Note de l'auteur :

Je sais, le chapitre devait être uploadé en début de mois d'avril, mais avec tous mes partiels, mes concours infirmiers, mes 2 jobs et bien d'autres préoccupations … j'ai pris un retard monstrueux dans l'écriture de ce chapitre ! Quand il a été prêt (le 28 avril) j'ai perdu toute connexion internet….le drâme.

Enfin, JE SOUHAITE TOUS VOUS REMERCIER ! Vous qui me lisez, Vous qui me reviewer, Vous qui suivez cette fiction en favoris/en alerte ! Et encore VOUS qui écrivez des fictions merveilleuses qui me poussent à écrire même quand je ne crois pas en ma plume ! Je ne laisse pas de reviews parce que je suis timide (oh tellement !) mais je vous admire de loin !

J'espère que ce chapitre vous plaira autant (et peut être plus ?) que les précédents !


Réponse aux reviews anonymes du Chapitre 4 :

Marie : J'avais déjà plus ou moins répondu à la question dans l'histoire…en lisant entre les lignes. Théodore et Neville se sont en effet transformés dans le chapitre 2… et dans le chapitre 3 Snape dit que Nott fait des recherches ans la bibliothèque avec Weasley et Zabini. Je n'ai pas voulu appuyer dessus jusqu'ici mais en effet, certaines transformations ne sont que provisoire sous certaines conditions, comme pour les jeunes enfants.

Pourquoi une née moldue n'aurait-elle pas d'âme sœur ? A partir du moment où les êtres ont des capacités à manier la magie, que la capacité magique fait partie même de leur être (et non pas d'expérimentations ou de mutations dirigées), ils ont une âme sœur. De plus si Hermione n'avait pas eu d'âme sœur, elle pourrait sortir du château sans soucis car elle ne serait pas soumise au sort (ça c'est théorique bien sur car Pomfresh elle n'est pas soumise au sort… & ne peut pas sortir – je reviendrais là-dessus plus tard)

Qu'est-ce que sont deux âmes sœurs ? Deux personnes qui ont des magies qui s'appellent, qui sont compatibles.Celà ne repose pas du tout sur les caractères et sur le sentiment amoureux. Des gens peuvent être âmes sœurs sans être compatible d'un point de vue de l'amour. C'est sur cette théorie que repose beaucoup de théories et de sorts magiques.

Pour faire un parallèle avec le code génétique : certaines populations ont par exemple la caractéristique d'une protéine capable de digérer le lait (peuple européen par exemple) alors que d'autres non (peuple asiatique) mais a une protéine pour… digérer le poisson disons. Ainsi, un européen ira trouver un asiatique si les 2 protéines (lait et poissons) cherchaient à se rejoindre parce qu'elles se reconnaissent et se complètent et répondent à un besoin de diversité. Ainsi, ici deux êtres sont des âmes sœurs car ils se complètent de manière totale magiquement.

Pour ce qui est du compagnon de Hermione…tu verras ça plus tard ! C'est une surprise (de taille !)


Sur ce, Bonne lecture à vous tous de ce chapitre 5 tant attendu !


CHAPITRE 5 :

Ginny Weasley soupira en plongeant ses yeux marron dans ceux, noisettes, du compagnon que Sibylle lui avait attribué. Jusqu'ici personne n'était au courant de leur relation – ils étaient tous bien trop occupés à tenter de fuir la prophétie qui les liait à leur moitié – et elle n'était pas pressée que cela se sache. Elle était cependant bien consciente qu'ils leur restaient peu de temps à vivre dans l'ignorance et le secret. Bientôt il lui faudrait affronter la colère et la jalousie maladive de son frère Ron, le regard choqué et blessé de Harry puis, enfin, les hurlements de sa mère, la très célèbre Molly Weasley. Son compagnon, lui, vivait dans l'impatience et le bonheur d'avoir enfin trouvé sa seconde moitié et ignorait combien sa future belle-mère était plus terrifiante et plus difficile à combattre qu'un magyar à pointes. Et ce n'était certainement pas la flamboyante griffondor qui allait le mettre au courant !

De toute façon, même si elle avait tenté Dean Thomas n'était pas en état de comprendre l'information et de percuté en ce moment. Le taux d'hormones dans son sang était très élevé et il était beaucoup plus soucieux de lier sa magie, sa mémoire et son être à la rousse. En terme plus direct, il tentait maints et maints stratagèmes pour la pousser à se transformer malgré sa détermination à elle à rester humaine et en pleine possession de ses capacités réflexives. Et puis, Ginny Weasley se trouvait bien trop jeune pour être enceinte jusqu'aux yeux ! Si elle n'avait jamais été témoins des grossesses de sa mère, puisqu'elle était la dernière, elle avait eu bien des témoignages de la part de ses frères et cela semblait l'état le plus ragoutant et le plus affreux de l'univers. Qui pouvait bien vouloir voir son corps détruit et modeler pour porter ce..truc ?.. qui creusait dans les paroies de votre utérus pour s'implanter ? Non, non, non, décidément, Ginny tenait à son utérus. Elle le voulait entier, et ce dans sa totalité et aimait cette entité comme elle l'était maintenant.

