Allez! L'avant dernier chapitre! J'espère qu'il vous plaira!! ^^ La fin demain si tout va bien! Merci encore pour vos reviews!!
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Jack le regarda disparaître avec une euphorie qu'il avait bien du mal à contenir. Pour un peu, il se serait levé et aurait été l'embrasser. Ou le cogner... ? Non, le cogner, c'est ce qu'il avait encore envie de faire... Décidément...
Enfin, bref ! Ce qu'il avait entendu, alors qu'il tentait, avec l'aide de Daniel et de Janet, d'émerger de l'inconscience, l'avait rapidement réveillé. Certes, une partie de lui avait de la peine pour Carter mais l'autre... l'autre se sentait soulagé d'un poids inimaginable.
Il n'avait pas cherché à les séparer. Il n'avait rien fait, par respect pour elle... Mais maintenant c'était fini, entre eux... C'était forcément fini ! Et il avait le champs libre. Elle était de nouveau seule, et il avait bien l'intention d'en profiter. Après tout, à entendre ce cher Pete, c'était ce qu'elle voulait aussi !
- Votre rythme cardiaque est vraiment trop élevé, Colonel... souligna Janet qui prenait son pouls.
Un sourire amusé étirait ses jolies lèvres et Jack lui retira son poignet d'un geste faussement outré.
- Je me sens très bien.
- C'est une évidence, O'Neill.
Celui-ci leva les yeux au ciel en soupirant.
- Vous voulez peut-être qu'on remette à plus tard le... découpage de gâteau et qu'on vous laisse, Jack ?
Daniel jeta un oeil sur la table.
- De toute façon, on n'a plus de gâteaux...
Jack tourna la tête et regarda le désordre autour de lui, prenant enfin conscience de la poche en plastique que l'archéologue s'évertuait à garder sur son oeil gauche et la nouvelle rougeur sur la pommette de Teal'c.
- Désolé... Je ne me souviens de rien...
Tandis que Janet s'agenouillait devant lui, braquant sa petite lampe dans les yeux, Jack finit par s'énerver. Il ne pourrait rien faire avec Carter tant que ce problème ne sera pas réglé.
- Je commence à en avoir raz le bol de tout ça ! Si je choppe Loki, je jure qu'il va...
- Salutations, O'Neill.
BADABOOM !
Téléporté et soudain privé de la chaise sur laquelle il se tenait, Jack s'effondra les quatre fers en l'air dans une position peu glorieuse. Il se redressa cependant très vite en position assise, les sourcils levés et jeta un oeil à l'Asgard se tenant devant lui.
- Thor ? tenta-t-il.
- Oui.
Jack se releva d'un bond tout en re-songeant à la séance d'hypnose de Carter.
- Oui, eh bien... qui me dit que c'est bien vous ? Sans vouloir vous vexer, vous avez tous la même tête et le même...
Il hésita, levant une main vers l'extraterrestre, gonflant ses joues en signe de réflexion.
- ... petit corps tout gris.
- Je ne comprends pas, O'Neill.
- Laissez tomber.
C'était Thor. Il le reconnaissait à son sens de l'humour.
- Pourquoi m'avoir appelé ? demanda celui-ci.
A ces mots, l'énervement de Jack refit aussitôt surface.
- Devinez !... Votre cher Loki s'est encore amusé à jouer les savants fous avec moi et avec Carter, en plus de ça ! Qu'est-ce qui vous a pris de le relâcher ?
Thor, désespérément stoïque, déplaça quelques galets et une lumière blanche apparut très vite à côté de Jack. Celui-ci ne mit qu'une fraction de seconde à comprendre ce qui se passait et voyant Carter apparaître, elle aussi en position assise prête à perdre l'équilibre, il tendit les bras vers elle et parvint à la remettre rapidement sur ses pieds.
- La prochaine fois, Thor ! Téléportez aussi la chaise ! s'exclama-t-il avec agacement, la jeune femme toujours dans ses bras.
