C'est… c'est le DERNIER CHAPIIIIIIIIITRE ! ça me fait tout drôle, je suis toute triste…

Mais que ça ne vous empêche pas de me laisser des commentaires hein )

Alors pour la dernière fois…

bonne lecture !


32.

Résurrection ou toutes les bonnes choses ont une fin… ha bon ?!

Il fallut du temps à Gwen pour se soigner véritablement. Cependant, elle ne mourut finalement pas. Grâce aux Pierres Vivantes et à Tara et Jérémy, l'Avatar put revenir à la vie. Elle n'ouvrit pas les yeux après son traitement et il fallut attendre trois jours avant qu'elle ne reprenne conscience. Trois journées durant lesquelles Sulliyan et Archange furent intenables. Lorsqu'enfin la jeune fille ouvrit les yeux, elle manqua de mourir à nouveau, asphyxiée par les étreintes du roi et de son meilleur ami.

Pour ce qui est de la guerre, les troupes ennemies furent décimés ou se rendirent – surtout lorsqu'ils virent que leurs chefs étaient morts.

Malgré leur immense victoire, de nombreuses personnes étaient mortes au cours de ces batailles sanglantes. Satila, la sœur de Selenba, fut tuée. La cousine de l'Impératrice aussi, la célèbre Dame Auxia, ne survécut pas à l'attaque. De nombreux jeunes sortceliers aussi… mais surtout de leurs amis disparurent : Manitou, Sal, Grr'ul et le père de Robin. Aucun d'eux ne vit la fin de la guerre.

Seulement deux Avatars perdirent la vie. Même s'ils étaient peu nombreux, en statistique, ils faisaient partis des espèces qui essuyèrent le moins de perte. Le plus grand nombre étant chez les Humains.

Les deux mois qui suivirent ce que plus tard les historiens nommeraient la Bataille Finale furent très longs et compliqués pour les survivants. Reprendre son rôle, sa place, tout en reconstruisant et en rendant hommages aux morts accabla tout Autremonde.

Les Xranks rentrèrent chez eux le temps qu'Autremonde se remettent de cette guerre. L'Impératrice promit de les recontacter avant un an mais, pour l'instant, ce n'était pas le bon moment pour commencer des relations diplomatiques.

Mara fut gravement blessée pendant les combats mais elle fut protégée par un Sangrave – qui était en mission pour Magister, il était chargé de protéger l'enfant. Comme quoi, le Maître des Sangraves fut des plus utiles lors de cette guerre. Sulliyan en profita pour annoncer à Mara qu'il l'appréciait beaucoup… un peu trop même étant donné qu'elle était princesse impériale. La jeune fille avait coupé cours à ses arguments en l'embrassant. Depuis, ils ne se quittaient presque plus.

En attendant que les portes de transferts soient réouvertes, (bah oui, il fallait les reconstruire entre les Nations… pour ce qui était de la Terre, il fallait attendre qu'Isabella les rouvre dans quelques mois), les Avatars décidèrent de contribuer eux aussi à la reconstruction du continent. Ils finirent par se rendre chez les loups-garous et se présentèrent officiellement au président et à ses délégués. Lorsqu'ils furent tous installés, Gwenaëlle – qui était toujours la chef et porte-parole des Avatars malgré son jeune âge – s'adressa à eux.

- Je ne vais pas y aller par quatre chemins, nous avons tous autre chose à faire. Cependant, ce que nous avons à vous dire est des plus importants et nous aimerions vraiment que vous nous écoutiez avec attention.

- Excusez-moi, l'interrompit le loup béta du président, mais êtes-vous ici pour Omois ou pour un autre Etat ?

- Ni l'un ni l'autre monsieur. Nous, les Avatars, sommes libres. Nous ne dépendons d'aucun gouvernement quel qu'il soit. En tout état de cause, ce n'est pas parce que je suis la Pupille de l'Impératrice d'Omois que je viens nécessairement en son nom. Non, ici je suis simplement Gwenaëlle Sira. Je ne suis pas plus duchesse que Pupille d'Omois.

Elle les regarda un à un pour être certaine qu'ils avaient bien compris ses paroles avant de reprendre :

- Bien, comme vous le savez sans doute, nous sommes des êtres magiques et nous pouvons dire que nous sommes les plus proches de la nature. Elle les vit acquiescer, elle continua donc : cette particularité est autant un don qu'une malédiction et ce pour différentes raisons que je passerai sous silence car elles ne vous concernent pas réellement. Bref, à cause – ou grâce – à nos capacités nous sentons tout ce qui touche à la Nature, surtout lorsque l'on a une affinité avec la Terre comme ma mère et moi par exemple.

