Bonjour les gens ! Comme toujours je publie le dimanche… hein ? Comment ça je me suis plantée ? Mais pas du tout, mais j'aime bien surprendre, c'est tout !^^

Avant de vous laisser lire ce chapitre tranquilles, je vais vous dire un grand merci de me lire, d'abord, mais surtout je dis un super grand merci à ceux et celles (plutôt celles je crois^^) qui me laissent des commentaires ! C'est ma toute première fic sur FMA et j'ai donc grand besoin d'encouragements !

Voilà sur ce je vous laisse lire et j'espère que vous me laisserez une petite review à la fin pour me dire ce que vous en avez pensé ! Sur ce, bonne lecture !

Chapitre 4

Mustang, adossé au mur face au lit d'hôpital d'Emma, regardait la jeune fille d'un air sévère. Depuis qu'il l'avait retrouvée dans le parc avec Edward, il la surveillait comme le lait sur le feu et lui faisait la leçon.

- Écoute, je te demande juste de ne plus jamais me faire une peur pareille.

- Vous parlez comme si vous étiez mon père…

- Hein ? Quoi ? réagit Roy, paniqué.

- C'est le mot « père » qui vous met dans cet état-là ? demanda la jeune fille avec un sourire en coin.

- Je vois pas du tout ce que tu veux dire…

- Dites, demanda Emma après quelques instants de silence. Pourquoi est-ce que vous prenez soin de moi comme ça ?

Le colonel soupira et fit quelques pas jusqu'à atteindre la fenêtre. La nuit tombait doucement sur la ville, et les réverbères s'allumaient petit-à-petit.

- Ton père, Maes Hugues et moi, on était ensemble à Ishbal. Nous étions plus que des compagnons d'armes, nous étions… des amis, les meilleurs amis. On se soutenait, on s'épaulait. On serait devenus fous si on n'avait pas pu compter les uns sur les autres. Tu sais, quand on voit des horreurs pareilles, on change, on se renferme sur soi. S'il n'y avait pas eu Arthur et Maes, je pense que je serai devenu un homme très différent aujourd'hui.

Il regardait les voitures qui circulaient dans les rues, autour du QG. La ville s'animait pour sa vie nocturne.

- Tu sais, quand c'était vraiment trop dur, et trop horrible, la seule chose qui me faisait me sentir mieux, c'était écouter Arthur nous parler de toi et de ta mère, et de la vie que vous auriez quand il vous retrouverait. Ça me donnait la motivation pour survivre. Je voulais rentrer pour pouvoir connaître ça un jour, moi aussi.

- Je croyais que vous étiez un tombeur incapable de rester avec la même femme plus d'un mois d'affilée ?

Roy sursauta et se retourna, une légère rougeur colorant ses joues.

- Hein ? C'est l'autre saleté de crevette à tresse qui t'a dit ça ?

Voyant le sourire de la jeune fille, il se tut et se reprit rapidement.

- Hum… J'en étais où ?

- Vous me parliez de mon père.

- Ah oui.

Mustang sourit et vint s'asseoir sur le bord du lit, près d'Emma.

- Je m'en veux, poursuivit-il en la regardant. Je me sens coupable de ne pas avoir été là quand Arthur a appris la mort de ta mère. Il était déjà dans un sale état, mentalement et physiquement…

- Comment ça ?

- Et bien, toutes les horreurs qu'on a vues et qu'on a faites là-bas… Ça nous a tous marqué à des degrés divers, tu sais. Et en plus, lui a été blessé… Il a perdu sa jambe droite. Tu t'en souviens ?

- Est-ce que… Est-ce qu'il a un automail ?

- Oui, c'est ça, s'exclama le colonel avec espoir. À la jambe gauche. Est-ce que ta mémoire revient ?

- Non, répondit la jeune fille, mais quand j'ai vu celui d'Edward j'ai eu une sensation étrange, comme si ça m'était familier.

- Oh, fit Roy, un peu déçu. Où est-ce que j'en étais ? Ah oui, ton père était dans un sale état. Du coup quand il est rentré et qu'il a appris pour Mary, ça a dû finir de le détruire. J'aurais dû être là pour lui à ce moment, comme il a été présent pour moi à chaque fois que j'en ai eu besoin.

