Disclaimer : Rien ne m'appartient, blablabla, tout est à J.K Rowling

Note de l'auteur : BON JE SAIS, je suis en retard pour le postage ! MAIS, j'ai de bonnes raisons : j'ai des partiels et tout ça à réviser, les cadeaux de Noel à faire, tout ça, tout ça.. !

Bon déjà je tiens à vous remercier gargantuesquement ! Je n'aurais JAMAIS cru qu'il y aurait 54personnes qui suivraient mon histoire ! Je ne vous parle pas des gens qui l'ont rajouté en favorite ! Ou qui l'ont mis en alerte ! J'ai presque du mal à le croire ! CINQUANTE-QUATRE ! Pour vous, je promets de continuer cette histoire !

Et, si je peux, de vous poster exceptionnellement un deuxième chapitre le mois de janvier! Pour Nowel ! Oui, voilà, pour l'honneur de la naissance du petit Jésus, tout ça, tout ça. (ca n'étonne personne, que l'on fête une naissance en avril, en décembre, à la célébration du couronnement de charlemagne ? Non ? Bon, ça ne m'étonne pas, je suis une des rares à penser aussi que le mythe du père Noel est une horreur sans nom qui met le système du capitalisme et de l'esclavagisme dans l'esprit des toutes petites têtes de la future génération.. Enfin, réfléchissez-y 3 minutes, trouvez-vous NORMAL, qu'on dise aux enfants que les lutins travaillent pour le Père Noel jour et nuit, sans salaire, selon son bon vouloir, enfermer au Pôle Nord ? C'est de l'esclavagisme ! de l'ESCLAVAGISME ! – bref, laissons là ce combat perdu d'avance et rentrons dans le vif du sujet !)

En premier lieu, une lectrice m'a fait remarquer qu'une erreur impardonnable c'est glissé dans le chapitre 2 : j'ai confondu dans le chapitre précédent Charlie et Bill, et j'ai même oublié de citer ce dernier ! Milles excuses ! Vraiment, une faute de débutant !

Ensuite : Je sais, un chapitre par mois, c'est beaucoup d'attente. J'en suis consciente, étant moi-même la première à râler après ces auteurs (splendides desquels je pourrais faire milles éloges) qui mettent trois milles six cents ans à poster, mais, c'est la seule condition pour être sûr que je poste régulièrement et non de manière anarchique, une fois tous les 56 ans ! Et, avec mon emploi du temps chargé, il m'est tout de même très difficile de me créer un laps de temps correct pour dactylographier ces loooongues pages Word !

Enfin, Messieurs & dames ( ya-t-il des messieurs qui me lisent seulement ?), ce chapitre sera… pleins de rebondissements mais aussi un peu anarchique, heureux et frivolement burlesque, et oui je dois l'avouer, un peu tristoune je le crain, mais il vous plaira je l'espère ! Pour ceux qui me le réclamaient : draco va être cette fois-ci au goût du mois ! Enfin, + ou - ! )

En conclusion, je vous souhaite une bonne lecture, un bon mois de décembre – que je vous souhaite pas trop froid/neigeux/glaceux ! N'hésitez pas à me faire part de vos impressions, si vous avez aimé (ou pas), ce que vous avez trouvé mal écrit, bien pensé, si cela vous a fait penser à un autre auteur etc etc. Bref, partagez ! Sortons un peu de nos écrans respectifs et discutons jovialement !

Cordialement,

Votre loyale et fidèle Fosdy.


Chapitre 3

Si Harry Potter pouvait mettre la main sur ceux ou celles qui avaient fait les études sur les couples qui allaient se former à l'intérieur de Poudlard et leur créature contenu dans leur sang, il l'aurait fait sans hésiter. Dû-t-il les tourmenter, les torturer et même les rendre fous, il aurait obtenu les résultats. Cela aurait pu l'aider, lui et ses compagnons de fortune, bien au-delà de sa propre imagination.

