Disclaimer : Rien ne m'appartient, tout est à JK Rowling, sauf l'idée d'histoire.. gna gna gna

Note de l'auteur : Bon, Ne dites rien, Je suis consciente d'être méga en retard dans le postage... mais...voyons, quelle excuse puis-je vous donner ? (parce que j'en ais des très très très très bonnes, pour sur ! euuuh...) J'ai eu d'affreuses partielles à réviser, à passer. Puis, entre les cours, le taf, mon copain, tout ça, tout ça... Et j'ai eu le syndrôme de la page blanche, un peu. TERRIBLE ! Pleins d'idées mais je n'arrivais pas à écrire ! Une phrase, je détestais, effaçais et recommençais... Et puis, je trouvais que c'était médiocre et tout ça. Du coup.. j'ai mis du temps à vous l'écrire. MAIS C'EST FINIT, PROMIS !

Et il est un peu + long que les précédents !

Du coup, je ne saurais comment m'excuser de ce looooooooong retard de postage. Mais, je pense que cette longue attente vaut sincèrement le coup. Je crois que c'est un de mes plus longs chapitres. Et y a pleins de petits trucs croustillants. Si, si, je vous assure !

Je remercie toujours autant ceux qui prennent le temps de lire une amatrice de ma trempe, qui ajoute cette histoire en alerte ou en favorite ! Et JE VOUS AIME REWIEWERS !

Et je vais même m'offrir le luxe de répondre aux reviews de ce chapitre (si, si, je vous assure) ! Du coup, si vous avez des remarques/questions/points pas clairs, n'hésitez pas !

Je vous embrasse tous trèès fort sur le bout du nez, à la manière des lutins de Bargoussie !

Votre infidèle et enthousiaste Fosdy !


Chapitre 4

« Luna ? », hoqueta Granger, le visage pâle en réponse à la nouvelle que Blaise venait de lui annoncer.

Hermione Granger semblait en cet instant faire un Accident Vasculo-Cérébral en présentant les symptômes typiques (difficulté à comprendre, à parler, trouble profond de l'équilibre). Désorientée, elle fut projetée violemment dans un escalier mouvant juste à côté. Elle dévala à toute vitesse la tête la première les marches, sous le regard amusé du serpentard. Ah qu'il était drôle de surprendre une femme qui croyait toujours avoir une longueur d'avance sur tout le monde !

Sonnée, elle se releva tant bien que mal tandis que son ex-camarade lui lançait un sort d'ajustement vestimentaire et capillaire.

« Qu'est-ce qui t'étonne autant ? questionna-t-il en haussant un sourcil

-Oh, rien.., murmura-t-elle pour elle-même, C'est juste que.. C'est Luna, tu sais, la fille qui est toujours dans son monde !

-Un peu comme toi » lui rétorqua-t-il

Un point pour lui. Il était vrai que si Luna vivait dans un monde de légende, elle prenait racine dans une monde de grimoire poussièreux, avide de savoirs, sans cesse entrain de faire des recherches. N'étais-ce pas pour cette raison qu'on l'avait embauché le mois suivant dans la section Recherche de l'hôpital Ste Mangouste, après tout ? Elle doutait que ce soit pour ses capacités de relation avec le malade. Elle était certes brillante, avait réussi haut et fort tous les concours qui parcheminait la formation de sortsoignant, mais était complètement incapable d'entretenir de quelconques rapports autant avec ses collègues de travail qu'avec ceux qu'elle était censée guérir.

D'ailleurs, ce malheureux incident de prophétie de Sybille et tout le tintouin ne rentrait pas du tout dans ses plans et les contrecarraient même. Comment pouvait-elle s'entendre convenablement avec ses futurs-collaborateurs si on l'emprisonnait ici ? Elle avait d'ailleurs planchés sur les lois sorcières sorties jusqu'ici et il se trouvait que ce n'était pas légal du tout ce qu'ils avaient commis. Elle allait s'assurer que chaque personne qui ait participer ou fomanter à mettre sur pied cette idée stupide soit viré et avec une répression suffisante. Le Ministre de la Magie allait pouvoir dire adieu à toute carrière et retraire, elle en faisait le serment !

« Enfin, le principal c'est que ce soit réglé ! », s'exclama-t-elle ravie

Elle allait pouvoir arrêter de s'esquinter les yeux dans la vieille et poussiéreuse bibliothèque de Poudlard. Surtout que jusqu'ici sa prospection dans les grimoires (même les plus anciens !) n'avaient apportés nul information utile ou même concrète. C'était à peine si elle avait pu obtenir deux ou trois renseignements sur les Veelas ! Alors sur les lointains ancêtres d'Harry…rien. Il n'avait vu mentionner le nom de Lillith qu'une fois dans tout ce qu'elle avait lu. Et ce n'était rien de probant.

Aussi, le fait que Luna ait trouvé et réussit là où elle elle avait échoué, ne la frustrait pas trop. Certes, ce n'était pas très bon pour son égo. Mais ne valait-il mieux pas que ce soit ça plutôt que la mort de celui qui était comme un frère pour elle ?

Ses pensées filaient à toute allure, dirigées vers la jeune serdaigle.

Dans son esprit, elle remonta le fil du temps. Elle entendit le son mélodieux de sa voix, revit les longues mèches de cheveux de blés qui tressautaient au fil de la marche hasardeuse caractéristique de Lufoca dans les rues de Pré-au-Lard. Elle avait de grands yeux bleus délavés qui restaient gravés dans son esprit : empreint d'une fameuse mélancolie étrange (qui lui faisait voir et croire à des légendes loufoques un peu partout sur le continent).

Luna était une de ses plus proches amies. La guerre les avait rapprochées et elle avait arrêté de porter un jugement négatif sur ce tous les agissements que Luna pouvait faire sans logique aucune. Malgré les voyages fréquents par mont et par vaux à la créature de ces créatures présentes uniquement dans esprit, elles avaient su garder contact. Au fil des longues lettre qui parcheminaient leur quotidien, elles étaient devenues une confidente l'une pour l'autre, une épaule vers qui se tourner lorsque l'une des deux se trouvait perdue.

Depuis quelques mois déjà, Luna connaissait une carrière de romancière reconnue dans l'univers tordu des elfes de maison. Ses nouvelles mais aussi ses romans d'aventures se vendaient chez eux à prix d'or. Elle était d'ailleurs la première best-seller pour ce peuple.

« Hermione Granger accepte la nouvelle sans broncher ! Mais quelle horreur te pique ?, demanda curieux le Métisse

-Réfléchis Blaise, c'est la solution qui se tient le plus. Luna est une serdaigle. J'ai mis beaucoup d'effort à essayer de les surpasser pendant ma scolarité, sans jamais y parvenir. Comme tous ses confrères appartenant à la maison de Rowena, elle est dotée d'un génie splendide et inconfortable qui la pousse à être bizarre aux yeux de tous les simples mortels, même aux siens. Peut-être va-t-elle finir comme Molière ou Mozart, avec une gloire funeste, post-mortem ? Parce que disons le clairement, les elfes de maison ce n'est pas vraiment ce que j'appelle une renommée. Peut-être restera-t-elle incomprise jusqu'à sa mort? »

Zabini grimaça. Il n'avait aucune idée de qui était ce Mo-lierre et ce Mosar. Probablement des grands hommes dans la culture des née-moldus ?

