Chapitre 7 : Une rude journée.

Cela faisait à présent 2 jours que l' « Imperator » et la première flotte de Proxima qui était parti à sa recherche avaient quittés ce système où l'Impérium ne faisait plus que circuler. Les Eldars, sur invitation de Jake, avaient rejoint son vaisseau au grand désarroi des soldats du 101ème de Proxima et de la milice. Cette décision avait d'ailleurs provoqué une dispute entre Jake et le commandant de la flotte, mais au final c'est Jake qui avait eu le dernier mot.

Cette journée avait commencée comme toutes les autres pour Jake, il s'était levé tôt le matin et comme à son habitude il se dirigeait vers son cabinet privé en sifflant un petit air qu'il aimait bien. Il ouvrit discrètement la porte comme à son habitude et ce qu'il vit le fit saigner du nez et rougir des joues : Eliria était entièrement nue et prenait une douche. Bien que son corps fût flouté par la vitre de la douche il devinait parfaitement les formes de la grande prophétesse et cela empira son saignement de nez : déjà qu'il la trouvait très belle habillée, la voir nue était apparemment trop pour lui.

Jake Atlas (dans ses pensées) : Elle est rudement bien bâtie ! Merde ! J'espère qu'elle n'a pas lu ça. Et puis qu'est ce qui me prend ? Ce n'est qu'une simple amie. Une amie très belle, aux formes avantageuses et qui est à poil dans ma douche. Argh ! Je ne suis qu'un pervers.

Comme pour chasser toute idée déplacée envers son amie, Jake se donna toute une série de baffes et se secoua la tête. Mais cet acte fit que la grande prophétesse fut au courant qu'il y avait quelqu'un d'autre dans la pièce.

Eliria : Il y a quelqu'un ?

La grande prophétesse s'apprêta à sortir de la douche, et sachant qu'il ne supporterait pas un tel spectacle. Jake s'écria.

Jake Atlas : NON ! Reste où tu es !

Eliria : Jake ?! Mais qu'est-ce que tu fais là ? Et pourquoi dois-je rester où je suis ?

Jake Atlas :De 1 je pourrais te poser la même question vu que c'est MON cabinet. De 2 tu es…

Jake lui fit signe de son état actuel et lui fit comprendre que cela le gênait et elle se réfugia derrière la vitre de la douche, il détourna le regard et sans regarder lui lança une longue serviette marron pour qu'elle se couvre, ce qu'elle fit sans tarder. Elle sortit enfin de la douche et se rendit compte que Jake saignait toujours du nez.

Eliria : Mais tu saignes ! Il faut tout de suite t'emmener à l'infirmerie !

Jake Atlas : Non, ce n'est pas la peine, de toute façon les médecins de bord sont déjà débordé, je ne veux pas les déranger pour une chose aussi triviale. Ça m'arrive quand je suis très nerveux.

Eliria :Ah bon ? Tu étais nerveux ?

Jake Atlas :Il y a de quoi l'être quand on surprend une fille aussi séduisante que toi dans sa douche personnelle.

Cette réplique fit monter le rouge aux joues d'Eliria. Ce qui fit à son tour grimper encore le rouge aux joues de Jake qui n'en revenait pas d'avoir sorti ça. Il tenta par la suite de détourner la conversation.

Jake Atlas : Euh…Est-ce qu'il reste du shampoing et du gel douche ? J'étais originellement venu ici pour prendre une douche.

Eliria : Hein ? Oui, bien sûr, de toute façon j'ai terminé.

Sur ces mots Jake sortit de son cabinet le temps qu'Eliria remette ses vêtements. Puis il put enfin prendre sa douche.

Jake Atlas : Mais qu'est ce qui me prend ? C'est la première fois que ça m'arrive depuis que j'ai rencontré Christia. Et puis pourquoi je lui aie sorti ça ?

Sur les mots « depuis que j'ai rencontré Christia », il eut comme un déclic.

Jake Atlas :Se pourrait-il que je sois attiré par Eliria ? Mais ce n'est pas logique : on s'est retrouvé i peine 9 jours, et tout ce que je sais d'elle c'est qu'elle est passée de Banshee à Grande Prophétesse.

