Chapitre 5 : Le passé de Jake
Deux jours s'étaient écoulés et les orks se tenaient plutôt tranquilles, certes ils continuaient leurs assauts sur la base, mais rien de bien sérieux comparé aux premiers jours du « séjour » des forces du 101ème de Proxima sur cette planète depuis longtemps abandonnée de l'imperium, et ils n'avaient plus vraiment besoin de l'attention de toutes leurs forces dans les tranchées. Et les soldats profitaient de la relative tranquillité pour jouer aux cartes et s'adonner à d'autres activités, mais ils en profitèrent principalement pour récupérer des heures de sommeil perdues.
Cependant, le chef des troupes de Proxima savait que cette tranquillité cachait quelque chose, mais quoi, il l'ignorait. Tel qu'il connaissait les orks, cela ne pouvait rien présager de bon pour eux, mais il ne laissait rien retranscrire de ses inquiétudes tandis qu'il faisait les 100 pas. Ses pensées furent cependant interrompues lorsqu'il vit un jeune couple de soldats en train de s'embrasser, il repensa à ce qu'avait dit le colonel Anderson à propos de lui et d'Eliria. Serait-il capable de faire ça à Eliria ? Rien que la pensée lui faisait monter le rouge aux joues, ils étaient juste bons amis et il doutait que cela changerait de sitôt, de plus en repensant à sa vie amoureuse il se rappela des souvenirs douloureux. Il baissa le regard, l'air triste.
Jake Atlas:Christia.
En l'entendant, les deux soldats cessèrent de s'embrasser et se tournèrent en direction du jeune général. Ils se mirent au garde à vous dès qu'ils l'aperçurent.
Soldate du 101ème de Proxima : Gé…Général Atlas ?!
Jake Atlas :Ne faîtes pas attention à moi. Vous pouvez continuer.
Sur ces mots Jake poursuivit sa route jusqu'à un bunker désert. Il s'assit à une table et repensa à son passé. Il fut rapidement rejoint par Eliria.
Eliria : Jake ?
Jake Atlas : Qu'est ce qui t'amène ici Eliria ?
Eliria : Je venais juste aux nouvelles. Mais je crois que je vais repartir, j'ai l'impression que je te dérange.
Jake Atlas :Non, reste, s'il te plaît.
Eliria : Si tu insistes.
Jake invita la grande prophétesse à s'asseoir.
Jake Atlas : Dis-moi, Eliria, as-tu connu tes parents ?
Eliria : Oui. Pourquoi me poses-tu cette question ?
Jake Atlas : Car je n'ai pas eu cette chance.
Eliria : Désolée. Mais tu n'en a vraiment aucun souvenir ?
Jake fit « non » de la tête.
Jake Atlas :Tout ce que je sais d'eux, je le dois à mon grand-père.
Eliria : Ton grand-père ?
Jake Atlas : Un vieux technaugure qui m'a élevé comme son propre fils. Lorsque j'ai eu 10 ans, il m'a avoué la vérité : J'étais le fils de deux stormtroopers du 252ème régiment des conservateurs de Kaurava, des soldats d'élite, la crème de la crème. C'était un couple qui n'avait pour toute histoire que leurs exploits militaires. Je suis né sur Kaurava IV. Mais quelques jours après ma naissance un problème d'envergure se présenta.
Eliria : Quel genre de problème ?
Jake Atlas :On a détecté que j'étais un psyker avec une forte affinité avec le Warp. Mais elle ne cessait d'augmenter de jour en jour.
Eliria : Et c'était mauvais signe ?
Jake Atlas : Pour un humain une affinité forte avec le Warp et en constante augmentation est mauvais signe. D'autant plus que j'étais trop jeune pour contrôler mes pouvoirs. J'aurais fini par atteindre un stade où j'aurais perdu le contrôle et envoyer tout le système de Kaurava dans le Warp.
Eliria : Qu'est-ce que tes parents ont fait lorsqu'ils ont appris ça ?
Jake Atlas : Ils sont allé voir un technaugure qui étudiait de très, voir trop près le Warp. Mais il était leur seul espoir, ils l'ont supplié de les aider. Il accepta et se mit au travail, un travail qui dura toute une semaine.
Eliria : Qu'est-ce que ce technaugure préparait ?
Jake Atlas : Une puce pour contrôler l'activité du Warp sur une personne. Il me l'a plantée dans la nuque. Par la suite l'étendue de mes pouvoirs avait grandement diminuée tout en demeurant élevée.
Eliria : Alors, tout allait pour le mieux et tu allais bientôt rejoindre ta famille.
Jake Atlas :C'est ce qui était prévu à l'origine, mais…
Eliria : Mais ?
Jake Atlas : Un homme a vu mes parents parler avec le technaugure. Il s'avérait que les méthodes du technaugure qui a construit la puce étaient tellement controversées qu'on le soupçonnait d'être de mèche avec le Chaos. Cet homme voyant une chance d'être reconnu comme un héros, les dénonça tous les trois à la garde impériale qui se saisit des données de recherches du technaugure comme preuve. Mes parents clamèrent leur innocence mais c'était peine perdue, ils furent tous les trois exécuter pour trahison sur la place publique. Pour ma part je fus abandonné à mon sort dans la maison du technaugure. Ce fut un autre technaugure qui me trouva.
Eliria : Ton grand-père ?
Jake acquiesça.
Eliria : Juste une question : Comment ton grand-père savait tout ça ?
Jake Atlas : Et bien en fait, le technaugure qui avait fabriqué la puce, n'était autre que son frère.
Eliria : Je suppose qu'en apprenant cela tu as voulu te venger de cet homme.
Jake Atlas : Oui, mais il s'était avéré qu'il s'était depuis longtemps enfui du système de Kaurava. J'ai vite oublié cette idée. A l'époque j'étudiais à l'académie de la garde impériale de Bierhold. C'est là que j'ai rencontré celui qui allait devenir mon meilleur ami : un dénommé Dave Angel qui ne m'appréciait guère au début.
Eliria : Qu'est ce qui l'a fait changer d'avis sur toi ?
Jake Atlas : Je lui aie sauvé la vie : il se serait fait renverser par une voiture sans moi. Et dès lors nous étions devenus inséparables. Je me souviens aussi qu'à l'époque, la ville était chaque année victime de raids orks. Et que la garde mettait en place un programme de conscription pour repousser ces assauts. Dave et moi nous portions volontaire à chaque fois et on se faisait un concours.
Eliria : Quel genre de concours ?
Jake Atlas : Celui qui tuerait le plus d'ork à la fin de la journée.
Eliria : Je suppose qu'avec tes pouvoirs tu devais être loin devant lui.
Jake Atlas : J'ai toujours gardé secret l'existence de mes pouvoirs et de la puce dans ma nuque, si je les avais utilisé en public j'aurais sûrement été embarqué dans les vaisseaux noirs : des vaisseaux charger d'emporter au loin les psykers et de les « distribuer » entre les différentes institutions de l'impérium, si les agents ne les éliminent pas sur place. J'ai donc appris par moi-même à contrôler mes pouvoirs. Mais revenons-en à ce que je disais tout à l'heure, à chaque fois que nous faisions nos comptes d'orks tués j'étais à 50 et lui à 50.
Eliria : Wow, il était si fort que ça ?
Jake acquiesça.
Jake Atlas : Mais un jour, quelqu'un a vu que Dave avait des capacités latentes en tant que psyker. Et les vaisseaux noirs sont venus sur Kaurava IV. J'avais d'abord pensé qu'ils venaient pour moi, que quelqu'un avait découvert mon secret. J'ignore ce qu'ils ont fait subir à Dave, tout ce que je sais c'est qu'ils lui avaient permis de venir me dire au revoir. Il m'expliqua qu'ils lui avaient fait subir divers examens et qu'il pouvait être recruté pour devenir chevalier gris.