- Mon Colonel... murmura Sam en gigotant doucement pour se libérer.
Jack se tourna vers elle et découvrit ce qui semblait la gêner dans cette étreinte somme toute assez banale. Sa main s'était malencontreusement aventurée un peu trop bas sur son joli fessier et il la retira aussitôt en s'écartant.
- Désolé.
- Salutations Major Carter.
- Bonjour Thor, répondit-elle en remettant de l'ordre dans sa robe en piteux état.
- Qu'est-ce qui vous est arrivé ? demanda alors Jack en la détaillant de la tête aux pieds.
Devant le regard lourd de sens de la jeune femme et sa légère rougeur, il ne mit qu'une seconde pour percuter la stupidité de sa question et lui répondit d'une grimace d'excuse.
- Quel genre d'expérience Loki a-t-il fait sur vous ? demanda Thor.
- Ah... euh... bredouilla Jack avant de se tourner vers Sam en lui faisant signe de répondre.
La jeune femme lui lança un regard noir avant de répondre.
- De l'hypnose à première vue. Ils nous obligent à... tester notre moyen de reproduction.
- Etrange, répondit Thor sans se départir de son flegme habituel. Nous n'avons pas d'organes génitaux.
- Ah ! C'est exactement ce que je lui ai dit ! s'exclama Jack en levant un doigt accusateur... Vous pouvez nous... déprogrammer ?
- Non. Mais Loki, lui, le pourra.
- Encore faut-il qu'on puisse lui mettre la main dessus, ronchonna-t-il.
Thor déplaça quelques galets et un écran apparut devant eux.
- Nous avons placé un traceur sur lui à son insu. Je l'ai activé et il nous mène en ce moment même là où il se cache. Il n'est pas loin, comme vous pouvez le constater.
Jack regarda l'écran d'un air blasé. Lui, il ne voyait rien du tout.
- Ah oui, répondit en revanche Carter. Mais c'était prévisible. Pour récolter les données de ses expériences, il ne pouvait en effet que rester à proximité.
Quelques secondes plus tard, un Asgard apparut à l'écran.
- Loki, commença Thor. Nous t'avions interdit de reprendre tes activités scientifiques. Tu sais que tu risques la peine capitale.
Les yeux du pauvre Asgards s'arrondirent de terreur et Jack jeta un oeil mitigé sur Thor. Certes, ce qu'il avait fait été répréhensible... mais de là à subir la peine capitale...
- J'ai pourtant obtenu des résultats très intéressants, se défendit-il aussitôt. Je te les transfère !
- Là n'est pas la question, Loki. Tu as mis le Colonel O'Neill et le Major Carter dans une situation déplaisante. Tu n'avais pas le droit de...
Jack écouta d'une oreille distraite la leçon de moral de Thor et se tourna vers son second.
« Une situation déplaisante... » ?
Ce dont il se rappelait n'était pas si déplaisant que cela, pour sa part. Et étant donné le tournant important que semblait prendre leur relation... enfin, du moins de son côté à lui... il se demandait s'il n'avait pas plutôt une dette...
Leur retour tonitruant au SGC et la scène du mess lui revirent alors en mémoire.
Oui, enfin... Faut pas exagérer ! songea-t-il avec agacement.
- ... Je pense vraiment que les données qui découleraient d'un nouveau rapport pourraient nous faire avancer, renchérissait Loki. Regarde donc les résultats.
- ... C'est vrai que c'est intéressant, répondit Thor contre toute attente, le nez rivé à son tableau de commande.
Abasourdi, Jack leva les yeux au ciel.
- Je rêve ! Je veux que vous annuliez ça immédiatement.
- Il suffirait juste qu'ils recommencent une fois.
- Non mais... s'étrangla O'Neill, les yeux exorbités.
C'est alors que la voix de Sam s'éleva dans la salle :
- Loki, ça a marché !