« Ca fait un peu plus d'un mois que nous sommes cloîtrer ici et j'ai eu le temps de faire quelques investigations. Je suis prête à parier que Luna est issu des célèbres centaures qui ont la capacité de prédire l'avenir et qui sont sensibles à toutes les étincelles de magie – ça expliquerait qu'elle soit la seule capable de discerner ces créatures loufoques ! Je pourrais mettre ma baguette à brûler que d'ici peu elle sera transformée en centaure à son tour ! Je n'ai jamais vu un être mi-cheval et mi-femme ! Cela résoudrait mon éternel questionnement de la procréation chez cette espèce.

-Attends, attends, qu'est-ce que tu me chantes Granger ? Un centaure ?! Horreur et Damnation !, s'exclama alarmé Blaise Zabini. Mais.. ce sont les rivales de..

-Oui, oui, rien d'important.., éluda-t-elle. D'après mes recherches (clandestines), son parent remonterait près de 20 générations plus tôt : lorsqu'un jeune centaure fou des plaisirs charnels, charma une sorcière qui passait dans ses bois. C'est une histoire de fou ! Vois-tu..

-NON !, l'interrompit-il. J'ai compris, Luna est un génie et va se transformer en centaure. Il nous faudrait peut-être alerter le professeur Rogue, ne penses-tu pas ?

-Il n'y a aucun dangers, il n'y a pas raison de s'inquiéter, répliqua-t-elle aussitôt. Et donc, pour continuer à répondre à ta question (du pourquoi ça ne m'émeu pas plus que ça que ce soit Luna qui ait su), il me te rappeler que c'est Luna qui a su trouver le dernier Horcruxe qui a permis de tuer Voldemort. Et puis, elle a affrontée Bellatrix avec Ginny et moi ! Elle a donc un peu de Merlin dans le ventre !

-Ouais des couilles quoi..

-LANGUAGE !, lança-t-elle assorti d'un sort électrisant – elle détestait plus que n'importe qui les grossièretés, surtout dans l'enceinte de Poudlard, c'était une école nom de nom ! Et je ne peux nier la valeur et l'ingéniosité que la cacophonie ambiante des méandres de l'esprit de Luna Lovegood.

« Bien sur, je ne peux pas m'empêcher de me sentir un peu humiliée, mis à terre, rapiécée à une moins que rien. Il parait que c'est le complexe éternel des nés-moldus, continua-t-elle imperturbable alors que Zabini continuait à recevoir des éclairs bleutés toutes les 15 secondes. Mais je ne lui en veux pas, Luna ne doit même pas se rendre compte de l'importance vitale de sa découverte ! Elle l'a fait par générosité, surement pas pour me rabaisser !, finit-elle un sourire jusqu'aux oreilles.

« Et comment vont-ils ?, reprit-elle aussitôt. Est-ce qu'on leur a administré les premiers soins ? Y a-t-il eut des effets secondaires notables ? »

Silence.

« ZABINI, REPONDS MOI QUAND JE TE PARLE ! », lui hurla-t-elle dessus

Elle cessa son sort électrisant. Aussitôt il prit une grande bouffée d'air, se calma les tremblements qui agitaient ses membres et regarda droit dans les yeux de la griffondor. On pouvait y deviner une petite étincelle de folie, comme lorsque Baddock l'avait interrompu et qu'elle ne l'avait pas supporté. Elle était certes très bonne pédagogue, une chercheuse imméritée.. mais malheureusement la fougue et la rage des griffondors. Qu'est-ce qu'il plaignait ses futures élèves !

« Aussi bien qu'il est possible : ils se sont sautés dessus pour s'entretuer pour changer…jusqu'à ce que Sirius apparaisse et que le charme d'attraction de Malfoy s'actionne, expliqua sur un ton amusé le métisse

- Bon Diou…, murmura Hermione en imaginant le désastre, Combien de créatures magiques y ont répondu ?, questionna-t-elle sur un ton étranglé

-Un beau monde ! Près de 90 espèces différentes, ce qui fait environ 400 élèves ! », lui dit-il avec un sourire éclatant.

Génial. Ils atteignaient maintenant l'Enfer. Est-ce qu'elle pouvait dire qu'elle regrettait Voldemort ? Parce qu'à coté le mage noir c'était un problème d'enfant à régler…

Le bon coté des choses – elle s'obstinait à rester positive en tout et ce depuis sa première année afin de ne pas avoir l'impression que Merlin se jouait d'elle – c'était qu'elle avait une explication rationnelle à la puissance de cette attraction : plus le compagnon était récalcitrant et avec un fort potentiel magique, plus le veela dit dominant se devait de déployer la plus grande aura pour l'attirer et lui prouver combien il était quelqu'un de très sécurisant.

Elle savait aussi qu'Harry et Draco était en plein rejet de l'un et de l'autre. Ainsi, l'attraction était à son niveau le plus fort. Mais ça ne suffirait pas et, bientôt, un sort d'enchainement restrictif ferait son apparition. Bientôt, chacune de leur magie conduirait à un espèce de philtre d'amour complexe qui embaumerait l'air. Celà les mènerait tous à leur seconde moitié obligatoirement, mais aussi à se métamorphoser plus vite en créatures magiques pour les récalcitrants comme elle.

Quelque chose lui disait que les gens du ministère avait prévu tout ça. Que pour s'assurer que la boucle soit bouclée, ils avaient parié sur l'élément Potter et Malefoy pour les catapulter très vite à leur mise en couple et donc à la reproduction qui venait aussitôt après. Ils n'avaient donc aucune chance de passer à travers la saison des amours, des chaleurs. Ils étaient fou-tus !

Elle fit part de ses réflexion à Zabini pendant qu'ils traversaient Poudlard pour aller retrouver le couple explosif nommé s'inquiéta tout autant et se promit de raconter tout à Severus, dès que celui-ci aurait deigné sortir son nez et délaissé un peu son calice. Blaise ne savait pas ce que tramait son ancien directeur de maison, mais il avait l'intuition que ce n'était pas quelque chose de très... innocent. Il était même prêt à parier que Sirius et lui tentaient de connaître les nouvelles joies d'être vampire et calice, se plaisant dans les limbes du plaisir.

« Je n'ai pas envie d'être maman si tu savais.., se confia la jeune lionne

Et rien ne pouvait plus la désespérer : elle avait promis à la mort de Tonks qu'aucun autre enfant ne naitrait dans des temps et des circonstances troublées. Un dilemme auquel ils allaient tous être confrontés.

Comment pouvait-on accepter de laisser de nouveaux êtres venir au monde, s'ils étaient le support, s'ils étaient les sauveurs de cette magie ? Pouvait-on utiliser des enfants de cette manière ? Alors que les troubles politiques et économiques de cette guerre contre Voldemort s'éternisaient ? Devait-on recréer sans cesse les mêmes erreurs ? Pire... pouvait-on obliger des gens à procréer sans qu'ils ne l'aient consenti pour un devoir sois-disant d'Etat?

« Moi non plus, déclara-t-il. J'ai demandé à Nott des potions de contraceptions..

-Mais ça ne marchera qu'une fois !

-Je sais, je sais.. Mais c'est la seule chose que je trouve à faire » déclara-t-il tristement.

Le ministère cherchait à les manipuler. Le ministère allait capituler, par Merlin !