Eliria : Et comment tu as réagi ?
Jake Atlas : J'étais fier, mon meilleur ami allait servir aux côtés des meilleurs : l'inquisition impériale. Mais j'ignorais ce qu'était vraiment l'inquisition à l'époque, alors je l'ai encouragé à y aller. J'avais 14 ans lorsqu'il est parti et Il m'a fait promettre de toujours veiller sur Kaurava et de demeurer fidèle envers l'Empereur.
Eliria : Comment tu t'en es sorti sans Dave ?
Jake Atlas : L'année suivante j'ai rencontré quelqu'un. Une fille de mon âge : Christia Blake, je me souviens encore le jour de notre rencontre, on venait de bouter les orks hors de la planète pour au moins la 10ème fois depuis mon inscription dans l'académie. J'étais en train de rendre mon équipement et mon uniforme quand je l'ai aperçue. Une jeune femme aux longs cheveux roux avec de magnifiques yeux marron. Elle avait aussi un visage à faire chavirer le cœur de n'importe quel homme et son uniforme d'académicienne lui allait comme un gant.
Eliria : Tu la décris comme si tu en étais amoureux.
Jake Atlas : C'était le cas. Ça a été le coup de foudre, pour moi en tout cas. Je l'ai ensuite vu tourner la tête vers moi et me sourire. Cela m'avait rendu assez nerveux et cela ne s'arrangea pas lorsqu'elle décida de venir vers moi. Elle m'a dit bonjour, et je le lui rendis en balbutiant. Cela la fit rire, mais j'aimais bien ce rire. Lorsqu'elle m'a dit comment elle s'appelait je n'en revenais pas.
Eliria : Et pourquoi ?
Jake Atlas :Tout simplement parce que Christia était la fille la plus populaire de l'académie. Et j'avais une réputation de casse-cou : on considérait et on considère toujours que seuls les suicidaires se portent volontaires pour les programmes de conscription. Elle me demanda ensuite comment je m'appelais. Lorsque je le lui dis, elle me regarda l'air surprise, mais ce n'était pas le genre de surprise auquel je m'attendais. Elle avait entendu parler de mes exploits et me dit que c'était une bonne chose qu'il y ait des hommes comme moi pour veiller à la sécurité de Kaurava. Et elle m'invita à aller au parc du centre-ville. Une fois là-bas nous nous sommes assis sur un banc et elle me posa une question.
Eliria :Quelle question ?
Jake Atlas : Elle me demanda quel était mon rêve, mon souhait le plus cher. Je lui aie dit que j'aimerais vivre normalement, sans avoir aucun secret à cacher. Et elle me confia le sien.
Eliria : Quel était son rêve ?
Jake Atlas : Elle voulait que la guerre entre les peuples civilisés cesse. Elle voulait une galaxie où Humains, Eldars et Tau vivent en parfaite harmonie et où un jour il n'y aurait plus de raison de se battre.
Eliria : Je pensais que c'était ton rêve. Tu m'as dit exactement la même chose lorsque nous nous sommes rencontrés la première fois.
Jake Atlas : Je tenais ce rêve d'elle, Eliria. Revenons-en à mon histoire, je lui aie répliqué que c'était un très beau rêve mais que si elle le criait sur tous les toits elle serait sûrement accusée d'hérésie, mais je lui fis tout de même une promesse : que je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour que ce rêve devienne un jour une réalité. Elle me rétorqua que ce ne serait pas facile, et je lui dis que cela m'étais égal et que s'il n'y avait que ça pour la rendre heureuse alors je le ferais, elle me remercia. 5 mois passèrent entre l'académie, mes sorties avec Christia et mon devoir de conscrit. Une espèce de routine c'était ainsi inscrite dans mon quotidien et j'étais heureux. Un jour j'ai décidé de révéler mes sentiments à Christia : je lui aie donné rendez-vous au parc de la ville plus précisément sur le banc où je lui aie fait ma promesse. Je lui aie demandé si elle se souvenait de ce que je lui avais dit ce jour-là. Elle me dit que oui mais qu'elle pensait que je disais ça pour lui faire plaisir, et je lui répondis que j'étais très sérieux. Elle me demanda pourquoi, et je lui aie révélé que je l'aimais depuis le jour où on s'est rencontré, je lui aie demandé si elle voulait bien devenir ma petite-amie. Elle me fit son plus beau sourire, posa ses paumes sur mes joues et m'embrassa sur les lèvres. Dès qu'on eut terminé je répliquais que je prenais ça pour un oui. On éclata tous les deux de rire et on s'enlaça tendrement. J'étais au comble du bonheur, mais j'étais loin de me douter que le pire devait encore m'arriver.
Eliria : Comment ça le pire devait encore t'arriver ?
Jake Atlas : Car 2 mois plus tard commençait la catastrophe qui engendra la campagne de Kaurava.
Eliria :Oui, je me souviens de la tempête Warp.
Jake Atlas : Je rentrais d'un rendez-vous avec Christia lorsqu'elle se déclencha, je me souviens encore de ce funeste jour : une boule de feu du Warp était tombée sur ma maison et j'ignorais où était mon grand-père, je priais juste qu'il n'était pas à l'intérieur au moment où la boule de feu était tombée, je me rappelle : les démons qui parcouraient librement la ville, les soldats qui tentaient de résister tant bien que mal contre les forces du Chaos, la panique et la mort omniprésente. Au milieu de ce tumulte je cherchais Christia, j'étais paniqué : mon expérience parmi les conscrits, ne m'avait pas préparé à ça. Je cherchais encore Christia lorsque deux gardes me dirent que la ville était perdue et qu'il fallait évacuer, voyant que je refusais d'obtempérer et que je voulais continuer à chercher Christia, ils m'assommèrent d'un coup de crosse de fusil laser derrière la tête. Je ne repris conscience que 3 jours plus tard, j'étais dans un petit lit miteux situé dans une petite pièce surpeuplée, je demandais où nous étions et un vieil homme me répondit que nous étions à l'avant-poste de Dussala la place forte de la garde impériale sur Kaurava I. Je demandais ensuite ce qui étais arrivé à Kaurava IV, il m'expliqua que la planète était tombée aux mains du Chaos et que seule quelques centaines de soldats et de civils avaient échappés au massacre. Et je répliquais que cela était impossible, qu'il y avait des millions d'habitants et de soldats sur Kaurava IV. Mais je devinais à son regard qu'il était très sérieux. Et je demandais enfin s'il avait vu une jeune fille correspondant à la description de Christia. Il me répondait que non et me dit que si je voulais le savoir, il fallait que je demande au bureau des registres.
Eliria : Et qu'est-ce qu'ils ont dit là-bas ?
Jake Atlas : Qu'aucune Christia Blake n'était présente parmi les réfugiés de Kaurava IV. Ils ont aussi dit que si elle n'était pas là c'était soit qu'elle était morte soit que…que…
Eliria : Que quoi ?
Jake Atlas :Qu'elle avait rejoint le Chaos. En entendant cela j'ai quasiment tabassé à mort le fonctionnaire qui avait dit ça. J'étais celui qui connaissait le mieux Christia, et je savais que jamais elle ne les rejoindrait. Est-ce que quelqu'un avec un rêve aussi pur peut selon toi se laisser corrompre aussi facilement par le Chaos ?
Eliria fit « non » de la tête.
Jake Atlas : C'est bien ce que je pensais.
Eliria :Et qu'est ce qui t'a empêché de tuer ce fonctionnaire ?