S'ils avaient eus les documents en questions, ou bien les conclusions soigneuses des chercheurs, peut-être auraient-ils pu prévoir que Pansy Parkinson et Goyle se seraient transformés en Mara, un type de démon qui pourtant n'était présents normalement qu'en Germanie ou en Scandinavie. (Hermione avait expliqué qu'une migration avait eu lieu pendant l'époque sumérienne de Lilith dans les territoires anglo-saxons, ce qui expliquait donc que des familles aussi vieilles en Angleterre et n'ayant jamais quitté le sol des îles, soit affilié à cette créature – petite minute de calme dans la pagaille générale et l'agitation qui c'était emparé de tous ceux qui étaient encore un peu sain d'esprit). Et, s'ils avaient pu le prévoir, peut-être que cette nuit là n'aurait pas fait l'objet de tant d'aventures, de tant d'actions, de tant de prouesses en matière de désordre, de perdition et de cataclysmes.

Les Maras – ces chers et vénérés démons du cauchemar qui étaient invoqués pour beaucoup comme les créatures les plus proches anthropologiquement des sombrals – qu'étaient devenus leur ex-gentils, doux, et pacifiques camarades alias Pansy et Goyle s'étaient empressés d'aller visiter les dortoirs des premières années. Mais pourquoi, se demanderont bien des gens. Et bien, parce que ces petits têtes revenaient à leur apparence humaine d'origine dès que la nuit se présentait. Parfois, bien sûr, il restait une nageoire, une aile bref un attribut de leur transformation mais jamais un quelconque pouvoir particulier – et heureusement, car, sinon, cela aurait eu tôt fait de créer un génocide inter-espèce dans le dortoir. Les premières années rentrait dans ce que Poudlard avait mise en place d'elle-même : une copie gargantuesque des divers dortoirs au détour de l'ombre d'un couloir. Probablement les fondateurs avaient-ils eu vent de la prophétie, et, avaient-ils prévus ce cas échéant. Toujours est-il, que les petits écoliers se retransformaient, et, s'y rendaient-ils l'esprit brumeux, se couchaient-ils en se criant et souhaitant une bonne nuit, puis, gagnaient le monde des rêve. Le lendemain, le schéma inverse était effectué, dans un silence respectueux, alors que les premiers rayons de soleils frappaient contre les grandes baies vitrés de Poudlard, et, jamais aucun premier année n'y faisait allusion devant leur sénior une fois transformé, puisqu'ils ne gardaient de ces moments qu'un vague souvenir, peinant à faire la différence avec leur ancienne vie de sorcier guilleret.

Cependant, jusqu'à cette fameuse nuit douce et fraiche de février, où les Maras étaient apparus dans l'école, personne n'avait connaissance de cet état de fait. Cette splendide, magistrale et glauque reconversion des serpentards avaient permis, avec un brio exemplaire, de partager l'information de ce retour au bercail chaque soir à la totalité du château. Et ce, complètement par hasard, sans que personne ne s'y attende.

En effet,Seamus avait été témoin de leur transmutation, puis de leur cavalcade à toute vitesse, hors de l'attachante pièce des toilettes pour filles ou Mimi Geignarde leur expliquait la difficulté de son existence maintenant que le bâtiment était envahis de toute sorte espèce.

Bien évidemment, étant un griffondor et ami immérité du Survivant – soit des actes irréfléchis- il s'était empressé de courir à toute allure comme un de ces vieux pervers en ruts qui pourchassent les vélanes en été, derrière les fieffés maras qui n'avait que faire de ce dernier. Heureusement, la guerre était passée par là et lui avait appris quelques rudiments nécessaires : dès que quelque chose de louche avait lieu, dès qu'un évènement extraordinaire ou non se passait, on avait recours au patronus. Les habitudes restant, il avait invectivé son animal d'un coup de baguette et l'avait lancé cherché tous ceux qu'il pouvait. Hors, à cette heure avancée de la nuit, rare étaient ceux encore debout. Pour tout dire, il n'y avait alors que Severus et Sirius, qui arrivèrent dans l'instant pour découvrir l'ampleur du désastre. Ils prièrent alors à leur tour leur patronus de réveiller les derniers sorciers.