« Zabini.., déclara-t-elle d'un ton net

-Je sais. On va les éclater dès qu'on aura trouver une solution, répondit-il nonchalamment en regardant par une des fenêtres encastré tout contre le mur de l'escalier, Et si nous allions leur rendre visite ? Notre Golden Boy va être ravie d'apprendre qu'on l'utilise encore comme un petit jouet dans la main de ces politiciens ! »

Le ton était enjoué, presque chantant, tout en étant tranchant. C'était à peine si elle pouvait déceler les accents vindicatifs. Mais elle le savait mieux que personne : les représailles étaient la spécialité de leur promotion. Après tout, ils avaient combattus dans une guerre et l'avait gagnée.

Et puis il avait été la dernière promotion de Dumbledore, le meilleur stratégien qu'ait connu l'ordre de merlin, et ça, ce n'était pas rien !


Draco Malfoy se sentait nauséeux ce matin-ci. Il avait la drôle de sensation que son estomac valdinguait comme un pauvre elfe de maison sur une barque en pleine tempête. Et, le déjeuner qui servait de réunion n'arrangeait rien.

En face de lui se trouvait son nouveau compagnon : Harry Potter. Et, ce dernier ne pouvait s'empêcher de rire avec Crivey, lui souriant et même rigolant à ses blagues ! Ce qui le mettait hors de lui par-dessus tout avait été le frôlement contentieux de la main de Crivey sur la cuisse du survivant.

Le bon côté des choses, c'est qu'il pouvait toujours vomir sur ce crétin en faisant passer ça comme un malaise. Malheureusement, il craignait que ses aïeuls ne le maudisse s'il avait un tel comportement. Non, il lui fallait trouver une technique sans faille où personne ne pourrait l'accuser d'avoir consciemment blessé, torturer et ou effrayer ce sale petit nuisible.

D'un autre côté, ce n'était pas exactement de la faute de Crivey si le Balafré était une chaudasse (pouf…souffle, dirait Artoung !) en ce moment. Mais pourquoi Merlin lui avait-il attribué ce compagnon parmi tous les autres ? Il savait que depuis qu'il avait servi chez Voldemort, il était mal vu par l'Univers et qu'il allait le payer un de ces jours. Mais lui refiler cet avorton ? N'était-ce pas un peu trop lourd comme pénitence ? Après tout ce qu'il avait déjà enduré ?!

Draco soupira en se souvenant de leur fuite après l'anéantissement du Lord Voldemort. Ils étaient partis se réfugier avec Blaise et Théo dans les bois français de Brocéliande, là où aucune magie ne fonctionnait, là où Merlin lui-même s'était retiré. Pansy avait eu ses règles, quelque chose d'anodin qui s'était transformé en punition pour tous. Défigurée par la douleur, sans magie, ils n'avaient rien pu faire pour elle.

A une époque où un murmure pouvait suffire à les faire repérer pour les mener au baiser du détraqueur, ils avaient dû à contrecœur consentir à la frapper jusqu'à l'inconscience, la bâillonner et lui faire subir mille tourments pour la plonger dans le silence. Mais si pour elle cela avait une torture, pour eux, pour ces jeunes hommes qui l'avaient toujours protéger, cela avait été un déchirement du plus profond d'eux. Même lorsque le mage noir avait été au pouvoir, ils l'avaient couvés, protégés et éloignés de tous ce qu'eux même avait vécu. Ils avaient endurés son regard d'incompréhension, de supplication, son âme dans ses iris qui les prenait pour des traitres. Ils l'avaient contemplé les renier. Ils avaient fait le choix en silence de sauvegarder leur vie, quitte à vivre à jamais dans les regrets.

Pansy représentait pour eux leur salut, celle qui les avait soudés et leur avait permis de ne pas se faire lobotomiser le cerveau par des idées stupides. Elle avait toujours gardé un pied avec la réalité et les avait maternés autant qu'elle pouvait. Après cet épisode, elle s'était enfui et avait délaissé les trois hommes qui avaient construit sa vie.

Un matin, elle avait été capturée ; ils s'étaient rendu à l'ordre du phoenix et l'avait innocenté de tout, la protégeant de ses actes, prenant la culpabilité des rares actes qu'elle avait pu commettre. Emprisonnés, on les avait brimés, supprimés leur liberté de mouvement, on avait violé leur esprit, mais rien de ça n'avait effacé l'horreur de ces jours à la regarder agoniser de douleur. Rien n'efface jamais ces souvenirs.

Bien des années plus tard, autour d'un verre ils s'étaient rappelés de la terreur dans laquelle ils avaient vécus durant pratiquement une année entière (réellement bien plus longtemps mais il valait mieux réduire le temps, avoir la sensation de ne pas avoir perdu sa jeunesse dans une guerre puis dans une fuite qui avait semblé absolue, vouée pour leur existence). Le soir dans ce bar où ils avaient évoqués ces souvenirs, Pansy leur avait révélé qu'elle avait été comme une folle furieuse car ce n'était pas que du sang qu'elle y laissait, mais sa magie. Elle l'avait senti s'étioler, s'écouler hors de son être tout entier dans une douleur infinie de chacune de ses cellules.

Elle avait reconnue devant eux avec un murmure étouffé qu'elle avait été enceinte d'un des mangemorts après avoir été violée et qu'ils avaient été le témoin direct d'une fausse couche qui n'avait eu pour conséquence rien d'autre que d'être à présent une cracmol. Elle avait perdu son nom, son statue de sang-pur, la promesse d'un avenir de possibilités sous leurs yeux. Pansy leur avait raconté combien elle avait espéré mourir, être exécutée sur le moment, combien cela semblait insupportable. Elle n'avait plus jamais eus ses règles : stérile à tout jamais. Une des autres conséquences désastreuse de la guerre, avait-elle lâché doucement avec le regard lointain plongé dans des rêves qui ne se réaliseraient pas.

Et puis, elle avait fait semblant. Comme elle savait si bien le faire. Revêtant un masque de politesse, comme si rien de tout ça n'avait eu lieu. Comme si ça n'avait pas compté. Comme tous les autres serpentards, elle s'était barricadée derrière sa fierté, derrière une éducation où la façade était le pouvoir.

Dire que Draco se sentait coupable de cet état de fait était encore loin de la réalité. Si Draco avait pu donner même sa vie pour réparer le tort qu'ils lui avaient fait, il l'aurait commis sans hésiter. Il se sentait d'autant plus responsable à présent qu'il était veela et qu'une nouvelle parcelle de magie s'ouvrait à lui : l'animale, la bestiale, celle qui courrait dans la nature même de sa créature magique. Surtout qu'il allait pouvoir avoir des enfants, même si ça devait être avec Potter.

Pansy aurait accepté un enfant même de Longdubat si elle en avait eus la possibilité...mais elle n'avait plus aucun choix. Elle était réduite à finir vieille fille, sans descendance, avec une baguette aux allures de bâtons pour lui rappeler ce qu'elle avait été. Vivant dans un monde dont les codes lui étaient étrangers, bien loin de la culture avec laquelle elle avait été élevée. Le seul réconfort qu'elle disait avoir c'est que la famille Parkinson, son père, sa mère et tous les autres s'étaient éteints avant de connaître cette honte. Elle était la seule à devoir supporter cette honte. Et lorsqu'elle éructait cet état de fait, elle avait cet air mélancolique indéfini qui lui balafrait à lui Draco Malfoy l'âme.

STOP. Si on l'avait enfermée ici, c'est que le ministère la jugeait apte à pouvoir procréer. Procréer des créatures magiques. Les gens du ministère étaient peut-être cons mais pas au point de rajouter quelqu'un en plus dans le château qui n'allait pas avoir d'utilité dans leur grand programme immonde et complètement immoral. Elle allait donc.. être maman ?