- Tout ceci est bien joli Damoiselle, la coupa gentiment le président, mais…

- Où je veux en venir ? Sourit-elle nullement vexée. Je veux simplement que vous compreniez la gravité de ce que nous allons vous demander. Avant de faire ces mines atterrées, écoutez plutôt : vous êtes de faux loups-garous. Vous n'êtes pas une espèce naturelle et, pardonnez-moi, votre existence même est une aberration et une insulte à la vie. Je ne dis pas cela pour vous culpabiliser, je sais parfaitement que vous n'avez pas demandé à vivre ni même à être tel que vous êtes. Ce qui n'empêche pas que vous ne devriez pas exister.

- Et que voulez-vous damoiselle ? Que nous nous suicidions tous ?

Tous les Avatars posèrent un regard horrifié sur le ministre qui venait de parler.

- Non ! Jamais de la vie ! Hoqueta Lornélia.

- Alors, qu'attendez-vous de nous ? Demanda encore une fois le président.

La jeune fille tourna gracieusement la tête dans sa direction pour le regarder avant de sourire légèrement et de lui répondre :

- Il faut que vous arrêtiez de mordre les Humains.

Il y eut un silence assourdissant autour de la table. Les Avatars leur laissèrent le temps digérer la nouvelle.

- Vous rendez-vous compte de ce que vous nous demandez ?

La jeune fille regarda ses compagnons avant d'hocher la tête.

- Tout à fait.

- Et si nous refusons ?

Les Avatars perdirent instantanément leur expression douce et lisse. Les loups songèrent qu'il valait mieux éviter de les agacer, ils leur faisaient un peu… beaucoup… peur.

- Nous n'espérons pas en arriver là.

- C'est une menace ? S'emporta le loup béta en se levant.

Le plus déstabilisant pour les loups-garous fut le calme que conserva les Avatars. Dans un ensemble parfait, ils levèrent la tête pour suivre le mouvement du premier ministre.

- Absolument pas monsieur, répondit posément Gwenaëlle.

- Alors ? Que ferez-vous ? Insista le président.

- Nous serions obligés de vous déclarer la guerre.

- Et combien êtes-vous ? Vingt ? Trente ? Jamais vous pourrez tous nous tuer. Ricana un des loups.

- Nous ne voulons pas vous tuer, insista Günter en prenant la parole pour la première fois, simplement vous faire entendre raison. S'il faut malheureusement vous tuer par centaines jusqu'à ce que vous compreniez… nous le ferons.

La tension montait dans la pièce. Elle devint bientôt palpable. Les Avatars étaient toujours aussi calmes. Les loups perdaient peu à peu leur sang-froid.

- Pourquoi ne pas avoir demandé à Tara de venir ? S'étonna le président.

- Parce qu'elle n'a rien à voir avec ça.

- Pourtant, nous vous aurions sans doute mieux écoutés.

- C'est que vous n'avez pas compris l'importance de la situation.

- Que se passerait-il si vous nous laissiez faire ? Pour les transformations.

Gwenaëlle échangea un regard avec un autre Avatar, Julio, qui prit la parole.

- Le problème est que vous déséquilibrez la nature. Comme les démons ont détruit leur univers en le pourrissant avec la magie noire et en faisant de lui ce qu'il ne devait pas être, vous êtes une aberration. Une aberration scientifique. Et la Nature doit palier à cette erreur. Le problème c'est qu'en vous multipliant aussi rapidement que vous le faites, la Nature n'a pas temps de… vous ingérer. Si vous continuez, vous condamnez notre planète.

- Tant que ça ?

- En simplifiant beaucoup. Oui.

Les loups-garous se regardèrent, tout à coup beaucoup plus indécis.

- Pourriez-vous nous laisser s'il vous plaît ?

Les Avatars se levèrent et les quittèrent. A leur regard toutefois, les loups comprirent qu'ils savaient qu'ils allaient accepter.

Quel autre choix avaient-ils de tout manière ?

TD

Un an exactement après avoir scellé les portes menant à la Terre, la Haute Mage en charge de la surveillance terrestre Isabella Duncan les rouvrit. Elle fut soulagée de pouvoir retrouver Autremonde. Une grande fête fut donnée pour célébrer les retrouvailles.