Et Snape avait lancé une théorie abracadabrante auquel Harry n'avait rien suivi : soi-disant leur immaturité sexuelle ne leur permettait pas de maintenir la transformation en continu et blablabla et blablabla.

Mais, ce n'était pas le nœud du problème.

Enfin, si, mais partiellement. Parce qu'il avait fallu prévoir une réorganisation complète des sorts afin que les premières années soient acheminées magiquement à l'intérieur de l'enceinte de leur dortoir respectif une fois qu'ils étaient transformés. Histoire qu'ils ne se fassent pas manger par des petits gloutons de monstres qui eux étaient matures et ne revenaient pas à la raison.

Non. Le problème était qu'ils avaient échappés de peu à un drame tragique : la mort d'un petit poufssoufle – ce que Crabe avait commenté comme n'étant pas « extrêmement grave, les poufsouffles, un de plus ou un de mois, ça ne pesait pas lourd dans la balance ni de la société, ni de la magie ». Snape lui avait mordu cruellement la carotide, avait recraché son sang. L'ex-serpentard pas très intelligent avait été trimballé jusqu'à l'infirmerie complètement amorphe, recouvert de jus pourpre que le professeur des potions n'avait pas voulu. Mme Pomfresh semblait être la seule personne qui n'était pas soumis à l'étrange sort – et heureusement, car, à la vitesse où Severus envoyait les anciens élèves, il y aurait eu des morts si ce n'avait pas été elles qui les avait requinqué puis remis sur pied en un rien de temps.

Severus réservait un sort cruel à tous ceux qui ne s'impliquaient pas dans la réserve de chacun de ses élèves, qui remettrait en cause toute possibilité de se sortir entier et en bon état de la catastrophe ambulante de la prophétie de Sybille. Ou alors, disait certains, ce n'était qu'une excuse pour essayer ses crocs sur des élèves innocents – théorie potterienne bien évidemment.

Bref. Pour en revenir aux serpentards, Pansy et Goyle s'étaient assis sur la poitrine des petits dormeurs – qui avaient tout de suite eus la sensation d'étouffer, ce qui avait engendré de parfaits cauchemars. Là, de drôle de petits chevaux noirs et osseux étaient apparus, voletant d'un élève endormi à un autre, aspirant et donc récupérant ces rêves noirs cotonneux qui apparaissaient au-dessus de leur tête pendant que Pansy et Goyle avait commencé à forniquer (selon les termes peu élogieux de Seamus qui avait été témoin direct) au milieu de tous, à grand coups de cris et de supplications, se frottant l'un contre l'autre comme des chiennes en chaleur. Si Seamus avait bien faillis avoir les yeux brûlés (conséquence malencontreuse de la magie des maras lors de ces actes) en les voyant nus, en plus d'être horrifié, les enfants eux avaient été paniqués puis étaient devenus de véritables monstres qui ne se canalisaient plus.

Sirius s'était alors senti obligé de conter comment il avait surpris ses parents dans les mêmes positions, alors qu'il n'était qu'un jeune enfant et la sensation de sang bouillonnant qu'il s'était emparé de lui. Voulant expliquer que c'était un fait prouvé, attesté et reconnu de tous. – Même si bien du monde se serait passé de savoir que Mr et Mme Black couchait ensemble de manière quelque peu particulière et ce, sans même se démonter lorsque leur fils se présentait à eux.

