Chapitre 6 : L'assaut final de Kasse-Krâne.

En effet l'assaut des orks était d'une plus grande envergure que ceux des deux derniers jours et la pression qu'ils mettaient aux hommes de Proxima et aux Eldars de Vel-logar était telle qu'ils avaient besoin de toute leur puissance de feu pour les contenir.

Cylas : Mais ils sont encore combien ?!

Aluvard : Tu n'espérais tout de même pas qu'ils nous laisseraient tranquille après que tu aies détruit leurs canons.

Cylas :C'est normal qu'on n'arrête pas de se croiser ?

Aluvard :Pure coïncidence.

Cylas :Te fous pas de moi ! On n'a pas arrêté de se croiser ces deux derniers jours ! Arrête de me suivre !

Aluvard : Et je te répète que c'était des coïncidences !

Colonel Anderson : Hey, vous deux ! Ne me forcez pas à intervenir ! Ce n'est vraiment pas le moment, là !

Cylas :La ferme, Anderson !

Colonel Anderson : Tu vas le regrettez !

Cylas :Oh ! Et qu'est-ce qu'il va faire le colonel ?!

Colonel Anderson : Un rapport sur ton comportement au général Atlas.

Le garde vétéran se mit à frémir devant la menace du colonel.

Cylas : Tu…tu n'oserais pas faire ça, hein ?

Colonel Anderson : Je vais me gêner.

Cylas : Je ferais tout ce que tu voudras ! Mais par pitié ne parle pas de ça au général Atlas !

En effet, tel qu'il connaissait le général Atlas il serait capable de lui faire faire 100 fois le tour du vaisseau en courant tout en transportant un sac de matériel de l'équivalent de deux fois son poids sur le dos. Et l'idée de courir à l'intérieur d'un vaisseau de 5 kilomètres de long sur 800 mètres de large dans de telles conditions ne lui plaisait guère.

Cylas : Qu'est-ce que tu veux que je fasse ?

Colonel Anderson : Que tu arrêtes de te disputer avec cet Eldar et que tu nous aides à combattre les orks. Est-ce que c'est à la portée de tes moyens ?

Cylas acquiesça : il n'avait aucune envie de se briser le dos en portant le double de son poids en matériel.

Le combat se poursuivi et au bout de quelques instants un grondement venant des bois se fit entendre.

Cylas : Génial. Qu'est-ce qu'ils préparent encore ?

Cylas, les gardes et les Eldars avaient beau tuer ork après ork ces derniers ne renonçaient pas à l'assaut, au contraire ils étaient toujours de plus en plus nombreux à y participer. C'était comme si pour chaque ork tué 5 autres prenait sa place, mais fort heureusement aucun d'entre eux ne parvenait à atteindre les tranchées. Cependant ce qui inquiétait les gardes c'était le grondement qu'ils avaient entendu plus tôt et qui se reproduisit mais plus fort cette fois. Et quelques instants plus tard, un immense blindé ork avec un rouleau compresseur à l'avant et disposant d'une grande tourelle sur l'arrière du toit ainsi que de plusieurs emplacements d'armes anti-personnel le long de sa coque, sortit des bois.

Cylas : Par tous les primarques ! Comme si on avait besoin de ça ! Cette forteresse de bataille n'aura aucun mal à passer au travers de nos défenses !

Aluvard :Peut-on y faire quelque chose ?

Cylas fit « non » de la tête.

Cylas : Ce qu'il faudrait, c'est qu'on concentre le feu de toutes nos armes anti-char et de nos propres blindés sur ce foutu char, mais ces orks semblent avoir compris qu'en nous mettant la pression à l'aide de véhicules sur les différents fronts cela disperserait nos armes anti-char et nos Leman-Russ.

Aluvard : Mais, tu l'as vu toi-même, il suffit d'une grenade bien placée pour se débarrasser de ces véhicules.

Cylas : Certes, mais tous les soldats n'ont pas notre talent Aluvard et notre stock de grenades est limité, alors qu'il suffit d'une simple source de chaleur pour recharger nos armes laser. Et tu peux le constater par toi-même : ce char est bien trop imposant pour qu'une simple grenade puisse en venir à bout. De plus il n'y pas une seule faille assez grande où l'introduire ta grenade !