Elle sentait pourtant quelque chose se débattre à l'intérieur d'elle et ça lui faisait penser au loup qui sommeillait en Lupin. Mais si son mentor pouvait le retenir et le maîtriser, pour elle cela devenait de plus en plus difficile. Elle était obligé de camoufler les transformations physiques qui avait déjà eu lieu grâce à du polynectar. Heureusement que sa robe de sorcière était de piètre qualité ! Grâce à elle, Ginny avait pu récupérer certains de ses propres cheveux avant que la prophétie ne soit lancée et que son patrimoine génétique en soit bouleversé. Il lui semblait toutefois que certains étaient proches de découvrir le pot aux roses, notamment Pansy Parkinson.

« ~Ma Chérie ? A quoi penses-tu ?, lui demanda-t-il doucereusement

-Oh à rien châton… Juste à quand on sortira d'ici, murmura-t-elle pour elle-même

- Ca va être génial !, s'extasia-t-il immédiatement, Harry est bien remonté contre le ministère, tu as vu ça ?! Je suis sûr qu'il va faire exploser leurs tout nouveaux locaux ! Et puis, tu as remarqué comment Sirius… »

Cessant de l'écouter – elle ne savait que trop combien il pouvait parler des heures de tout et de rien si elle lui donnait l'impression qu'elle était fasciné par ses propos – elle prit un air théâtral qui le stoppa et s'assit sur la dernière marche de l'escalier central qui menait au hall de poudlard. Elle ne savait pas pourquoi mais l'endroit était plébiscité par tous pour les péripéties en tout genre dans ce château de fou. Et elle était décidée à y assister ! – une des nombreuses nouvelles caractéristique de son espèce : le besoin quasi vital d'être au courant des moindres faits et gestes pour connaître tous les détails de l'Histoire. Ce lieu était d'autant plus stratégique : elle pouvait assister de ses propres prunelles aux scènes qui se jouaient en contrebas sans risquer sa peau – Neville qui venait tout juste de se retransformer en humain (la coppulation avec Nott n'avait pas pris finalement) et tout heureux de cet état de fait, il avait galopé dans les couloirs jusqu'à croisé Draco Malfoy alors qu'il faisait la cours au Survivant (enfin c'est ce qui lui avait semblé sur l'instant mais il n'avait pas pu s'en assurer vraiment). Son ami le griffondor s'était retrouvé chez Pomfresh quelques minutes plus tard. Le message était passé : un veela était immensément jaloux. Par la suite, Severus Rogue avait bien faillit assassiner un pauvre pouffsoufle qui l'avait interrompu juste avant qu'il ne se repaisse du sang velouté de Sirius Black.

« Dean ? ~~ j'ai froid… », fit-elle avec des yeux de merlan frit et une moue adorable.

Aussitôt, le chartier blanc posa sans délicatesse aucune son postérieur de créature magique sur le dallage en marbre et s'allongea de tout son long, posant sa tête sur ses pattes. Ginny fit apparaître des pops-corns d'un coup de baguette magique – lorsqu'elle était sortit avec Seamus quelques années auparavant il lui avait fait connaitre se met de génie pour regarder un film. Une fois que l'espèce de fouine gargantuesque eut prit place en se lovant près de celle qu'il avait hâte de revendiquer comme sienne, ils furent les témoins privilégiés de comment se font et se défont les couples de créatures magiques et combien il est dangereux pour un château comme Poudlard de les recueillir s'il souhaite rester debout.


Le plus célèbre professeur de potion de Poudlard entra incognito dans l'antre sacré de Sirius Black, ou, plutôt, il tenta (en vain) de ne pas se faire repérer par l'ex rouge et or. Il ignorait malencontreusement que le calice d'un vampire était doté de nombreuses capacités et notamment celle de savoir à tout moment où se situait la créature à qui il était liée. Et, c'était là un des rares bons côtés de sa nouvelle condition selon le goût du parrain du très célèbre Harry Potter. L'autre – seul et unique - avantage était le bouleversement complet de sa personnalité. Il suspectait d'ailleurs que Merlin d'avoir argumenter avec ferveur sa cause auprès de l'ordre même des choses de l'univers.

S'il avait été intrépide, irréfléchi et spontanée, il l'était encore mais ce n'était plus son trait de caractère majeur. Non, au contraire, il était devenu mesquin, sournois tout autant qu'arrogant ( ou charismatique, selon le point de vue utilisé) et capricieux (pour ne pas dire coléreux) à certains moments, mais surtout négligent par rapport aux lui semblait très clairement que Rogue avait déteint sur lui : il était devenu cynique à tout bout de champs (surtout face à Draco Malfoy qui l'insupportait – dire qu'il était le compagnon de son neveu bien aimé ! Que Merlin lui laisse l'abreuver de potions de damnation !)

Parce qu'il était taquin dorénavant, il avait troouvé très amusant de faire disparaitre mystérieusement la totalité des ouvrages qui traitait du sujet très passionnant des caractéristiques propres des calices : il était hors de question que Rogue fut le seul qui tienne les rênes dans leur relation pour l'éternité qui se déroulait devant eux ! Un petit peu de piquant en lui dissimulant quelques minuscules informations ne pourrait que pimenter leur contact ! Et peut-être allait-il même pouvoir se venger de ce bâtard qui l'avait mordu comme un sauvage dans la grande salle et qui l'avait lié à jamais à l'existence de cette chauve-souris graisseuse !

Dans son semi-sommeil commateux, Sirius black sourit en pensant à cette marge de manœuvre, sur cet avantage non négligeable qu'il avait dans sa manche. Il allait pouvoir inversé le monopôles que ce buveur de sang exerçait sur lui ! Il n'était pas dis que lui, Sirius Black, l'hériter issu d'une notoir famille de sang pure qui avait toujours beignée dans les complots pour la situation la plus favorable, perde ce que ses ancêtres avaient si durement batti !