Il avait envie d'exploser de rire, de jeter des sorts sans baguette et faire apparaîte milles merveilles pour fêter l'évênements et remercier l'Univers d'offrir une seconde chance à Pansy. Il aurait aimé que les autres autour de la pièce connaisse la liesse qui s'emparait de lui lorsqu'il imaginait la tête qu'elle allait faire ! Il était impatient d'y être, de pouvoir être témoin du plus beau jour de Pansy ! Celui où elle allait enfin retrouver sa gaieté !

Mais…Pansy était-elle au courant ? Devait-il l'informer ? Et s'il se trompait ? Mais quelque chose d'extérieur, une impression, lui jurait qu'il connaissait la Vérité du dessein de Pansy… un autre pouvoir des veelas ? Les centaures savaient lire l'avenir dans les constellations, pourquoi lui n'aurait-il pas un instinct prédictif ? Après tout, il se souvenait d'avoir lu quelques part que les veelas étaient organisés en groupe, en communauté restreintes autour d'un couple. Peut-être que Pansy était intégré à ce groupe qui gravitait autour d'eux ? Il faudrait qu'il en parle avec Severus, dès qu'il serait à même de ne pas se hériser le poil prêt à s'attaquer !

Au moins, il y avait une bonne nouvelle ! Pansy allait pouvoir refaire de la magie et avoir des tas d'enfants bruyant qui jacasseraient sans fin ! Il espérait que ses descendants (puisqu'il en aurait en faisant parti du plan ignoble du ministère – et que l'univers ne l'aimant pas il ne se contenterait pas de lui donner un seul enfant à surveiller) ne fréquenteraient pas les mini-Pansy pour sa survie mentale prochaine !

MERLIN ! Il allait avoir une troupe de mini-potter !.. l'Univers s'acharnait contre lui. Très clairement. Oh non ! Il avait envie subitement de se taper la tête contre la table. Pourquoi avait-il dû accepter de venir à cette réunion d'anciens élèves ? C'était Blaise qui l'avait persuadé ! Lui voulait tranquille, au calme ! Il allait devoir trouver une méthode de vengeance qui durerait sur plusieurs années. Histoire de lui faire comprendre que Blaise se devait de s'occuper de ses affaires uniquement !

Etrangement, de l'autre côté de la table, Zabini frisonna. Il avait une mauvaise impression. Comme si un danger planait sur lui..

Le fils Malfoy soupira, clairement désespéré et chassa ces pensées, espérant par le même coup qu'en les éloignant, rien de tout cela n'arriverait – comme les serpentards sont frileux face aux situations compliquées ! Il revint au moment présent. Et essaya de se contenir.

…Nan, finalement, l'impression menace immédiate venait de disparaître. Etrange. Etais-ce en rapport avec sa nouvelle forme ? Peut-être bien. Il allait falloir qu'il fasse attention. Il ne voulait pas faire comme Nott et Longdubat et risquer de faire un premier essai d'accouplement devant les autres. Sa fierté ne s'en remettrait pas. Et Draco n'oublierait pas de lui rappeler pendant des années. Et il était hors de question que cela arrive ! Bon, c'était décidé, il allait prendre en main son destin et rencontrer de son partenaire (commun) ce soir même !

Blaise Zabini jeta un coup d'œil à Draco. Il ne semblait pas être au meilleure de sa forme. Une aura noirâtre l'entourait. Pauvre Colins.. Il serait une conséquence secondaire, malheureusement pour lui. Paix à sa future descendance qui n'allait pas exister !

En effet, Draco se sentait l'envie de grogner, comme un cerbère prise de folie. Pour sa propre fierté, il se devait de se contenir. Un Malfoy se tenait bien, était élégant, beau et ne faisait jamais de reproches en public mais souriait et se vengeait avec délicatesse et invisibilité.

Ou il se débrouillait pour attribuer l'action à quelqu'un d'autre. Il pourrait accuser l'horripilant septième année de serpentard complètement incompétent...comment se nommait-il déjà ? BADDOCK ! Il faisait honte à toute la maison.

Et puis, Baddock lorgnait sur le griffondor. Il l'avait pris sur le fait lorsqu'ils étaient entrés dans la pièce. Et puis, Baddock n'était même pas veela ! De ce fait, toute attaque à son encontre était légitime. Il ne faisait que s'assurer que son compagnon ne courre aucun risque !

Et puis, il n'était pas sûr que la potion anti-attraction de Théo soit assez puissante pour éviter que tout le monde se jette sur lui s'il se mettait à dresser Potter là devant l'assemblée avec ses nouveaux pouvoirs. Pourtant, cela aurait été drôle. Enfin drôle..

Quelques heures plus tôt ça ne l'avait pas été tant que ça. Mais il n'était pas encore au courant de la portée de la dite attraction. Ce n'était aucunement de sa faute ! Il avait réagi instinctivement sans réfléchir ! (une courte erreur dans le système de défense et d'auto-vérification dans son éducation de Malfoy à coup sur ). En effet, quelques heures plus tôt, lorsqu'il s'était réveillé, il s'était précipité à la rencontre de celui qu'il allait devoir maintenant courtisé…

D'ailleurs, en parlant de courtiser…Comment lui, Draco Malfoy, allait-il pouvoir draguer Potter quand celui-ci l'avait largué, si lâchement abandonné plusieurs années plus tôt, lui brisant le cœur ? Comment pourrait-il pardonner le fait qu'un jour Potter avait tout simplement renoncé à se battre et à croire en eux ? Bien-sûr ils savaient depuis le début que l'un et l'autre étaient voués à des camps opposés dans la guerre qui se profilait mais.. mais est-ce qu'ils n'avaient pas représentés un court instant la possibilité d'une entente, d'une amélioration, d'une issue, d'un pacte qui se serait soldé sans un bain de sang terrible ?

Potter l'avait jeté en sacrifice à son destin, il n'avait jamais envisagé qu'il y ait une autre issue que celle que les autres avaient décidés pour eux, pour lui, le petit de Lucius Malfoy. Draco avait tué, torturé et bien plus. Il avait eu du sang sur les mains et avait renoncé à tout bonheur. Il avait connu l'Horreur, le Chaos et l'avait regardé dans les yeux comme Severus, comme tous ceux qui n'ont plus rien et ne risque de ne rien perdre.

Il avait joué un double jeu, duper et tromper tous ceux qui l'entouraient en devenant espion, en se rebellant juste pour donner une chance à Potter de réussir. Draco s'était laissé broyé par la vie et il avait finit par laisser partir son amour de jeunesse dans le temps des oubliettes. Alors, vraiment, il ne voyait pas pourquoi, ni comment, il allait pouvoir batifoler avec lui après tout ça.

Et même si Luna était parvenu à l'obliger à accepter son Veela, à accepter qu'il n'avait pas d'autre choix que de finir avec lui, Draco se refusait à tout ceci. Ils seraient ensemble, d'accord, puisqu'il le fallait. Mais rien d'autre. Il pouvait accepter que le Veela comme maintenant réagisse et ne puisse accepter que quelqu'un d'autre s'approche de Potter. Après tout cela allait avec sa philosophie : l'autre lui appartenait entièrement, sinon rien. Enfin bref.

Il secoua la tête, écarta ces réflexions sombre et se reconcentra sur la catastrophe de son attraction ce matin même :

Une fois qu'il avait ouvert les yeux, il avait été étreint par une panique sourde, il s'était empressé de traverser la moitié du château (et de ses bêtes magiques toutes plus dangereuses les unes que les autres) et avait retrouvé son (batard) de compagnon.