Aluvard : C'est bon, j'ai compris, pas la peine de t'énerver.

Soudain, le moteur de l'immense blindé ork se mit à produire un immense vrombissement, Cylas devina tout de suite ce qui allait se produire.

Cylas : Dégagez la zone ! Cet engin va nous foncer dessus !

Au moment où la forteresse de bataille ork se lança sur la ligne de défense, les hommes et les eldars s'écartèrent de son point d'impact, il n'y eut aucune victime lors de la charge de la forteresse de bataille mais cette dernière avait créé une brèche dans le système défensif des alliés de fortune. Une brèche par laquelle les orks s'empressaient de passer en engageant les gardes dans l'un des domaines où ils sont les plus mauvais : le corps à corps. Pire encore, des groupes d'orks sortirent de la forteresse de bataille coupant ainsi la retraite des soldats de Proxima. Malgré une lutte acharnée les gardes et les eldars tombaient comme des mouches devant la force supérieure des orks en mêlée, seul quelques-uns des gardes et des Eldars réussissaient à sortir du lot et à se battre décemment contre les orks : ces derniers étaient Aluvard, Cylas et Anderson, les trois se battaient côte à côte contre la marée verte.

Cylas embrocha un ork avec la baïonnette de son fusil laser, tandis qu'Aluvard armé de son couteau de combat enchaînait toutes une série d'attaques sur un pistol'boy qu'il acheva avec une talonnade et Anderson de son côté éventra un nob avec son épée tronçonneuse avant de l'achever d'un tir de pistolet laser entre les deux yeux. Mais tous les trois étaient épuisés et savaient qu'ils ne pourraient pas tenir un autre affrontement. C'est alors qu'ils entendirent des cris de guerre venant de la dernière ligne de défense de la base. Le bruit d'une charge se fit entendre et l'instant d'après des orks se mirent voler dans les airs à cause d'une explosion psychique : Jake et les épéistes du régiment rebelle avaient rejoint ce combat désespéré. Grâce à cette intervention le combat revirât à l'avantage des troupes alliées. Mais tandis que les orks qui coupaient la retraite des troupes alliées se faisaient décimés, une explosion se produisit sur le flanc droit des épéistes réduisant en charpie une demi-dizaine de ces soldats d'élite, le big boss des orks sortit du nuage de poussière que cette dernière avait provoquée et chargea au travers des rangs des épéistes, balayant d'un revers de griffes ceux qui osait essayer de l'affronter.

Kasse-Krâne : Où tu te kache, sale bizar'boy ?! Viens là ke je puisse te tuer !

L'attention de Jake avait été attirée par l'explosion des grenades de Kasse-Krâne, et il s'était précipité sur le flanc droit des épéistes pour voir de quoi il en retournait, il tomba nez à nez avec le big-boss.

Kasse-Krâne :Te voilà, bizar'boy !

Jake Atlas: On se connait ?

Kasse-Krâne : Joue pas au plus fin avec moi, t'as détruit mes kanons et tu m'as humilié ! Komment oses-tu m'oublier ?!

Jake Atlas: Blabla, blabla, et si tu la fermais pour changer qu'on passe enfin à l'action.

Devant l'attitude désinvolte du général rebelle le big-boss ork cria le cri de guerre des orks et chargea le général rebelle. Ce dernier esquiva l'attaque, et enchaîna en donnant un coup d'épée énergétique à l'ork qui para l'attaque en utilisant ses griffes de combat. L'ork s'empara de son fling à double canons et tenta de le pointer sur Jake qui arrêta de forcer sur la griffe de l'ork pour s'écarter et tira droit dans le fling avec son pistolet bolter. Constatant que son arme était devenue inutilisable, le grand ork la jeta en direction du général qui fit un pas de côté pour l'esquiver, puis l'ork revint à la charge, Jake à son tour fonça sur l'ork cela créa un puissant choc d'armes et les deux adversaires enchaînèrent les attaques sans pour autant parvenir à se blesser, au bout de plusieurs heures de combat les deux adversaires n'étaient toujours pas parvenus à se blesser l'un l'autre et ils étaient tous les deux épuisés au point que leurs bras traînaient le long de leur corps et ils suaient à grosses gouttes.