Jake Atlas : L'intervention de deux gardes qui se sont contenter de me jeter dehors. En me relevant j'entendis quelqu'un me traiter de fauteur de trouble. En entendant cela il me semble que j'ai dit quelque chose « Qui est ce que tu traites de fauteur de troubles, minable ?! ». Sans m'en rendre compte je venais d'insulter un général, il était accompagné d'un commissaire qui pointait son pistolet laser sur moi. Je me disais que j'étais fini, mais chose étrange plutôt que de laisser faire le commissaire, le général : un homme quasiment chauve aux yeux bruns avec le visage couvert de cicatrices équipé de griffes de combat avec un bolter fulgurant sur la griffe de combat de droite et portant une armure carapace dorée avec un crâne entouré d'une couronne de lauriers sur le plastron, l'en empêcha. Le prétexte était qu'il m'aimait bien. Il se présenta à moi, cet homme s'appelait Vance Stubbs et il me présenta son aide de camp, le commissaire régimentaire Doran Farrier (Le commissaire qui avait failli me cramer la cervelle !). Il me demanda ensuite mon nom, je leur déclinais donc mon identité et leur révélait que j'avais servi en tant que volontaire parmi les conscrits 10 fois de suite correspondant aux 10 raids sur Bierhold des orks sur lesquels j'avais participé.
Eliria : Et quelle fut leur réaction ?
Jake Atlas : Il s'avérait que Vance avait entendu parler de mes exploits. Et il souhaita m'engager en tant que garde impérial au grand désarroi de Doran. Il me tendit une main que je saisis et m'aida à me relever, et j'acceptais sa proposition. A ce moment je ne me doutais pas que j'allais devenir gouverneur général d'un petit système stellaire et encore moins leader d'une rébellion et pourtant c'était cette rencontre qui allait tout déclencher.
Eliria :C'est vraiment cette rencontre qui a fait de toi ce que tu es aujourd'hui ?
Jake acquiesça avant de poursuivre son récit.
Jake Atlas : Dans les mois qui suivirent, les autres factions débarquèrent dans le système de Kaurava. Les Space marines du chapitre des Blood Ravens, les Tau, les Eldars d'Ulthwe dont tu faisais partie, les Eldars noirs de la cabale du cœur noir et les sœurs de bataille, nos adversaires directs.
Eliria :Une minute, je pensais que les Space marines et les Sœurs de bataille étaient du côté de l'impérium. Alors pourquoi vous les affrontiez ?
Jake Atlas : Les Sœurs de bataille pensaient que c'était nous qui avions provoqué la tempête Warp. Et nous avons tenté de négocier le départ des Space marines mais en vain. Mais revenons-en à mon histoire veux-tu ?
La guerre avait très mal débuté pour la garde, non-contente d'avoir perdu le 253ème régiment des conservateurs de Kaurava ainsi que les ¾ du 252ème. Le commandement du Segmentum avait réquisitionné une centaine de Baneblades. Et pire encore, notre avant-poste dans la ville de Vyasastan avait cessé de répondre. Cela avait sapé le peu de moral qu'il restait à nos troupes, et beaucoup pensaient que la victoire n'était plus qu'une douce illusion. Mais pour ma part je ne pensais qu'à une seule chose : retrouver Christia. Et j'étais prêt à éliminer le premier qui se mettrait sur mon chemin pour le faire, qu'il fut ami ou ennemi de l'Impérium. Lorsque je fis mon rapport sur l'état des troupes à Stubbs il se rendit compte que la situation était bien pire qu'il ne l'avait originalement prévue, il nous fallait une victoire et vite. La bataille de l'avant-poste de Dussala allait être l'occasion de faire mes preuves auprès de Stubbs et du reste du régiment.
Les Sœurs de bataille lancèrent l'assaut très tôt dans la matinée, le combat fut sanglant, les morts se comptaient par milliers à la minute, et malgré tous nos efforts pour arrêter nos adversaires ils progressaient lentement mais sûrement à travers nos lignes même la plateforme de canon Basilisk améliorée avait du mal à contenir une telle masse de soldats. Les sœurs de bataille avaient pour objectif le PC de l'avant-poste. Mais ce qu'elles ignoraient c'est que tous les bâtiments de l'avant-poste étaient reliés par des tunnels souterrains et je n'ai eu qu'à exploiter cette ignorance avec 3 escouades complètes de gardes et à resurgir par une base de sentinelles que les sœurs avaient oubliées de raser. On ordonna aux pilotes de monter à bord de leurs engins qui étaient équipés de canons laser et de nous assister, au total c'était 5 sentinelles spécialisées dans la destruction de chars qui nous accompagnaient. Suivant notre exemple 3 autres escouades de gardes lourdement armées nous accompagnèrent. Pendant ce temps Vance et l'armée principale avaient fait appel à la grosse artillerie.
Eliria : Qu'est-ce que tu appelles la grosse artillerie ?
Jake Atlas : Un Baneblade et toute une flopée de Basilisks.
Eliria : Ah.
Jake Atlas : On finit par rejoindre la bataille en prenant à revers nos assaillantes et comme elles étaient en plein milieu de l'avant-poste on leur coupa toute retraite. Vance leur proposa de se rendre, en vain. Les sentinelles que nous avions apportées se débarrassèrent sans mal des véhicules des sœurs de bataille et on enterra nos assaillantes sous un flot de lasers. La victoire était à nous. Nos hommes n'en revenait pas, cette victoire était la première bonne nouvelle depuis des mois, les hommes reprirent espoir, on avait peut-être une chance de gagner cette guerre en fin de compte. Mais cette victoire nous avait coûté plusieurs milliers d'hommes et l'avant-poste avait été grandement ravagé lors de la bataille. J'insistais pour que nous nous reposions le temps que l'avant-poste soit réparé. Mais Stubbs refusa prétextant que cette bataille nous avais permis de prendre l'initiative et qu'on n'avait pas d'autres choix que de contre-attaquer et je me devais d'admettre qu'il avait raison mais j'insistais sur le fait qu'un contingent devais rester pour remettre l'avant-poste en état. Stubbs reconnut que ce fut mon intervention qui changea le cours de la bataille, et il me proposa tout un tas de promotions. J'ai refusé à chaque fois. Il me demanda, exaspéré, ce que je voulais et je lui répondis mot pour mot « Participer à la mise en place des tactiques et des stratégies ». C'est comme ça que je suis devenu son conseiller stratégique : un titre purement officieux, je demeurai un simple garde mais ma voix avait un poids désormais.
Eliria : Un peu comme Cylas ?
Jake Atlas : Comment ça ?
Eliria : C'est un simple garde, mais tes hommes le suivent comme s'il était un officier.
Jake Atlas : J'ai bien tenté de lui donner une promotion, mais comme moi avec Stubbs…
Eliria : Il a refusé à chaque fois.
Jake Atlas : A ceci près qu'il n'a pas demandé à participer à l'élaboration de mes plans de bataille. J'ai toujours ignoré la raison de ce refus. Mais revenons-en à mon histoire. Comme le disait Stubbs, cette bataille nous avais permis de reprendre l'initiative et le régiment lança une contre-attaque massive, nous avons récupéré Vyasastan en seulement quelques jours et nous en avons profité pour pousser les Sœurs de bataille dans leurs derniers retranchements : le district de Sama tout au nord de Kaurava I. Les Sœurs de bataille lancèrent l'assaut très tôt sur l'avant-garde chargée d'établir notre avant-poste dans le district, elles étaient déterminées à nous bouter en dehors de ce territoire qu'elles considéraient comme le leur. La première phase de cette bataille consistait à faire ce que la garde savait faire le mieux.
Eliria : Et qu'est-ce que la garde sait le mieux faire ?