«Qu'est-ce qui t'amène de si bon matin, Servilus ? »

L'ancien maraudeur ouvrit un œil torve et peu amène puis lui lança son regard le plus noir et le plus meurtrier qu'il avait en réserve. En tant que calice et réserve personelle de banque de sang pour sa seigneurie des cachots, il avait la nécessité absolue de se reposer intensément et sur une longue période. Le vampire aurait dû savoir qu'en ayant été mordu hier dans l'après-midi, il était dangereux (voir mortel) de pénétrer ici et de le réveiller : son sommeil était considéré comme saint.

« Serais-tu déjà en manque de ma personne ~ ?, ricana-t-il moqueur

- ASSEZ ! » rugit le directeur de Poudlard, les sourcils froncés et les canines pointues bien proéminantes.

Aussitôt l'image de la morsure violente de la veille ressurgit dans son esprit.

Sirius Black se revit tout pantelant entre les bras malavisés du professeur des potions...


Il avait été comme une chienne en chaleur. Et comme un chétif oiseau qui se laisse aller dans les serres de l'aigle royal. Il avait allongé le cou de lui-même pour lui laisser libre accès, il s'était frotté contre lui (son bas ventre plus exactement) pour réclamer d'être mordu… A côté son comportement de chien qui quémandait des caresses était moins honteux !

Lorsque les canines acérées avaient pénétrées à travers sa peau, un plaisir et une joie indéfinissable l'avait empli. Il avait tellement attendu ! Au fur et à mesure que Severus Rogue avalait des gorgées entières de son sang, Sirius Black s'était senti partir. Loin, bien loin de ce temps, de cette division. Autour de lui, tout était devenu flous et légèrement blanchâtre. Et quelque chose comme un rêve homérique lui était apparu…

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Une énorme pergolla ronde, ou plutôt une gloriette, à demi-fermée par des longs pans de tissus de mousseline de soie de toutes les couleurs pastels imaginables, abritait une population pour le moins…étrange.

Il pouvait reconnaître la famille Weasley au grand complet mais certains avaient subi quelques modifications : Ron Weasley par exemple était déjà plus vieux – il devait s'approcher de la trentaine à présent – et avait deux longues ailes noires pointues dans le dos et il ne pouvait s'empêcher de les secouer une fois de temps. Draco Malfoy, dos à lui, avait lui aussi vieilli légèrement. Mais il était lui aussi…différent sans que Sirius ne parvienne à dire quoi exactement. Il attirait le regard inexorablement avec un charme, une beauté et une élégance folle. Les battements des ailes du rouquin le décoiffait sans qu'il ne dise rien. Si le fait qu'il n'insulte pas son prochain et ne le traine pas dans la boue était étonnant, la sensation qu'il soit habitué à la présence de Ron et de ce tique était bien plus déroutante. Son regard restait focalisé un peu plus loin avec un léger sourire au bord de ses lèvres. Il semblait… apaisé et gentil. Et, curieusement, cela lui fit froid dans le dos (quelque chose lui disait qu'il était encore plus dangereux ainsi) et le déconcerta, beaucoup. Sirius, comme tous les jeunes ayant été élevé et éduqué dans une famille de sang purs, connaissait au même titre que Malfoy le respect de la tradition et le comportement qui correspondait à leur rang. Qu'est-ce qui avait bien pu se passer, qu'était-il arrivé de si terrible que cela était parvenu à rejeter tous ces préceptes au rang d'oublier ? Le plus choquant était probablement l'abandon de ce masque froid et hautain qui caractérisait cette aristocratie. Sirius lui-même, bien qu'il fut un rebelle jusqu'au bout des ongles, n'avait jamais pu se dépêtrer de ce masque qui le camouflait si habilement. Comme tous les autres, il s'était comporté comme un petit connard de garçon friqué et aristocrate à qui le monde devait tout. Il avait été un des rois de Poudlard en son temps pour cette raison. Le monde et la vie lui devait tout jusqu'à ce qu'on l'envoie à Azkaban… Mais même là-bas, il l'avait gardé. Comment pouvait-on abandonner cette protection si rassurante ? Aujourd'hui encore, elle était là, sur son visage, figeant ses expressions, radiant les intentions et les paroles honorables qu'il aurait pu avoir. Il était à l'image de ses parents : un monstre de tradition et de folie. Avec Harry, c'était différent. Ce gosse était la seule chose dont il était fier dans son existence et à laquelle il tenait. Et pour cet être qui n'avait pas grandi dans le monde sorcier, son comportement ne serait jamais inhabituel et contraire à l'honneur des sang-purs… Qui avait bien pu transformé Draco au point de lui faire révéler l'ombre d'humanité qu'il cachait à tous ?

Secouant la tête, il reporta son regard et inspection ailleurs.