Il avait d'ailleurs été très étonné d'avoir eu conscience aussi précisément de l'endroit où se trouvait le dit susnommé. Il y avait bien sur son odeur qui lui était parvenu, mais ça après avoir déjà passé au nez de plusieurs espèces. Non, il n'aurait su dire comment il avait pu déterminer. C'était, voilà tout, une chose toute à fait logique et allant de soi dans sa pensée à présent envahie par la créature magique.

Il l'avait tout juste rejoint que le grand et majestueux Harry Potter n'avait rien trouvé de mieux que de se laisser câliner par un Ron tout heureux de retrouver son meilleur ami en pleine forme. Immédiatement, son veela lui avait envoyé un sort de répulsion et c'était servi de l'attraction à une moindre mesure pour qu'il rapplique dard-dard.

Draco n'avait eu conscience que c'était lui qui faisait tout ça. Ni même que c'était une part étrangère à lui, un raisonnement qu'il n'avait pas d'habitude. Il avait agi, mû par une habitude si ancienne, si ancrée en lui, qu'il lui avait semblée que c'était l'air entier tout autour de lui qui avait commis l'acte et répondu à cette tradition. Comme si son environnement ne faisait que répondre à des règles édictées depuis toujours que ces gestes étaient promu pour les faire comprendre au griffondor.

Et bien sûr, rien ne s'était passé comme prévu, comme à chaque fois que le survivant était mêlé à une histoire : ce n'était pas que Potter qu'il avait eu mais une foule de créatures qui avait accourues et avait bien failli tuer accidentellement ce qui était dorénavant son compagnon. Draco avait connu pour la première fois de sa vie une peur et un accès de colère ravageur.

Il avait sévèrement entaillé quelques-uns et rendu inapte d'autres à la reproduction pour un certain temps. Il en gardait un souvenir flou et étrange. L'impression troublante que chaque fibre de son être était appelée, aspiré vers un être, un endroit, une nécessité qui le dépassait pour l'absolu.

Lorsque Sirius était apparu quelques minutes plus tard. C'était un des nombreux pouvoirs du calice avec lequel il aimait beaucoup joué ces derniers temps. Il apparaissait un peu partout dans le château, même parmi les autres créatures magiques passablement mortelles. Comme il était calice, il était devenu insensible comme son vampire à tous les sorts formulés par la magie sorcière, il n'était pas régit par les règles ancestrales de Poudlard qui interdisait normalement le transplanage à l'intérieur même de l'enceinte de l'école. (Il avait essayé de se rendre dans la forêt interdite ou plutôt tenté. Il n'avait pas réussi. Expérience infructueuse puisque la prophétie de Sybille allié au Sceau qu'ils avaient évoqués répondaient eux aux règles de la magie naturelle.) Ainsi, ayant appris que son neveu était éveillé, il s'était précipité aussitôt. A sa grande imbecillité.

Draco avait bien failli commettre l'irréparable. Quelle idée que le parain de son compagnon soit un calice ! Qui dit calice dit vampire soit la créature naturellement rivale de la sienne. Un calice annonçait donc un combat auquel il se devait de participer pour protéger son futur compagnon. Il n'avait pas attendu une seconde qu'il se jetait sur lui à une vitesse telle que les yeux humains ne parvenaient à suivre son mouvement. Théodore – heureusement qu'il était là ! – avait tout juste eut le temps d'édifier un bouclier informulé autour de l'adulte. Puis, il avait lancé à tout va des sorts calmant aussi fort possibles. Il avait bien fallut attendre 15 minutes avant que l'ambiance s'apaise (enfaite une fois que Severus était venu débarrasé du planché l'empoté lié à lui pour l'éternité).

Le nouveau sauveur : Théodore Nott, un serpentard. Draco ne savait toujours pas si c'était une bonne ou une mauvaise chose.

Reprenant ses esprits, Draco essaya de détourner son regard de Potter et Crivey.

Mais comment le pouvait-il quand il se sentait tendu à l'extrême vers l'empoté du trio d'or ? Quand il était conscient que son veela docile feulait comme un chat de l'allée des embrumes, prêt à attaquer sauvagement ? Même si l'idée de blesser, peut-être même de rendre inapte pour toujours Crivey à l'acte de reproduire, lui plaisait, il savait que Potter ne serait pas forcément enchanter à cette idée et qu'il ne comprendrait pas. Et les autres membres de Poudlard encore censé non plus.

Pourtant il était dans son droit ! Etrangement, Draco se sentait emprisonné ici. Il aurait aimé être ailleurs, dans un ailleurs que l'autre lui-même semblait connaître et qu'il lui montrait par de brèves images mentales. Un endroit où leur droit serait respecté et écouté ! Bien sûr qu'ils ne pouvaient condamner Crivey, il ne savait pas qu'il était interdit de folâtrer ou même regarder le futur compagnon d'un Veela. Enfin, il était autorisé, mais disons, qu'il fallait s'attendre à des représailles et un combat.. un duel qui menait assez souvent (pour ne pas dire exclusivement) à une mort certaine.

Crivey ne savait pas que Potter avait les hormones déchainé à cause de lui. Qu'il cherchait juste à attirer l'attention sur lui, à le provoquer pour voir combien il était fort et le juger sur sa compétence à le mettre en sécurité. Il n'avait aucune connaissance qu'il faisait partie d'un plan pour qu'ils aient des rapports sexuels qui auraient comme conséquences des petits veelas. Rationnellement, Draco pouvait trouver bien des arguments pour sauver ce crétin.

Mais.. d'un autre côté, lui-même trouvait qu'il était extrêmement malvenu de faire ça alors qu'il savait avec qui Harry allait finir. Personne qui se trouvait être lui et son voisin de table (ou presque). Crivey aurait dû repousser les avances d'Harry, se lever de table et s'exclamer sur la déconvenue. Mais nan, il avait choisi d'en profiter et même de rougir pour qu'Harry le trouve mignon et continu ses agissements de manière encore plus poussé ! Et ça, sa méritait pénitence. Peut-être pas immédiatement, pour ne pas se faire repérer, mais ça ne saurait tarder..

Il pourrait le soumettre, se dit-il. Draco pourrait assujettir Potter, histoire de lui remettre bien l'esprit en place. Et cette idée était tellement, extrêmement alléchante ! Potter lui obéirait quelques temps, il lui serait tout dévoué. Il le surpasserait pour une fois. Il pourrait s'assurer qu'il allait bien, rassurer l'autre veela qui le suppliait de le rejoindre, de le réconforter, de lui assurer que tout allait bien allait.

Il pourrait le conquérir et se lier à lui.

Oh oui ! Ils pourraient consentir à créer l'enchaînement magique qui reliait les deux veelas ! Comme ça, il aurait un Harry comblé, complètement nu devant lui, alangui, l'esprit vaporeux, entièrement concentré sur lui Draco Malfoy ! Il pourrait toucher sa peau de nouveau, caressé son corps, redessiné ses abdominaux et les emmener aux tréfonds de la luxure.

