Titre de la fiction : Pardonne-moi

Titre du chapitre : Retrouvailles

Pairing : Derek X Stiles / Slash / Yaoi

Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas.

Note : Merci à toutes pour vos reviews ! C'est tellement agréable ! Je vous souhaite une bonne lecture, j'ai voulu vous mettre un chapitre un peu plus long pour que vous profitiez, du coup, cette fois-ci, j'ai coupé à un endroit moins… horrible.

Retrouvailles

L'homme face à lui n'était pas le Shérif Stilinski. Non… Un regard vert profond, des cheveux sombres, une barbe de quelques jours… face à lui se trouvait Derek Hale. Stiles se concentra pour ne rien montrer de sa surprise, contrôlant avec difficulté les battements de son cœur.

Derek le fixa un instant en silence et Stiles sut que, malgré son contrôle, le loup-garou avait senti quelque chose d'étrange. Il fit alors la seule chose possible, il prit le taureau par les cornes. D'une voix claire, il dit :

« Vous n'êtes pas le Shérif Stilinski, où est-il ? »

Derek eut un petit soupir et marmonna :

« Déjà, présentez-vous. »

Serrant les dents, Stiles se retint de lui sauter dessus pour l'étrangler. Où était son père ? Pourquoi Derek était-il à sa place ? Lui avait-il fait quelque chose ?

« Eugene Pearson. Je suis venu voir le Shérif Stilinski. »

Derek haussa un sourcil et Stiles le fixa avec défiance. Oh il était sûr que le loup-garou avait remarqué son mensonge. Il savait qu'il devrait passer par là à un moment donné. Il ne s'était juste pas attendu à le faire si vite. Mais, même en sachant qu'il mentait, l'alpha n'avait aucun moyen de le prouver. Le silence s'éternisant, Stiles redemanda, cette fois avec un peu plus de force :

« Où est le Shérif Stilinski ? »

Soupirant, Derek ne put que répondre :

« A l'hôpital. »

Stiles ne put retenir la vague de peur qui le saisit et il se reprit rapidement. Il tourna alors les talons et il allait sortir de la pièce quand Derek demanda, une note de curiosité dans la voix :

« Pourquoi voulez-vous le voir ? »

S'arrêtant, Stiles hésita un court instant avant de tourner le regard vers l'homme. Il murmura alors :

« J'ai une lettre pour lui. »

Il put voir le regard écarquillé de Derek avant de fermer la porte derrière lui.

Il sortit du commissariat rapidement, souhaitant mettre le plus de distance possible entre l'alpha et lui. Il monta dans sa Chevrolet et démarra en vitesse. Du coin de l'œil, il remarqua que le loup-garou l'observait depuis l'entrée de la station de police. Il prit la direction de l'hôpital, essayant de positiver. Son père n'était probablement pas en danger mortel. Pourquoi était-il à l'hôpital ? Avait-il été attaqué ? Il arriva rapidement devant le grand bâtiment hospitalier et sortit comme une tornade de sa voiture. Il devait vérifier au plus vite. Alors qu'il s'engouffrait dans le bâtiment, une voix puissante hurla en lui :

« STILES ! Calmes-toi, veux-tu vraiment qu'ils découvrent qui tu es ? »

Le cœur battant la chamade, le jeune homme ralentit l'allure. Non, il ne voulait pas ça. Fermant un court instant les yeux, il remercia son démon intérieur et reprit le dessus sur ses émotions. C'est donc d'un pas mesuré qu'il s'approcha de l'accueil et qu'il demanda où était la chambre de John Stilinski. La jeune femme lui indiqua la chambre et il la remercia d'un sourire.

Ce n'est qu'une fois devant la chambre qu'il hésita. Son père était peut-être mourant et lui, fils indigne, ne le savait même pas. Il se contentait simplement de lui envoyer des lettres tous les deux mois pour le rassurer sur son état, sans prendre la peine de demander de ses nouvelles.

Inspirant profondément, il toqua plusieurs fois avant qu'une voix, qu'il aurait reconnue entre milles, ne retentisse. Il ouvrit doucement la porte, découvrant son père allongé sur le lit d'hôpital et, près de lui, Melissa et Scott.

S'invitant dans la chambre, il dit :

« Bonjour, monsieur Stilinski… Je ne dérange pas ? »

Bon sang, il se trouvait tellement gauche. C'était son père et pourtant il avait l'impression de ne pas être à sa place. Malgré-lui, un froid intense le saisit mais il se ressaisit rapidement. John le fixa un court instant, une étrange étincelle dans le regard :

« Non, vous pouvez entrer mais… Qui êtes-vous ? »

Souriant bêtement pour cacher sa souffrance, Stiles s'approcha du lit et tendit la main, que le Shérif saisit avec force.

« Eugene Pearson, je suis de passage dans cette ville. »

« Je suis John Stilinski. La magnifique femme près de moi est mon amie et le jeune dans le coin est son fils. »

Le chasseur se recula du lit et leur fit un signe de la tête avant de reporter son attention sur l'homme.