Certains, des jeunes enfants et certains adolescents, lui étaient inconnus et pourtant, ils étaient indéniablement Weasley avec leurs taches de rousseur sur le nez et leur chevelure rousse flamboyante. Curieusement, ceux-ci étaient mélangés à d'autres qui n'étaient clairement pas issu de cette généalogie. Il avait presque envie de reconnaitre dans un de ceux-là un mini-Harry. Il avait des cheveux noirs en broussailles, de grands yeux d'un vert grisâtre remarquable, et de petites lunettes rectangulaires. Cependant (car il y avait un hic) ce qui ne collait pas du tout étaient ses expressions faciales. Il avait un rictus moqueur au coin des lèvres et levait les yeux d'un air hautain face à une fillette rousse qui riait à gorge déployée (elle avait d'ailleurs deux oreilles félines sur le haut de son crâne, ce qui était fort inhabituel même dans le monde sorcier. Cela lui rappelait vaguement quelque chose…mais quoi ?). Elle venait manifestement de faire une mauvaise blague à un de ses compères, et s'auto-congratulait de son succès – Sirius avait été pareil à l'époque des Maraudeurs. C'était d'ailleurs ses meilleurs souvenirs. – Cette jeune fille de neuf ans lui rappelait vaguement les jumeaux Weasley – probablement la couleur des cheveux et son air malicieux de mauvais augure pour ses amis.

Mais qui étaient tous ces gamins sortis de nulle part ? Les adultes présents semblaient trouver leur présence tout à fait logique et commune.

Il pouvait reconnaître dans la masse, la célèbre Hermione Granger (absolument splendide en étant enceinte jusqu'au bord des yeux) mais aussi Mme McGonagall (qui elle ne semblait pas avoir changé le moins du monde - au moins une !) ou encore Blaise Zabini, Seamus Finnigan, Dean Thomas, Neville Longdubat et bien d'autres. Tous avaient pris un coup de vieux, comme s'ils avaient une décennie de plus. Quel drôle d'impression que de les voir plus vieux ! Sirius pouvait se souvenir de Hermione comme de la jeune écolière surdouée de 3ème année et qui n'était pas forcément à son avantage. Ici, c'était l'opposé. Une jeune femme pleine d'assurance, qui prenait visiblement soin d'elle. Sa robe lui allait à ravir et le chignon compliqué qu'elle avait nouée à sa nuque lui allait comme un gant.

« Papa ! », l'interpella un jeune effronté de onze ans environ

Sirius tourna la tête vers lui et el détailla.

Yeux noirs, cheveux bruns courts sur la nuque, il avait l'air aristocratique typique des Black. Personne n'aurait pu le nier tellement s'était criant. Il représentait à lui tout seul ce qu'il avait toujours partagé avec Narcissa Malfoy. Ce gamin avait donc reçu une éducation comme lui ? Cela l'attrista beaucoup. Lui qui pensait qu'avec Malfoy, tout ceci s'était arrêté…

Il eut une expression mesquine sur le visage quand il lui décrit ce qu'il projetait de faire– sans que Sirius y porte une quelconque attention. Il pouvait presque entendre son rire au tréfond de sa gorge. Quelque chose qui ressemblait à un aboiement de chiot. Même s'il avait reçu l'éducation black, il avait de toute évidence reçu une marge de liberté et de manœuvre bien plus grande, ce qui le rassura gandement. Tout n'allait pas perpétuer jusqu'à la fin des temps !

« Tu es adorable », lui répondit le Maraudeur avec des étoiles dans les yeux pour toute réponse.

Il se sentait étrangement proche de ce gosse, sans savoir pourquoi. Il l'avait presque dans la peau. Le gamin lui envoya un regard froid qui lui rappela Rogue – lui envoyant un frisson d'horreur - se retourna et apostropha quelqu'un d'autre alors, qui lui tournait le dos.

« Papa débloque P'pa ! Il m'a dit que j'étais a-do-ra-ble ! » s'offusqua le jeune garçon auprès d'un homme à une quinzaine de mètres de là.

L'homme se retourna et lui sourit – ce qui mit en avant ses canines proéminantes. Severus Rogue. Rogue ? Rogue lui souriait ? Qu'est-ce qui n'allait pas chez lui exactement ?! Puis, à le voir à côté du gamin, il fit le rapprochement. Il y avait comme un air de ressemblance vaguement… les yeux noirs ! Les mêmes ! Avec le même froncement de sourcil l ! Horreur ! Un petit Rogue ? Mais jamais le monde ne s'en relevrait !

Puis, cela fit comme tilt dans son esprit. Le gamin l'avait appelé 'papa' lui, Sirius Black, et 'Ppa' l'affreux vampire. L'être de onze ans se trouvait donc être….leur progéniture ?

« Tu le connais, parfois il est un peu excentrique !, répondit le professeur des potions à son fils tout envoyant un clin d'œil à Sirius, Tu nous rejoins ? », lui demanda-t-il en s'approchant de lui de quelques pas.

Arrivé à sa hauteur, le vampire posa ses mains sur sa taille et le rapprocha de lui. Instinctivement, Sirius rejeta la tête sur le côté. Aussitôt, son homologue pencha son visage et vint inspirer longuement à la base de son cou, puis, il fit quelques petits bisous tout le long de sa carotide. C'était… de la luxure à l'état pur. Il laissa sortir un léger gémissement, aussitôt, Severus releva sa figure à sa hauteur et l'embrassa.

« On reprend ça plus tard ?, il avait un sourire gargantuesque et ironique en pensant combien il était inhabituel qu'une proie se jette dans les bras de son prédateurs de son plein gré.

De nombreuses images les impliquant nu tous les deux occupèrent son esprit soudain. Il était surtout question de Rogue en Sirius, bougeant à tout va, et de sang partout.

« Et si on allait annoncer la nouvelle aux autres ?, lui demanda-t-il dans un murmure à peine audible comme s'il ne venait pas de lui envoyer des images mentales pour le mettre en appétit pour le soir même.

