran, je voulais savoir qui entre toi et Georges...
-Mukuro !
-Pardon, qui entre toi et Mukuro est le plus fort ?"
Nouvelle réponse a l'unisson de la part des deux hommes.
"Moi bien sur !"
Tsuna sourit discrètement. C'était tellement simple...
"Si vous me répondez des choses différentes, je ne peux pas savoir...
- C'est moi, ça parait évident!
- Kufufu, il est clair que c'est moi.
- Vous n'avez rien pour me le prouver..."
Le sourire de Tsuna s'élargit amplement en voyant que Mukuro et Byakuran s'etaient tournés l'un vers l'autre, et avaient déclaré d'une même voix, en faisant apparaître des armes :
"Oh si, on va te le prouver!"
Ils commencèrent alors à se ba...
Attendez un peu... Faire apparaître des armes ?!
Tsuna se frotta les yeux a plusieurs reprises, il n'avait pas rêvé, ces dangereux pervers venaient de faire apparaître des armes par il ne savait quel tour de magie.
Mais c'est qui ces zoufs ?!
Et en plus, pas n'importe quoi, comme armes. Le dénommé Mukuro tenait un immense trident aux pointes aiguisées et brillantes, qui avait l'air plutôt lourd à manier. Mais terriblement dangereux.
Tsuna regarda le pistolet dans la main de Byakuran, le trouvant un peu ridicule comparé à l'arme de l'homme aux yeux vairons.
Ce dernier commença à attaquer le blanc qui para sans problème chacun de ses coups.
Tsuna réalisa quelque chose: ces deux hommes étaient en train de se battre POUR LUI. Il ne se serait jamais douté que ce serait aussi simple de manipuler quelqu'un, ou alors il devait avoir un don pour ça.
Un don bien caché.
Il se prit à regretter de ne pas l'avoir découvert plus tôt.
Il se prit à regretter de ne pas avoir découvert sa passion pour tuer plus tôt.
Ça lui en aurait évité, des choses. Les allusions dérangeantes, les regards déstabilisants, les sourires pervers, les courses poursuites interminables, les mains baladeuses, les salles de cours sombres avec un prof bourré, les tuteurs un peu trop entreprenants...
Mais maintenant c'était fini, personne ne l'embêterait jamais plus, il les tuerait tous.
Jusqu'au dernier.
Il sortit de ses pensés pour regarder le combat qui avait lieu dans sa chambre. Elle était maintenant sans dessus dessous et quelques taches de sang étaient visibles sur les murs. A ce rythme, il allait devoir les repeindre tous les jours. Autant prendre un abonnement peinture chez Castorama.
Il remarqua que Mukuro était blessé à l'épaule. Le blanc était incroyable, avoir l'avantage avec une telle différence d'arme.
Les coups s'enchaînèrent. Le sang gicla. Et Tsuna se disait, un sourire malsain aux lèvres, que s'il leur ordonnait, ils arrêteraient tout de suite de se battre.
Mais il ne voulait pas qu'ils arrêtent, oh non. Le spectacle morbide qui s'offrait au petit brun était plaisant, très plaisant.
Finalement, au bout de quelques minutes de combat, Mukuro tomba à genoux.
"Je t'avais dit que c'était moi le plus fort."
Byakura dépassa son adversaire au sol et rejoignit Tsuna.
"Satisfait de ta réponse ? ~"
Quoi ?! C'est tout ?!
"Tu ne le tues pas ?"
Le blanc sembla réfléchir, puis, un petit sourire aux lèvres, il demanda :
"Ça te ferait plaisir ?
-Oui, très."
Il lui rendit son sourire.
Les yeux violets de l'albinos se braquèrent sur Mukuro, et d'un mouvement rapide, précis et souple, et se retourna et tira une balle dans la tête de son ennemi.
Le corps tomba lourdement contre le tapis du sol, et le sang écarlate vint tacher les cheveux bleus de l'homme.
Mort.
Un de ses stalkers était mort! Tsuna avait un sourire jusqu'aux oreilles.
"Vérifie que tu l'as bien tué"
Byakuran semblait se réjouir de l'état de son ex-rival, sans doute pensait-il qu'il aurait Tsuna pour lui tout seul à présent.
Il s'accroupit prêt du cadavre et lui donna un coup à la tête avec le pistolet. Pistolet, qui, déjà fragilisé par le trident de feu Mukuro, se brisa sous le choc.
"Il est bien mort" dit-il d'une voix chantante en se tournant vers le petit brun.
Mais ce dernier n'avait pas l'air content. Pas du tout.
" Espèce de..."
Il se jeta au coup de Byakuran, mais ce dernier esquiva.