Jake Atlas: Bon sang…je n'ai que…26 ans…et j'ai… l'impression…d'être…aussi…en forme…qu'un…vieux.

Kasse-Krâne : Je ne peux…pas perdre…pas kontre un…vulgaire humain…je me sens…aussi ridicule…k'un gretchin.

Sur ces mots les deux adversaires réduisirent lentement la distance qui les séparaient l'un de l'autre, faisant appel à tout ce qu'il reste de leurs forces mais ils ne pouvaient s'empêcher de tituber. Mais alors qu'il ne restait que quelques pas de distance entre les deux adversaires, le grand ork tenta une dernière attaque que Jake parvint tant bien que mal à esquiver puis il trouva la force de lever son épée et de l'enfoncer profondément dans le ventre de Kasse-Krâne, l'ork tomba sur le dos avec l'épée du général toujours plantée dans le ventre. Puis, épuisé, Jake tomba à genoux avant de s'effondrer sur le côté, luttant pour reprendre son souffle.

Kasse-Krâne : Peu importe…ma mort.

Jake : T'es encore…en vie.

Kasse-Krâne : Je…krève…pas aussi…facilement…koi ke je n'en aie… plus… pour longtemps.

Après avoir prononcé ces mots Kasse-Krâne cracha du sang.

Kasse-Krâne :Tu t'es…bien battu…bizar'boy…pour un humain…tu as…du kran. J'espère…ke…tu…en montreras autant…dans tous…tes autres…kombats…peu importe…les cirkonstances.

Jake Atlas:Tu acceptes…donc…ta défaite.

Kasse-Krâne :Komme…je l'ai dit…peu importe…ma mort...j'ai dit…à mes boys…de tous…vous faire krever…ke je meurs…ou pas.

Jake Atlas: Merde !

Jake se demandait comment se sortir de cette situation épineuse : normalement lorsqu'un big-boss meurt il ne faut que très peu de temps pour que le reste de la horde se désorganise. Mais là tout était différent, les orks se battraient même après la mort de leur big- boss et il ne savait plus quoi faire. Sur le champ de bataille, l'issue du combat était toujours indécise et cela malgré l'intervention des épéistes, les alliés avaient perdu beaucoup d'hommes face à la puissance de feu de la forteresse de bataille et pire encore le flot d'orks ne semblait pas se tarir. Beaucoup pensaient que c'était la fin, mais c'est alors que des valkyries blanches et jaunes lancèrent un barrage de roquettes droit dans les rangs des orks tuant la plupart d'entre eux et certains de ces appareils se posèrent sur les arrières des troupes de Proxima. Des gardes en armures blanches sur uniforme jaune en sortirent et commencèrent à tirer sur les orks.

Garde du 101ème de Proxima : Finalement la milice a fini par remarquer notre absence les gars ! Il était vraiment temps qu'ils arrivent.

De plus en plus de valkyries atterrirent dans la base et certaines d'entre-elles transportaient des Leman-Russ de variante chasseur, ces chars étaient spécialisés dans la destruction de blindés. Ils concentrèrent leur puissance de feu sur la forteresse de bataille ork qui finit par être neutralisée à grands coups de fuseurs et d'obus. Face à cette perte plus que précieuse pour eux, les orks survivants s'enfuirent. Mais les troupes de Proxima et les Eldars avait perdu tellement de soldats qu'ils n'osèrent pas les poursuivre. En effet les troupes de Proxima avaient perdues près de 2000 soldat et pas loin de 6000 soldats étaient blessés. Les pertes des eldars s'élevaient à 500 morts et 1500 blessés. En parlant des Eldars, la présence de ces derniers parmi les soldats du 101ème de Proxima ne passa pas inaperçue : les miliciens mirent aussitôt leurs fusils laser en joue et les Eldars firent de même avec leurs catapultes à shurikens et cela malgré le fait qu'ils étaient beaucoup moins nombreux que les humains. Mais Jake qui s'était plus ou moins remis de son affrontement avec Kasse-Krâne, intervint.