Il se mit ensuite à se donner une claque à cause de ce qu'il venait de dire, il savait de son expérience avec Christia que la logique n'intervenait pas en amour. Il avait cependant raison sur un point : s'il devait être un jour plus qu'ami avec Eliria il avait besoin d'en savoir plus sur elle, notamment ses goûts et son passé. Il ne se rappelait aucune relation durable ayant marché étant basée uniquement sur l'attirance physique. Et vu la réaction qu'avait eu Eliria face à son compliment elle devait sûrement avoir des sentiments semblables aux siens.

Jake Atlas : Il est encore trop tôt pour savoir cela. De plus, il y a beaucoup plus urgent que mes sentiments dans cette histoire. Je dois encore me concerter avec le président pour savoir quelle sera notre prochaine action, maintenant que nous avons récupéré les écrits de l'Empereur.

Pendant ce temps, Eliria attendait Jake adossée contre le mur juste à côté de la porte du cabinet et repensait à ce que Jake venait de lui dire.

Eliria (dans ses pensées): Je n'aie pas rêvé ?! Il a bien dit que j'étais séduisante ?! Ma petite Eliria je crois que tu as une touche, de plus c'est un homme qui a de quoi plaire. Il est sympathique, fort, franc, et d'après ce qu'il m'a dit sur jusqu'où il est allé pour Christia, c'est quelqu'un d'extrêmement dévoué. Ce que je trouve dommage c'est qu'il ne soit pas un Eldar et ce côté sombre qu'il m'a décrit lorsqu'il a affronté le Chaos me fait un petit peu peur.

Mais sa réflexion fut interrompue par Jake qui sorti alors de sa douche non pas dans son armure de général mais dans les vêtements qu'il portait en civil : une tenue rappelant les uniformes des officiers de l'armée française lors des guerres napoléonienne, le tricorne en moins. Une tenue pour le moins extravagante qui faisait qu'on le reconnaissait immédiatement lorsqu'il marchait dans la rue.

Jake Atlas : J'aimerai savoir pour quelle raison je t'ai retrouvée dans ma douche personnelle. Je t'avais pourtant clairement indiqué la direction de la salle de douche des femmes lorsque je t'ai fait visiter le vaisseau hier.

Eliria : Je crois que j'ai oublié où elles étaient, et puis...

Jake Atlas :Et puis ?

Eliria : Eh bien, je ne me sens pas à l'aise à l'idée d'être nue devant d'autres personnes peu importe qu'ils soient fille ou garçon. Si je suis allée dans ta douche personnelle c'est parce que de 1 j'ignorais qu'il s'agissait de ton cabinet, de 2 ma chambre est juste à côté et enfin de 3 j'y suis allé pour la raison que j'ai cité plus tôt.

Jake Atlas : Je vois, c'est étrange tu dis ne pas être à l'aise et pourtant ça ne te gênait pas plus que ça de sortir nue devant moi tout à l'heure.

Eliria :J'avais l'intention de chercher de quoi me couvrir et de plus j'ignorais ta position exacte, jusqu'à ce que tu me dises de rester où j'étais et que tu me lance de quoi me couvrir le corps.

Jake Atlas : C'est bon je te crois, si vraiment tu préfères rester en privé je t'autorise à utiliser mon cabinet mais à une condition.

Eliria :Laquelle ?

Jake Atlas : Que tu laisses un mot sur la porte pour prévenir de ta présence, la porte de mon cabinet n'est pas verrouillable et je ne veux pas que ce genre « d'incident » se reproduise.

Eliria : Moi non plus.

Jake s'apprêta à partir pour le réfectoire quand Eliria l'interpella.

Eliria : Jake.

Jake Atlas (dans ses pensées) : Oh non ! Elle va vouloir des explications sur ce que j'ai dit tout à l'heure ! Bon calme toi, attend simplement sa question et réponds y sincèrement.

Eliria : Ce que tu as dit tout à l'heure, sur le fait que j'étais séduisante. Le pensais-tu vraiment ?