Le roi des Xranks ainsi que ses sœurs furent conviées, tout comme ils étaient invités au mariage de Various et Lisbeth qui eut lieu quelques jours après le retour de Jar et de sa grand-mère.

Le mariage fut aussi éblouissant qu'il promettrait de l'être, d'autant plus que chacun y vit le début d'une nouvelle ère. Tout Autremonde y était convié et ceux qui n'y assistèrent pas en personne suivirent la cérémonie par télécristal. Lisbeth portait alors une magnifique robe blanc crème. Ses cheveux tombaient en cascade blonde sur le sol et la couronne impériale trônait au sommet de son crâne. Jamais elle n'avait été si naturelle et paradoxalement si belle. Tara portait une robe rouge et or ainsi que son frère, sa sœur et Gwenaëlle.

Pendant le bal, Cal alla trouver Archange qui discutait avec une de ses sœurs et le frappa violemment derrière la tête, surprenant les Xranks.

- Mais qu'est-ce que… ?

- Tu as vu dans quel état tu étais lorsque Gwen est morte ? Ragea-t-il.

Archange baissa les yeux à ce souvenir et frémit.

- Non mais sérieusement ! Qu'est-ce que tu attends pour aller lui dire que tu l'aimes ?!

- Parle moins fort ! Lui intima-t-il. Ecoute… j'aime Gwenaëlle c'est certain… mais je ne sais pas ce qu'elle elle ressent pour moi ! Et… c'est compliqué ! Occupe-toi de Tara plutôt !

- Tara et moi allons parfaitement bien, je te remercie ! Sourit Cal.

- Raison de plus pour le lui dire ! Intervint Eve.

Son frère la fusilla du regard… ce qui la fit sourire plus encore.

- Je suis sérieux Archange, tu n'auras pas deux fois cette chance… allez, ne fais pas cette tête ou c'est moi qui vais le lui dire !

- Non !

Il tenta de rattraper le petit Voleur mais il était beaucoup trop agile et il s'esquiva sans difficulté en riant.

Les jumelles, qui s'étaient perdues pendant la Bataille Finale, discutaient avec Gwenaëlle et Tara. Elles tentaient elles aussi de pousser Gwen dans les bras du roi.

Pour faire taire respectivement leurs amis, ils dansèrent un long moment ensemble… et ils ne purent s'empêcher de se disputer. Mais c'était des querelles amicales !

Avec l'Impératrice, il avait été décidé que pour commencer de bonnes relations diplomatiques, il fallait envoyer les Avatars sur les planètes démoniaques afin qu'ils sauvent la Nature. Cela prendrait du temps, sans doute des années, mais il fallait bien commencer quelque part. Avec Gwenaëlle à leur tête, les vingt-sept Avatars devaient quitter Autremonde accompagnés des Pierres Vivantes, évidemment.

Pendant leur danse, Archange lui souffla :

- Je vais devoir te supporter des années !

- Et oui ! Tu sais quoi ? Je crois que c'est le Juge qui va le plus en pâtir !

- Pas faux, acquiesça-t-il en souriant. Il n'apprécie pas tellement nos discussions… houleuses.

- Moi je les apprécie !

- Parce que tu es une mutante bagarreuse !

Elle eut une grimace choquée :

- Ce n'est pas vrai !

- Ho que si ! Rit-il.

Elle fronça les sourcils.

- Je te déteste, marmonna-t-elle.

- Non, ce n'est pas vrai… il se pencha un peu plus et lui murmura en embrassant tendrement sa joue : et tu le sais parfaitement.

Pour toute réponse, la jeune fille frissonna et se serra un peu plus contre le roi des Xranks.

Le lendemain, Autremonde apprenait que Demiderus ne retournait pas dans les Temps Gris. En effet, puisqu'il n'y avait plus de menace démoniaque, il n'avait plus aucune raison de rester en vie. Le Très Haut Mage avertit donc Autremonde qu'il prenait sa retraite pour attendre son heure. Il voulait mourir paisiblement pour retrouver son épouse et ses enfants en Outremonde. L'Impératrice lui fit don d'une petite propriété pas trop loin de Tingapour pour qu'il puisse venir au Palais quand il le désirait.

Ce jour-là même, l'Impératrice demanda à Tara de la rejoindre dans ses appartements. Elle y était avec Various.

- Oula, s'inquiéta la jeune fille avec une grimace. Ça ne sent pas bon.