C'est comme ça que les ex-élèves de Poudlard apprirent que certains actes sexuels produisaient de la magie non visible. Celle-ci s'accrochait aux individus les plus jeunes, tentant de les pousser aux mêmes vices – dans une moindre mesure. Bizarement ils s'en prenaient aux attributs qui n'avait pas disparu lors de la mutation. Des oreilles, des ailes, des nagoires, des queues.. Tout y passait. Un jeune roux s'essayait même à planter ses minuscules canines dans le cou d'un de ses camarades. Severus avait émis un son guttural lugubre. Aucun élève qui qu'il soit n'était autorisé à prélever le sang d'un autre élève. Et encore moins, quand le premier était à moitié vampire et à moitié sirène ! Il sentait venir les ennuis avec ce petit. Il allait mordre quelqu'un, et il allait encore se transformer en une créature encore plus métisse. Aussitôt, il les sépara et emporta l'enfant. Il n'oublia pas cependant de créer un sonorus avec sa baguette – qui malgré son état de vampire lui obéissait encore, au grand damne de certains ex-poudlariens qui se seraient surement évadé incognito s'il n'avait pas eu peur des représailles – et convoqua d'un hurlement sonore tous et toutes à venir aider – le terme était moins élogieux bien évidemment – et de contenir ces affres de petites créatures magiques (suivi d'un litigieux « à moins que vous ne teniez pas ni à votre vie, ni à votre future descendance).

A coté de Seamus, peu avant l'explication du grand, du magnifique et du splendide dernier Black encore vivant, était apparu Harry Potter, la tête encore ensommeillé, ses cheveux dans un désordre indescriptible, habillé en tout et pour tout que d'un grand tee-shirt moldu qui lui arrivait à mi-cuisse et d'un boxer noir il aperçut le regard goguenard de Blaise Zabini qui se foutait ouvertement de sa tête, il se morigéna. Il aurait dû prendre le temps de s'habiller convenablement. Mais – parce qu'il y avait toujours un mais – le patronus de Sirius avait semblé bizarrement agité et ça l'avait inquiété plus que de raison. Au point de se montrer au trois quart nus devant des serpentards perfides ! Et il ne doutait pas d'avoir épuisé son quota de chance pendant la guerre – raison de sa présence dans cette prophétie – il ferma donc les yeux, certain que Draco allait apparaitre d'ici peu pour en rajouter une couche.

A l'ordre contraint du professeur de potion, apparu l'ex- et toutefois éternel – maître des verts et argent : le célébrissime Draco Malfoy. Si voir Harry en petite tenue l'étonna, il n'était cependant pas d'humeur à faire de commentaire. Il n'avait pas du tout apprécié d'être réveillé au milieu de sa maigre nuit de 3 heures, pour aller séparer des jeunes de 11 ans avec les hormones en ébullitions, qui essayaient par ci et par là de se rassembler et de s'exciter mutuellement. Les prétextes du patronus de son parrain n'avait réussi qu'à éveiller dans ses prunelles une lueur rongée par la promesse d'une douleur vengeresse, lancinante et à perpétuité chez le premier qu'il rencontrerait. Le malheureux fut bien évidemment… Ron Weasley. Qui se prit un sort foudroyant suivi d'un autre saucissonnant et tranchotant ce dernier. Rapidement, son humeur s'améliora lorsqu'il croisa le regard par la suite le sauveur qui était à deux doigts de l'étrangler. Au moins, à présent, il était sur que tous et toutes soit sur la même longueur d'onde que lui.

Par la suite, il se tourna avec une lenteur exagérée, retenant son souffle devant le spectacle qui se produisait devant ses yeux. Il n'était pas été ravi ce soir-là en voyant l'espèce de partouze étrange, abracadabrante entre des semi-créatures et des sorciers avoir lieu. Il avait lu Freud, la psychanalyse et tout ça. Les pulsions, les nœuds de complexe, les interdits, la censure et il en passait. Mais voir comment de simples petites doses de magie pouvaient rendre des individus aussi sauvages et primitifs (même juste qu'une minuscule dose) l'avait bousculé. Il en avait avalé l'éducation précieuse, stricte et paternelle qu'on lui avait inculquée. Et s'était aussitôt précipité en lançant ci et là toutes sortes de sorts, plus ou moins agréable et dangereux, ratant de quelques millimètres Potter par mégarde bien évidemment – qui voyait le coup venir et se décalait à peine.