Il s'imaginait déjà Harry sur un grand lit dans la salle sur demande, alongé, langoureux et lascif, gémissant et quémandant des gâteries. Il le ferait languir encore et encore, notamment avec milles baisers qui suivraient les traits de sa machoir, de son cou, de son torse, de son ventre puis de sa verge…

… Il voyait déjà les yeux pleins de débauche de Harry le regarder au point de le brûler (ou presque) pendant qu'il le sucerait. Oh oui ! Il se ferait une joie de tracer du bout de sa langue les veines de son pénis. Et puis, à la manière d'une glace, il ferait des petites sucions. Il ferait des vas et viens dessus et recueillerait les perles de liquide séminale pré-éjaculatoires…

...Et bien plus tard, après l'avoir fait attendre jusqu'à ce qu'il le supplie, Draco le pénètrerait. Lentement d'abord. Et puis…

« DRACO ARRÊTE ! », intima Severus Rogue d'une voix roque

Aussitôt il revint au moment présent. Autour de lui, tout le monde avait les joues rouges et semblaient respirer difficilement. Ils avaient les pupilles dilatées et le souffle court presque hiératique. Comme si…

« Tu t'abstiendras dorénavant d'envoyer des images mentales à tout vas de ce que tu comptes faire à Potter, ordonna de nouveau son ex-directeur de maison, Bon sang ! Une minute de plus et on se jetait tous les uns sur les autres ! ET JE NE VEUX PAS DE PARTOUZE GEANT DANS CETTE ECOLE, EST-CE COMPRIS ? », lui hurla-t-il d'une voix pourtant calme.

Draco aquiesça. Avait-il vraiment fait ça ? Il n'en avait pas conscience. Le plus dérangeant restait que la totalité de la populace saine d'esprit venait d'avoir en directe… ses projets pour leur liens. Potter lui-même. Hors, ça devait être une surprise !

A son état de colère suivi une période de frustration extrême d'avoir vu ses plans dévoilés. Et tous le regardèrent étrangement se refermé sur lui-même et non pas parce qu'il était mort de honte mais parce qu'en tant que stratège il s'était fait repéré comme un bleu. Quel honte pour un Malfoy ! Quel horreur pour un Veela !

Après tout Draco connaissait les veela probablement mieux que n'importe qui, ou plutôt mieux que n'importe quel sorcier. En effet, son grand-père en avait été un puis sa mère aussi. Ce qui expliquait qu'il soit aussi typé veela naturellement et qu'il était aussi…attractif, séduisant et aguichant pour toute la population féminine, notamment de Poudlard. C'était ce côté qui avait enchanté, charmé le survivant durant leur scolarité.

Il en avait joué.. puis il l'avait regretté, entouré de mangemort, traité de fillette, obligé de prouver plus que tout le monde. Il s'était demandé, souvent, si tous les métisses issus de créatures magiques, étaient comme lui, obligé de toujours prouver ce qu'il valait. Ou peut-être était-ce dû à nom ?

Dans la bibliothèque de la famille Malfoy, il avait au moins pu laisser libre court à sa curiosité. A travers nombre de traités, d'encyclopédies, d'ouvrages spécifiques et de grimoires vieux de plusieurs siècles, il avait pu connaître les traditions, la culture et la pensée de ce peuple qui avait modelé celle qu'il idolatrait plus que tout : sa mère.

Mais malgré cet accès à la mémoire ancestrale, il n'avait pu parvenir à comprendre entièrement cette femme qui l'avait éduqué. A ses yeux, c'était l'être le plus fabuleux et le plus merveilleux qu'il n'eut jamais existé.

(Certains moldus auraient diagnostiqués cela comme un complexe d'Œdipe mais l'amour fou qu'il portait à celle qui l'avait enfanté était bien différent. Il datait d'une époque dont il n'avait même pas conscience, lorsque le veela l'avait reconnue, l'avait recueillie dans sa magie et lui avait permis de grandir. Il était relié à sa mère, au même titre que Narcissa était lié à son Lucius de manière indéfectible. C'était les liens même de la nature, quelque chose qui constituait son être dans sa totalité depuis sa création et pour toujours. C'était un lien impénétrable, qui les avait porté, uni et qui l'avait protégé de tout, tout au long de son enfance.)

En contrepartie, il se souvenait avec une étonnante justesse de l'inquiétude saugrenue qui occupait en continue sa mère. Une panique au bord de la paranoïa. Une peur de la blessure qui l'avait handicapé dans ses rapports sociaux parce qu'elle avait préféré s'occuper de son éducation jusqu'à Poudlard plutôt que de la laisser à des inconnus qui aurait pu le maltraité.

Elle l'avait élevé dans des règles étranges qui lui avaient permis une enfance entièrement dédiée à une magie féérique, prodigieuse et sensationnelle. Il gardait un souvenir puissant de son rire splendide lorsque tout petit il faisait quelques tours de passe-passe sans baguette. (Il se servait d'ailleurs de ce souvenir pour consevoir son patronus). A ses côtés, il avait appris une manière de vivre, une philosophie de vie très particulière qu'il n'avait jamais partagée avec personne.

Elle l'avait poussée dans la bienveillance naturelle de la magie. Elle lui avait montré que la magie n'était pas quelque chose, une matière utilisée, un moyen, ni même une fin mais plutôt quelqu'un, un ami avec lequel joué, quelqu'un de fidèle et constante qui pouvait le guider. Il l'avait côtoyé, comme si dans le manoir c'était une entité à part entière avec une personnalité et son humeur. Il la respectait et l'honorait avec ses jeux particuliers qui faisait dire aux elfes de maisons que « le Petit Maître Draco est spécial » et participait à leur jeux. Ainsi, très tôt il avait acquis un très haut niveau et une maniabilité remarquable. (et il avait considéré à son entrée en 1ère année que la baguette était une inutilité barbante – Narcissa s'était empréssée de lui dire qu'en aucun cas il devait montrer à qui que ce soit sa capacité à faire de la magie naturellement).

A cela c'était rajouté le long et fastidieux mantra de Platon (un Veela de l'époque fraîche qui avait conçu une méthode pour les plus jeune du peuple magique). Lentement et sûrement, il avait appris la Beauté. Mais, tous les cours théoriques ne l'avaient pas préparé à la vie qui allait suivre. Ni au fait que l'idéologie de son père déciderait de son avenir. Draco Malfoy avait grandit dans un environnement couvé, avec des amis tout aussi coupé de l'extérieur. Surprotéger, ils avaient mis longtemps à comprendre le combat d'idéologie qui se tramait et qu'il allait leur volée leur liberté de choix.

Formé dans l'instruction de la magie, il avait suivi leurs ainés qui prônaient que la magie devait être exclusif à une population restreinte qui saurait lui rendre la gloire que les autres ignoraient. Comment quelqu'un qui ne vivait pas dedans pouvait comprendre quelque chose avec laquelle Draco avait jouer tant d'heures ?

L'éducation de Platon n'était apparue au final qu'avec les années, et la réflexion intrasèque qu'elle poussait avec l'apprentissage de ce qui l'attendait. Il lui avait fallu du temps pour trouver la Beauté chez quelqu'un en particulier qui ne fût pas sa mère, et, bien sur, cela avait été Harry Potter qui lui avait fait découvrir cela, en 4ème année. Mais quel sens donné à 14 ans à un amour de jeunesse ? Il avait produit des beaux discours comme le préconisait le grec : des discours qui sifflait de cynisme et de piques, sous des traits d'une incertaine perfection. Il avait fallu qu'il soit incapable de l'avoir, être consterné et insatisfait pour découvrir la Beauté dans tous les corps qu'il croisait. Sa mère l'avait prévenu pourtant : la débauche n'était pas une fin. C'était avec Harry Potter qu'il avait connu l'amour que l'on peut éprouver envers une âme. L'éclat d'un esprit vertueux, généreux. Il avait à ce moment-là été avec Potter, il avait envie de croire qu'il puisse exister une croyance opposée à la sienne tout aussi valable. Leur rupture avait tout remis en cause.