Jake Atlas : Tenir la ligne, évidemment. Grâce à de sérieux renforts, nous étions enfin capables de lancer l'assaut en lui-même, en plus de la résistance farouche des sœurs, nos hommes devaient essuyer des tirs d'artillerie et des passages de chasseurs Lightning, mais le pire nous attendait encore. Les sœurs de bataille avaient placé 4 reliquaires autour de leurs base principale chacun d'entre eux émettant un champ d'invulnérabilité qui rendait les troupes et les bâtiments de la base intouchables. Et chaque fois que nous attaquions un des reliquaires une immense créature à l'apparence d'une femme avec de grandes ailes d'ange dans le dos et armée d'une immense épée intervenait, et on constatait que le reliquaire ne subissait plus le moindre dégât. C'est alors que j'ai eu l'idée de répartir nos hommes et nos blindés entre les quatre reliquaires, la créature ne pouvait sûrement intervenir que sur un reliquaire à la fois. Et il s'avérait que j'avais vu juste. Lorsque j'entendis que 3 des 4 reliquaires avaient été détruits, la créature se tenait à côté du reliquaire que mon groupe attaquait. Je me suis dit que si c'était cette créature qui était responsable de l'invulnérabilité du reliquaire, il fallait l'en éloigner. Je fis un acte complètement inconscient : je suis sorti des rangs et j'ai tiré entre les deux yeux de la créature. Cet acte la rendit folle de rage et elle me poursuivi faisant un massacre parmi les gardes, nous parvînmes enfin à la neutraliser quand soudain une immense lumière nous aveugla et nous vîmes la créature qui semblait de nouveau en pleine forme. Cette fois elle massacra l'intégralité de mon groupe et, au moment où elle allait m'achever, un obus de Baneblade l'atteignit en pleine tête, cette fois elle était belle et bien morte. On en profita pour détruire le dernier reliquaire et attaquer la base principale. En voyant que la bataille était perdue les survivantes des sœurs de batailles se firent sauter au prométhéum, faisant brûler vif un grand nombre des nôtres, je n'en revenais pas que des personnes puissent devenir folles à ce point lorsqu'il s'agissait de l'Empereur. Mais la victoire était à nous en fin de compte, nous avons récupérer ce qui était encore intact dans la base pour notre propre usage. Kaurava I étant maintenant sous notre contrôle il ne nous restait plus qu'à lancer l'assaut sur les autres planètes du système. Depuis que nous avions repris Kaurava I des mains des sœurs de bataille, plus rien ni personne ne nous arrêtait pas même les Space marines qui sont pourtant réputés pour être les meilleurs.
Eliria : Te souviens-tu du jour de notre rencontre ?
Jake acquiesça.
Jake Atlas : Le 252ème venait de sortir victorieux des campagnes de Kaurava II et Nan Yanoi, et on s'apprêtait à passer le portail menant à Kaurava III où les Eldars et les Nécrons s'affrontaient.
Eliria : En effet les Nécrons étaient en train de nous battre : ils assiégeaient notre base principale lorsqu'ils se désactivèrent sans que l'on sache pourquoi.
Jake Atlas : Cela devait être dû à nos hommes : on avait assiégé, détruit et enseveli les restes de la base des Nécrons sous des gravats. Elle se situait tout au sud-est de Kaurava III. J'ignore les détails de la bataille car Stubbs avait jugé préférable de m'envoyer en mission de reconnaissance car certaines de nos patrouilles envoyées dans le nord de la planète n'étaient pas revenues et Stubbs voulait que j'en sache plus à ce sujet, mon escouade et moi étions tombées sur les restes d'un combat, une de nos patrouilles avait été entièrement massacrée, non sans avoir tué quelques-uns des vôtres. Ce qui me permit d'identifier d'où venait la menace, lorsque je fis mon rapport à Stubbs il en déduisit la position de votre base.
Quelques jours plus tard, nous établissions un avant-poste dans les plateaux désertiques du nord de la planète, sans savoir que nous étions en plein milieu de votre base. Nous fûmes surpris lorsque vous nous avez attaqué de toutes les directions à la fois, mon escouade s'est retrouvée acculée à une falaise lorsque ton escouade de banshees nous a attaquées, ton escouade massacra la mienne, personnellement je refusais mon sort : il n'était pas question de mourir avant que je retrouve Christia. Et il me semble que je me suis battu comme un vrai lion.
Eliria : Tu as détaché la baïonnette de ton fusil, et tu as tué une demi-dizaine des nôtres. Cela m'a rendue folle de rage, je me suis précipitée vers toi, tu parais chacune de mes attaques mais je te faisais reculer et tu es tombé de la falaise, je pensais m'être débarrassé de toi lorsque tu m'as attrapé le bras et entraîné dans ta chute.
Jake Atlas :J'ignore encore comment j'ai fait pour survivre à cette chute. En tout cas ce dont je me rappelle c'est que je m'en suis sorti indemne tandis que toi tu avais été blessée lors de la chute.
Eliria : Quand j'ai repris conscience tu étais en train de panser mes blessures. Ça m'a surprise.
Jake Atlas : J'aurais plutôt dit que tu étais complètement paniquée.
Eliria : Enfin bref, tu m'as fait signe de me calmer et de te laisser faire. Et après tu m'as demandé comment je m'appelais et quel était mon rêve le plus cher.
Jake Atlas : Tu étais restée silencieuse et je t'ai révélé mon nom et je t'ai dit que mon rêve était d'unir les Humains, les Eldars et les Tau pour qu'un jour nous puissions vivre en paix dans cette galaxie qui est la nôtre. C'est là que tu avais brisé ton silence.
Eliria : Je t'avais traité d'imbécile, car la tâche était quasiment impossible.
Jake Atlas : Et j'avais répliqué que j'étais sûrement un imbécile pour avoir un rêve aussi proche de l'irréalisable. Mais j'avais aussi dit que je ne devais pas être le seul « imbécile » à avoir ce rêve et que quelque part que ce soit parmi les Humains, les Eldars et les Tau quelqu'un devait bien penser comme moi. C'est alors que tu m'as révélé ton nom « Eliria d'Ulthwe » un nom que je trouve très beau. Je décidais par la suite de t'aider à retourner parmi les tiens et te demandais si tu pouvais te relever. En constatant que non, je pris un de tes bras et le mit au-dessus de mes épaules. Puis je te demandais la direction de la base des eldars. Et tu me guidas jusque-là bas. Les Eldars étaient en train d'évacuer la base, mon régiment avait pris l'avantage sur vos forces. En me voyant, tes congénères mirent leurs armes en joue, tu leur dis qu'ils n'avaient rien à craindre de moi et que je t'avais sauvé la vie. Ils baissèrent leurs armes et t'aidèrent à partir à travers une des dernières portes Warp actives. Ce que j'ignorai c'est que l'aide de camp de Stubbs avait été témoin de l'aide que je t'avais apporté. Doran me traita de traître et de sale chien, il m'a aussi dit que depuis le jour de notre rencontre il attendait le premier prétexte pour m'abattre. Je me suis dit que j'étais fini jusqu'à ce que Stubbs intervienne et prenne ma défense, il dit à Doran que le régiment ne pouvait pas se passer de mes compétences et que me tuer serait une grave erreur, Doran se ravisa mais dit tout de même que dès que mes compétences ne seraient plus nécessaire il se débarrasserait de moi.
Eliria : Tout ça parce que tu as eu la gentillesse de m'aider ?
Jake acquiesça.