" C'était ma seule arme!" Hurla Tsuna. "Et tu viens de la casser!"
Le blandin haussa les sourcils, étonné.
"Tu n'en as pas d'autre ?
- Bien sur que non, tu sais combien ça coûte ces trucs ?!
- Trop cher pour toi apparemment~"
Tsuna fit la moue, il n'était pas riche et rien que pour ce flingue il avait du emprunter de l'argent à son frère.
Son frère !
Il tourna vivement la tête en direction de la pendule.
16h30
L'heure à laquelle son frère rentrait.
"B-Byakuran?
- Oui, Tsunayoshi-kun? ~
- Ça te dirait de venir faire un tour?"
Il fallait vite qu'il s'en aille, avant que son frère ne rentre. Byakuran était trop grand pour être dissimulé quelque part, et même si Tsuna trouvait une cachette adaptée, Giotto était loin d'être bête et sentirait la présence du blandinet.
"Un rendez-vous galant? Avec joie! ~"
Le petit brun s'autorisa un discret soupir soulagé, attrapa le poignet de l'autre et sortit dehors. En ayant préalablement laissé un petit mot, "je vais me promener :)" sur la table du salon.
Un problème de réglé.
Maintenant il fallait qu'il s'occupe du stalker, il avait décidé de ne pas le tuer, pas tout de suite du moins.
Ce mec semblait prêt à n'importe quoi pour lui alors autant en profiter.
"Maa, ça te dit un café dans un hotel ? J'ai loué une chambre à 5 minutes d'ici, tu verras le lit est super confortable !"
Tsuna se retint de justesse de le foudroyer du regard. Alors qu'il faisait tout pour éliminer ses amoureux transits, il allait BIEN SUR aller dans un hôtel avec un stalker pervers. Ce Byakuran le prenait pour un con ou quoi?
Il lui adressa un sourire poli, avant de déclarer de sa voix la plus enjouée - et hypocrite :
"Non merci ; par contre, comme tu l'as si bien dit, il me manque une arme!"
"Maa, comme tu voudras, je connais un très bon vend...
-J'ai mon propre fournisseur."
Byakuran garda son sourire de façade, son protégé avait déjà pris ses marques.
"Bien, je te suis alors~"
Ils se remirent à marcher, le brun tentant tant bien que mal d'ignorer le regard de l'autre qui à son gout, reluquait trop le bas de son dos...
Ils finirent par arriver devant une boutique. Elle passait inaperçue au milieu des autres façades, et on aurait pu la prendre pour une simple boutique de bric-à-brac, à première vue.
Tsuna poussa la porte et fut accueilli par un jeune homme aux cheveux verts et au visage blasé. Ils échangèrent un regard entendu et il s'exclama d'un ton neutre.
"Sempai ! Un client !"
Il s'enfonça dans les rayons de la boutique, suivit de près par le brun qui semblait avoir l'habitude des lieux. Le magasin était bel et bien une boutique de bric-à-brac, pas très grande, poussiéreuse et remplie de bibelots sans intérêts.
Enfin, pour la boutique officielle.
Ils arrivèrent devant une étagère, et le garçon aux cheveux verts tira un des bibelots ; l'étagère pivota sur elle-même, dévoilant une arrière boutique. Une arrière boutique de bric-à-brac, aussi.
Mais du bric-à-brac mortel.
Couteaux, épées, dagues, pistolets, mitraillettes, et tous les types d'armes blanches et à feu imaginables étaient entreposés ici.
Une silhouette apparut derrière une étagère. La silhouette en question n'était autre que celle d'un... D'un gosse ?
Un gamin pas plus grand que Tsuna accompagné d'une sorte de lézard à longue queue. Il portait un manteau à capuche recouvrant son visage où l'on pouvait tout de même distinguer deux marques violettes, juste sous ses pommettes.
"Bonjour Mammon"
L'autre ne répondit pas, se contentant de claquer sa langue contre son palet d'un air méprisant. Puis il fit un mouvement de tête vers Byakuran.
"Qui est-ce?
- Un client" répondit Tsuna en souriant.
Le blandin haussa un sourcil, ne comprenant pas. Un client, lui? C'était pour Tsuna, qu'ils étaient venus et...Oh...
"Maah, maaah! Tu veux que je te paye une arme?!"
Le brun lui fit un sourire angélique.
"Ça me ferait tellement plaisir !"
L'effet fut immédiat, un Byakuran tout rouge ayant déjà sorti son porte feuille.
"Prends ce qu'il te plait !"
Trop facile, pensa le brun, un sourire manipulateur s'étirant sur ses lèvres, bien que caché par le haut de son manteau.