Jake Atlas : Oui, je le pensais vraiment, ceux qui t'ont eu comme petite amie devaient être de sacrés veinards.

Eliria se mit à sourire face à ce compliment mais son regard s'assombrit aussitôt, quelques instants plus tard elle baissa la tête l'air triste.

Jake Atlas (dans ses pensées) : Aie ! La boulette ! Essaie de ne pas t'enfoncer d'avantage. (Tout haut) Désolé, j'aurais dût me douter que le sujet était sensible.

Eliria : Je ne t'en veux pas, à moins de lire dans mes pensées tu ne pouvais pas le savoir.

Jake Atlas : Tu sais, si tu veux parler de ton passé y compris de ce sujet, je suis là.

Eliria : Merci, Jake.

Soudain le colonel Anderson déboula dans le couloir l'air paniqué.

Colonel Anderson : Général Atlas ! Grande prophétesse Eliria ! Enfin je vous trouve.

Jake Atlas :Qu'y a-t-il colonel ?

Colonel Anderson : Il y a une bagarre dans le réfectoire ! J'ai fait ce que j'ai pu pour tenter de calmer le jeu mais la situation à dégénérer beaucoup plus vite que je ne l'avait prévu, vous devez venir tout de suite.

Jake Atlas : On arrive.

Sur ces mots Jake, Anderson et Eliria se mirent en route pour le réfectoire.

Quelques instants avant que la bagarre n'éclate, Cylas venait de sortir de sa douche et de se rhabiller. Il se dirigeait à présent vers le réfectoire où il s'apprêtait à prendre son petit déjeuner habituel : un bol de café avec des croissants, une fois son plateau servi, il s'assit à une table déserte pour savourer son repas en paix.

Cependant, il ne fut pas seul pour longtemps, en effet une jeune eldar vint le rejoindre, elle avait des cheveux mi long roux noués en une queue de cheval et des yeux d'un bleu profond. Elle était vêtue d'une armure de gardien eldar qui mettait en avant sa fine taille.

? :Je peux m'assoir à côté de toi, Garmand ? Les autres gardes ne m'inspirent pas confiance.

Cylas :C'est la première fois que quelqu'un m'appelle par mon prénom. On se connait ?

? :Allons, c'est moi Aluvard.

Cylas : As-tu une preuve de ce que tu avances ?

? :T'en connais beaucoup des Eldars qui connaissent ton prénom ?

Cylas : Qui sait ? C'est peut-être une ruse du vrai Aluvard pour me soutirer des infos.

? : Je peux te prouver ce que j'avance. Tu vois cette cible de jeu de fléchette là-bas ?

La jeune Eldar désigna une cible de 10 centimètre de diamètre à l'autre bout de la pièce. Il y avait à peu près 500 mètres entre la table des deux compères et la dite cible.

? : Est-ce que tu connais beaucoup d'Eldars qui serait capable de toucher cette cible en plein centre à partir de cette position ?

Cylas : Je pense que seul Aluvard en serait capable.

? : Donc si je réalise cet exploit tu me croiras enfin ?

Cylas acquiesça.

? : Très bien, c'est parti.

Non seulement l'Eldar atteignit la cible en son centre mais le lancer de la fléchette était si puissant que la cible se coupa en deux 5 secondes après l'impact. Cela impressionna toute la salle, même Cylas en restait bouche bée. Aluvard s'assit à côté de lui.

Aluvard : Tu me crois, maintenant ? Garmandounet.

Cylas : Ne me provoques pas, Aluvard !

Aluvard : Tu le reconnais enfin, Garmandounet.

Cylas : Redis le encore une fois et je te jure que je t'étrangle !

Aluvard se mit à rire.

Aluvard : Désolée, c'est juste que tu es tellement mignon quand tu t'énerves, je ne pouvais pas résister.

Cylas : Je ne suis pas, mignon !

Aluvard se remit à rire de plus belle et Cylas tenta de reprendre son calme. Une fois qu'il y parvint il tenta d'aborder un peu plus sérieux.