Jake Atlas : La fin de la campagne de Kaurava III, marquait le début de celle de Kaurava IV, ma terre natale n'était plus que l'ombre d'elle-même, là où auparavant j'admirais ses magnifiques paysages, je ne voyais plus que la désolation, c'était comme si le chaos empoisonnait la planète, c'était juste horrible à voir. Après plusieurs semaines de combat acharnés nous avions repris la quasi-intégralité de la planète, Stubbs décida de séparer le régiment en deux contingent l'un irait assiéger la péninsule d'Iseut au nord-ouest : la place forte du Chaos et l'autre irait sur Lacunae, la lune de Kaurava IV, le repère des Eldars noir. Je faisais partie du groupe qui assiégeait la péninsule d'Iseut. Je me souviens que ces lâches du Chaos avaient entouré leur base d'un champ d'immatérium qui tuerait quiconque y pénétrerait, ce champ était alimenté par 4 statues démoniaques qui faisaient apparaître dans la réalité des démons lorsqu'on les détruisait. Bon sang ! Maintenant que je m'en rappelle on a même dût affronter un Buveur de sang ! Au final, nous avions rasé la base et Stubbs affrontait en tête à tête le leader du Chaos : Firaeveus Carron qui n'en revenait pas de sa défaite. De mon côté je cherchais encore et toujours Christia parmi les ruines de la péninsule, et je fus frapper d'une vision d'horreur. J'avais enfin retrouvé Christia, mais il était trop tard, elle avait été sacrifiée à Khorne, je sentis mon cœur se briser, mes larmes commençaient à couler et tandis que je la décrochais de l'autel, mes souvenirs des moments passés avec elle me revenaient. Son rire, son visage, la sensation de ses lèvres sur les miennes, plus jamais je ne les reverrais ni ne les ressentirait et tout ça par la faute du Chaos. Ma tristesse se transforma en une haine farouche envers le Chaos et tous ses adorateurs. J'avais envie de trouver le responsable de ce massacre et de le tuer de mes propres mains et il était là, à seulement quelques pas de moi tandis que je pleurais la mort de Christia. C'était un garde du 252ème avec une armure complètement ruinée, il suppliait les voix dans sa tête de le laisser tranquille, qu'il avait fait ce qu'elles avaient demandé en provoquant la tempête Warp. En entendant cela je me suis jeté sur lui, il n'essaya même pas de se défendre. J'ai commencé par rouer son visage de coups de poings, puis tout en le frappant je lui lançais toute ma haine pour lui et le chaos. Je finis par dégainer mon couteau de combat, mais au moment de le frapper quelqu'un me saisit le bras. C'était Stubbs, les pointes de ses griffes de combat étaient ensanglantées. Il me demanda pourquoi je m'apprêtais à tuer ce garde, je lui répondis que c'était cet homme qui avait provoqué la tempête Warp, qu'il était responsable de la mort de tous ces braves soldats tombés lors de la campagne de Kaurava. Et comme pour authentifié mes dires le garde répéta ce qu'il avait dit plus tôt. Je le suppliais de me laisser l'achever, qu'il ne pouvait pas me refuser ma vengeance pour Christia et Kaurava.
Eliria : C'est vraiment une triste histoire, tu ne devrais pas avoir à porter un tel fardeau. Stubbs t'accorda t'il ta vengeance ?
Jake Atlas : Bien sûr que non. Il me jeta au loin et me dit que vu que le Chaos était apparu dans le système, il y aurait une enquête de l'inquisition et qu'ils nous soupçonneraient sûrement d'avoir sombré dans l'hérésie. On avait besoin de preuves pour nous disculper, et je compris alors ce qu'il voulait faire : cet homme serait la preuve vivante de notre innocence auprès de l'inquisition. Je compris vite que cet homme avait plus d'intérêt pour nous vivant que mort. J'étais obligé de laisser vivre celui qui m'avait tout prit. Désespéré, je me remis à penser aux moments que j'avais passés avec Christia et je me remis à pleurer en pensant qu'ils étaient perdus à jamais. J'ai rampé jusqu'à son corps et je le serais dans mes bras. Je me rendis compte qu'elle tenait dans sa main droite un petit carnet, je le pris et je commençais à le lire, je me rendis vite compte qu'il s'agissait de son journal intime. En temps normal je l'aurais laissé mais vu les circonstances j'ai décidé de le lire, il fallait que je sache ce qu'elle pensait de moi. A la date de notre rencontre je me rendais compte qu'elle était heureuse car elle avait enfin trouvé quelqu'un qui voulait que son rêve devienne réalité, j'en déduisis très vite que c'était moi. Plus je le lisais, plus je me sentais triste, puis j'arrivais à la dernière page qu'elle avait écrite, elle remontait seulement à quelques heures avant que la bataille ne commence, à seulement quelques heures près je la sauvais Eliria. En lisant la page un grand sentiment de culpabilité m'envahit, elle a cru jusqu'à sa mort que je viendrais la sauver. Je hurlais à la mort la suppliant de me rendre Christia, puis je lui demandais pardon. Pardon de ne pas avoir été assez rapide, pardon de ne pas avoir été capable de la sauver, pardon pour tout. Puis je me relevais, je commençais alors à frapper de toute ma rage sur un pilier en ruine. Pourquoi le sort s'acharnait sur moi ?
Tout ce que je demandais c'était une vie normale. Ce jour-là, quelque chose en moi s'était brisé, j'avais perdu le goût de vivre, et tandis que les autres fêtaient la victoire, j'entrais en dépression. Dans les 3 jours qui suivirent notre victoire finale, l'inquisition débarqua à Kaurava et nous leur avons livré le garde ainsi que des documents dont j'ignorais tout, mais personnellement je m'en fichais, plus rien n'avais d'importance à mes yeux. Plusieurs mois plus tard, alors que j'étais en train de relire le journal intime de Christia, Doran lui-même vint me chercher dans mes appartements. Je lui aie hurlé « Qui que vous soyez, aller vous faire voir ! » Il me répliqua que Stubbs voulait me parler. Finalement j'acceptais pour la première fois depuis des mois de sortir de mes appartements et j'accompagnais Doran dans les bureaux du général Stubbs. Je demandais pourquoi il m'avait convoqué, il m'a demandé si Christia comptait vraiment pour moi. Je répondis que oui et il me traita de menteur. J'ai failli lui mettre une droite mais à peine avais-je armé mon poing que Doran pointa son pistolet laser sur moi, j'avais beau être désespéré je tenais encore à la vie. Et Stubbs poursuivi son argument, il me dit que si j'aimais vraiment Christia jamais je ne me serais laissé aller comme je l'ai fait et j'aurais honoré sa mémoire. Je lui ai demandé comment je pouvais honorer sa mémoire et il me répondit que je devais vivre le rêve de Christia par exemple. Même s'il ignorait de quoi il s'agissait, je savais où il voulait en venir, les paroles du général Stubbs m'avaient rappelé ma promesse qui devint alors mon but. Et maintenant que j'avais un but dans ma vie l'avenir me semblait bien plus radieux. Mais je me doutais que ce n'était sûrement pas pour ça qu'il avait exigé de me voir. Il me tendit des documents que je pris sans me faire prier, en les lisant je n'en revenais pas.
Eliria : Pourquoi ?
Jake Atlas : Ces documents parlaient de ma promotion en tant que gouverneur général de Proxima dont l'ancien gouverneur avait été tué lors d'une bataille. J'étais d'abords flatté qu'on me propose ce poste mais personnellement j'avais envie de rester sur Kaurava, après tout, toute ma vie était dans ce système. Je demandais si j'avais le choix et Stubbs me fit savoir que non : c'était des ordres venant du commandement du Segmentum et ils étaient indiscutables. Mais Stubbs me dit tout de même de le prendre comme une chance de bien redémarrer dans la vie, cela me remonta le moral, et je ne te dis pas la tête que fit Doran lorsqu'il entendit ça, lui qui pensait se débarrasser de moi définitivement après ça. Enfin bref, mon voyage jusqu'à Proxima se déroula sans encombre et je fus émerveillé devant le spectacle que m'offrait la cité blanche d'Eden, la capitale de Proxima I, elle brillait intensément à la lumière de son étoile et elle me rappelait un peu les cités de Kaurava I. On me proposa de m'habiller avant le débarquement et de prendre mes armes. Je fis mon choix pour une simple armure carapace aux couleurs de Proxima, un long manteau de couleur cuir aux manches et aux rebords rouges, une épée énergétique et un pistolet bolter, je porte l'ensemble encore aujourd'hui. Puis je débarquais enfin du vaisseau, le moins que je puisse dire de la réaction de mes hommes c'est qu'ils furent surpris de me voir. On leur avait dit qu'ils avaient affaire à un héros de guerre, mes hommes s'attendaient à un fanatique couvert de cicatrices criant « Pour l'Empereur ! » à la moindre occasion, et ce qu'ils découvrirent c'est un gringalet qui n'avait même pas vingt ans et qui était aussi silencieux qu'une tombe. Tandis que je marchais vers le palais je pouvais entendre les murmures de mes hommes et j'entendais des choses telles que « C'est vraiment un héros de guerre ? Il n'en a pas l'air. » « Mais, c'est un gamin ! » Ou encore « Le pauvre, il ne survivra pas à sa première bataille » en entendant cela je me mis à sourire, si seulement ils savaient tout le potentiel destructeur qui était en moi. Soudain j'entendis quelqu'un crier « Tu ferais mieux de rentrer chez toi gamin ! ». En entendant cela, je répliquais sans me retourner et sans m'arrêter de sourire « Collez le au trou pendant trois jours » j'appris plus tard qu'il s'agissait d'un certain Garmand Cylas qui avait prononcé ces mots.