« Je pensais vous trouver à la station de police. Vous avez eu un accident ? »

L'homme pâlit et murmura :

« Rien de très grave, un homme est devenu fou d'un coup et j'étais devant lui. »

Stiles fronça les sourcils, souhaitant en découvrir plus. Il allait demander plus de détails quand son démon murmura :

« La lettre, tu verras le reste avec Chris Argent. »

Soupirant, Stiles sortit doucement la lettre de sa veste et la tendit au Shérif :

« J'ai... J'ai une lettre pour vous. »

Le Shérif se saisit de la lettre et dit, d'une voix claire :

« Mélissa, Scott, j'aimerai parler en privé avec cet homme. Ça ne vous dérange pas ? »

Scott se redressa, se préparant à protester. Il voulait voir cette lettre et savoir qui était cet homme. Avait-il des informations sur Stiles ?

« J'aimerai rest… »

Il fut interrompu par sa mère qui lui saisit le bras en douceur et l'entraîna en dehors de la pièce. Lorsque la porte se referma, Stiles reporta son attention sur son père. Celui-ci fixait la lettre qu'il tenait entre ses mains tremblantes. Se sentant une nouvelle fois pas à sa place, il demanda faiblement :

« Pourquoi les avoir fait sortir ? »

John redressa un regard humide et secoua doucement la tête de droite à gauche. Il fit ensuite signe au plus jeune de s'approcher, une larme coulant cette fois sur sa joue. Se mordant la lèvre avec inquiétude, Stiles s'approcha finalement jusqu'au Shérif, se penchant doucement pour être à sa hauteur.

Et avant qu'il ne puisse réagir, John lâcha l'enveloppe et le gifla avec violence. Trop surpris pour réagir, Stiles se contenta de le fixer en silence, se tenant la joue en grimaçant. Il ne s'y était pas attendu. Il fut encore plus surpris quand John l'entoura de ses bras, le serrant avec force contre lui. Surpris par l'étreinte, Stiles se laissa faire avant de se détendre malgré lui. Il avait l'impression d'être de nouveau chez lui… Bon sang, il ne s'attendait pas à ressentir de tels sentiments maintenant.

Le corps secoué de tremblements, John murmura d'une voix étranglée :

« Espèce de petit merdeux… Inconscient… »

Comprenant finalement qu'il avait été découvert, Stiles s'autorisa à fermer les yeux, rendant son étreinte à son père. Il murmura doucement :

« Comment… ? »

Son père eut un petit grognement et répliqua :

« Je suis capable de reconnaître tes moindres faits et gestes, tu es mon fils bon sang ! »

Ils restèrent ainsi un long moment avant que le Shérif ne relâche finalement son fils. Stiles resta un moment silencieux avant de murmurer :

« J'espère que Scott n'a pas écouté… »

Le Shérif eut un petit sourire rassurant et répliqua :

« S'il a osé, il sait que je ne lui pardonnerais pas. »

Il fixa un instant la lettre, posée près de lui, et continua :

« J'ai cru que… que tu étais mort. Ca va faire plus de deux mois depuis la dernière lettre alors j'ai… j'ai perdu espoir. »

Souriant doucement, Stiles prit une chaise et s'installa près de son père. Il répondit doucement :

« Je voulais te l'apporter en main propre, et comme j'ai un boulot à faire dans le coin, j'en ai profité. »

John grimaça et demanda :

« Ce n'est pas un boulot « normal » n'est-ce pas ? »

Secouant la tête négativement, Stiles demanda avec sérieux :

« Tu as été blessé par le démon, n'est-ce pas ? »

Le Shérif haussa les épaules et marmonna :

« Cette saleté a pris possession de l'un de mes adjoints. Il a fallu le tuer pour que le démon disparaisse… mais il va probablement revenir. Je ne sais pas ce qu'il a contre nous, mais il s'acharne depuis plusieurs années maintenant. »

« Depuis 11 ans oui… Papa, où est Chris ? Je dois lui parler, je suis venu pour régler ce problème. »

John hésita un instant, observant son fils qu'il reconnaissait à peine avant de répondre :

« Quoique je dise, tu te mettras en danger pas vrai… ? »

Il soupira et continua finalement :

« Chris est dans la chambre d'à côté. Il était là aussi quand le démon nous a attaqués. Heureusement que Scott et Derek ont pu le maîtriser, sinon, nous serions probablement morts. »

Stiles remercia doucement son père et se redressa. Il avait du boulot, il ne pouvait pas rester là. Le voyant faire, John demanda, d'une petite voix :

« Tu ne resteras pas, n'est-ce pas ? »

Se mordant la lèvre avec violence, Stiles répondit :

« Je ne pense pas… J'ai un boulot maintenant, des collègues aussi. Ici… Je n'ai que toi, et désormais tu as d'autres personnes pour prendre soin de toi. »

Se rendant compte qu'il avait répondu froidement, il continua aussitôt :

« Mais ça ne m'empêchera pas de te donner des nouvelles, et puis je t'appellerai et… et tout ira bien. »

Sur ces mots, il sortit de la chambre, se dirigeant silencieusement vers la porte la plus proche. Il put lire le nom sur l'étiquette blanche « Chris Argent ». Inspirant doucement, il toqua à la porte. Presque aussitôt, une voix fatiguée l'invita à entrer. Il pénétra dans la chambre, se figeant un court instant en découvrant Allison et un petit garçon assis près du lit. Il se reprit rapidement et referma la porte derrière lui, faisant quelques pas dans la chambre.