Cylas :Ainsi tu es une fille et une assez jolie en plus.

Aluvard :Oui. Ça te surprend ?

Cylas : Disons que pour une fille tu es plutôt…

Aluvard : Plate. C'est le mot que tu cherchais ? Sache que je n'ai pas choisi la taille de ma poitrine et que si j'avais pu j'aurais depuis longtemps échangé la mienne contre celle de la grande prophétesse !

Cylas :Disons simplement, que cette armure en plus de ton casque, m'ont tous les deux donné l'impression que tu étais un homme. Et saches que ce n'est pas ça que je regarde en premier chez une femme.

Aluvard :Dans ce cas. Qu'est-ce que tu regardes en premier ?

Cylas : Le visage bien évidemment, et je peux dire que le tien est magnifique.

Aluvard :Attends, t'essaierais pas de me draguer, là ?

Cylas : Pas du tout. De plus tu ne crois pas qu'il est un peu tôt pour penser à ça ? C'est vrai, je ne te connais pas, tu ne me connais pas.

Aluvard : Justement, c'est l'occasion de me parler de toi, Garmand.

Cylas : Eh bien par où je peux commencer ? Ah oui, j'ai 35 ans et je suis veuf depuis 15 ans.

Aluvard : Oh, désolée.

Cylas : Je ne t'en veux pas, tu ne pouvais pas savoir.

Aluvard : Tu étais vraiment marié ? Non pas que je ne te crois pas, c'est que j'ai du mal à t'imaginer dans une telle situation.

Cylas : Oui à une femme nommée Anna, elle te ressemblait trait pour trait les oreilles pointues en moins et elle avait les yeux verts. C'était l'une des rares personnes à penser que le fait que je sois grande gueule avait son charme. Je n'avais que 16 ans lorsque je l'ai demandé en mariage et elle a accepté. Après deux ans de vie commune elle donna naissance à ma fille.

Aluvard : Comment s'appelle-t-elle ?

Cylas : Veronica, elle a 17 ans à présent.

Cylas lui montra une photo de sa fille, elle avait de longs cheveux bruns et des yeux d'un vert profond. Elle était vêtue d'un simple t-shirt et d'un pantalon.

Aluvard : Elle a hérité de ta couleur de cheveux…

Cylas :Et des yeux de sa mère.

Aluvard : Qu'est-il arrivé à ta femme ?

Cylas : Elle est morte renversée par un chauffard. Veronica était tout juste âgée de deux ans quand c'est arriver. Etant incapable de subvenir seul aux besoins de ma famille j'ai décidé de confié ma fille à un orphelinat, et de m'engager dans la garde impériale car je n'avais aucun diplôme et donc j'avais très peu de chance de trouver un emploi. J'ai combattu sur de nombreux mondes durant de nombreuses années que ce soit avant ou après la nomination du général Atlas, et j'ai toujours pensé à lui envoyé une lettre à la fin de chaque mois ainsi que de quoi payer ses études. Après la révolte, le général Atlas m'a accordé une permission d'une semaine pour voir ma fille, il m'avait même indiqué les dernières nouvelles à son propos : elle avait été confiée à une famille qui vivait dans une des villes au nord de Proxima. Je décidais de m'y rendre, et dès que j'ai trouvé leur adresse j'ai sonné à la porte, les parents adoptifs de ma fille me firent tout de suite une bonne impression. Ils me demandèrent poliment ce qui amenait un garde impérial chez eux, je leur répondis que j'étais le père de Veronica et que je souhaitais simplement la voir. Je leur montrais le dossier d'identité de ma fille pour prouver mes dires. L'instant d'après ils appelèrent Veronica qui sorti de l'habitation, j'étais étonné de voir à quel point elle avait changé, c'était une jeune femme à présent. Elle demanda à ses parents adoptifs qui j'étais et ils lui répondirent que j'étais son père biologique. Dans un premier temps elle me rejeta férocement refusant d'écouter ce que j'avais à dire et cela durant trois jours. Trois jours durant lesquels, borné comme j'étais, j'attendais à la porte de sa maison. Au bout de ces trois jours elle accepta enfin de m'écouter, elle me lança tout ce qu'elle avait sur le cœur et elle en avait gros : elle savait que son père l'avait abandonnée et elle voulait savoir pourquoi. Et je savais que mes raisons ne pardonnaient que partiellement le fait que je l'ai abandonnée, de plus cette foutue devise de l'Impérium m'interdisait de prendre une permission pour venir la voir durant toute ces années.