Eliria se mit à rire.
Eliria :Sérieusement ? Cylas ? Je pensais qu'une forte tête comme lui se serait depuis longtemps fait exécuté par les commissaires de ton régiment.
Jake Atlas : C'est aussi ce que j'ai pensé, mais en consultant les dossiers de ses états de services je me rendis compte que c'était ses compétences qui l'avaient sauvé jusqu'à présent. Mais reprenons, je me dirigeais donc vers le palais du gouverneur et j'avais plus inspiré la pitié que le respect. Il faudrait que je fasse mes preuves auprès de mes hommes. Et j'attendais avec impatience ma première affectation du commandement du Segmentum. J'ai bien dut attendre deux ans avant qu'elle n'arrive et pendant ce temps je m'efforçais de combattre la pauvreté et l'insécurité qui sévissaient dans les bas-quartiers d'Eden et des grandes villes de Proxima I. Mes solutions avaient leurs défauts mais elles plaisaient au peuple et ainsi je me garantissais son soutien. Puis vint enfin le jour de mon affectation. On m'envoya sur la planète Sigma III pour repousser une invasion du Chaos qui y était en cours. Le débarquement se déroula dans le tumulte le plus total, des obus d'armes antiaériennes éclataient tandis que nous survolions le champ de bataille. Nous commençâmes par larguer des roquettes sur les positions du chaos avant de débarquer nos troupes sur la place de la ville qui était encore tenue par quelques escouades de gardes qui étaient demeurée loyales envers l'Impérium. Nous tenions la ligne face aux hordes d'adorateurs et de Space marines du chaos de la légion Alpha, les mêmes qui avaient ravagé ma planète natale il y a maintenant 10 ans de cela. Lorsque je m'en rendis compte une rage folle s'empara de moi et je me mis à charger seul les lignes du chaos et, pour la première fois je laissais mes pouvoirs de psykers se déchaîner autant que me le permettait mon contrôleur de flux Warp : la puce dans ma nuque si tu préfères. Et je fis un véritable carnage dans leurs rangs, certains adorateurs qui ne s'attendaient pas à ce genre de résistance se mirent à implorer ma pitié. « Pitié, hein ? » Répliquais-je « Comme celle que vous avez eu en empalant cette adolescente sur vos immondes autels sur Kaurava ?! ». Comme tu pouvais le deviné je me rappelais le sort qu'ils avaient fait subir à Christia. Eux qui n'avaient eu aucune pitié pour une adolescente, comment pouvaient-ils exiger de moi que je leur en témoigne ? J'ignorais ces implorations et me fit un plaisir de les faire passer de vie à trépas, oui Eliria leur mort me réjouissait au plus haut point. Je me mis même à éclater de rire tandis que je les massacrais, et ce rire terrifia aussi bien mes alliés que mes ennemis. Mes hommes finirent tout de même par rejoindre le combat mais je ne pouvais m'empêcher de remarquer qu'ils se tenaient à bonne distance de moi. Lorsque je me rendis compte pourquoi, cela stoppa net ma frénésie. Mon but n'était pas que mes hommes aient peur de moi mais qu'ils me respectent. La charge de mes hommes bouta les forces du chaos hors de la ville. Une bonne part de moi avait envie de continuer à les poursuivre mais je savais que je devais des explications à mes hommes quand à mon comportement et à mes pouvoirs et je leur aie révélé toute mon histoire, je leur aie même montré la puce dans ma nuque. J'avais apparemment réussi à leur arraché quelques larmes et ils me jurèrent tous qu'ils me suivraient jusqu'au bout et que ça ne les dérangeait pas plus que ça d'avoir un psyker comme général. Il me semble qu'après la bataille j'ai eu quelques disputes avec les commissaires de mon régiment, l'un d'entre eux voulait tuer un de mes hommes pour lâcheté : un petit nouveau qui savait à peine comment se servir de son fusil et dont les nerfs avaient lâché lorsqu'il s'était retrouvé nez à nez avec un démon. Je leur aie dit que j'interdisais à quiconque de tuer mes hommes car il est naturel d'avoir peur pour un homme, et que s'ils prétendaient être meilleur que lui qu'ils lui montrent l'exemple ou qu'ils se contentent de le virer de l'armée mais il était hors de question de le tuer et cela valait aussi pour le reste de mes hommes. La campagne en elle-même fut de durée relativement courte : il fallut six mois pour que la planète Sigma III soit de nouveau sous l'effigie impériale. 8 ans passèrent entre la politique sur Proxima et les campagnes que je menais dans le nord du Segmentum Ultima, un jour je reçu une invitation de l'Inquisition à bord de la barge de bataille « Jugement de l'empereur », ils avaient entendus parler de mes exploits, et voulaient me proposer un poste parmi eux, mon régiment allait être le premier régiment de la garde inquisitoriale, on aurait accès aux meilleurs équipements et véhicules de tout l'impérium, dépassés uniquement par les gardes du palais impérial sur Terra. Mais c'est là que je me rendis compte de ce qu'était vraiment l'inquisition : si certains d'entre eux croyaient vraiment en leur cause, la plupart d'entre eux abusait sans hésiter de leur influence et l'utilisait principalement pour essayer d'en acquérir toujours plus, et je me disais qu'avec une organisation pareille il n'était pas étonnant que l'impérium aille si mal. Mais ce qui me fit perdre complètement foi en eux c'est lorsque je vis qu'ils s'apprêtaient à brûler des écrits de la main de l'Empereur, « Hérétiques ! » criais-je en dégainant mon épée. On m'expliqua que ces documents menaçaient l'intégrité de l'Impérium pour tenter de me calmer, c'est alors que je me rappelais ma promesse faîte à Dave de toujours demeurer fidèle envers l'Empereur, je m'excusais auprès de lui mais pour tenir ma promesse, il fallait que je défie l'Impérium en lui-même, « Vous avez le pouvoir de faire de quiconque un hérétique n'est-ce pas ? » déclarais-je, les Inquisiteurs acquiescèrent. « C'est étrange, car vous êtes les seuls hérétiques que je vois ici ! Vous ne méritez pas la confiance qui vous est accordée !» puis je fonçais sur eux et encore une fois je laissais mes pouvoirs, mon épée et mon pistolet bolter parler à ma place. Une fois débarrassé d'eux j'entendis l'alerte sonner à travers tout le vaisseau. Je pris autant de documents que possible et je semais mes poursuivants dans les dédales de la barge de bataille, j'en profitais pour les consulter, pour savoir en quoi ils représentaient une menace pour l'Imperium.
Eliria :Tu as découvert que ces écrits de l'Empereur datent de cette crise dont je ne me rappelle plus le nom.