Et, en leur âme et conscience, ceux qui avaient été appelés pour canaliser le bordel ambiant, s'étaient promis de ne jamais au grand jamais, s'abaisser à cet acte en présence d'enfant à moins de créer une barrière protectrice susceptible d'éviter ce massacre odieux et insupportable de manière déontologie et éthique sur des êtres aussi….juvéniles et inconscient.

Cela avait été une longue et laborieuse fin de nuit pour parvenir à tous les calmer mais aussi pour séparer Pansy et Goyle et les enfermer dans une salle. Draco avait cru perdre la tête et tous les assassiner d'un avada kadavra bien signé, en bonne et due forme. L'aube c'était présenté sur le pas des vitres teintées et on les avait chargés de chasser eux même les doses de magie par le sort Salamantra, qui les attira…vers lui. Aussitôt, Draco Malfoy ressenti ce qu'il craignait depuis déjà plusieurs jours.

Et s'il c'était évertué à faire des exercices de repos et de méditation, avalant maintes et maintes potions, se jetant toute une variété de sort, ce n'était certainement pas pour que cela arrive à cet instant-là. Il savait ce qui se préparait, bien avant quiconque. Et il se réfusait à lui-même la possibilité même infime de laisser le veela immerger en lui.

Dans le conflit qui avait opposé Voldemort à Potter, il avait perdu sa liberté de choix, de mouvements, de penser et d'expression. Pour sauver sa famille, il avait dû suivre même si ça voulait dire dégout de soi et avoir conscience de la bassesse de ses agissements. Même s'il se haïssait, même s'il devait devenir drogué aux potions de sommeil sans rêve. Draco se souvenait des hurlements qui déchiraient le silence dans les cachots, des pleurs et des supplications. Il avait connu le sang qui giclait et ses entrailles nouées par la terreur. Il avait échangé son égo et son affranchisement contre la vie de ceux qui l'avait engendré, éduqué et choyés. Il avait laissé échapper Potter, il avait regardé le fossé grandir et l'homme qu'il aimait s'effacer pacifiquement de son existence. Draco avait dit adieu à toute forme d'amour et de loyauté. Draco était devenu un pantin dans les mains de grands hommes, espionnant à tour de rôle les uns puis les autres. Pour sa mère, la seule femme au monde pour qui il avait une estime la plus infinie, il avait trahit. Trahit les siens et tout le reste. Qui peut imaginer la solitude de ceux qui sont espions, jamais vraiment chez eux, toujours à craindre le pire, qui restent dans l'ombre ?

Draco avait trop souffert avec la guerre. Il avait perdu sa mère puis son père. Il avait perdu ses repères, son identité de Malfoy, sa fortune, tout ce qui l'avait composé. Dans la figure de Sarah, il avait retrouvé un peu de paix et une existence plus simple, plus banale qui lui convenait. Accepter le veela, c'était rejeté Sarah. C'était accepter de ne pas avoir le choix, encore une fois. Draco Malefoy voulait choisir son futur et non pas laisser à un instinct primitif, animal et magique le choix de celui avec qui il allait être relié pour toujours. Il ne voulait pas d'ailleurs d'éternité, il voulait la simplicité, l'amour qui s'en va puis repart, les divorces, les disputes, les combats d'une garde alternée.

« Malefoy.. ça va ? Tu as l'air bizarre », questionna Harry d'une voix chevrotante.

Aussitôt, Zabini arriva – alerté pas un sort présent dans le couloir - et regarda, interloqué, le Sauveur. Celui-ci semblait perdre ses couleurs, comme une image en noir et blanc des films muets que son père affectionnait tant. Une étrange aura argentée l'entourait. Hors, aucune espèce existante et repertoriée n'avait ses caractéristiques. Cela ne sentait pas bon. De toute façon, tout puait dès que cela concernait le Survivant !

« Malfoy..ne vas pas bien », l'informa sous forme de constatation un peu soulagée Potter

Il se retourna et comprit tout de suite l'ampleur de la situation. Blaise contempla son meilleur ami et frissonna : dire qu'il craignait pour son prince était un faible mot.