Aluvard :Quelle est cette devise ?

Cylas : « Seule la mort met fin au devoir. » Et avant que le général Atlas ne lance la révolte elle était appliquée à la lettre par les commissaires du régiment. Mais vu que l'on s'était débarrassé d'eux lors des premiers jours de la rébellion on avait enfin droit à des permissions pour voir nos familles. Mais fermons cette parenthèse. J'ai dit la vérité à Veronica : que je n'étais pas capable de subvenir à ses besoins à l'époque et que rejoindre la garde était la seule solution qui m'était offerte, que j'ai essayé de lui rendre visite mais qu'on me le refusait à chaque fois et enfin que j'étais désolé de ce qu'elle avait dû vivre en mon absence. Elle accepta mes excuses et on passa les 4 jours restant de ma permission à apprendre à mieux se connaître l'un l'autre, c'est à cette occasion que j'ai pris la photo que je t'ai montré.

L'histoire de Cylas fut interrompue par une dispute qui éclata à l'autre bout de la pièce.

Garde du 101ème de Proxima : Répète un peu pour voir !

Vengeur Eldar : Je ne supporte pas votre présence, vermine humaine !

Garde du 101ème de Proxima : Vermine ?! Et qui d'après vous à créer le dieu noir Slaanesh ainsi que l'Œil de la terreur ? Nous peut-être ? Non c'est vous, vous avez donné au Chaos un repère que nul ne peut franchir ! Qui me dit que la prochaine fois que vous merderez vous ne détruirez pas la galaxie ?! Vous nous considérez comme des vermines mais vous êtes tellement aveuglés par votre arrogance que vous ne vous rendez même pas compte que vous ne valez guère mieux.

Vengeur Eldar : En parlant du Chaos, votre Empereur, oui celui que vous vénérez comme un dieu, n'a même pas été capable de voir la trahison de son fils préférer : Horus, et a même pousser le primarque qui l'a prévenu à la trahison ! C'est de sa faute si le Chaos est plus puissant que jamais ! Et maintenant qu'est-il devenu votre dieu, hein ? Un corps pourrissant sur une machine !

La dispute se poursuivi chacun des deux protagonistes lançant les crimes passé de chacune des races envers l'autre. Cela dégénéra très vite, ce fut le garde qui frappa le premier. Et bientôt, malgré l'intervention d'Anderson, cela dégénéra en bagarre générale. En plus des Humains et des Eldars qui se tapaient dessus divers objets volaient à travers la pièce : plateaux, couverts, assiettes, bols, tous étaient soit vide, soit entamé, soit plein. Voyant qu'il ne pouvait rien faire pour arrêter ce combat Anderson partit immédiatement prévenir les deux leaders de ce qu'il se passait au réfectoire. Et pendant ce temps, ignorant le tapage qui se déroulait autour d'eux, Aluvard et Cylas discutaient tranquillement des petites anecdotes de leur vie, riant à l'occasion. Soudain un Eldar lança un bol de café en direction des deux amis.

Cylas : Attention !

Sur cet avertissement Cylas saisit Aluvard dans ses bras et la plaqua au sol, le bol de café passa au-dessus d'eux, la porte du réfectoire s'ouvrit et au moment où Jake entra dans la pièce, le bol de café et son contenu atterrirent droit sur le visage du général, la bagarre cessa dès que lui et Eliria entrèrent dans le réfectoire. Et se rendant compte de ce qui était arrivé à leur général les gardes restaient bouche bée de terreur, chacun d'entre eux pensait à la même phrase sur le moment : « On est mort ! ».