- Mais c'est lui qui a coupé les ponts si j'ai bien compris, vous n'y êtes pour rien.

- Ce n'est pas une excuse, j'aurai dû insister. Je devais l'aider à surmonter ça, c'était mon rôle d'ami. Mais après Ishbal, je me suis apitoyé sur mon sort, je me suis renfermé sur moi. Et j'ai laissé tomber mon ami. Je le savais pourtant que ça n'était pas normal qu'il ne donne plus de nouvelles, je savais qu'il y avait un problème. Mais à ce moment, mes soucis étaient plus importants pour moi…

- Donc, conclut Emma en le fixant, vous espérez qu'en prenant soin de moi ça pourra alléger la culpabilité que vous ressentez par rapport à mon père.

- Ça ne pourra jamais l'alléger, répondit le colonel. Je devrais toujours porter cette culpabilité en moi. Mais je connais Arthur, s'il devait te perdre toi aussi… Ça serait trop pour un seul homme, je ne le permettrai pas.

- Vous pensez qu'il est en vie alors ? demanda la jeune fille.

- Qu'est-ce qui te fait croire qu'il ne l'est pas ?

Emma soupira et regarda par la fenêtre, pensive.

- Et bien, je suis sûre que cet… Homonculus, qui a tenté de me tuer, en a en fait après mon père, le grand alchimiste. Ça tombe sous le sens. Et si j'ai fait tout le chemin de l'ouest jusqu'ici pour vous trouver, c'était forcément pour vous demander votre aide, donc la seule explication c'est que mon père a de sérieux ennuis.

- Tu cogites, toi.

- Bah, il faut dire que j'ai beaucoup de temps pour ça. Dites, ajouta-t-elle, vous pensez qu'il s'en est aussi pris à lui ?

Le colonel ne répondit pas, mais son regard se perdit dans le vague.

- Hey, je vois à votre tête qu'il y a quelque chose que vous ne me dites pas, insista Emma.

- J'ai envoyé des hommes chez vous, répondit finalement Roy. Votre maison a été… visitée, fouillée de fond en comble mais a priori rien n'a été volé. Qui que ce soit, ils devaient chercher quelque chose qu'ils n'ont pas trouvé. Quant à ton père, il n'était plus là.

- Et ?

- Il y avait des traces de lutte et du sang, ajouta sombrement le militaire.

- Oh, se contenta de répondre la jeune fille. Je sais que je devrais me sentir inquiète ou triste mais… J'ai l'impression d'être un monstre sans cœur.

- Ne dis pas ça, la coupa Mustang en lui prenant la main. Tes sentiments reviendront en même temps que tes souvenirs, sois patiente.

À ce moment on frappa à la porte et le lieutenant Hawkeye entra, l'air stressé.

- Excusez-moi de vous déranger colonel, mais c'est important.

Le militaire hésita, mais l'urgence dans la voix de sa subordonnée le convainquit que l'affaire était grave. Il tapota doucement la main d'Emma et se leva avec un sourire.

- Je repasserai te voir très vite.

- Ne vous en faites pas, de toute façon je dois me reposer, répondit Emma.

Avec un petit signe d'adieu, le colonel et Riza quittèrent la chambre. Roy donna ses instructions aux deux militaires qui étaient de garde devant la porte avant de suivre le lieutenant.

- Qu'est-ce qu'il y avait de si urgent ?

-Une convocation pour une réunion exceptionnelle de l'État-major, colonel.

- Attendez… Maintenant ?

- Ils vous attendent.

- Mais… L'État-major… Ça veut dire qu'il sera là aussi ?

- C'est le Généralissime lui-même qui est à l'origine de cette réunion.

Le colonel, suivi du lieutenant, pressa le pas et se mit même à courir. Une réunion en urgence à l'initiative de King Bradley ? Ça ne voulait dire qu'une chose : la situation devait être très grave.

Emma était allongée sur son lit, couchée sur le côté. Elle regardait le ciel étoilé par la fenêtre.