-Quelle nouvelle ?,riposta Sirius aussitôt aux aboies

-Mais que tu es enceint, chéri ! »

/\

C'était à ce moment crucial de la vision, que Severus Rogue cessa de boire son sang, repû et que Sirius Black reprit pied dans la réalité avec une peur sourde et aveugle au creux de l'estomac. Il avait eu la certitude que ce qu'il avait vu n'était pas que le rêve d'un homme anémié mais plutôt une intuition, une clairvoyance nette dans le futur qui les attentait.

Lui, Sirius Black allait avoir un enfant avec Severus Rogue. Il allait se jeter de son plein gré dans le lit de son ennemi de toujours. Il avait coucher avec et aimer ça et même en redemander. Mon dieu, il avait gémi, juste avec quelques bisous innocents dans son cou ! Et il allait être enceint. Il allait porter un être en lui. Grossir, devenir énorme. Avoir son corps mutilé, transformer en baleine. Des hormones en furies et des humeurs sens dessus dessous…. Les vampires pouvaient donc avoir des enfants ? Mais bien sur ! C'était évident ! Sinon le ministère ne les aurait pas enfermer ici avec les autres ! Sur cette révélation, Sirius sentit un vertige plus important que les autres le frapper et il tangua sur ses jambes. Heureusement, Severus le rattrapa.

« Ca va ?, l'avait questionné le vampire en s'apercevant que le cabot tremblait de tout ses membres

-Oui, Oui.. » avait-il éludé en prenant la décision de ne parler de tout cela à personne.

Rogue le lâcha et s'en alla alors, fort heureusement – de bien meilleur humeur et santé qu'il n'était venu.

Il ne savait pas trop quoi penser de tout ça. Mais, il y avait au creux de lui, au fin fond de son être, un soupir 'ouf' qui venait de se faire entendre, une tension dont il n'avait jamais eu conscience qui venait de s'envoler. Sirius prenait conscience soudain qu'il se sentait bien pour la première fois depuis des années. Il avait la certitude étrange d'être arrivé là où il devait venir, d'être à sa place, qu'il avait toujours été destiné à devenir calice et à se lier à Snape. Il se sentait en sécurité pour la première fois de sa vie. Il n'avait plus peur de l'avenir. Enfin, plus vraiment. Cette vision l'avait rassuré quelque part. Tout n'était pas noir et terrible. Il pouvait commencer à devenir optimiste s'il le voulait.


Le froissement de la cape de Severus Rogue le sortit de ces souvenirs de la veille. Le maraudeur était blême. Il se retourna tant bien que mal dans son lit en grognant et papillonna des paupières pour se réveiller.

« Qu'est-ce qu'il y a encore ?, questionna-t-il peu amène,

- On a un soucis. Blaise Zabini est un Incube. Et Ron Weasley un Vuccube. »

C'était donc ça les ailes noires dans son dos ! Mais bien sur ! C'était évident ! Il aurait dû s'en douter !

« …et hier, ils se sont accouplés. »

Buse et triple buses ! Il se disait aussi qu'aujourd'hui il allait passé une horrible journée ! Hier, il s'était endormi de bonne humeur. A ces bonnes nuits se suivaient toujours d'horribles journées. Il aurait dû ensorceler la porte et empêcher quiconque de venir le réveiller. Il aurait pu dormir comme ça ! Et ne jamais subir cette triste journée affreuse qui s'annonçait ! Mais bon, au point où ils en étaient…

« Ok, c'est bon, je me lèvre. T'as gagné. », répondit-il dans un soupir en imaginant tout ce que ça allait encore lui coûter comme énergie. Dire que normalement un vampire devait prendre soin un minimum de son calice pour qu'il ne soit pas trop fatigué etc...! Lui il avait fallut qu'il tombe sur le seul vampire possessif, jaloux et qui se foutait éperdument de savoir comment il allait !


Ron Weasley ne savait plus trop qui il était ni où il était. La seule chose sont il était sure c'est qu'il ne quitterait sa place pour rien au monde il ne changerait celle-ci ! Il avait oublié sa mère, Molly Weasley, les convenances et tout ce qui avait été jusqu'ici. Pour lui, il n'y avait plus que Blaise Zabini, son merveilleux Incube et le sentiment d'être le gars le plus chanceux du monde d'être son Vuccube. S'il n'était pas hyper excité à l'idée de devoir porter pleins d'Incubes sorciers qui seraient ingérables, il était néanmoins heureux d'avoir trouvé sa moitié. Il se sentait apaisé et même d'une tranquilité à toute épreuve. Il s'était lié la veille au soir sur la table de la cuisine et il n'aurait pas pu rêvé mieux pour créer le lien. Il posa son regard sur son poignet gauche. Là, un glyphe magiques étaient apparu : il représentait un lys entrelacé autour d'une petite grenouille au dos tâcheté. C'était la preuve de leur lien, mais aussi de leur nature. Cela faisait bizarre à Ron de se dire qu'à l'âge de 23 ans même pas, il avait déjà trouvé la personne avec qui il allait passé le reste de sa vie. S'il l'avait comprit lorsque le sort et la prophétie avait été jeté, il venait d'en prendre réellement conscience que maintenant. Il saisissait maintenant que la solitude qui l'habitait était fini à jamais mais aussi qu'il venait de quitter définitivement le lien particulier avec Harry Potter et cela l'attristait quelque part.