Une silence pesant emplit alors la pièce.
Réalisant ce que cette phrase signifiait, la jeune femme se tourna lentement vers son supérieur soudain plus immobile d'une statue.
- Non... bredouilla-t-elle tandis qu'il levait des yeux brillants vers elle.
Instinctivement, elle fouilla la pièce du regard à la recherche d'un quelconque moyen de se protéger mais la salle était désespérément vide et l'Asgard chétif n'était certes pas la personne adéquate pour lui venir en aide.
- Thor ! s'exclama cependant la jeune femme à l'instant où Jack s'élançait vers elle.
Elle évita son attaque et partit se réfugier derrière le seul panneau de contrôle de la pièce.
- Arrêtez ça tout de suite !
- Loki ! intervint à son tour Thor d'une voix plus sèche qu'à l'accoutumé.
Jack, de l'autre côté de la console imposante, tentait d'en faire le tour afin de rejoindre la jeune femme mais Sam s'évertuait à rester à bonne distance.
- Je suis sûre que nous pourrions beaucoup apprendre de cet échange !
- Peut-être, répondit le commandeur suprême de la flotte Asgard, mais ce serait contre la volonté du Major et du Colonel.
Pendant ce temps, les deux militaires continuaient de tourner autour du panneau de contrôle, se jaugeant du regard. Sam avait parfaitement conscience que ça ne ralentirait qu'un temps son supérieur... Et en effet, prenant un court élan, Jack sauta brusquement sur la console et atterrit juste devant elle, un sourire conquérant sur les lèvres.
A croire que ça l'amusait ! Enfin... Que ça amusait son inconscient !
- Thor ! s'écria-t-elle juste avant d'être bâillonnée par les lèvres d'O'Neill.
- Loki ! Si tu n'arrêtes pas cela tout de suite, je fais la demande au conseil de doubler la peine capitale, juste pour toi !
A cette menace, les yeux de l'Asgard s'élargirent aussitôt. Il disparut brusquement de l'écran et, à l'instant où Sam s'effondrait au sol sous le poids de son assaillant, elle sentit Jack se figer.
Le souffle court, le visage de son supérieur niché dans son cou, la jeune femme attendit le coeur battant la suite des évènements. Les mains d'O'Neill désertèrent lentement son corps pour se poser sur le sol et leurs regards se croisèrent.
- Carter ? bredouilla-t-il, toujours allongée sur elle. Que... Qu'est-ce que j'ai fait... ?
- ... Rien, Mon Colonel... Vous n'en avez pas eu le temps...
La bouche désespérément sèche, Jack tenta de faire abstraction de la position on ne peut plus suggestive dans laquelle ils se trouvaient et ferma les yeux.
- Ah... répondit-il avant de se mettre sur ses pieds avec souplesse.
Un peu gêné, il se tourna vers la jeune femme, toujours étendue au sol et ses yeux glissèrent inévitablement sur la jupe relevée dévoilant ses cuisses de façon plus qu'indécente, sans parler de son décolleté qui ne cachait plus rien de son délicieux soutien-gorge en dentelle. Déglutissant avec difficulté, il tendit machinalement la main afin de l'aider à se relever, se remémorant malgré lui la rondeur de son sein sous sa paume lorsqu'il s'était réveillé.
Avec tout ça, il allait mourir de frustration !
A cet instant Loki réapparut à l'écran.
- C'est fait, j'ai annulé l'hypnose.
Trop bouleversée par ce qui venait de se passer, Sam n'eut même pas la présence d'esprit de lui demander comme cela était possible sans que le Colonel et elle ne soient de nouveau passé dans la machine.
Après avoir pris la main de Jack pour se relever, elle s'était écartée de lui afin de rajuster ses vêtements, trop consciente du regard appuyé de son supérieur.
- Loki, compte tenu des derniers évènements, je me vois contraint de te livrer au conseil et de demander la peine capitale.