« Non, tu vois, il est en parfaite santé ! C'est pour ça qu'il gesticule comme s'il était entrain d'agonir ABRUTI ! Bouge ! Va chercher Snape ! SUR LE CHAMPS ! Et ramène Granger !.. Oh et puis Pomfresh », hurla le métisse, alors que le griffondor avait déjà détalé

Jusqu'ici tous avait accepté leur créature sans difficulté et bien évidemment, Draco se devait d'être unique ! Le seul qui allait à l'encontre de sa créature, contre l'enchantement et la prophétie de Sybille ! Il fallait qu'il fasse la paix, qu'il accepte. Sa mort allait engendré des catastrophes gargantuesque. Tous les serpentards qui avait connu son règne allait devenir déchainé , et ce, même en dehors de Poudlard. Leur serment inviolable de loyauté allait les faire ployer un à un pour répandre la vengeance de son décès. Et, honnetement, Blaise trouvait déjà que Snape était bien assez fou furieux comme ça. Lui annoncer que son filleul avait engendré un serment inviolable de fidélité avec tous les serpentards plus vieux ou plus jeunes que lui… n'était pas dans ses plans, surtout dans l'optique de rester en vie.

Aussitôt, il lança toute une myriades d'enchantements diverses. Il savait que le veela ne mettrait pas longtemps à s'en défaire, mais cela laisserait quelques heures de plus pour trouver une alternative correcte en convoquant tout le monde. Il y en aurait toujours plus que dans une tête, tentait-il de se rassurer, et Granger détestait les échecs. Oui, Draco allait être sauvé. Et quelqu'un allait réussir à trouver pourquoi Potter était dans un état instable et inconnu. Il fallait rester positif. Sybille, normalement ne voulait que le bien de la magie - ce qui n'était pas l'exacte similitude de leur bien à eux - il rejeta cette dernière idée et fit léviter Draco jusqu'à l'infirmerie alors qu'il envoyait son patronus avertir son directeur.

Vraiment, sa tête allait finir par sauter avec toutes ces conneries ! C'était un truc français pourtant logiquement non anglais...


Sirius Black se prépara à une remarque cynique et ironique, parfait à point pour descendre en flèche le Grand et Majestueux Rogue. Il savoura avec délectation sa trouvaille avant de l'ascener avec le ton le plus froid et moqueur qu'il avait en rayon.

« Alors comme ça, ton neveu demande des serments de fidélité inviolable, il parait ? Comment as-tu pu laisser passer ça ? Tu étais ou à ce moment là ? Chez Voldemort ou..

-Ta gueule, Black, le coupa Severus. J'ai autre chose à faire que de me prendre le chou avec toi. J'ai un gamin de 23 ans qui risque d'y passer et ton filleul qui se prend pour un vers luisant… qui s'efface. Oh, et, tu savais que Draco et Potter ont eu une liaison pendant leur année ici à Poudlard? »

La révélation lui assénat un coup. Impossible ! Harry ne serait jamais passé de l'autre coté ! Et puis, il ne lui aurait JAMAIS caché quelque chose de cette envergure ! Mais à la tête morose de Severus, il comprit que l'affaire était plus grave qu'une liaison cachée. Il soupira et s'effondra à coté du professeur sur le banc en bois, face au lit du protégé Malfoy. Depuis que la prophétie avait commencé, il avait l'impression d'être de nouveau en guerre, toujours sur le qui-vive, craignant qu'une lettre leur apporte un matin une mauvaise nouvelle. Au dehors, Lupin devait gérer seul l'éducation d'un enfant polymorphe avec lequel il peinait à échanger et où le monde était pleins de dangers.