Ron avait toujours tout fait avec lui. Ils avaient eu leur première copine en même temps, et bien plus tard leur premier copain. Ils avaient été comme deux frères indéfectiblement attaché l'un à l'autre. Ils avaient connus la Grande Guerre et s'était forgé ensemble dedans. Ils avaient souffert, avaient perdu des êtres chers aussi. Ron avait veillé Harry de longues semaines durant à l'hôpital, attendant son réveil, prenant part aux soins puis à sa réeducation. Ron avait refusé de reprendre sa vie, de continuer sur le long chemin sorcier sans qu'il ne soit là. Ils avaient fait leur études à deux, les avait quittés pour ouvrir une petite boutique. Ils s'étaient alcoolisés jusqu'à en perdre la mémoire, avaient couchés à droite à gauche puis eux deux. Ils avaient pris soin de l'autre jusqu'à s'oublier soi-même. Depuis que Ron avait commencé son indépendance en quittant le domaine familiale pour gagner Poudlard jusqu'à aujourd'hui, Harry et lui avait toujours été solidement attaché l'un à l'autre. A présent, il s'était lié à quelqu'un à tout jamais sans même en parlé à son meilleur ami et son frère d'âme. Il s'était détaché, monade isolée, et culpabilisait un peu de laisser Harry dans la merde. Surtout que lui avait hérité de Draco Malfoy, pas la moindre personne, au contraire, quelqu'un de très particulier, de très chiant et tout le tintouin.

Il soupira.

« Hey, Ronny ! »

Il se retourna. Face à lui se tenait l'objet de ses pensées : le survivant en personne.

« Je t'ai cherché partout ! Qui aurait cru que tu te rendrais dans la tour d'astronomie de ton plein gré une fois dans ta vie ? »

Ils rirent tous les deux de bon cœur aux souvenirs que soulevaient cette simple phrase. Il y avait ça aussi. Harry connaissait tout de lui. Les silences n'étaient pas gênants, ils leur arrivaient même de rester l'un à côté de l'autre sans parler pendant des heures. Blaise ne le connaissait pas lui et ne saurait jamais tout ce que Harry lui savait. Il…

« Alors, mon pote, comment ça va ?, le questionna-t-il

-Bien, je me sens enfin…bien, à ma place. Mais… tu vas me manquer vieux frère. On a tellement tout fait ensemble. On a tellement en commun… De quoi est-ce que je vais pouvoir lui parler ? Et si je ne m'entendais pas avec lui ? Je suis heureux d'être avec lui, d'être lié à lui – il tendit son poignet pour lui montrer les preuves irréfutables – et je ne me plains pas, c'est un amant…whaou, tu vois ? Je suis heureux, j'ai l'impression d'être le plus chanceux des hommes. Mais…mais je m'inquiète. C'est con, n'est-ce pas ?, répondit-il le regard,

- Toi et tes inquiétudes ! C'est là où on voit que tu es bien le fils de Mme Weasley ! Comme Fred et Georges tu te fous de ce qu'elle veut pour vous, mais vous avez la même proportion à vous fatiguer l'esprit en conjectures improbables !, » lui rétorqua-t-il un léger sourire en lèvre.

Ron devait avouer qu'Harry avait raison. Cette description lui convenait parfaitement.

« Tu ne devrais vraiment pas t'en faire. Blaise est fait pour toi. Tu vas vivre une expérience magique – et c'est le cas de le dire mon vieux ! Tu vas vivre un conte de fée et tu le sais ! Tu vas transpirer la joie, tant et si bien que ça va m'énerver ! Et le pire dans tout ça, c'est que toi, avec cet incube tu as la certitude absolu que jusqu'à tes vieux jours, Blaise et toi aurez une vie sexuelle trépidante et donc un couple qui vit ! Vous vous enguelerez parfois c'est vrai, il y a des hauts et des bas. Avec les enfants, tout ne sera pas tout à fait mirifiques, il te faudra de la patience, beaucoup. Ils feront des conneries, ils t'inquiéteront comme Blaise avec son comportement imprudent. Mais tu as les nerfs les plus solides que je connaisse et au pire, tu pourras toujours venir pleurnicher sur mon épaule pendant que je me battrais avec Malfoy sans m'arrêter ! »

Le roux regarda dans les yeux Harry Potter et ne sû quoi lui dire. Il trouvait toujours les mots parfaits pour le rassurer. Ron fit la seule chose qu'il pouvait faire : il lui fit son plus grand sourire pour le remercier. Le remercier d'être là, de ne pas lui en vouloir et même bien plus. Quelle aurait-été sa vie sans Harry Potter ? Parfois il se le demandait et il ne pouvait s'empêcher de frissonner à cette pensée tellement elle lui semblait abjecte.

Un temps passa dans le silence le plus complet. Respectueux de chacun et de leurs pensées.

« …Comment s'était ?, questionna le survivant

-Le lien ?

-Oui, rétorqua-t-il.

-Magique… »

Et Ron fut happé par ses souvenirs de la veille au soir…

/\

« -Est-ce que tu as déjà entendu parler de l'Incube ?

-Euh..nan, très peu, pourquoi ?, questionna intéressé Ron

-Parce que j'en suis un. Et que là, tout de suite, vu comment j'ai envie de m'enfoncer en toi, je dirais que tu ma proie désignée.. »

Ron sursauta. Mince, il ne s'était pas attendu à ça. Etre le partenaire d'un incube. Qu'était alors ? Un.. un vuccube ? Cela le choqua. S'il sortait, sa mère n'était pas prêt d'arrêter d'invoquer l'univers sur lui.