Un homme barbu et avec des cheveux longs et emmêlés, au regard absent. Il est assis sur une chaise. Emma, plus jeune et sans sa mèche blanche est agenouillée près de lui. L'automail qui remplace la jambe gauche de l'homme luit dans le soleil. La petite fille huile sa prothèse. L'homme n'a aucune réaction.

Emma cligna des yeux et soupira en repassant sur le dos. Elle n'avait vu personne depuis le départ du colonel quelques heures plus tôt. Ça lui avait laissé le temps de penser. Elle savait son père en danger mais elle n'arrivait pas à se sentir inquiète. Elle avait l'impression d'être morte à l'intérieur. Est-ce qu'elle était vraiment humaine ?

L'homme aux cheveux longs est agenouillé sur le sol. Devant lui il y a une immense porte entrouverte. La Porte. Au travers elle voit un œil immense et terrifiant. Cet homme, c'est son père. Elle l'appelle. Elle est terrifiée. Il tourne la tête vers elle. Il pleure en silence alors qu'il la regarde. Il lui dit qu'il est désolé. Des mains noires sortent de la Porte et se posent sur son crâne. Il pousse un hurlement déchirant.

Dans son lit, Emma sursauta. Elle sentit une larme, une seule, rouler le long de sa joue et se perdre dans son cou.

Une jeune et jolie infirmière marchait dans les couloirs en poussant un chariot plein de bols de soupe. Elle observait les soldats qui montaient la garde aux deux extrémités du couloir et devant la porte de la chambre d'Emma. Elle leur fit un sourire auquel ils répondirent, trop heureux qu'une aussi belle femme s'intéresse à eux.

- Messieurs vous devez mourir de faim, dit la jeune femme en s'approchant de ceux qui gardaient la chambre. Il me reste des bols de soupe toute chaude. Ce serait dommage de les jeter alors que vous pourriez en profiter…

- Ah ouais ce serait dommage, dit un soldat.

- Arrête-ça, protesta son collègue. On est en service, on n'a pas le droit.

- T'es chiant, j'ai la dalle moi.

- Mais si le lieutenant Hawkeye l'apprend ? Elle va nous faire la peau !

- Apprendre quoi ? dit innocemment l'infirmière avec un sourire. Je vous promets de ne rien dire, je serai une vraie tombe.

Le deuxième soldat se laissa fléchir et les deux hommes, comme leurs collègues, burent avec reconnaissance le délicieux bol de soupe si gentiment offert par la jeune femme. L'infirmière récupéra les bols et s'éloigna en poussant son chariot. Son regard devint dur et un sourire cruel vint étirer ses lèvres.

Une longue table dans un grand bureau sombre. Autour d'elle, une dizaine d'hommes bardés de décorations et de galons se regardaient en chien de faïence. Autour d'eux, debout, des militaires moins gradés attendaient, tendus et silencieux. Parmi eux, le colonel Mustang cherchait un visage ami mais c'était peine perdue. « L'homme est un loup pour l'homme », cette phrase n'avait jamais semblé plus vraie que dans ce bureau, en ce moment. Le Généralissime entra finalement, suivi de sa secrétaire. Mustang observa la jeune femme. Juliette Douglas. Les cheveux longs et châtains lui retombant devant le visage, elle avait toujours la tête basse et ne vous regardait jamais dans les yeux. De la timidité certainement…

King Bradley, lui, était toujours aussi imposant et pas seulement par son physique. Il dégageait une aura d'autorité et de puissance qui inspirait le respect. Le Généralissime s'assit sans un mot et croisa les mains. Les autres généraux s'assirent également. Bradley les observait de son œil valide, inquisiteur.

- Est-ce que vous savez pourquoi vous êtes là ?

Les militaires se regardèrent, un peu troublés. Personne ne connaissait la raison de cette réunion exceptionnelle. Mustang attendait, le regard fixé sur la tenture placée derrière le fauteuil du Généralissime représentant le grand lion, symbole de l'armée. Soudain la tenture fut occultée par une gigantesque carte d'Amestris qui fut déroulée sur le mur. La secrétaire de Bradley épingla sur la carte plusieurs punaises rouges, en divers endroits.