- J'ai fait ce que tu m'as demandé !
- Parce que je te menaçais. Le sujet est clôt.
Jack reporta son attention sur Thor qui, avec l'aide de ses galets, prenait possession du vaisseau de Loki et de son propriétaire.
- La peine capitale... Vraiment ? Ce n'est pas un peu trop ?
- Non, je serai inflexible. Votre sollicitude est toute à votre honneur, O'Neill, mais sa récidive m'y contraint.
Sam s'avança alors vers l'Asgard.
- Et en quoi consiste cette peine ?
- La pire qui soit, répondit Thor d'une voix atone. Une mise aux arrêts d'une durée de six de vos mois et une confiscation de son matériel scientifique pendant toute la durée de l'emprisonnement.
Jack faillit s'étrangler.
- C'est une blague ?!
...
Et l'instant d'après, ils se retrouvaient de nouveau tous les deux dans le salon du Colonel. Profondément agacé par la manie de Thor de les téléporter sans leur demander leur avis, sans parler du ridicule de cette fameuse « peine capitale », Jack laissa échapper un grognement contrarié.
- Non mais... Six mois ! Je vous jure ! Je vous parie que dans sept, il reviendra nous faire une petite visite ! s'exclama-t-il avec exaspération... La prochaine fois, je le zat !
L'image d'un Asgard zaté amena un sourire amusé sur le visage de la jeune femme et Jack se détendit.
Bon... Tout était réglé, finalement.
***
La première chose qu'ils virent en sortant dans le jardin à la recherche de leurs amis fut le mot qu'ils y avaient laissé leur disant de rejoindre la base dès leur retour. Jack constata avec soulagement qu'ils avaient eu la gentillesse de ranger et nettoyer les lieux avant de partir.
Sam, obligée de se faire conduire par son supérieur depuis le départ de Pete, demanda un léger crochet chez elle afin de changer de vêtements et près d'une demi-heure plus tard, ils pénétrèrent dans l'enceinte de la base. La jeune femme se crispa aussitôt devant le coup d'oeil entendu qu'échangèrent les soldats à l'entrée, mais le regard noir de Jack suffit à les faire se détourner.
- Courage, Carter... Ils finiront bien par se lasser.
Sam ne répondit pas.
Compte tenu de la situation, Jack n'avait pas osé jusqu'ici dire ou faire quoique ce soit pour tenter sa chance. Il devrait certainement attendre encore un peu et profiter de leur prochaine permission... Mais étant donnée leur longue absence sur le terrain, il lui faudrait sûrement patienter plusieurs semaines.
A cette simple idée, il laissa échapper un soupir de lassitude.
Il devrait peut-être lui faire des avances dès maintenant. Un mot ou un geste... Plutôt un geste. Il n'avait jamais été très doué avec les mots. A coup sûr, ça se retournerait contre lui.
Jack était toujours plongé dans ses réflexions lorsqu'ils parvinrent jusqu'à l'ascenseur. Une fois à l'intérieur, la lente descente commença.
C'était peut-être le moment, songea-t-il alors en jetant un oeil sur Sam appuyée contre la paroi, perdue dans ses pensées. Ce monte-charge mettait au moins quatre à cinq minutes pour arriver en bas... Pas de caméra... Seuls tous les deux. Il serait stupide de ne pas en profiter. Mais au moment où il allait se rapprocher de la jeune femme, l'ascenseur s'immobilisa et les portes s'ouvrirent devant eux.
"- 3 ? Il n'y a jamais personne au niveau – 3 normalement !" grogna intérieurement Jack avant de découvrir plusieurs soldats avec, dans leur bras, une large paroi en métal.
- Ah, Colonel, Major... Bonjour.
- Bonjour Sergent.
- On doit emmener ça au niveau – 21 ... Mais on prendra le prochain.