Chris était pâle et avait les traits tirés, pourtant il arborait un sourire comblé. Stiles mit sa main derrière sa tête en signe d'embarras et dit, doucement :

« Je m'appelle Eugene Pearson, je viens de la part de Dean Winchester. »

L'homme, qui jusque-là le fixait avec seulement de la curiosité, écarquilla les yeux et murmura :

« Je suis Chris Argent, voici ma fille, Allison, et mon petit-fils, Gaby. »

Stiles salua les membres de la famille d'un signe de la tête et fut surpris quand le petit garçon, qui le fixait avec curiosité, courut vers lui, évitant habilement sa mère et venant s'accrocher à sa jambe. Figé, Stiles observa le petit bonhomme, du haut de ses… quatre ou cinq ans, le fixer avec émerveillement. Il se baissa finalement, se mettant à la hauteur du petit. Tout en l'examinant avec attention, il put entendre dans sa tête le murmure de son démon :

« Un louveteau magnifique… Il fera un bon loup. »

Stiles eut, malgré lui, un sourire attendri et posa sa main sur les bouclettes brunes de l'enfant. Il dit tout bas, sûr toutefois d'être entendu par la famille :

« Toi, tu vas en faire voir de toutes les couleurs à ta famille… »

Un grand sourire sur son visage d'enfant, Gaby répliqua :

« Je serais aussi cool que mon papa et que tonton Stiles. »

Stiles ouvrit la bouche de surprise et haussa un sourcil surpris. Tiens, le petit semblait avoir entendu parler de lui. Il se redressa finalement et reporta son attention sur Chris, tandis qu'Allison venait prendre son fils avec douceur. Sur un regard en direction de son père, elle murmura :

« Excusez-moi messieurs mais ce garnement a besoin de courir un peu ! »

Sur ces mots, elle sortit de la chambre, les laissant seuls. Chris soupira et indiqua une chaise au jeune homme.

« Asseyez-vous, on en a pour un moment. »

Acquiesçant, Stiles s'installa en silence. Chris le fixa un moment avant de dire :

« Vous venez pour le démon ? »

Stiles remarqua que le chasseur restait sur ses gardes et il sourit, avant de dire avec bienveillance :

« Je n'en ai qu'après le démon. Je n'ai rien contre la meute de cette ville, ses loups-garous sont toujours restés dans le droit chemin. Et connaissant votre… lien avec la meute, je ne suis pas inquiet. En revanche, j'aimerai éviter de travailler avec eux. »

Chris haussa un sourcil surpris et le remercia d'un geste de la tête. Il ferma un court instant les yeux et expliqua :

« Le démon… Il est apparu il y a onze ans de cela, s'attaquant directement à la meute de Beacon Hill. On ne sait pas pourquoi, mais depuis, il prend régulièrement possession d'habitants, les amenant à tuer ou à blesser d'autres personnes. Je ne suis pas un chasseur spécialisé dans les démons, je n'y connais pas grand-chose… Jusqu'à maintenant, on a surtout essayé de le faire partir ou de l'empêcher de nuire, mais il revient à chaque fois. »

Stiles observa son vis-à-vis avec sérieux, ne comprenant pas non plus le but de leur ennemi. Les démons n'agissaient pas comme cela normalement. Ils avaient toujours un but profond… mais là, il ne comprenait pas. Soupirant, il se redressa et tendit la main au chasseur alité :

« Je vais m'occuper de ce démon. Je vous ferais parvenir dans peu de temps plusieurs informations pour que vous puissiez vous défendre. Et surtout, si quelqu'un d'autre se fait posséder, ne le… »

Il fut interrompu par le cri de son démon qui hurla, d'un coup :

« Il est là ! »

Jurant violement, il sortit en vitesse de la chambre, suivant les indications de son démon. Chris était resté dans son lit, incapable de se lever. En revanche, Stiles avait pu voir la lueur d'inquiétude dans son regard avant qu'il ne sorte. Allison avait beau être une chasseuse, elle ne pourrait rien faire face au démon.