« Ne t'en fais pas, je ne vais pas croquer~~, minauda le métis. Je vais attendre de t'informer pour que tu sois conscient de ce que cela veut dire !, lui déclarat-il avec un clin d'œil. Si tu te lis à moi, et par lier j'entends bien évidemment le fait que moi Blaise Zabini je te déshabille trèèès lentement en t'embrassant partout, en te mordillant partout. Après, quand tu seras tout nu sous moi, quand je t'aurais déjà assez embrassé, quand tu seras déjà bien assez impatient, j'enfoncerais en toi un petit doigt, tu vas te tremousser, essayer de chercher le maximum de contact avec moi sans même t'en rendre compte. Parce que c'est ta nature qui veut ça. Tu vas me réclamer, chercher à te coller à moi, à te fondre en moi. Et tu hurleras de plaisir. Tu gémiras mon nom, tu pleurnicheras tellement je te manquerais là dedans en toi. Tu m'accuseras de prendre mon temps et tu vociferas encore et encore. Tu chercheras à accéler les choses, tu me blâmeras inutilement et tu essayeras en vainc de contrer mes demandes. Mais tu ne pourras pas. Parce que tu es un Vuccube. Pour certains, ça s'apparente à la pute des Incubes et pour d'autre au rêve parfait de la compagne incapable de se rebeller. Pas pour ça. Pas pour mes besoins, mes nécessités, mes envies, mes volontés sexuelles. Et comme je suis quelqu'un de gentil,, doux et adorable, je ne profiterais pas de toi. Je vais juste attendre que tu sois prêt, bien préparé. Alors, tu auras un premier doigt dans ton anus. Il frottera contre tes paroies et tu acclameras mon nom. Je ferais tes petits mouvements de ciseaux, pour que tu te détendes, pour que ton anus se détende. Et puis… »

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« Ron ? Pourquoi tu deviens rouge comme ça ?

-Pour rien, pour rien… Et si on descendait ? C'est bientôt l'heure du repas !

-Tu ne changeras jamais toi ! », répondit dans un grand sourire le Survivant.

Ils descendirent de la tour d'Astronomie, longèrent les couloirs, firent une course dans les escaliers tournants. Ron était en tête – l'appétit dévorant des Vuccube le motivait allègrement. Il arriva dans le Grand Hall à toute vitesse, alors que son cousin lointain, Draco Malfoy arrivait à contre sens.

C'est en croisant le regard fuyant de Draco Malfoy que Ron Weasley expérimenta pour la première fois de son existence le don le plus précieux des Vuccube – celui qui leur avait valu tant de problèmes au cours des âges jusqu'à leur presque extermination. Un cours instant, Poudlard disparut de sa vision. Alors que son essence magique s'échappait dans la fuite du temps, son corps s'échoua telle une marionnette lamentablement sur le sol du Grand Hall.

Le prince des serpentards, lui, se statufia alors que son regard se vidait et devenait fixe. De la gorge du sang pur commença à s'échapper une lamentation sourde qui déchirait l'essence magique de chaque sorcier et créature qui était au rez- de chaussée : l'un des pouvoirs dévastateurs des Veelas Dominants qui expliquaient le rejet de la part des sorciers. Ils n'étaient pas que ensorcelant de part leur beauté, mais aussi par leur être en lui-même. Beaucoup de ses prédécesseurs ayant perdus leur compagnon avaient utilisé ces pleurs pour mener les plus grands sorciers de ce monde au suicide.

Il y eut des hurlements, bien sur. Zabini parvint à dépasser les sorts magiques en se transposant immédiatement à ses côtés alors que Harry, tout en accourant, hurlait le nom de son meilleur ami et de celui qui devait se lier. Autour d'eux, une bulle de magie bleue se créa et fit danser l'atmosphère autour d'eux en gerbe de petites étincelles argentées.

Sirius Black savait que c'était une mauvaise journée qui se profilait. Il se retint de faire la remarque à Snape, quelque chose lui disait que cela n'augurerait rien de bon pour sa personne. Dire que tout le monde le pensait stupide ! Il avait des pressentiments et il savait se tenir ! On ne reconnaissait pas ses valeurs, vraiment.

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Ron Weasley réapparut dans une infinie grise orageuse. Devant lui s'étalait des milliers de lueurs émeraudes qui s'étalaient et virevoltaient au-dessus de lui. Autant de moments brefs de la conscience de Draco Malfoy dans le monde possible qu'ils connaissaient tous. Certain représentaient plutôt des faisceaux rougeâtres – il sut aussitôt que c'étaient les possibilités du futur que sa magie pressentait. En balayant de son regard la quantité infini de flammes devant lui, il repéra un éclat bleu tempête unique. Il s'avança en flottant jusqu'à elle et la toucha du bout des doigts. Un flash apparut. Il émergea à la place de Draco Malfoy au moment même où ils s'étaient croisés. Le fil de ses pensées découla alors clair comme si elles lui étaient toujours apparues sous la forme d'un étrange récit d'images commentées. Il les perçu lointaines, comme une succession en noir et blanc qu'on déroulait dans un autre univers.