Jack observa les trois hommes qui maintenaient tant bien que mal leur lourd fardeau à l'horizontal.
- Pas la peine. Il y a toujours du monde dans cet ascenseur de toute façon, on va se serrer...
Les soldats lui sourirent avec reconnaissance et Jack d'un geste incita Carter à se rapprocher de lui avant d'aider les hommes à positionner la paroi à la verticale afin de la faire tenir dans le monte-charge. Lorsque celle-ci fut pratiquement en place, un sourire étira brusquement les lèvres d'O'Neill. Sam et lui se trouvaient à présent complètement isolés dans un espace plus que restreint. Et comme si ce n'était pas suffisant, une voix de l'autre côté de la paroi qui les séparait des trois soldats, leur parvint :
- Il faudrait vous pousser encore un peu, Mon Colonel. On va la mettre en diagonal.
Sans hésiter davantage, Jack posa une main sur la taille de la jeune femme qui lui tournait le dos et la fit reculer vers lui dans l'un des coins de l'ascenseur.
- C'est bon !
La paroi se rapprocha légèrement d'eux puis quelques secondes plus tard, les portes du monte-charge se refermèrent.
Jack avait du mal à croire à sa chance ! Bien que suffisamment éloignée de lui pour ne pas le toucher, elle était bien plus proche qu'il n'aurait pu l'espérer. Machinalement, il s'apprêta à retirer sa main toujours posée sur la hanche de la jeune femme mais finit par y renoncer. Il n'aurait pu trouver meilleure place pour elle...
Enfin presque, songea-t-il, son pouls s'accélérant brusquement.
L'instant d'après, Sam tournait la tête vers lui, surprise qu'il ne la libère pas et inévitablement, les battements de son coeur s'amplifièrent à son tour.
Elle n'avait que trop conscience de l'intimité étrange qui venait soudainement de se créer. Jusqu'ici, elle était restée soigneusement éloignée de lui, si bien qu'elle était complètement accolée à la paroi au milieu de l'ascenseur mais sa présence dans son dos lui semblait presque insupportable. Insupportable car décidément trop troublante.
Et cette main qui ne semblait pas vouloir la lâcher. Mais c'est lorsqu'elle sentit son pouce se mouvoir doucement sur elle qu'elle en comprit les raisons. Un violent frisson la traversa de part en part et Sam ferma les yeux, s'appuyant un peu plus à la paroi avec l'étrange sensation de se liquéfier sur place.
Ce n'était pourtant presque rien... un frôlement si léger qu'elle devait concentrer toutes ses pensées vers lui pour le sentir. Mais la chose qu'il fallait retenir et qui avait son importance était la nature même de cet attouchement.
C'était une caresse.
Jack O'Neill était en train de la caresser et ça... ça, c'était absolument... inattendu.
Sam n'osa même pas songer aux implications d'une telle chose. Elle restait simplement figée, incapable de se soustraire à ce délicieux frôlement.
Non. A cette délicieuse caresse...
La sentant particulièrement réceptive, encouragée par son immobilité, Jack accentua la pression sur sa hanche et doucement l'attira à lui. Cette fois-ci, Sam ouvrit grand les yeux, la respiration courte. La seconde main de Jack glissa sur son ventre et le dos de la jeune femme vint bientôt s'affaler sur son torse ferme et puissant. Dans un état second, elle sentit son souffle chaud caresser ses cheveux et ses reins se presser lascivement contre ses fesses.
Et elle ne bougeait toujours pas, hypnotisée par les doigts nerveux qui se frayaient un passage sous son tee-shirt et frôlaient la peau souple de son ventre. Elle dut se mordre la lèvre pour ne pas gémir sous les sensations envoûtantes qu'il faisait naître en elle. Tout se mettait à tourner autour d'elle et si la jeune femme n'avait pas eu les bras puissants de Jack pour la soutenir, elle se serait effondrée.
- Carter... chuchota-t-il alors à son oreille, provoquant un véritable chaos en elle.