Se précipitant vers le lieu du drame, un petit couloir loin de tout, il s'arrêta finalement en voyant le petit Gaby au sol, une tâche de sang grandissant sur son abdomen. Allison se trouvait dans un coin, un couteau dans la main. Mortifiée, elle observait son enfant se vider de son sang. Stiles se rappela sa propre expérience et s'approcha doucement de la famille, une boule de tristesse se formant dans sa gorge. Il entendit un bruit de cavalcade et presque aussitôt, Scott, accompagné de Derek, arrivèrent sur les lieux.

Stiles grimaça et s'écarta du chemin de Scott, qui ne voyait que son enfant au sol. Derek s'était figé en voyant la scène, son regard plongé dans celui, horrifié, d'Allison. Il s'approcha finalement doucement d'elle et la ramena contre lui, la laissant s'accrocher à lui pour reprendre ses esprits.

Pendant ce temps-là, Scott avait pris son petit dans les bras, le visage pâle. Stiles put observer la pâleur de son ancien meilleur ami ainsi que les tremblements de ses mains. Scott allait appeler de l'aide quand Stiles se décida à agir. Il le stoppa d'un ordre, sec :

« Non ! »

Il avait mis, pour être sûr d'être obéis, un peu de pouvoir de son démon dans sa voix. Scott se figea et fixa avec détresse le chasseur. Il ne savait pas pourquoi mais il se sentait obligé de lui obéir… pourtant ce n'était pas le moment de ne rien faire ! Grimaçant, Stiles s'approcha et posa doucement sa main sur le ventre du petit. Gaby ouvrit doucement les yeux et lui fit un petit sourire avant de les refermer. Serrant les dents, Stiles se recula finalement et appela :

« CASTIEL ! »

En un battement d'aile, l'ange fut près d'eux. Stiles lui fit un petit signe de la tête avant de murmurer :

« Le petit… »

Le brun aux yeux bleus s'approcha de l'enfant et tandis que Scott resserrait sa prise, le fixant avec de grands yeux écarquillés, Stiles dut utiliser de nouveau le pouvoir de son démon. Il ordonna, d'une voix forte :

« Ne bouge pas ! »

Bien malgré lui, Scott se figea et l'observa avec stupeur. Bon sang il était un alpha et pourtant cet humain possédait plus de pouvoirs que lui. Un instant plus tard, Castiel apposa sa paume sur la blessure du petit, qui se résorba petit à petit. Après quelques secondes, Gaby ouvrit de grands yeux étonnés et fixa l'ensemble des adultes qui l'entouraient. Il observa ensuite sa mère et se tortilla entre les bras de son père, cherchant à la rejoindre. Trop surpris par les évènements, Scott le laissa faire. D'un bond, Gaby avait agrippé le bras de la jeune femme, encore traumatisée par son acte.

Derek se recula doucement, laissant le petit venir se nicher contre le corps de sa mère. Il murmura doucement :

« Pardon… pardon maman… »

Stiles eut un petit sourire, ne comprenant pas pourquoi le petit s'excusait. Il se tourna vers Castiel et le remercia d'une étreinte. Celui-ci la lui rendit avec plus de modération et il dit, doucement :

« Je dois repartir sinon Dean va croire que je me suis fait tuer… Il me suit partout ces derniers temps. »

Souriant doucement, Stiles acquiesça et le remercia encore. Castiel se recula doucement et murmura, juste avant de disparaître :

« Fais attention à toi, gamin. »

Resté seul avec Derek, Scott, Allison et Gaby, il resta un instant silencieux avant de commencer à s'éloigner. Il n'était plus à sa place avec eux. Alors qu'il allait tourner au coin du couloir, Allison prit la parole :

« Merci… J'ai cru que… Oh mon Dieu… merci ! Du fond du cœur ! »

Il lui fit un signe de la main avant de répondre doucement :

« Retournez auprès de votre père, il est mort d'inquiétude. Ah et… Ne restez jamais seuls pour le moment. Je vous ferais parvenir des informations pour que vous puissiez vous protéger du démon.»

Lorsqu'il sortit de l'hôpital, il inspira un grand coup avant de se figer, sentant un petit picotement dans son cou. Derek n'était pas loin… Il se tourna et le vit arriver, une expression sérieuse sur le visage. Stiles l'attendit, sachant que fuir ne servirait à rien. Lorsque l'alpha fut face à lui, il haussa un sourcil interrogateur et celui-ci prit la parole :

« Merci. Qui est l'homme qui est apparu ? »

« Un ami… et accessoirement, un ange. »

La surprise se peignit sur le visage de l'alpha qui mit quelques secondes à digérer l'information. Il murmura finalement :

« Si les démons existent, alors les anges aussi… »

Lui souriant doucement, Stiles acquiesça. Il allait s'éloigner quand le brun le retint vivement par le poignet. Stiles sursauta comme s'il venait de se faire brûler tandis que Derek fixait sa main avec stupeur. Tous deux purent sentir un désir fulgurant pénétrer leurs corps, leur coupant le souffle. Stiles écarquilla les yeux et se recula d'un coup. Il fixa avec horreur l'alpha, figé de stupeur. Un battement de cœur plus tard, Stiles se détournait et il courut jusqu'à sa voiture, ignorant l'appel de l'alpha à son encontre.