Puis elle fronça les sourcils en songeant qu'elle fréquentait trop Cal, voilà maintenant qu'elle se mettait à parler comme lui !

- Ce n'est rien Tara, nous t'avons demandé de venir pour discuter d'une chose avec toi.

- Oui ? Demanda-t-elle, un peu hésitante.

- Eh bien voilà, commença sa tante après un bref regard à son nouvel époux. Nous voudrions que tu restes l'Héritière Impériale, quoi qu'il se passe.

Tara était complètement perdue. Sa tante le comprit et soupira.

- Maintenant que je ne suis plus stérile… je pense avoir des enfants.

- Et ?

- Et je n'aurais jamais dû monter sur le trône, c'était la place de ton père… le trône te reviendra à toi ou à ta sœur mais pas à mes enfants.

Tara les observa longtemps, attentivement. Pour la première fois depuis qu'elle savait être Héritière d'Omois, elle pouvait refuser ce titre. Cependant, aussi pour la première fois, elle comprit qu'elle n'avait le droit de refuser cet héritage. De plus, elle sentait au fond d'elle qu'elle était faite pour être impératrice. Elle espérait simplement qu'elle ferait au mieux.

Elle inspira profondément, scellant son destin par une simple phrase :

- Je suis d'accord.

TD

Magister avait disparu – évidemment – et comme par enchantement avec ses Sangraves. Il réussit aussi à voler la petite pierre noire de l'Impératrice dans laquelle avaient été recueillie les âmes de magie démoniaque de la Reine Noire.

Gwenaëlle savait à peu près tout sur Magister. Sauf qu'à cause de sa Parole de Sang, la jeune fille ne pouvait dire à personne ce qu'elle savait sur les Sangraves ou leur Maître. La duchesse décida, de longs mois après la fin de la guerre, d'aller trouver le Maître Sangrave pour discuter avec lui. On n'avait plus entendu parler de lui depuis que la Reine Noire avait disparu et tout le monde avait eu un peu tendance à l'oublier. Gwenaëlle – comme Tara – se doutait qu'il préparait quelque chose dans l'ombre.

Quelques jours après le mariage tant attendu entre le Seigneur Vilain et l'Impératrice d'Omois et avant son départ en mission sur les planètes démoniaques, la jeune fille se rendit dans un endroit où elle était certaine de trouver des Sangraves. Ceux-ci furent surpris de voir arriver l'Avatar et se figèrent. Ils savaient parfaitement qu'ils n'avaient aucune chance contre elle.

- Conduisez-moi à votre maître.

Sa voix était calme et posée et son ton sans appel.

On fit ce qu'elle ordonnait.

Lorsqu'on l'introduisit chez le maître des Sangraves, elle vit que celui-ci l'attendait. Il regardait par une fenêtre donnant sur l'extérieur. Il était dans un ancien château d'Omois, à quelques batrolls à peine de Tingapour.

- Damoiselle Chalousavérys. Il le tourna vers elle. Je pensais bien ne plus jamais te revoir.

Elle lui sourit.

- J'ai bien cru mourir moi aussi.

- Comment se porte le roi des Démons ?

Elle haussa les épaules, comme si de rien n'était.

- Bien, je suppose !

- Il m'a semblé très chagriné par ta perte.

Elle haussa un sourcil étonné.

- Ha ? En tout cas, je vais m'installer chez lui pour soigner la Nature… mais sans doute le savez-vous…

Le masque doré de Magister se colora d'un bleu amusé. Après quelques secondes, de réflexions à scruter son masque, la jeune fille s'étonna :

- N'en avez-vous pas assez de porter continuellement ce masque ?

Il ne répondit pas tout de suite. Il avait une relation étrange avec cette enfant. Elle était la seule à savoir qui il était en réalité. Elle était la seule avec qui il pouvait réellement discuter de tout… parce qu'elle ne pouvait rien contre lui sans mourir à son tour. Ses premières années en tant que Maître des Sangraves, il avait fait comme la majorité de ses Sangraves aujourd'hui : il avait un statut, une position, un visage même si personne ne savait qui il était en réalité. Il avait toutefois rapidement abandonné et avait simulé sa mort. Absurde en plus : un accident de chasse ! Et tout le monde y avait cru. Il vit Gwenaëlle sourire, elle devait certainement suivre le cheminement de ses pensées. Se souvenant qu'elle lui avait posé une question, il répondit :

- Il est vrai que même si je m'y suis habitué… un masque est parfois pesant.