« Je suis désolé de t'avoir attaqué l'autre jour dans la grande salle », s'excusa l'ancien professeur des potions

Sirius haussa les épaules. Il savait que Severus n'avait pas cherché à lui faire du mal, il avait bien compris que cela avait été un réflexe instinctif. Il avait conscience que cette morsure l'avait transformé. Il était encore plus squelettique qu'auparavant. Toutefois sa force physique avec augmenté et son niveau de magie aussi. Et, de temps en temps, il parvenait à percevoir lointainement les sentiments de Rogue, comme en cet instant : une peur et une détresse sans nom pour un homme à qui il ne restait que Draco comme famille. Il avait juré de le protéger à Narcissa, quoiqu'il arrive. La guerre l'avait emporté hors de son champ d'action. Draco avait souffert et à présent, il était là, impuissant.

« Weasley les avait surpris un soir, pendant la sixième année. Granger pense donc que l'état de Harry a quelque chose à voir avec la transformation de Draco, et est entrain de fouiller la bibliothèque à la recherche de quelques réponses avec Weasley, Nott et Zabini. Pour l'instant, ils n'ont rien trouvé » lui expliqua-t-il

Nouveau soupire, des mains qu'on met devant sa figure pour se cacher. Une hésitation. Et puis, Sirius se lança, après tout, c'était toujours moins pire qu'Azkaban.

« Ils ne trouveront rien.. Si je suis venu ici ce soir, c'est parce que j'ai des informations pour une fois. La famille de Lilly Evans provient directement d'Asmodée.

-Asmodée ?, questionna Snape

-Asmodée était une reine des dryades qui voulait à tout prix un enfant, alors elle essaya maintes et maintes fois avec son mari, sans jamais y parvenir. Elle fit énoncer une loi qui obligeait à ce que chaque bébé né reçoive un petit serpent pour compagnon. Beaucoup de jeunes enfants sont morts, par sa faute.

La mère de Salazar serpentard provenait de cette lointaine contrée où la foret et la mer se rejoignent. De nombreux textes témoignent de son existence, cependant aucun étranger n'a pu y parvenir sans l'intervention de la magie même. Ils sont revenus.. changés. C'est l'exemple même de Merlin.

La religion chrétienne, on dit qu'Asmodée est l'un des plus puissants diables après Satan – bien sur, chez eux, ce ne pouvait pas être une femme en première main de Satan ! Elle symbolise chez eux le péché de luxure – et pour cause, on raconte qu'elle a forcé son époux jusqu'à l'épuisement, en vain, mais garda un plaisir lattant pour l'activité d'accouplement – selon des vieux textes sumériens – en souvenir de cet enfant. Chez les chrétiens, Asmodé est le maitre des jeux du hasard, c'est le célèbre « démon du jeu ». Certaines sources démentent même que c'est Satan qui aurait corrompu Adam et Êve, mais lui sous forme d'un serpent.

Bref, en vérité, Asmodée parvint en échange de sa vie à avoir une fille qui a son tour donna sa vie pour son enfant. De génération en génération, le sang d'Asmodée parvint ainsi à celle qu'on nomme Lily Evans. Il y a 60 ans, le royaume périssait, il ne restait plus qu'une cinquantaine de dryades, son père fuit avec elle et la confia à des moldus, en lui disant que son héritage arriverait à ses 23 ans au plus tard. A 20 ans, elle tomba enceinte et fut la première des descendante d'Asmodée à avoir un fils : la malédiction de donner sa vie pour son enfant prendrait fin avec elle. Lorsque Harry eut 3 ans, elle dû donner sa vie. Le matin, elle avait reçu son héritage. Elle m'avait envoyé un courrier pour m'avertir, me demandant de soutenir James, elle présentait son décès de manière urgente et nécessaire. Elle disait que son soulagement avait été d'avoir pu profiter de regarder son fils grandir 3 années durant. »

Pour la première fois, Severus Rogue resta sans voix, assimilant que Lily avait grandit avec la certitude de devoir mourir pour sa progéniture. Dumbledore avait mentit à Harry : ce n'était pas une magie blanche qui l'avait protégé mais une malédiction qui remontait des siècles plus tôt. Harry ce jour là avait sauvé la vie de Neville Longdubat en utilisant la malédiction de sa famille contre Voldemort, protégeant l'existence d'un autre petit garçon que rien ne pouvait protéger. Puis, doucement, les rouages de son cerveau comprirent. Si Harry avait eus tant de chance durant sa scolarité et face à Voldemort, c'était grâce à Asmodée ! Et si Harry avait eu une liaison avec Malfoy c'était pour son penchant pour la luxure ! Tout était clair à présent, tout avait une explication !