Dans sa tête, le rire idiot de son démon retentit. Il grimaça, démarrant sa voiture et ignorant le regard choqué que le loup-garou lui portait.

« Avoue, tu avais oublié qu'à chaque contact entre deux compagnons, les deux ressentaient un désir foudroyant. »

Stiles grogna pour la forme et se concentra sur la suite de ses recherches. Il penserait à Derek plus tard. Et puis, avec un peu de chance, il n'avait rien remarqué…

Le rire goguenard du démon lui répondit.

La première journée de recherche dans la ville n'ayant rien donnée, Stiles décida de rentrer. Il était 20 heures passé, il fallait qu'il mange et qu'il se repose. Il avait passé le reste de l'après-midi à tourner en ville, laissant Wolfy chercher un congénère démon dans les environs, sans succès. Ne pas avoir d'information sur les différents endroits où le démon avait frappé ne lui facilitait pas la tâche. Enfin… il savait où il devrait commencer les recherches, il ne voulait juste pas y aller aujourd'hui. Ca attendrait demain.

Car il le savait, pour l'avoir vécu. La première possession par ce démon avait eu lieu dans un entrepôt désinfecté, non loin de la forêt. Il trouverait peut-être des traces ou des indices qui le mettraient sur la voie.

Le lendemain, il fut réveillé par les rayons du soleil qui pénétraient dans sa chambre. Après s'être préparé en silence, il prit sa voiture et se dirigea vers l'entrepôt. Il était encore tôt alors les rues de la ville étaient vides et seuls quelques badauds erraient en silence. Lorsqu'il arriva devant l'entrepôt, un frisson le saisit et il hésita un instant. Cet endroit lui rappelait tellement de mauvais souvenirs… Tout avait commencé ici.

Déglutissant avec difficultés, il se força néanmoins à pénétrer dans le vieux bâtiment.

Avant les évènements qui avaient conduit à son départ de Beacon Hill, cet entrepôt était utilisé par les membres de la meute pour différents entrainements ou tout simplement pour se réunir en secret. Il prit sa lampe de poche ainsi que son Beretta. Même s'il n'était pas seul, Wolfy pouvant le protégé en dernier recours, il préférait ne pas prendre de risques.

Il avançait silencieusement dans les différentes pièces, ignorant les souvenirs qui affluaient en lui, quand un bruit le fit se figer. Il n'était pas seul. S'agissait-il du démon ? De la meute ? Où d'un simple enfant qui se serait perdu… ?

Grimaçant, il se concentra, cherchant à débusquer son ennemi. Ce n'est qu'après plusieurs minutes de recherche qu'il comprit qu'il ne s'agissait ni du démon, ni d'un enfant. Son opposant semblait pouvoir l'entendre venir et il s'éloignait alors sans faire de bruit.

Relâchant la tension dans ses épaules il marmonna, sûr désormais d'être entendu :

« Je sais que quelqu'un est là. Je mettrais même ma main à couper qu'il s'agit d'un loup-garou… probablement un alpha. Je ne suis pas là pour vous chasser… en revanche si vous m'attaquez, je n'hésiterais pas à me défendre. »

Dans un premier temps, seul le silence lui répondit. Enfin, après quelques minutes, un jeune homme aux cheveux bouclés sortit de l'ombre, faisant se figer le chasseur. Isaac était pâle et de profondes cernes déformaient son visage. Stiles tenta de contrôler tant bien que mal les battements de son cœur et il baissa son arme.

Le loup-garou prit la parole et indiqua :

« Je ne suis pas un alpha… mais merci du compliment. »

Tendant une main en avant, Stiles dit :

« Je m'appelle Eugene Pearson… Tu dois être Isaac. »

Le jeune homme lui saisit la main avec méfiance et demanda :

« Ce n'est pas votre vrai nom… Et comment vous me connaissez ? »

Haussant les épaules avec désinvolture, sûr désormais qu'il ne risquait rien, Stiles répondit :

« Quelqu'un t'a parfaitement décris. Et comme je chasse, je préfère éviter de donner mon vrai nom, ça n'apporte que des ennuis. »

Ils restèrent un instant à se fixer avant que Stiles ne demande :

« Que fais-tu ici ? Cet endroit… est un peu spécial non ? Surtout pour toi. »

Reniflant doucement, Isaac jeta un regard sur les murs alentours. Il fronça finalement les sourcils et murmura :

« Si je reste ici, je pourrais empêcher que ce qui m'est arrivé arrive de nouveau. »

Stiles grimaça et avança doucement jusqu'à se trouver dans une grande salle, plusieurs instruments d'entrainement traînant un peu partout, recouverts de poussière.