Et tandis que Sam fermait les yeux pour savourer pleinement ses caresses, O'Neill sentit ses bonnes résolutions s'évaporer. Il tentait pourtant par tous les moyens de se maîtriser, mais en vain. Il aurait voulu faire cela plus lentement, ne pas l'effrayer par un désir trop impérieux mais la docilité de la jeune femme lui avait fait perdre tout contrôle. Il avait tellement envie de la sentir contre lui. Tellement besoin de son contact. Ses reins le brûlaient.
Etouffant un gémissement, il plongea son visage dans les boucles blondes de Sam et respira leur parfum familier avec avidité. Ses doigts se crispèrent brusquement sur ses hanches et d'un mouvement impatient et dénué d'ambiguïté, Jack frotta son sexe douloureux contre les courbes rebondies de la jeune femme.
C'est cet instant que choisit l'ascenseur pour interrompre sa descente. Surpris, il redressa la tête et entendit les portes s'ouvrir.
- On est arrivés, Mon Colonel ! Vous pouvez nous aider à sortir « la bête » d'ici ?
Un peu perdu, ayant l'impression étrange qu'il ne s'était écoulé que trente petites secondes au lieu de plusieurs minutes, O'Neill finit par s'écarter à contre coeur de la jeune femme qui s'était aussitôt immobilisée.
D'un geste agacé, il prit l'un des côtés de la lourde plaque et commença à soulever. Il lui suffisait de se débarrasser de cette corvée et après, il lui resterait encore quatre étages. Quatre étages pour lui faire comprendre ce qu'il voulait. Ce qu'il avait toujours voulu, en fait.
Avec un empressement évident, il aida les trois soldats à sortir la paroi métallique de l'ascenseur, veillant cependant à ce qu'aucun d'eux ne voit dans quel état cet isolement forcé avec Carter l'avait mis puis reprit finalement sa place à l'intérieur du monte-charge. Il se tourna aussitôt vers elle, à la recherche de son regard mais elle gardait la tête baissée, les mains nerveusement serrées devant elle.
Les portes de l'ascenseur entamèrent enfin leur fermeture mais sans crier gare, Jack la vit se ruer dehors, le prenant totalement de court. Incrédule, il eut à peine le temps de faire un pas dans sa direction que les deux battants se refermaient derrière elle... le laissant seul.
***
Lorsque Jack parvint au niveau désiré, il était parfaitement dégrisé. Rien de mieux pour ça que se prendre un râteau, songea-t-il cyniquement, la mâchoire crispée.
Il était furieux ! Hors de lui, même !... Mais pas contre elle, évidemment. Mais contre l'idiot qu'il était. D'un autre côté, il n'avait fait que tenter sa chance, comme n'importe quel homme un minimum censé le ferait en rencontrant Samantha Carter ! Le problème, c'est qu'il n'était pas « n'importe quel homme ». Il était son supérieur et il venait de lui faire des avances qu'elle ne désirait visiblement pas...
Ça ne portait pas un nom, ça ?
« Du harcèlement! Espèce de crétin ! » s'exclama-t-il intérieurement.
Il était dans de beaux draps, maintenant, parce que pour faire machine arrière... il allait devoir s'accrocher ! Il ne lui restait plus qu'à s'aplatir devant elle pour s'excuser, lui dire de tout oublier, la supplier de ne pas changer d'équipe et lui promettre de ne jamais recommencer...
Dans un soupir, Jack s'enfonça dans les couloirs afin de rejoindre le bureau de son supérieur mais soudain, ses épaules s'affaissèrent. Il avait la désagréable impression que son corps pesait une tonne. Son ventre était noué, son coeur à hauteur de ses chaussettes... Il était au trente sixième dessous.
Carter l'avait repoussé. Il lui avait fait des avances... et elle l'avait repoussé. C'était terminé.
A SUIVRE…