Il regarda alors les armes. Une arme à feu lui serait le plus utile, mais une arme blanche pouvait toujours servir.
Il n'avait qu'à en prendre une de chaque!
Il se ressaisit bien vite, il n'y connaissait rien en arme.
"Byaku, tu me conseillerais quoi ?"
Le blanc lui montra du doigt une arme reposant sur l'étagère a sa droite.
"Discret, pratique, silencieux et petit, tu n'as pas besoin de plus.
-Ah, merci !"
Il se saisit du pistolet puis se dirigea vers les armes blanches.
Rien de vraiment tape à l'oeil, pas comme le trident de Mukuro...
Mais oui ! Ce fameux trident qu'il avait fait apparaître comme par magie !
"Byakuran ! Qu'as-tu fait de l'arme de Mukuro ?!"
Le blandin parut étonné, puis fit un sourire resplendissant.
"Je l'ai gardée, bien entendu! Un trident d'aussi bonne qualité, ça ne se jette pas!"
Puis il rajouta, avec des yeux un plus calculateurs - et... lubriques?- :
"Mais avec ton petit corps fragile et délicat, tu ne pourras pas manier ce trident"
Le brun lui servit un sourire figé.
"Donc... Tu comptes le garder ?
-Bien sur !"
Grand sourire de la part de Byakuran.
Tsuna serra les dents, il voulait ce trident, mais d'un autre coté il était vrai qu'il n'avait pas le gabarie pour le manier.
Apres tout un flingue, c'était largement suffisant.
"Ce sera tout, donc...
- Mahh, allez, je te prends quand même un poignard."
Que je me ferais un plaisir de t'enfoncer dans le coeur.
Le garçonnet prit l'air le plus hypocrite qu'il avait en réserve. L'autre n'était pas dupe, il le voyait, mais ça n'avait pas l'air de le déranger plus que ça.
"Fran, occupe toi de la commande" Fit le gérant.
"Hay Sempai !"
Une fois leurs articles achetés, ils sortirent, empruntant le chemin de la maison du brun.
"Tsunayoshi-kun? Pourquoi tu presses autant le pas? Tu n'as aucune raison de te dépêcher! On a tout notre temps pour rentrer chez toi."
L'albinos essaya de poser une main sur la taille fine de Tsuna, mais ce dernier esquiva vivement les doigts baladeur. Il voulait rentrer au plus vite, et ce pour plusieurs raison.
Primo, il n'avait pas vu son frère depuis un bon moment déjà, et s'inquiétait un peu.
Secundo, il était dans la rue, avec un type louche et des armes. De quoi attirer les regards - et les ennuis !
De gros ennuis...
"Tu ne devrais pas rester là, rentre dans ton hôtel et contente toi de passer me voir de temps en temps !"
Il jetait sans cesse des coups d'œil aux alentours, espérant que personne ne le verrait avec cet individu suspect.
"Maaaah, moi qui voulait que tu me rejoignes dans cet hôtel ~"
Le brun lui lança un regard noir où on pouvait un peu lire l'angoisse qu'il ressentait à l'idée de se faire voir avec Byakuran.
"Rentre.
- Qui te dis que je vais obéir?~"
Tsuna serra les dents. Il avait oublié la vraie nature du blandin : ce dernier n'était pas un gentil amoureux transit comme Gokudera, mais un stalkeur. Un dangereux stalkeur. Un putain de dangereux stalkeur.
"S'il te plait?
- Ça ne suffit pas, Tsunayoshi-kun. J'exige quelque chose en échange de mon obéissance"
Soudain, la porte de la maison s'ouvrit, laissant voir un Giotto paniqué.
"TSUNAAAAAAAAAAAAA, OU T'ÉTAIS PASSÉ ?
-C'est que, heu, je peux tout t'expliquer !"
Le petit brun se tourna vite fait : Bykuran n'était plus la. Il lâcha un soupir de soulagement, et reporta son attention sur son frère, qui paraissait en stress total.
"Je me suis fait un sang d'encre ! Pourquoi n'as tu pas prévenu que tu partais ?!
-Je n'ai pas vraiment eu le choix.
-Comment ça ?
-Heu... Un ami m'a traîné de force...
-Encore Gokudera ?
-Heu... Oui c'est ça !
-Tu sais très bien que je n'aime pas ce type, évite de traîner avec lui !"
Tsuna baissa ses yeux au sol, l'air faussement honteux, et tapota ses doigts dans une réplique parfaite de l'adorable petit frère qui demande pardon. Le blond soupira et le prit dans ses bras.
"Ne le refais plus, ok?
- Promis!"
Sauf que désormais, les promesses de Tsuna ne valaient rien.
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