Jake Atlas : L'Hérésie d'Horus, il s'agit d'une guerre civile qui a ravagé l'impérium il y a plus de 10 000 ans et où la moitié des légions de Space marine que l'Empereur avait créé se sont retournées contre lui en rejoignant le Chaos. C'est à cause de cet évènement que l'Empereur se décompose sur le trône d'or et que des millions de psykers meurent chaque jour pour qu'il puisse rester en vie. Enfin bref, en lisant ces documents je me rendis compte que l'Impérium n'avait pas toujours été la dictature religieuse et raciste d'aujourd'hui. Dans ses écrits, l'Empereur décrit l'Impérium comme ceci : « Un régime tourné vers les valeurs de la science et de la raison, loin de la folie religieuse.» C'est alors que je me rendais compte d'un grand paradoxe, alors que l'Empereur est antireligieux on oblige son peuple à le vénérer comme un dieu. S'il était encore conscient il aurait sûrement honte de ce que l'Impérium est devenu. Je décidais qu'il fallait que je sauve ces documents, que l'humanité devait savoir qu'elle allait à l'encontre de la volonté de l'Empereur, je me dirigeais donc vers les modules d'atterrissage de la barge de bataille tout en trucidant quiconque avait le malheur de me rencontrer, je choisi de placer la part de documents que je transportais dans l'un des modules, je détruisis ensuite son émetteur pour éviter qu'on ne le repère et qu'on le détruise avant qu'il n'atteigne la planète sur laquelle nous nous trouvons en ce moment même. Et je suis reparti chercher le reste en empruntant à chaque fois un chemin différent pour éviter que les inquisiteurs ne se rendent compte de ce que je préparais. Lorsque j'en eus terminé avec les documents, une fois que j'en avais terminé avec les documents, je me dirigeais vers la salle de contrôle où, après avoir neutralisé les opérateurs, je lançais le module en direction de la planète. Et une fois que je me suis assuré que le module était hors d'atteinte des inquisiteurs, je fis diverses manipulations qui provoquèrent une surchauffe du moteur principal, et je décidais de couper les modules de rafraîchissement du moteur.
Eliria : Le genre de manœuvres qui ont tendance à faire exploser des vaisseaux.
Jake Atlas : Là était justement mon but. Mais je me doutais bien que ces manœuvres ne passeraient pas inaperçues. Je décidais de m'enfuir par les conduits d'aération du vaisseau non sans avoir saboté les ordinateurs de la salle de contrôle, quelques instants plus tard les troupes de l'inquisition débarquaient dans la salle de contrôle et ils ne virent pour toute trace de mon passage les corps des opérateurs de la salle de contrôle. Pendant ce temps je poursuivais ma route à travers les conduits jusqu'à atteindre le hangar de la barge de bataille, je sortais du conduit et neutralisais les gardes avant de monter à bord d'un chasseur Furie. Je m'enfuis du vaisseau qui explosa quelques secondes après mon passage par la porte du hangar. Je fis le calcul du carburant qu'il me restait, j'en avais juste assez pour atteindre Proxima I, je faisais le calcul : à vitesse maximum et sans la possibilité de passer par le Warp (non pas que je ne pouvais pas créé un passage mais l'engin n'avait pas de protection et je ne tenais pas à ce qu'un démon surgisse dans l'appareil ) il me fallait 10 mois pour rejoindre Proxima I et chanceux comme je l'étais il y avait sur la plage arrière assez de vivres pour que je puisse tenir jusque-là. Le temps passa lentement très lentement, je ne m'arrêtais de piloter que pour manger, boire et dormir. Je finis par atteindre le système de Proxima, mais lors de mon approche de la planète capitale le moteur me lâcha et j'atterris en catastrophe dans la campagne environnant Eden et encore j'étais heureux que cet engin ait une bonne isolation thermique sinon j'aurais cramé à mon entrée dans l'atmosphère. Je fus ensuite en cavale pendant de nombreux jours où je pus m'apercevoir que les choses avaient bien changées en 10 mois : un autre gouverneur général avait été assigné à Proxima et il avait détruit quasiment tout ce que j'avais eu tant de mal à accomplir.
Eliria : C'est-à-dire ?
Jake Atlas : Je m'étais quasiment tuer à la tâche pour débarrasser Proxima des différents gangs qui y sévissait et j'avais tenté de réduire les inégalités sociales et économiques de la planète. Ce gouverneur général instaurait un régime de terreur et payait grassement les gangs que je combattais pour l'y aider. Mais cette politique était très impopulaire surtout auprès des plus pauvres qu'il taxait sans pitié, leur laissant à peine de quoi nourrir leurs familles et beaucoup regrettaient l'époque où j'étais au pouvoir, mais personne ne le disait tout haut sous peine de se faire exécuter, une vraie dictature. Je me baladais en cachant mon armure sous une cape mitée pour me faire passer pour un simple mendiant des bas-fonds d'Eden et tandis que je me baladais, j'assistais à une scène qui me mit hors de moi : deux gardes aux uniformes verts et aux armures blanches (un régiment que je ne connaissais pas) tabassaient un pauvre civil sans défense. Je me suis rapproché discrètement de l'un d'entre eux et je l'ai transpercé de part en part avec mon épée au moment où les deux s'apprêtaient à l'achever avec leurs fusils lasers. Cela surpris le second qui, prit de panique, tenta de s'enfuir, je lui aie tiré dans le dos. Le danger ayant été écarté j'aidais le citoyen à se relever mais ce que je n'avais pas prévu c'est qu'il m'avait reconnu rien qu'en regardant mon visage, je lui couvris la bouche avec ma main au moment où il s'apprêtait à clamer tout haut mon nom. Je lui fis savoir que ce n'était pas une bonne chose et il accepta de se taire. Il me proposa tout de même de m'héberger chez lui pour la nuit. Une fois chez lui, je lui demandais un maximum de détails sur ce qu'il se passait et lui demandais enfin pourquoi mon régiment ne faisait rien pour empêcher ces gardes étrangers de maltraiter et d'exécuter des citoyens. Il m'a expliqué qu'après avoir appris la destruction du « Jugement de l'Empereur » mon régiment avait déserté Eden pour une de nos bases au nord de la planète et on n'avait plus entendu parler d'eux depuis un moment, sûrement des ordres de ces chiens galeux de commissaires qui avaient profité de l'absence de nouvelles de ma part pour s'emparer du commandement du régiment et le forcer à observer impuissant Proxima plonger dans la décrépitude, rien qu'en imaginant ce scénario j'enrageait. Le lendemain matin, je décidais d'écumer les bars de la ville pour pouvoir entendre les différentes rumeurs qui circulaient, et j'en entendis une qui me paraissait intéressante : un groupe d'opposants au régime exercé sur Proxima sabotait d'importantes stations émettrices dans la ville et sur toute la planète ce qui handicapait beaucoup les opérations du régiment d'occupation de Proxima. Je me suis alors dit que cette aide pourrait m'être utile pour reprendre Proxima, mais je ne savais où chercher pour le trouver. Et tandis que j'errais dans les bas-quartiers de la ville, je tombais sur une bande armée jusqu'aux dents. J'en déduisis très vite qu'il s'agissait d'un des gangs qui sévissait dans la ville. L'un des membres de la bande m'interpella et me dit que c'était dangereux de se balader seul en pleine rue et me proposa sa protection moyennant finance bien entendu, je tentais de les ignorer et de poursuivre mon chemin mais ils me bloquèrent le chemin. « Dégage de mon chemin, sale vermine ! » m'écriais-je. « Qui es-tu pour me parler ainsi ?! » sur cette question il