L'Avatar fronça les sourcils, apparemment inquiète.

- Comment le prenez-vous ?

- De ?

- Son mariage, souffla-t-elle en guettant sa réaction.

Celle-ci ne se fit pas attendre. Il fit volte-face brusquement et regarda la capitale d'Omois qu'on apercevait de loin depuis cette fenêtre.

- Elle n'est plus ma femme, elle fait ce qu'elle veut.

- Vous auriez dû vous contenter de ce que vous aviez…

- Sans doute… puis, dans un excès de franchise, il ajouta : je ne me rendais pas compte de ce que j'avais à l'époque.

- Vous l'avez aimée ?

- D'une certaine manière, oui. Mais surtout, je la respecte. Elle… et maintenant toi… vous êtes les seules femmes que j'ai réellement respectées.

L'Avatar s'approcha silencieusement du sombre Magister et l'obligea à la regarder. Malgré son aura de magie noire, Gwenaëlle n'était pas écoeurée par lui. Elle sentait trop sa souffrance… elle se doutait toutefois qu'il était déjà trop tard pour le sauver, mais elle ne pouvait pas s'empêcher d'essayer.

- Retirez votre masque, lui intima-t-elle doucement.

Il ne prit pas la peine de la contredire. Avec un soupir, pour la première fois depuis presque vingt ans, il retira son masque et une personne vit son vrai visage.

La jeune fille sourit à l'homme qui lui faisait face. Il semblait avoir l'âge de son père, ses cheveux blonds s'éclaircissaient par endroit. Il avait des yeux gris-bleu envoûtants. Il était assez grand et fort. Gwen comprit que sa carrure de Magister n'était pas exagérée, il était réellement fort et puissant. Elle imprima son visage dans son esprit puis scruta son regard.

- Vous savez que votre entreprise n'a aucune chance d'aboutir ?

- Je parviendrai à détruire les dragons ! Commença-t-il à s'agacer.

- Lorsque vous aviez le pouvoir, vous n'avez pas voulu le garder…

- Je ne le voulais pas de cette façon-là !

- Vous savez aussi bien que moi que c'est faux, dit-elle avec douceur. Quant à votre lutte contre les Dragons, elle est stérile. Il va falloir vous y prendre autrement si vous voulez montrer que ces gros reptiles sont une menace. L'utilisation de la force ne fera que braquer les autres pays.

- Je le sais damoiselle mais ils ne veulent pas m'écouter.

- Ils ne le voulaient pas avant la guerre. Mais c'était avant… calmez-vous, réfléchissez et n'agissez pas pour votre quête de puissance. Je pense que vous valez mieux que ça.

Il eut un sourire sournois.

- C'est peut-être là que vous vous trompez.

- Souvenez-vous de qui je suis. Je ne puis me tromper sur la nature des gens.

Magister soupira et remit son masque.

- Vous y réfléchirez ? Lui demanda-t-elle en reculant de quelques pas.

- Je ne puis rien vous promettre d'autre.

- Essayez au moins. Ce sera un bon début.

Il lui sourit sous son masque.

- C'est là que nous nous quittons ? Demanda-t-il étrangement ému.

- Oui. Adieu, maître Sangrave.

Il la rappela alors qu'elle allait ouvrir la porte.

- Je vous en prie, appelez-moi par mon nom. Juste une fois. La supplia-t-il tout bas.

Lentement, la jeune fille revint sur ses pas. Elle plongea son regard dans le sien, Magister comprit et il retira son masque. Avec tendresse, la jeune fille posa un baiser aussi léger que la brise sur sa joue et murmura :

- Au revoir Daril Kratus.

Elle disparut, telle un rêve, un mirage, comme si elle n'avait jamais été vraiment là.

Une larme solitaire coula sur la joue du premier époux de l'Impératrice d'Omois.


Fin... pour le moment !

Voilà… pour le moment c'est vraiment terminé. Je vais maintenant livre le vrai tome 11… que je n'ai pas osé commencé maintenant.

Je veux des commentaires, s'il vous plaît, pour la dernière fois !

Merci surtout à MlleEnora, Ellawen , taraddict et Emrys pour leur fidélité.

Merci à tous ceux qui m'ont suivi j'espère vraiment que les aventures de Tara vues par mes soins vous ont plu.

N'hésitez pas à me laisser un dernier message, je n'attends que cela :

A très bientôt j'espère… et qui sait ? Peut-être pour une nouvelle histoire :D

A vos claviers )