Mustang plissa les yeux. Une punaise dans l'ouest, près de Collum city, deux autres dans le Nord, près de la frontière avec Drachma, l'ennemi héréditaire d'Amestris. Une dans le Sud, non loin de Dublith, et enfin une dernière…

- Lior, murmura-t-il.

- Ces punaises marquent les endroits où les premières révoltes se sont déclarées, depuis deux semaines.

- Les révoltes ? demanda l'un des généraux.

- Ça a commencé par de simples échauffourées, mais rapidement la situation a dégénéré. La révolte de Lior a été la première, vite suivie par celles du Nord. Et ensuite, les autres. Et d'autres foyers de sédition se déclarent maintenant un peu partout, expliqua Juliette Douglas.

- Mais pourquoi ? demanda un haut-gradé que Roy reconnu comme le Général Raven. Est-ce que ça a un rapport avec les agissements de ce tueur, Scar ?

- On ne le sait pas, répondit la jeune femme, par contre on est certain qu'ils sont tous encouragés et armés par Drachma et Aerugo.

- Ces chiens ! gronda le Général Hakuro. Ce sont forcément eux qui fomentent ces révoltes.

- La situation est grave mais pas encore désespérée, intervint enfin le Généralissime en se levant. Pour l'instant la population n'est pas au courant de ce qui se passe, et il faut veiller à ce qu'elle reste dans l'ignorance. Il faut absolument les mater avant que la rébellion ne gagne le reste du pays comme une traînée de poudre.

- Il faut parlementer !

Tous les regards se tournèrent instantanément vers Mustang, qui venait de parler à haute voix.

- Colonel Roy Mustang, le célèbre Flame Alchimiste, le héros d'Ishbal. Que venez-vous de dire ?

- Monsieur, répondit Roy en s'adressant directement au Généralissime, je pense qu'il faut négocier avec les rebelles, comprendre quelles sont leurs raisons et leurs revendications avant de lancer une opération militaire.

- Foutaises, clama le Général Whistler. On tire d'abord et on parlemente ensuite.

- Ça a tellement bien fonctionné il y a treize ans, ironisa Mustang. Écoutez-moi, il faut à tout prix éviter un nouvel Ishbal !

Le généralissime sembla réfléchir à ses paroles alors que tous les militaires jetaient sur Roy des regards méprisants ou haineux.

- Nous avons bien entendu vos arguments, Colonel. Mais ces rebelles seront matés, dit finalement King Bradley avec un regard à vous glacer le sang, et ce par tous les moyens. Fin de la discussion.

Elle se tient à une fenêtre et regarde dehors. La pièce dans laquelle elle se trouve est immense et pleine de livres. Des rideaux foncés occultent la plupart des fenêtres, et la lumière est à peine suffisante pour éclairer la pièce peu meublée. Le sol est recouvert par une épaisse couche de poussière, comme les livres qui s'entassent un peu partout. A l'extérieur, dans le jardin laissé à l'abandon, deux femmes attendent, enveloppées dans des manteaux noirs. L'une est brune, avec des cheveux très longs et ondulés. Elle a l'air sûr d'elle et vulgaire. L'autre, les cheveux longs et châtains, semble effacée et regarde le sol. La brune frappe agressivement à la porte depuis plusieurs minutes. Elle entrebâille la porte. Les femmes demandent à voir son père. Il n'est pas disponible pour l'instant. Elles repasseront. Elle referme la porte alors qu'un long frisson glacé lui parcourt l'échine.

Emma sursauta et rouvrit les yeux, aux aguets, tendue.

Tous les soldats de l'étage d'Emma dormaient profondément, avachis les uns sur les autres. L'infirmière claqua des doigts devant l'un d'eux. Pas de réaction. Elle regarda autour d'elle. On était au beau milieu de la nuit et l'étage était vide. Mais il fallait faire vite avant que quelqu'un vienne.