Jake Atlas: Il suffit ! Vous ne trouvez pas qu'il y a eu assez de morts comme ça aujourd'hui ?! Baissez vos armes immédiatement et aidez à la réparation de la base.

Sergent de la milice de Proxima : Mais, monsieur…

Jake se tourna vers le sergent, l'air menaçant, des éclairs apparurent dans la main gauche du général que ce dernier mettait bien en évidence, un sourire maléfique se lisait sur son visage.

Jake Atlas: Quand je donne un ordre on l'exécute dans la seconde c'est compris ?!

Sergent de la milice de Proxima : Oui, monsieur !

Le sergent, l'air terrifié, ordonna à ses compagnons de baisser leurs armes et de s'activer à la tâche que le général leur avait donné. Ce problème réglé Jake se mit à tituber de nouveau et manqua de peu de tomber par terre, Eliria put le rattraper juste à temps.

Eliria : Eh bien, c'est à se demander ce qui t'as mis dans cet état.

Jake Atlas :Ce big-boss ork était vraiment coriace, mais rien de bien grave : il suffira que je me repose pendant quelques heures. Peux-tu m'aider à aller dans ma cabine ? Ça me fait mal de l'admettre mais je n'y arriverais pas seul.

Sans dire un mot et en affichant un grand sourire, la grande prophétesse pris l'un des bras de Jake et le plaça au-dessus de ses épaules. Puis elle aida le général à se rendre dans le croiseur, une fois à bord Jake guida la grande prophétesse jusqu'à sa cabine. Puis cette dernière repartie aider à la réparation de la base. Les deux jours qui étaient encore nécessaire à la réparation du vaisseau s'écoulèrent sans que les orks ne retentent un autre assaut. Jake qui se laissait aller à ses pensées fut appelé par le chef ingénieur des technaugures indiquant qu'ils étaient prêts à partir. Après une semaine agitée qui avait vu la mort de plusieurs milliers de soldats, le vaisseau décolla enfin et il se mit en route pour Proxima.

Mais pendant ce temps, dans un système voisin de celui de Proxima. Une grande bataille venait de s'achever, et Archangel était très insatisfait : il avait eu plus de pertes qu'il ne l'avait originellement prévu, beaucoup plus, mais il ne s'attendait pas non plus à ce que ces gardes impériaux aux couleurs de Proxima portent des armures aussi solides, si ce n'avait été pour ses compétences tactiques et stratégiques ses troupes auraient sûrement perdu la bataille. Le jeune capitaine des chevaliers gris se dit que si tous leurs soldats étaient équipés de telle manière, ses troupes seraient sûrement loin d'être suffisantes pour faire taire cette rébellion. Mais les plaintes d'un garde blessé le firent sortir de ses pensées, en le voyant Archangel se mit à sourire : ce serait peut-être l'occasion d'en apprendre d'avantage sur son ennemi. Il s'approcha du garde et le saisit par le col.

Garde du 101ème de Proxima : Que…Qu'est-ce que tu me veux…chien de l'inquisition ?

Archangel : Ton armure est intéressante, en quoi est-elle faîte ?

Garde du 101ème de Proxima : Comme si…j'allais te le dire !

Archangel le foudroya à plusieurs reprises mais n'obtint aucune réponse et en sondant son esprit il se rendit compte que le garde ne le savait pas. Voyant qu'insister ne servirait à rien il décida de passer à autre chose.

Archangel : Tant pis, reste muet si ça te chante, il me suffira d'en récupérer une et de l'analyser, ce n'est pas les cadavres qui manquent ici. Mais j'ai une autre question pour toi. Je veux savoir où se cache ton général. Et tu vas tout me révéler.

Garde du 101ème de Proxima : Tu…perds ton temps…je ne sais pas…où il est.

Archangel sonda l'esprit du soldat et se rendit compte qu'il disait la vérité. Et il enragea intérieurement, les rebelles qu'il avait éliminés n'étaient qu'un petit groupe, et il savait qu'à moins d'abattre leur leader, les autres rebelles garderaient intact leur esprit combatif. Un chevalier gris interpella le capitaine. Cela détourna son attention.