...Le temps s'échappait, les jours s'écoulaient et s'allongeaient moqueusement sous son nez. Et plus le temps passait, plus Draco découvrait à quel point il était complètement foutu. Et puis, aussi, combien une relation demande des efforts. Si Draco Malfoy s'était déjà demandé quelques fois pourquoi il s'était lancé là-dedans en repensant à ces tous débuts en cinquième année où ils étaient sortis ensemble, à présent il se questionnait souvent (en permanence) à ce propos. Il cherchait à trouver une raison, une logique à cette décision suicidaire de Sybille de les nommer ensemble…

Ron ressortit de là, choqué, la poitrine qui étouffait, comme si ses poumons étaient absorbés par un vide, un trou noir interne. Cherchant à s'échapper, il toucha une lueur émeraude. Une du futur. D'un futur possible.

…Draco Malfoy manquait (clairement) d'énergie, de force et surtout d'espoirs et de volonté. En même temps, il était coincé dans une situation peu commode. Dès qu'il voulait parler, expliquer pourquoi il était nécessaire pour lui de garder sa famille loin d'eux, loin d'Harry et de lui, les mots s'évadaient de sa tête. Il bégayait (ce qui était une honte pour un Malfoy) et argumentait seulement alors d'un « NON » qu'il ne comprenait pas et frustrait Harry. Combien il détestait le frustrer ! Lui, son compagnon ! Mais que pouvait-il lui montrer ? Son père était mort, sa mère devenue folle l'avait rejointe. Il restait juste ses cousins, ses grands oncles et tantes, ses grands-pères et grands-mères. Qu'est-ce qui pouvait bien y avoir d'intéressant à les rencontrer ?

Draco était bien trop conscient, au-delà de tout, de la spécificité incommensurable de sa famille. Et il n'était pas prête à l'assumer pour le moment. Tout comme il se refusait à laisser échapper volontairement une part de sa vie privée à ceux de son sang. Il avait mis tant d'énergie, tant d'efforts, tant de lui pour clôturer cette partie de sa vie ! Même à ses parents chéris ! Draco ne voulait pas voir tout cela réduit à néant. Draco aimait cette paix qui entourait ce seul aspect de son existence. Ce mystère, ces secrets autour.

Le présenter c'était leur ouvrir une porte dessus. Accepter d'être questionné. Laisser quelqu'un avoir une emprise sur son compagnon, et le connaitre. La jalousie du veela.

Il n'était vraiment pas prêt à abandonner son confort.

Le présenter c'était rendre les choses officielles, ne plus pouvoir mentir ou même fermer les yeux. Se résoudre à reconnaître que Sybille a eut manquait de temps pour se faire à l'idée qu'il avait daigner ne pas suivre ses plans et ses propres règles. Sans oublier qu'il avait mis de côté le règlement strict qui régissait sa famille. Le présenter c'était aussi lui laisser le droit de se faire un vrai nid dans sa vie. Reconnaitre son importance, et le rendre nécessaire pour toujours. Et s'il s'installait, cela aussi voulait dire qu'il repartirait un jour, oui, ça il en était sur. Certain. - La peur permanente d'un veela qui s'est fait rejeté par son compagnon un jour Et ça, ça ne lui plaisait pas du tout du tout. Dire 'il y a un début' c'était aussi lui écrire au fer chauffé à blanc dans sa tête et dans son coeur de la même manière que le tatouage à son avant-bras, c'est-à-dire de manière irrversible, qu'il y a une fin et ça va te réduire en charpie'. C'était reconnaitre qu'Harry allait faire partie de sa famille, qu'il allait un jour lui-même prendre fin. Que Harry un jour mourrait. Et ça, il ne pouvait pas le supporter même en pensée.

Peut-être s'inquiétait-il trop. Peut-être se posait-il trop de questions. Mais qu'importe. Tout ça le protégeait. Mais combien de temps encore son merveilleux système de protection allait-il tenir ?

Draco avait besoin de parler. A Blaise ? Non, il l'avait quelque peu oublié avec ce nouveau départ sybillin. Ses amis de l'Académie de Potions ? Non, ils ne connaissaient pas assez Harry et même son côté veela pour comprendre. Pour les comprendre avec Potter. Leurs amis communs ? Non plus. Ils étaient de son côté à lui. Et le railleraient surement. Draco ferma les yeux un cours instant. Avant, sa vie aurait été un havre de paix et maintenant elle était comme une cocotte-minute sur le point d'exploser. Il lui fallait trouver une solution…

Il revint devant tous les éclats face à lui. Il percevait maintenant une longue plainte sourde, une musique douce, lente et lancinante qui lui transperçait le cœur. Il avait devant lui l'horreur de la tristesse d'un veela qui s'abandonne à lui seul. Qui refuse son compagnon. Il devait faire quelque chose. Il connaissait Harry. Il ne serait jamais heureux si Draco ne l'était pas. Mais, comment faire pour aider quelqu'un qui se punit chaque instant de ce qui a été, de ce qu'il a raté, de ce qui ne sera plus ? Il soupira. Si on lui avait dit qu'un jour il jouerait le héros du prince des serpentards, il n'y aurait pas cru. Il en aurait rit de savoir qu'il serait le psychomage particulier d'un veela qui ne pouvait même pas le piffrer.

Mais Ron Weasley était prêt à tout pour rendre heureux celui qui avait vécu tout avec lui, qui était son frère.

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Ron reprit conscience. Il avait de longues ailes noires. Severus Rogue qui était non loin de là soupira. Bien sur, rien ne pouvait être doux et simple avec ce satané Harry Potter ! Il en était sur, tout était de sa faute !


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Fosdy