« Cet endroit est abandonné, n'est-ce pas ? »

Un grognement positif lui répondit et il effleura d'un doigt la surface d'une cible, accrochée au mur. Fixant la poussière sur son membre, il murmura :

« Accepterais-tu de me dire tout ce que tu sais sur… ce qu'il s'est passé ici ? Je n'ai qu'une version des faits, plutôt floue. »

Il sentit Isaac se tendre derrière lui et se retourna doucement. Comme il s'y attendait, le loup-garou demanda :

« Vous avez vu Stiles ? Il va bien ? Qu'a-t-il dit ? »

Souriant tristement, le chasseur répondit :

« Oui je l'ai vu et il va bien… enfin il va mieux. Si tu me racontes ta version des faits, je te raconterais la sienne, ça te va ? »

Le loup-garou sembla hésiter un moment avant d'acquiescer. Il s'avança dans la pièce et s'accroupit, touchant doucement une tâche sombre au sol. Stiles savait que c'était ici que tout avait commencé, exactement là où se tenait Isaac maintenant. Celui-ci prit la parole et murmura :

« C'est de ma faute vous savez… Ce jour-là, j'étais seul avec lui. Je n'ai rien remarqué de spécial, il était égal à lui-même. Il souriait comme d'habitude et tentait de me faire rire. Il n'a jamais été très doué pour rester calme. A un moment, il est allé aux toilettes et quand il est revenu, il souriait encore. Je… je n'ai pas fait attention. Je n'ai pas vu le couteau qu'il tenait. Et quand j'ai enfin remarqué que quelque chose n'allait pas, il était trop tard. Je me souviens simplement qu'il me fixait avec… bonheur, tout en me poignardant. Je ne pouvais pas réagir, le couteau était en argent et imbibé d'aconit, ça m'a rendu complètement impuissant. Je me souviens avoir poussé un cri, appelant mon alpha à l'aide et puis… juste avant de perdre connaissance, j'ai vu un nuage sombre sortir de la bouche de Stiles. Il a hurlé et m'a fixé avec stupeur, comme surpris de ce qu'il voyait. Il n'y croyait pas je pense… et quand il a finalement commencé à comprendre ce qu'il avait fait, Derek est apparu. Après… Je suis tombé inconscient. »

Stiles ferma les yeux et soupira doucement. A l'époque, il n'avait pas compris et pourtant maintenant tout était tellement clair. Isaac le fixa alors, souhaitant entendre sa version des faits. D'une voix qu'il espérait ne pas trembler, il expliqua :

« Il se trouvait avec toi ce jour-là. Il a eu la sensation d'être enfermé dans son propre corps. Lorsqu'il a repris conscience de ce qui l'entourait, il était trop tard. Tu étais à ses pieds, agonisant. Il tenait encore le couteau dans sa main, dégoulinant de sang. Derek est arrivé et est resté horrifié devant la scène. Il ne pouvait pas croire ce qu'il voyait. Mais en découvrant la scène, il n'y avait aucun doute. C'était bien Stiles qui avait poignardé un membre de sa meute. Il n'avait aucun moyen de savoir ce qu'il s'était passé, après tout, il ne savait même pas que les démons existaient… Stiles a vite compris qu'il était en danger. Il connaissait très bien Derek, alors il a couru dans la forêt, souhaitant tout oublier, croyant qu'il s'agissait d'un simple cauchemar. Derek l'a poursuivi, il l'a blessé et abandonné… Il a fait ça à son propre compagnon, sans chercher à comprendre. Stiles est resté un long moment dans la forêt, seul et blessé. Enfin, il est parti. »

Isaac le fixa un long moment en silence avant de murmurer :

« On dirait que vous avez vécu quelque chose de similaire… Je peux sentir la tristesse dans vos paroles. »

Reniflant doucement, Stiles répliqua :

« On ne devient pas chasseur sans raison… »

Ils restèrent un moment silencieux et finalement Stiles se redressa et indiqua :

« Le démon n'est pas revenu ici depuis un long moment. Je pensais trouver des indices, mais en fait il n'y a rien… »

« Comment savez-vous qu'il n'est pas revenu ? »

Souriant bêtement, Stiles répondit :

« J'ai un détecteur intégré. Si le démon est proche, je le saurais aussitôt ! »

Isaac hésita un instant avant de demander :

« Vous comptez chasser ce démon, n'est-ce pas ? Est-ce que vous me laisseriez-vous aider à le traquer ? J'ai un compte à régler avec cette chose. »

Secouant la tête négativement, Stiles répondit :

« Non. Tu n'es pas préparé à traquer cette chose, tu me gêneras plus qu'autre chose. Et puis… Je n'ai pas vraiment confiance dans les loups garous. »

Il entendit Isaac soupirer avant que celui-ci ne réponde :

« C'est vrai qu'on est plus dangereux que les humains, mais on ne tue pas si on peut l'empêcher. On protège simplement notre meute s'il y a besoin… c'est juste plus fort que nous. On le fait même si… même si après on perd quelqu'un a qui on tient. »