Elle eut un sourire terrifiant et ouvrit délicatement la porte de la chambre d'Emma avant d'entrer, sans un bruit. Elle vit une forme enfouie sous les draps. Parfait, elle était profondément endormie. Envy se « changea » et redevint l'Homonculus aux cheveux longs et à l'air cruel. Il observa le lit quelques instants. La dernière fois il s'était fait surprendre. Comment aurait-il pu savoir qu'elle était alchimiste, elle aussi, et qu'en plus elle n'utilisait pas de cercle de transmutation ? Cette fois-ci il n'avait pas intérêt à se planter, sinon elle lui ferait payer… Envy sourit. Il aimerait que le nabot blond soit là pour le voir tuer sa petite copine sous ses yeux… Oh oui, il aimerait voir la peur et la haine dans son regard et ensuite, surtout, la peine, la tristesse. Ouais, ce serait le pied total…

L'Homonculus se reprit. Il devait terminer le travail. C'était les ordres. Il s'approcha du lit et souleva le drap avant de pousser un cri de rage en l'enlevant complètement. Elle avait mis des oreillers dans le lit à sa place. Il se précipita vers la fenêtre et il la vit. Emma avait sauté dans un arbre et s'était laissé tomber sur le sol. Elle le vit à la fenêtre et s'enfuit. Envy ouvrit la fenêtre et sauta, retombant souplement sur le sol, avant de se lancer à sa poursuite. Il allait la faire souffrir, cette garce.

La réunion s'était terminée dans un silence tendu et oppressant, et les militaires avaient quitté la salle en traînant les pieds. Mustang ne pouvait pas le croire. Ça recommençait comme il y a treize ans. Il se trouva le dernier à sortir mais, au moment où il allait passer la porte, il se sentit retenu par le bras. Il se retourna pour voir le Généralissime. Un frisson le secoua, comme à chaque fois qu'il se trouvait aussi près de King Bradley.

- Vous êtes inquiet, dit le Généralissime en le scrutant de son œil valide.

- J'étais à Ishbal, monsieur, répondit le colonel. Tout ça me rappelle de bien mauvais souvenirs.

- Je comprends, je comprends. Mais je vous fais confiance, je suis sûr que vous ferez ce qui est le mieux pour Amestris… et pour vous. Vous savez que vous avez le potentiel pour gravir les échelons rapidement, alors ne gâchez pas tout.

- Bien sûr monsieur, répondit précipitamment Mustang, s'apprêtant à prendre congé.

Mais Bradley raffermit encore sa prise sur son bras, lui broyant littéralement les os. Roy ne broncha pas.

- Vous passez beaucoup de temps à l'hôpital en ce moment, à ce qu'il paraît… Rien de grave j'espère ?

- Non, juste la fille d'un vieil ami qui est hospitalisée. Rien de plus, monsieur.

- Hum…

Il lâcha enfin le bras de Roy qui se dépêcha de prendre congé avant de foncer à l'hôpital, pris d'un horrible pressentiment.

Emma courait dans les rues de Central. Il faisait nuit mais la ville était tellement éclairée qu'on y voyait comme en plein jour. Il y avait beaucoup de gens dans les rues, on était vendredi soir, et ils la bousculaient. Ils regardaient tous cette étrange fille à bout de souffle qui courait pieds nus et en chemise d'hôpital, mais elle n'y prêtait pas attention. Elle manqua se faire renverser en traversant la rue sans regarder. La voiture s'arrêta de justesse et l'éblouit de ses phares, en klaxonnant. Il était derrière lui, elle le sentait.

Envy, en version militaire, la poursuivait mais la foule le gênait et l'empêchait de la rattraper. Emma était complètement paniquée. Edward… Elle devait trouver Ed, elle ne pensait plus qu'à ça. Elle savait qu'il était au Grand Hôtel, qu'elle voyait de sa chambre. Elle devait le retrouver. Elle repéra finalement l'enseigne lumineuse de l'hôtel et se précipita à l'intérieur, ignorant les cris de surprise des clients.

Elle frappait à la porte avec urgence. Elle jetait des regards anxieux autour d'elle, s'attendant à voir débarquer Envy à n'importe quel moment. Elle appelait Edward, en continuant à frapper, tremblante et en pleurs. Soudain la porte s'ouvrit et elle tomba dans les bras du jeune homme.