Les chaînes cadenassant le grand portail de Poudlard tombent, les portes s'ouvrent pour laisser le passage à plusieurs personnages. En tête le nouveau Ministre, suivi de quelques "aurors" et d'un autre personnage, bien connu de l'établissement. Cette scène a lieu quelques semaines avant la rentrée scolaire, les intrus ne rencontrent donc aucun élève. Le concierge attitré, Mr Rusard va au devant des assaillants mais devant le visage de l'autorité nouvelle, il s'incline et guide les visiteurs vers le bureau de la directrice.
Alertée par les bruits, celle-ci est sortie de son bureau et les attend devant l'escalier de pierre ancestral.
- Mme MacGonagall, je suis votre nouveau ministre
- Oui je sais. J'ai vu votre photo dans la Gazette
- Fort bien, par conséquent, vous n'aurez donc aucun éclat à accepter mes nouvelles directives concernant cette école. Et pour commencer, nous vous remercions d'avoir assuré spontanément le remplacement temporaire de la fonction à la disparition tragique de Mr Dumbledore
- Ce n'était pas une simple disparition, mais un meurtre!
- J'ai bien conscience que cet accident fut difficile à accepter pour les membres de cette école, mais l'enquête que j'ai moi-même supervisée n'a pas aboutie à la même conclusion
- Nous avons des témoins! Mais personne n'a accepté de l'écouter!
- Votre "témoin unique" n'a pas toutes les garanties de fiabilité: il a été plus d'une fois suspect dans des affaires louches, vous comprenez que la réputation de cette école doit être corrigée. J'ai donc le regret évident de vous démettre de votre poste de directrice et de le confier à quelqu'un de plus apte et moins indulgent que vous
- Pardon?
- N'est-ce pas votre inconscience, votre affection, à vous et à Dumbledore, pour un jeune voyou indiscipliné qui a causé tous ces problèmes à votre établissement? Le dénommé Harry Potter a plus d'une fois, eu affaire à la justice, et seul l'influence de votre feu directeur, et le soutien stupide de l'opinion pour le Survivant, comme vous l'appelez, lui a permis d'échapper à ses justes pénitences. Mais sachez désormais que toute clémence sera oubliée! Ce jeune homme, a par deux fois été, soit disant, l'unique témoin d'un meurtre dont il accuse sans preuves des personnes hors de tout soupçon. Par conséquent, le ministère a lancé un avis de capture pour ce dissident dangereux, et je vous déconseille de le protéger Mme MacGonagall, sinon vous perdriez plus que le poste de directrice, croyez-moi
- C'est scandaleux
- C'est la justice, chère madame. Maintenant, vous voudriez bien débarrasser ce bureau de vos affaires personnelles afin de laisser la place à votre successeur
- Et qui sera, si j'ai la permission de demander?
- Naturellement. Mr Rogue, ici présent, a accepté cette lourde responsabilité
- Trahison! Trahison! Vous êtes un vendu! Un…
- Je vous ai connue Minerva, avec plus de vocabulaire et d'éducation. Ceci étant, je vous laisse une heure pour me libérer le bureau, et préparer votre démission le cas échéant. Si vous tenez à votre place, ne serait-ce que pour ne pas priver les élèves de vos cours instructifs et de votre présence, je vous suggère de ne plus contester mes décisions dorénavant. Voici de nouveaux professeurs, ayez l'amabilité de leur montrer leurs quartiers et les habitudes des enseignants. Maintenant, si vous voulez m'excuser, j'ai à faire. Mr le Ministre, si vous voulez bien m'accompagner
- Avec plaisir, Mr le directeur
Rogue prononce tout bas un nouveau mot de passe, auquel la gargouille gardienne de l'escalier se déplace à l'ordre du nouveau propriétaire des lieux. Celui-ci s'y engouffre, suivi du nouveau ministre.
Arrivés dans le bureau, le ministre pouffe devant l'amoncellement des objets alors que Rogue cache sa peine. Tout le lieu est un mélange de souvenirs touchants. Mais la mascarade doit continuer, il en va de leur plan.
- Il y a en effet bien du tri à faire. Le vieux fou gardait n'importe quoi
- Cher collègue, vous voici en place, n'oubliez pas ce qu'en attend le maître
- Je n'oublie rien, Mr le Ministre. Croyez-moi, je n'oublie rien
- Les deux Carrow sont là pour vous seconder, ils sont dignes de confiance
- Je les connais aussi bien que vous, sinon plus, je sais de quoi ils sont capables, merci de votre sollicitude
- Fort bien. Bon courage Rogue
- Au revoir Mr le Ministre