« J'ai construit une théorie abracadabrante, je sais mais.. Draco est entrain de refuser son Veela n'est-ce pas ? Et cela va le tuer, je suppose ? Harry s'efface parce qu'il est entrain de se laisser mourir pour Draco, parce qu'il doit être le foutu compagnon de ton connard de neveu qui ne pense qu'à lui ! Il ne choisit pas sa descendance, mais son compagnon. Il redevient simple dryade qui s'évapore dans les vapeurs argenté lentement, doucement, parce que le pacte que son ascendante à passer avec la magie est entrain de prendre fin. Les sorts inviolables sont argentés, tu le sais, non ? Quand ils se défont… c'est cette concéquence »

ARG ! Il lui fallait avouer que ça se tenait. Sirius black avait dit quelque chose d'intelligent ! Et il allait devoir le reconnaitre… ? NON ! JAMAIS !.. Au moins, le bon coté était que son calice n'était finalement pas qu'un vieux cabot complètement sénile, stupide et imbuvable. Peut-être allaut-il pouvoir même faire quelque chose de lui ?

Severus Rogue était dans une belle panade. Harry Potter se mettait toujours dans une merde noire ! Quel enfoiré ! Il ne pouvait pas rester gentil, calme et doux à attendre que ça se passe ? Et pourquoi son abruti de neveu avait-il choisi ce cancre parmi tous les autres ? Déjà que lui était relié à un calice griffondor, mais là..là Draco Malefoy le surpassait de loin de pied en cape ! Il n'avait pas le choix. Il devait faire accepter à Draco son état et sauver Harry pour s'assurer que son filleul survive après.

Oh, il se ferait la joie de faire une morale sanglante et sauvage à ces petits morveux qui allait le rendre fou ! Il allait s'assurer que jamais aucune descendance n'existe entre ces deux là ! Laisser un mélange des deux grandes terreurs de Poudlard, ce serait comme leur tendre Poudlard dans un cadeau et de les prier avec condescendance de le mettre en charpie.

Il finirait par avoir des cheveux blancs ! Ou les perdre ! Avoir une calvicie avec ces deux idiots ! Et encore, murmura sa conscience, le meilleur était à venir. Draco n'avait pas encore charmé son compagnon, ne s'était pas encore lié à lui et n'avait pas encore commencé à menacer tout le monde pour une respiration à moins de 50 m de Harry. Pas de duels, pas d'explosion, rien. Pas d'attraction, pas de population complètement marteau qui allait mettre en rogne le Survivant. Pas de Ron Weasley qui allait en appeler à Odin ni rien.

Il se mit à palir. Le mariage veela obligeait une cérémonie sorcière, qui allait être impossible ici. Hors, à partir du lien, ils avaient quarantes-deux jours au plus tard. Il n'y avait que l'odeur sucré, tentante et promesse de luxure qui échappait du corps de Sirius qui lui promettait des jours heureux ! Et s'il s'offrait une petite luxure ?

"Siriuus ~~, minauda-t-il alors que l'animagus était déjà entrain de s'enfuir sur ses quatre pattes à toute vitesse, refusant de servir une fois de plus d'apéritif; REVIENS ICI ! SIRIUS !"


Petites informations : Asmodée existe réellement dans la bible tel que je l'ai décrit. Cependant tout le reste sur les dryades et tout ça n'existe pas, mais est de mon invention particulière ! Si vous avez des questions, n'hésitez pas !

Review pour donner des impressions ?

Bisous à tous ! De joyeuses fêtes et des cadeaux merveilleux !