arracha ma cape et un long sourire se dessina sur son visage « Tiens donc les gars. Mais ne serait-ce pas le fameux général Jake Atlas ?! Celui qui nous a traqués comme des bêtes lorsqu'il était au pouvoir. Je connais quelqu'un qui serait prêt à payer très cher pour votre tête. Une simple tête, détachée du reste. » « Le gouverneur général actuel, c'est ça, vous êtes de mèche avec lui ? » « Mais c'est qu'il est perspicace en plus ! Allez les gars, chopez-le ! ». Mais bien entendu aucun d'entre eux ne faisait le poids contre moi, et je me débarrassai d'eux assez aisément. Lorsque j'en eux terminé j'entendis quelqu'un m'applaudir en me retournant je m'aperçus qu'il s'agissait d'un civil mais je pouvais dire qu'il n'était pas ordinaire. « Belle performance, mais rien d'étonnant lorsqu'il s'agit du général Jake Atlas. » me sortit-il « Vous faites partie de ce groupe de résistants, n'est-ce pas ? » répliquais-je. Il acquiesça « Le moins que l'on puisse dire c'est que vous êtes difficile à repérer, cela fait des jours que nous essayons de vous trouver. » « Dans ce cas vous savez ce que je veux. » dis-je en ramassant mon déguisement. Il acquiesça encore une fois et il me guida au travers des souterrains de la ville. Il me guida jusqu'à une grande salle où des hommes en tenue de civils mais armés jusqu'aux dents étaient réunis, j'aperçu au fond de la salle un homme d'une cinquantaine d'année dont les yeux bleus n'étaient clairement pas naturels j'en aie déduis qu'il s'agissait d'implants cybernétiques, il était également habillé d'un costar, d'un pantalon noir et d'une cravate noire elle aussi, je le reconnu aussitôt. Il était assis sur un trône de fortune. Il me souhaita la bienvenue et me demanda ce qui m'amenait auprès de lui. Je lui répondis « Qu'est ce qui peut bien amener un célèbre trafiquant d'informations sur une planète comme Proxima I ? » il m'avoua qu'il avait pressenti que quelque chose de grand allait se passer sur cette planète même et qu'il voulait y jouer un rôle. Puis il me fit savoir que je n'avais toujours pas répondu à sa question. « J'ai besoin de votre aide. » Dis-je en m'inclinant devant lui. «Et pourquoi vous accorderais-je mon aide ? » me demanda-t-il. « N'est-ce pas pour cela que vous me cherchiez depuis que je suis revenu sur Proxima ? » répondit-je. « Certes, mais j'aimerais savoir quelles raisons vous ont poussé à trahir l'Impérium. » En lui racontant que l'Inquisition tentait de brûler des écrits de l'Empereur lui-même, ma promesse et mes découvertes, il se mit à sourire de toutes ses dents. « Un homme qui suis les principes de l'Empereur à la lettre et qui est considéré comme un hérétique pour cela contre un Impérium qui les bafouent en pensant rendre hommage à l'Empereur, cette histoire m'intéresse au plus haut point : Qui sera le vainqueur ? » S'exclama-t-il. Je lui répondis « Bien, je ferai ce que je peux pour que ce soit moi. Alors vous me suivez ? » « Et comment ! C'est donc ça le grand évènement que j'avais pressenti : une grande révolte contre l'Impérium. » C'est ainsi que j'acquis le soutien de « La Taupe » et de ses hommes. La première étape de la révolte consistait à libérer mes hommes de l'emprise des commissaires assignés au régiment, je me dirigeais donc vers la base au nord. Là où ils avaient été signalés la dernière fois, j'y arrivais tard la nuit. Je fis volontairement sonner l'alarme d'intrusion dans la base, une fois cela fait je me dirigeais vers la cour principale et je n'en bougeais pas. Au bout de quelques minutes j'entendis quelqu'un pointer un fusil laser vers moi et me dire « Rends-toi tu es cerné intrus ! » puis un projecteur m'éclaira et me permis de voir le visage surpris de mes hommes qui baissèrent leurs armes en me voyant, mais je savais que parmi ces hommes se trouvaient ces chiens de commissaires qui eux souhaitaient ma mort. Ils sortirent des rangs et ordonnèrent à mes hommes de me tuer. Mais mes hommes hésitèrent et l'un d'entre eux paya cette hésitation de sa vie, il s'agissait d'un des juniors du régiment. En assistant à cette exécution sommaire je grimaçais de colère et mes hommes ont pointé à nouveau leurs fusils laser sur moi. Puis, je m'écriais « Soldats ! Souvenez-vous de Sigma III ! Souvenez-vous de votre Serment ! Vous avez dit que vous me suivriez jusque dans le Warp si je vous y menais ! Aujourd'hui je vous demande de respecter ce serment !». Mes hommes rabaissèrent leurs armes. « Ne l'écoutez pas ! Ce n'est qu'un sale traître, un hérétique qui va à l'encontre de la volonté de l'Empereur et de l'Impérium ! » Répliqua un des commissaires « Je n'ai fait que rester fidèle à moi-même et aux promesses que j'ai faîtes et si cela fait de moi un hérétique et un traître qu'il en soit ainsi. Soldats ! Vous ne m'avez jamais fait faux bond jusqu'à présent et je ne vous aie pas fait faux bond non plus au cours de ces 10 années où nous avons servis côte à côte et je peux dire que servir toutes ces années à vos côtés fut pour moi un grand honneur ! » Un commissaire tenta de me faire taire mais mes hommes prenant leur courage à deux mains l'en empêchèrent en braquant leurs fusils laser vers ce dernier. Puis je reprenais mon discours. « Aujourd'hui le choix que vous avez à faire est à la fois simple et compliqué mais une décision doit être prise maintenant : me rejoindre ou me tuer, sachez cependant que ces deux décisions seront lourdes de conséquences. Si vous décidez de me suivre je ne peux que vous promettre que des combats qui finiront probablement par notre mort à tous, mais vous serez en paix mentalement car vous défendrez ceux qui vous sont chers et vous pourrez vous vanter de défendre les vraies valeurs de l'Empereur. Si vous décidez de me tuer, vous serez en paix du moins dans le sens physique, mais les soldats de l'Impérium se chargeront de vous prendre ceux auxquels vous tenez le plus parce qu'ils auront protesté pour être traité autrement que comme des chiens et vous vous demanderez au nom de quoi ont-ils été tué. Faîtes votre choix ! Maintenant ! » Un commissaire cria l'ordre de me tuer mais à peine avait-il armé son pistolet laser que mes hommes le tenait en joue. Je compris alors que mes hommes avaient choisi leur camp. « Comme nous l'avons promis, nous vous suivront jusque dans le Warp s'il le faut. Que faisons-nous des commissaires ? ». Je lui déclarais que vu qu'ils les avaient obligés à assister à la dégénérescence de la situation sur la planète je leur laissais le droit de les juger. Et ils décidèrent de les exécuter sommairement comme ils l'avaient fait sans aucune forme de pitié ou de regret pour ce junior de la garde. Après cela la révolte était lancée et au bout de quelques mois nous avions repris l'intégralité de la planète grâce aux renseignements et aux sabotages des résistants de « La Taupe ». Voilà tu connais toute mon histoire Eliria. Et toi qu'est-ce que tu es devenue durant ces 10 années ?
Mais au moment où Eliria s'apprêtait à répondre, un garde du 101ème de Proxima déboula dans le bunker.
Garde du 101ème de Proxima :Général ! Les orks rappliquent pour un autre assaut, celui-là à l'air sérieux.
Jake Atlas : Le devoir nous appelle, on discutera une autre fois Eliria.
Sur ces mots Jake sorti du bunker. Laissant derrière lui une Eliria perdue au milieu de ses pensées.
Eliria : Ainsi, il trouve mon nom très beau.
Soudain elle entendit Jake l'appeler.
Jake Atlas :Eliria ! Qu'est-ce que tu fabriques ?!
Eliria : C'est bon, j'arrive !
Sur ces mots, les deux compères repartirent pour un autre combat.