Chevalier gris :Frère, la cible a quitté Proxima il y a une semaine de cela et elle n'a pas donné de nouvelles depuis.

Archangel : Quoi ?! De qui tenez-vous ça ?!

Chevalier gris :D'un Proximien loyal à notre cause.

Sachant qu'il n'avait rien à perdre, et voyant l'occasion de se débarrasser d'un grand nombre d'ennemis leur leader inclut dans le lot. Le garde blessé se releva et profita de l'attention détournée du chef des chevaliers gris pour armé les charges explosives à sa ceinture. Il tenta d'attraper Archangel mais un chevalier gris s'interposa et le saisit à la gorge.

Chevalier gris : Qu'est-ce que tu comptais faire, ordure ?!

Garde du 101ème de Proxima :Dommage... je crois qu'il va falloir...que je me contente de toi.

Le chevalier gris regarda au niveau de la ceinture du garde et vit les charges explosives.

Chevalier gris :Quoi ?!

L'exclamation du chevalier gris attira l'attention d'Archangel et de sa garde rapprochée.

Archangel : Que se passe-t-il, frère ?

Ce fut au tour d'Archangel d'être choqué en se rendant compte de la situation. Le garde se mit à sourire et il mit sa main droite en évidence, un détonateur y était présent.

Archangel :Couchez-vous, maintenant !

Garde du 101ème de Proxima :Pour...Proxima !

Mais avant que les gardes du corps du frère-capitaine n'aient eu le temps d'exécuter l'ordre, le garde appuya sur le bouton du détonateur. Les charges explosèrent réduisant en charpie le garde et le chevalier gris qui le tenait par la gorge et elles envoyèrent aussi des éclats dans les autres gardes du corps d'Archangel. Quand ce dernier se releva il constata qu'il était le seul survivant.

Archangel : Merde !

Il se mit à taper du poing de toutes ses forces sur le sol : non seulement il ignorait la situation de sa cible mais en plus il venait de perdre « bêtement » certaines de ses meilleures troupes. Il avait cependant pour lot de consolation un plastron des gardes de Proxima. C'est un Archangel frustré qui revint à bord du « Marteau de l'Empereur », il ignorait que les rebelles étaient aussi déterminés et il avait failli perdre la vie à cause de cela.

Chevalier gris : Frère capitaine ! Cette explosion…

Archangel : Rien d'important, par contre si vous pouviez m'analyser ceci, je ne serais pas contre.

Sur ces mots Archangel tendit le plastron à son frère d'armes.

Chevalier gris : J'espère que nous n'avons pas fait tout ce chemin pour un simple plastron.

Archangel : En me battant contre ces soldats rebelles j'ai pu constater que leurs armures étaient quasiment aussi solide que les nôtres et ce simple fait a failli nous coûter la victoire aujourd'hui. Je veux savoir de quoi elles sont faites de manière à pouvoir éventuellement les contrer avec un armement plus approprié.

Chevalier gris : Je vais tout de suite confier ce plastron aux technaugures, frère. Mais qu'en est-il de notre cible ?

Archangel : Il n'a pas donné de signes de vie depuis une semaine, mais tel que je le connais il ne peut pas être mort. De plus, ayant tâté de la puissance et de la détermination de ces hérétiques, je doute que nous puissions réussir seul notre mission. Officier de bord. Quel est le chapitre de Space Marines le plus proche de notre position ?

Officier de bord :Eh bien, il y a la flotte du chapitre nomade des Dark Sons dirigée par le maître de chapitre Alexander qui est de passage dans le secteur, mais…

Archangel : Mais quoi ?!

Officier de bord : Ils n'entretiennent pas les meilleures relations qui soient avec l'Inquisition.

Archangel : Hélas, nous n'avons personne d'autre vers qui nous tourner pour l'instant. Contactez leur maître de chapitre.

Officier de bord :Tout de suite, monseigneur. Ici la barge de bataille « Marteau de l'Empereur » à la flotte des Dark Sons, me recevez-vous ?

Au bout de plusieurs minutes de silence, une réponse parvint enfin et l'hologramme d'un Space marine portant un casque apparu, son armure était noire avec des épaulières rouge foncées avec des reliures dorées.