Stiles grimaça, comprenant que le jeune homme faisait référence à lui. Il hésita un court instant, sachant pertinemment que savoir ne l'aiderait pas à pardonner mais il finit par demander :

« Comment… Comment a réagi ton alpha, après le départ de Stiles ? »

Gêné, Isaac répondit :

« Je suis resté dans le coma pendant un an… Je n'ai donc rien vu mais en me réveillant, j'ai vite compris que quelque chose n'allait pas. Je savais que Stiles n'avait pas fait ça de lui-même, j'avais vu la fumée noire. Lorsque je l'ai dit à Derek il… il est devenu fou. J'espère ne plus jamais le revoir ainsi. Il… il est persuadé que Stiles est mort. »

Le chasseur haussa un sourcil surpris, l'invitant à continuer :

« Stiles était son compagnon, alors ils étaient en quelque sorte reliés, j'ai jamais trop bien compris comment… mais le fait est qu'un peu avant que je me réveille, il a senti le lien se briser. Evidemment, le Shérif recevait encore des lettres… mais tout le monde a fini par se persuader qu'il avait écrit ces lettres en avance. Après tout, ça aurait bien été son genre, pour ne pas inquiéter son père. »

Le chasseur poussa un petit soupir et dit, d'une voix claire :

« Stiles est en vie. Comme tu es un loup-garou, tu dois bien comprendre que je ne mens pas. »

Isaac le fixa avec un petit sourire et répondit :

« Je sais et j'en suis heureux. Tant qu'il est en vie, il y a toujours une possibilité qu'il revienne un jour et qu'il nous pardonne. Et puis si on débusque le démon, il n'aura plus rien à craindre. »

Stiles fixa le jeune homme un instant, pensant à l'intérieur de lui que ça ne changerait rien. Il avait été trahi par la seule personne qui n'en avait pas le droit. Son propre compagnon. Il ignora la colère qui pointait le bout de son nez et s'épousseta avant de prendre la direction de la sortie.

Il s'immobilisa toutefois un moment et il murmura :

« Ton alpha sait que tu passes tout ton temps ici ? As-tu un travail ou autre chose pour t'occuper ? »

Si Isaac fut surpris par la question, il n'en montra rien. Il répondit avec douceur :

« Derek le sait. Il a essayé de m'obliger à partir d'ici, à avancer… Pour la première fois de ma vie, j'ai pu lui désobéir. Stiles… Stiles est parti à cause de moi et Derek est triste à cause de ça. Je… Je n'ai pas le droit de vivre une vie joyeuse. »

Stiles grogna malgré-lui et se dirigea vers le loup-garou, l'attrapant par le col avec force. Il murmura ensuite, d'une voix imprégnée par le pouvoir de son démon :

« Ce n'est pas de ta faute… C'est celle du démon. Crois-tu vraiment que Stiles aimerait te voir vivre en ermite à cause de lui ? Sors de ce taudis, reprends ta vie en main ! Tu as une meute, ne l'abandonne pas pour un prétexte minable. »

Isaac le fixa avec stupeur, sensible malgré lui à l'argument. Il pouvait sentir comme un besoin vital d'obéir au chasseur… Comme si celui-ci était un alpha.

Isaac ferma les yeux et murmura :

« Il n'y a plus de meute maintenant. Nous sommes tous des omégas. Derek ne veut plus de moi… »

Surpris, Stiles le relâcha et s'éloigna de quelques pas.

« Même si Derek ne veut plus de moi, il reste mon alpha… Est-ce que j'ai le droit de lui relater notre conversation ? »

Surpris, Stiles répliqua :

« Evidemment, pourquoi me demander… ? »

Il jeta un regard à Isaac qui le fixait étrangement :

« Je ne sais pas… J'ai l'impression que… que je devais demander… c'est étrange, j'avais ce sentiment seulement avec Stiles… »

Le cœur du chasseur fit un bond qu'il n'arriva pas à contrôler et il détourna le regard en vitesse avant de s'éloigner en murmurant :

« Etrange en effet… »

Derrière lui, le jeune loup-garou continuait à le fixer, une immense tristesse dans le regard.

Lorsqu'il sortit de l'entrepôt, un coup d'œil au ciel lui apprit qu'il était bientôt midi. Le temps était passé tellement vite, et pourtant il n'avait rien appris sur la localisation du démon.

Il était en train de manger dans un petit restaurant du centre, engloutissant ses frittes et son hamburger avec rapidité, quand quelqu'un s'invita tranquillement en face de lui. Il leva un regard agacé avant de soupirer. En même temps, il ne pouvait s'agir que de lui…

Derek fit signe à la serveuse et celle-ci s'approcha doucement d'eux, un grand sourire de prédatrice sur le visage. Stiles se retint de justesse de lui balancer son plateau dans le visage. Qu'est-ce qu'elle croyait celle-là ? Derek n'était pas à elle !