Cette Idée du Beau, du Bien, de la Vertu et de la Magie qui était confondu en l'être des Veelas avait tué sa mère, aussi surement qu'un avada kadavra tue une vie. La Guerre avait envahie Londres puis l'Angleterre tout entière, enlaidissant la société, les pensées, les actions et puis les âmes. Il se souvenait de ces longues journées au manoir où elle restait au lit, hagarde, incapable de bouger, bien trop faible. Elle s'était éteinte de son plein gré, refusant un monde où la Beauté serait chasée.

Elle avait engendré celui que tous connaissait comme son père : Lucius Malfoy maître de magie noire, fou de rage et de vengeance. Il avait été réduit à néant pendant une attaque hasardeuse avec l'Ordre du Phénix. Draco l'avait senti s'en aller par leur lien aussi simplement qu'une poussière est emportée par le vent. Probablement son père avait il fait exprès d'être sur le chemin d'un sort impardonnable, du moins c'était sa théorie. Il était trop peu probable qu'il soit une coïncidence qu'il meurt quelques années jour pour jour après sa mère.

Et il s'était retrouvé seul, abandonné à lui-même et comme tous les enfants qui perdent leur parent dans l'incompréhension, il avait été en colère. Contre qui l'être le plus que contre Harry Potter, son ex-amour, celui qui avait lancé cette guerre avec Voldemort ? Celui qui avait poussé le mage-noir à enlaidir le monde ? Celui qui l'avait poussée à laisser endurer à Pansy milles tourments pour qu'ils vivent ?

En se retrouvant confronter au pire, il était devenus capable de discerner le meilleur, dans le pire des hommes. A aimer tous les hommes. Et il avait embrassé l'Essence de la Beauté en prenant conscience d'une Idée de la Magie elle-même, dans cette personne que sa mère lui avait présenté. Et le Veela était une forme même de la Magie et de cette Beauté qui l'agitait.

Ainsi, peut-être que Draco était un Veela soudainement, mais au moins était-il éduqué. Pas un ignorant des convictions qui agitaient le peuple de qui il faisait maintenant partis. Et, en cet instant, Narcissa manquait terriblement à Draco Malfoy. Il ne savait pas quoi faire par rapport à son futur compagnon. Pourquoi avait-il fallut que cette guerre lui enlève ce qu'il avait de plus cher au monde ?

« Draco ?, appela Longdubat, Pourrais-tu me passer le sel s'il te plaît ? »

Immédiatement, sa voix de crécelle le ramena au présent. Tout de suite, il remarqua que quelque chose n'allait pas. Tous l'examinaient, la mine inquiette.

« Draco, il faut que tu apprennes à gérer ton attraction ! J'étais à deux doigts de te faire la sérénade pour te consoler !, s'exclama Pansy Parkinson, Et Merlin que je déteste les calins et les consolations, tu le sais ! Pire que ça, tu imagines, une sérénade ? ! Alors maintenant, ca suffit ! Si le fait que Potter ait les hormones en ébullition et s'adresse à Crivey et que tu ais des plans pour te le faire : OK, je peux comprendre. Mais si ça te rend triste à ce point, tu l'emporte sur le champ et tu le prends méchamment contre une porte, et on n'en parle plus ! Ok ? Fin de la discussion. Je ne veux plus jamais vouloir chanter une sérénade de ma vie ! »

La serpentarde n'avait rien d'aimable. S'il ne savait pas que c'était des paroles de réconfort, il se serait rebiffé qu'on attaque ainsi la personne de son compagnon. Mais comment ne pas être d'accord ? Il sentait plus ou moins une vague plainte sourde, une mélancolie lancinante. Il ne s'était pas attendu à ce qu'un sentiment aussi stupide puisse actionner le plus vieux tour de magie du monde sorcier.

C'était intéressant… Il avait toujours cru que c'était le docile qui était la proie de toute l'attention. Mais… et si c'était le contraire ? Il avait vécu ces dernières heures dans la peur lancinante de devenir un petit elfe de maison pour Potter, quelqu'un de paranoïaque qui chercherait à le prévenir et le protéger de tout, quitte à le protéger même de lui, Draco Malfoy. Peut-être n'étais-ce pas vraiment cela, des veelas. Peut-être étais-ce une relation plus équilibrée ? Un peu comme celle qu'il avait entretenue avec Sarah ?

Sarah… Sarah lui manquait. Aussi étrange que cela puisse paraitre, il regrettait d'être venu, de ne pas avoir pu lui dire au revoir comme cela aurait dû l'être. Il voulait lui présenter ses excuses. Il lui avait promis un avenir sublime, celle d'une future madame Malfoy et s'état joué d'elle. Il s'était servi d'elle pour panser les plaies que le survivant avait créer dans son cœur. Il s'était complaint dans son amour tendre, doux et langoureux. Il avait fui la réalité comme tout serpentard, refusant de s'avouer que la première passion d'un être magique ne s'estompe jamais. Il avait cru échappé au destin, quel sot ! Il allait forcément devoir payer ce qu'il avait commis un jour ! Et quelle meilleure punition que de le lier à jamais à l'être qui l'avait brisé ?

« Malfoy ! Je te parle !, l'apostropha Longdubat

- Ah ? » questionna-t-il mornement en revenant à la réalité

Le sourire goguenard de Potter ne lui plus pas du tout. Ah, il voulait jouer ? Un Malfoy ne perdait certainement pas, foi de Veela ! Et il ne savait pas ce qu'il risquait ! Et puis, il avait des éléments que le survivant n'avait pas dans ses manches …

« Veuillez sortir de la salle s'il vous plaît. », déclara-t-il sur un ton nonchalant mais oh tellement menaçant…

Aussitôt, tous sortir de table sans demander leur reste. Même le petit Crivey préférait s'évader que de tenir compagnie à Potter. Le courage des griffondors n'était pas très puissant, où alors, peut-être qu'affronter un veela voulant s'unir était au dessus de leurs forces ? Probablement. Et puis, lorsque Harry se plaindrait de n'avoir eu aucune aide, ils invoqueraient le sort qui les laissait sous la coupe de leur animal magique qui refusait totalement de prendre part dans cette lutte.

Il allait pouvoir le soumettre, lui démontrer sa Beauté. Et cette idée était extrêmement alléchante ! Dans le pire des cas, si Potter se trouvait récalcitrant –c'est-à-dire avec un caractère trop emporté et qu'il ne se laissait pas amadoué – son veela émettrait des cris rauques, des gémissements de désapprobation. Rien que ça, c'était attrayant : briser net l'image du survivant parfait et bien éduqué que Crivey avait de lui. Oh oui ! Il ne serait même pas accusé puisqu'il n'était veela que depuis peu, et donc, incapable de se contenir ! C'était serpentard à souhait ! Magnifique ! Splendide !

Et puis…légalement, ils s'appartenaient. Il n'y avait pas de nécessité de mariage magique, d'échange de sorts d'enchainements ou d'alliance. Rien. Enfin, techniquement. Sa fierté, son origine de la haute société sorcière ne laisserait pas passer ça. Une fois sorti il allait devoir organiser la cérémonie magique auquel tout le monde s'attendait (et très probablement s'abimer les yeux pour trouver ce qui pourrait ressembler à des alliances moldues avec les métaux sorciers – il n'était pas stupide, Potter voudrait relier la culture dans laquelle il avait grandi à leur union et s'y opposer serait bien trop risqué).