Space marine : Ici la barge de bataille « Volonté de L'Empereur» vaisseau-amiral de la flotte du chapitre des Dark sons, que nous voulez-vous ?

L'officier de bord s'apprêtait à répondre mais Archangel lui fit signe de lui laisser la place.

Archangel : Ici le frère capitaine des chevaliers gris de l'Ordo Malleus répondant au nom de code Archangel. Je souhaite m'entretenir avec votre maître de chapitre, j'ai une proposition à lui faire.

Space marine : L'Inquisition ?! Je vais le chercher tout de suite.

Ils patientèrent pendant une dizaine de minutes. Avant d'enfin obtenir une réponse. Et l'image d'un Space marine avec de longs cheveux bruns, une fine moustache et une fine barbe apparu.

Maître de chapitre Alexander : Frère capitaine Archangel, que me vaut cet insigne honneur ?

Archangel : Oubliez les flatteries, venons-en aux faits. Comme vous le savez sans doute je traque depuis quelques temps un renégat du nom de Jake Atlas, il a mené une révolte contre l'Impérium dans un petit système stellaire du nom de Proxima. J'ai eu l'occasion de me frotter un peu aux soldats qui le suivent : ils avaient l'apparence de simples gardes impériaux mais ils étaient bien mieux entraînés et protégés. En ignorant ces deux facteurs j'ai perdu 1/8ème de mes hommes contre une simple division.

Maître de chapitre Alexander : Laissez-moi deviner, vous vous êtes dit qu'au vu des pertes que vous avez eu vous auriez sûrement besoin d'aide. Mais qu'est-ce qui vous fait croire que je vais vous l'apporter ?

Archangel : Je ne jouerais pas l'insolent si j'étais vous, maître de chapitre. Je suis au courant du passé des Dark Sons et de vos pratiques plus que douteuses. J'ai suffisamment de preuves pour pouvoir ordonner l'extermination pure et simple de votre chapitre.

Face à la menace du chevalier gris, le maître de chapitre des Dark Sons, grimaça de colère.

Maître de chapitre Alexander :Vous osez me menacer !

Archangel : Il me semble que vous ne réalisez pas la situation dans laquelle vous êtes : soit vous m'aider à traquer Jake Atlas, soit l'Inquisition se fera un plaisir de vous détruire, vous et vos hommes. Mais en bon prince que je suis, je vous fais une offre : si vous nous livrez Jake Atlas ou même seulement sa tête, je m'assurerais personnellement que l'Inquisition vous laisse tranquille à l'avenir.

Le maître du Chapitre des Dark Sons hésita un long moment, il n'avait aucune envie d'aider l'Inquisition, après ce qui venait de se passer, mais c'était la vie de ses frères d'armes qui était en jeu.

Archangel : Alors qu'elle est votre décision ? Ma patience n'est pas infinie vous savez.

Maître de chapitre Alexander : J'accepte votre offre.

Archangel :Magnifique ! Je veux que vous vous mettiez en route sur le champ.

Sur ces mots Archangel coupa la communication, laissant derrière lui un maître de chapitre fou de rage. En effet Alexander tapait sur tout ce qui lui passait à portée de main. Un scout des Space marines vint à passer par la salle de communication, et se rendit compte de l'état de son maître de chapitre, tentant d'ignorer l'état d'Alexander il essaya de lui parler.

Scout Space marine : J'ai tout entendu maître, bien qu'il serve l'Inquisition un tel comportement est intolérable. Quels sont vos ordres ?

Maître de chapitre Alexander:Cet enfoiré a mis la vie de tous nos frères en jeu pour sa traque. Nous n'avons pas d'autres choix que de nous impliquer dans cette traque. Très bien, Jake Atlas j'ignore pourquoi l'Inquisition vous traque, mais de votre capture dépend le sort de mon chapitre tout entier, alors je ne reculerai devant rien pour vous arrêter.

Après avoir prononcé ces mots, Alexander ordonna à la flotte de son chapitre de se diriger vers Proxima et de patrouiller les mondes alentours en attendant que Jake se manifeste à nouveau.