Il se figea soudain, réalisant ses pensées. Et merde… fichu lien. Il grogna pour la forme et retourna à sa nourriture, ignorant le brun qui attendait désormais sa commande. Plusieurs frittes dans la bouche, il jeta un coup d'œil à son portable. Il n'avait pas eu de nouvelles de Dean et de Castiel, il espérait que leur chasse se déroulait bien.

« Il mangeait de la même manière. »

Stiles se figea, les paroles du brun lui venant en pleine face. Il redressa le regard et parla, la bouche pleine :

« Qchoi ? »

Le regard du brun se voila et il murmura doucement :

« Mon compagnon. Il était incapable de manger correctement. Toujours à manger vite, en s'en mettant partout, à parler la bouche pleine… »

Stiles grimaça et avala doucement sa bouchée. Il fallait qu'il fasse plus attention. Ses manies le trahissaient.

« Tu l'as vu, n'est-ce pas ? »

Stiles ferma les yeux avec force. Apparemment, Derek ne comptait pas le laisser manger tranquillement. Il fixa le remplaçant du Shérif avant de répondre, le plus calmement possible :

« Oui, je l'ai vu. »

Il put sentir la curiosité du brun passer par le lien et le frapper avec force. Il soupira et continua, sachant qu'il n'y échapperait pas pour le moment :

« Je ne dirais rien de plus que ça : il est vivant, il va bien. Point. »

Cette fois, c'est la colère qui le frappa de plein fouet mais il resta immobile, se contentant de fixer l'alpha avec calme. Derek serrait les dents avec forces, cherchant à se retenir de le projeter contre… un mur ou une porte ou un meuble…

D'une voix rauque, l'alpha continua :

« Je… Je dois lui parler. »

Stiles haussa un sourcil surpris et secoua la tête négativement. Voyant que le brun allait continuer à le harceler, il termina :

« Il ne veut plus te parler. »

Il sut que le loup-garou avait pu entendre le battement de son cœur indiquant qu'il mentait. Malgré lui, il aimait toujours un peu le loup-garou… Il grimaça et se rattrapa :

« Il ne peut pas te pardonner. »

Et cette fois, il n'y eut pas de problème avec son cœur. Et Derek l'avait bien compris, il était devenu tout pâle. Se levant doucement, Stiles observa son compagnon, immobile, les yeux fixés sur la table… en peine.

Il hésita un court instant à le toucher, le rassurer… mais décida finalement de s'éloigner. Il ne devait pas lui redonner espoir. Pour lui, il n'y avait plus de retour en arrière possible.

Alors qu'il allait pénétrer dans sa voiture, une main s'abattit sur la carrosserie devant lui. Il se figea, observant finalement l'alpha qui le regardait avec force. Il soupira finalement et demanda :

« Quoi ? »

D'une voix forte, n'acceptant pas de refus, Derek répondit :

« Je veux aider. Cette chose… Je veux qu'elle disparaisse de ma ville. »

Stiles eut un petit rire et répliqua :

« Tu ne ferais que me gêner, tu ne sais rien sur les démons … »

Les yeux du loup-garou étincelèrent pendant une seconde de rouge et il se pencha sur le plus jeune, le faisant se crisper :

« Je t'accompagne. »

Stiles ouvrit la bouche pour refuser une nouvelle fois mais l'alpha s'était déjà installé sur le côté passager de sa voiture. N'en croyant pas ses yeux, Stiles pénétra à son tour dans l'habitacle et il marmonna :

« Tu ne travailles pas toi… ? »

Derek fit un petit rictus mais ne répondit pas. Soupirant, le chasseur démarra.

Ce n'est que quelques minutes plus tard, alors qu'il conduisait autour de la ville, cherchant une manifestation du démon, qu'il réalisa une chose. Derek et lui étaient passés au tutoiement inconsciemment. Il poussa un petit soupir, tandis que son démon chuchotait doucement :

« Un loup sera toujours attiré par son compagnon… l'inverse est aussi vrai. »

Stiles ignorant la remarque, il continua avec douceur :

« Tu ne pourras vraiment jamais le pardonner ? Il restera ton seul compagnon jusqu'à la fin de ta vie... »

Stiles grogna doucement, intimant à son ami de se taire. A côté de lui, Derek haussa un sourcil surpris avant de le fixer avec attention. Au bout de plusieurs minutes de ce manège, Stiles ne tint plus. Il demanda :

« Quoi ? »

« Quel âge as-tu ? »

Surpris par la question, le jeune homme répondit aussitôt :

« Vingt-huit ans. »

Derek fronça un court instant les sourcils, une étrange étincelle dans le regard, avant de se détourner, fixant le paysage en silence. Stiles sentit qu'il se passait quelque chose… Il demanda :

« Pourquoi ? »

A bientôt chères lectrices, j'espère que vous n'êtes pas déçues :p