Il sentait en son for intérieur la créature magique ronronner face à son plan. Il découvrait que son veela n'était pas plus gentil, doux, et attentionnée que lui-même. Mais taciturne, nonchalant et machiavélique.

Le jeu ne faisait que commencer. Et aucune règle n'était édictée.


Ron Weasley fixait Blaise Zabini sans savoir quoi faire. Il avait pensé qu'il aurait été le seul à avoir l'idée de se lever en pleine nuit pour finir le repas qui avait été écourté par Harry et Malfoy. Vraiment, l'univers jetait son dévolus sur lui et le punissait de ne pas avoir écouté les conseils de sa mère (la grande et la célèbre Molly Weasley).

Mais comment aurait-il pu faire autrement ?! Il était hors de question qu'il fasse auror juste parce qu'on attendait ça de lui ! Et puis, pour faire quoi ? Suivre Harry s'il l'avait décidé ? Vivre dans son ombre ? Il aimait la tranquillité, certes, mais il voulait être reconnu à sa juste valeur. Faire une carrière politique et entrer au ministère ne l'intéressait pas plus : il refusait de ressembler à Percy. Non, ouvrir une boutique d'objets et artefacts magiques était la meilleure chance qui se présentait à lui, et le faire avec son meilleur ami était très bien. Il aimait leur relation et il savait qu'ils étaient les meilleurs pour ce métier que bien des gens de leur promotion. Après avoir pataugé avec les horcruxes et éplucher tellements de vieux objets, ils en connaissaient un rayon. Surtout en magie noir et sur la capacité que ces artefacts pouvaient avoir sur vous. Ca lui importait peu de ramener des sommes astronomiques à la maison. Pour le moment louer un petit T2 dans la banlieue de Londres, aller faire ses courses au marché local dans le quartier d'à côté, retrouver Harry, Neville et les autres potes pour une petite soirée devant le Quidditch retransmis sorcierement, voilà certains des choses qu'il adorait par-dessus tout dans sa nouvelle vie de célibataire diplômé dans une époque sans guerre.

Tant pis si l'univers le punissait parce qu'il n'obéïssait pas au patriarche de la famille Weasley ! Aussi, il soupira et invita l'ex-serpentard à s'asseoir face à lui à la table en chêne de la cuisine qu'occupait les elfes de maison avant la décision du ministère – ils les avaient bien sur donné leur soirée lorsque les portes de l'école avait été scellé magiquement !

« Bonsoir Zabini, déclara-t-il posément. Il reste encore du saucisson, des fruits, du pain complet et du fromage si tu as une petite fringale. Sinon… et bien cherche, il y a forcément ce que tu veux, après tout c'est Pouldard ici ! » s'exclama-t-il avec une émotion certaine en repensant à la magie du lieu qui lui avait fourni pendant 7 ans des repas gargantuesques à toutes les heures du jour et de la nuit

Aussitôt, devant le Métisse apparut ce qu'il désirait par-dessus tout : une pièce montée de nougatine et de choux à la crème.

« A ce que je vois on ne se refuse rien !, admira le roux.

- C'est vrai que là-dessus j'ai une chance de cocu ! Je peux avaler tout ce que je veux, je prends pas un gramme ! Et puis, la nougatine ~qu'est-ce que c'est bon ! » avoua le métisse avec des accents érotiques tout à fait étonnant.

Pendant un moment, le silence ne fut entrecoupé que par leur bruit de mastication, des couverts de Ron dans son assiettes, et des gémissements aphrodisiaques du Serpentard trop heureux de retrouvé son met préféré. Ils étaient chacuns plongés dans leur pensées qui étaient tournés vers l'étrange couple que formait leur meilleurs amis. Et puis, d'un coup, le griffondor releva la tête et posa la tête qui le taraudait :

« Tu savais toi qu'ils se voyaient en 6ème année ?

-Non, déclara contrarié le vert et argent, je savais que Draco voyait quelqu'un, enfin, je m'en doutais. On a fait pas mal de pari à cette époque là. Mais il nous répétait qu'il avait une mission que le Lord lui avait confié.. et c'était quoi l'excuse de Harry ?, demanda-t-il avec une légère moue de boue en pensant au fait que leur prince leur avait menti pendant plusieurs mois

- Il cherchait à savoir ce que tramait Draco, il était certain qu'il formentait un mauvais coup et qu'il était le seul à se rendre compte du truc !, il fit une petite pause en souriant – ce qui révéla une petite fossette que Hermione qualifiait de « fatal » - C'est impressionnant comme c'est toujours Draco et Malfoy, tu ne trouves pas ? Infouttus de faire simple ! »

Zabini fixa la petite fossette puis émit un petit rire, l'air un peu ailleurs.

« Tu ne trouves pas que Malfoy est étrange ? Il est très..

-Lunatique ? Oui, c'est normal. Ce sera comme ça jusqu'à ce qu'il soit lié à Harry. Pour l'instant il est dans les extrêmes, il passe de la gaieté à la tristesse morbide puis à la mélancolie passée et encore après à la colère. Son taux d'hormones ce sont un peu comme la technique de l'abime périodique des Canons de Chudley – ce sont d'incessants hauts et bas réguliers. A cela se rajoute les difficultés de communication entre eux.. Ca va être laborieux, conclut-il. Mais pour parler de quelque chose de plus… intéresser. Est-ce que tu as déjà entendu parlé de l'Incube ?

-Euh..nan, très peu, pourquoi ?, questionna intéressé Ron

-Parce que j'en suis un. Et que là, tout de suite, vu comment j'ai envie de m'enfoncer en toi, je dirais que tu ma proie désignée.. »

Ron sursauta. Mince, il ne s'était pas attendu à ça. Etre le partenaire d'un incube. Qu'était alors ? Un.. un vuccube ? Cela le choqua. S'il sortait, sa mère n'était pas prêt d'arrêter d'invoquer l'univers sur lui.


Alors, qu'avez-vous pensé de ce chapitre ? De Hermione ?

Je sais, je me suis un peu.. étendue sur Draco. Vous avez aimé ou pas ? Et ses sentiments, les trouvez-vous légitimes ? Est-ce l'idée que vous vous faisiez d'un Veela ?

Oh oh, & oui, vous avez découvert les formes de Zabini et Ron ! Es-ce que vous vous attendiez à ce qu'il soit couplé ensemble ? Est-ce un couple que vous aimez bien ?

Des critiques, des incompréhensions ? N'hésitez pas à intérargir avec moi !

Bises et re-bises, Fosdy

PS : Le mantra de Platon est sorti en effet de l'ouvrage Le Banquet de Platon, c'est donc quelque chose qui existe. Bien sur, il est un peu...simplifié et éducolré. La philosophie platonitienne et notamment les Idées sont quand même un peu + compliqué.. (sinon, tout le monde sortirait ça au coin de la rue, vous ne croyez pas ?) Si jamais vous êtes curieux, je peux vous donner la référence exacte :)

PS 2 : le "vuccube" est quelque chose de mon invention. Vous connaitrez ses particularités dans le chapitre suivant :)

Je souhaite faire de + une précision : je pars sur la légende de l'incube, mais je la modifie à ma convenance. Cependant si vous souhaitez connaitre les sources sur lesquels je me base, je peux vous les donner très précisément.

Le 4 mars 2014