Jake Atlas : Ce n'est pas vrai ! Qui a gâché ma douche en lançant ce bol de café ?! Et regardez ma tenue elle est bonne à laver maintenant !

Les Eldars n'en revenaient pas, il y avait eu une bagarre et le leader des humains se plaignait de sa douche gâchée, mais la plainte de Jake avait accentué la terreur des gardes et tous désignèrent l'Eldar qui avait lancé le bol de café, Jake s'approcha de lui. Il leva sa main vers le ciel, et les gardes frémirent de terreur car ils savaient ce que cela signifiait.

Jake Atlas :C'est le nombre de pompes que tu dois faire…

Sur le coup l'Eldar c'était dit : « C'est tout ? ». Jusqu'à ce que Jake poursuive sa phrase.

Jake Atlas : Multiplié par 100 !

Gardien Eldar :Argh !

Jake Atlas : Et je ne veux pas t'entendre te plaindre sinon je te force à faire le double.

Tandis que Jake rendait son verdict sur l'Eldar, les gardes et les autres Eldars tentèrent de s'enfuir le plus discrètement possible du réfectoire. Mais Jake se retourna aussitôt.

Jake Atlas : Quand à tous ceux qui ont participé à cette bagarre, vous me ferez 100 fois le tour du vaisseau en transportant le double de votre poids en matériel sur le dos et au pas de course !

Tout le monde se mit à crier : « Oh non ! »

Jake Atlas : Plaignez-vous encore une fois, et je vous jure que ce n'est pas le double de votre poids en matériel que vous transporterez sur votre dos, mais le triple !

C'est l'air dépité que tout le monde sortit de la salle à l'exception du lanceur de bol de café qui faisait ses pompes, de Jake, d'Eliria, d'Anderson, de Cylas et d'Aluvard. En voyant d'ailleurs que les deux derniers ne rejoignaient pas le reste du groupe et qu'au contraire ils restaient assis à leur table savourant chacun leur petit déjeuner, Jake les interpella.

Jake Atlas : Vous deux ! Pourquoi vous ne rejoignez pas les autres ?!

Cylas : Tout simplement parce qu'on a rien à voir là-dedans.

Jake Atlas : Ah Vraiment ? Et que faisiez-vous alors ?

Ce fut Aluvard qui répondit.

Aluvard :On discutait tout simplement.

Cylas : Par contre j'ai peur d'être indirectement lié à ce qui vous est arrivé, à propos du café. L'Eldar qui l'a lancé visait l'un de nous deux et puis Aluvard et moi nous sommes baissés au moment où il allait nous atteindre.

Jake Atlas : Ce n'est pas grave, j'aurais fait la même chose à votre place, je n'ai pas l'intention de vous punir pour ça. J'ai juste eu de la chance que ce café soit froid sinon je n'imagine même pas les dégâts que mon visage aurait subis s'il était encore bouillant. Je vais me reprendre une douche : c'est hors de question que je reste toute la journée avec les cheveux plein de café !

Jake donna à Eliria l'instruction de veiller à ce que tout le monde obéisse à ses ordres puis il repartit pour prendre une douche. Mais à peine avait-il fini qu'un humain et un Eldar s'en remettait déjà plein la figure et cela sous ses yeux, à vrai dire ils s'étranglaient l'un l'autre. Et Jake les sépara en leur filant à chacun un violent coup de poing au visage.

Jake Atlas : Des récidivistes à ce que je vois. Pour la peine, vous me ferez le double de tours de vaisseaux et je vous prive de déjeuner.

Et durant toute la journée Jake devait faire subir des punitions semblables à ses hommes et aux Eldars, à la fin de la journée il rejoignit sa cabine, complètement épuisé, il s'apprêtait à s'endormir quand quelqu'un frappa à sa porte et l'appela. Il reconnut la voix d'Eliria, cette dernière souhaitait lui exposer son idée : Jake n'avait pas exposé son rêve ni à ses hommes, ni aux Eldars. Et elle pensait que si Jake le leur disait ils arrêteraient peut être de se battre. Trouvant que cela était une bonne idée, Jake se leva et ordonna à Anderson de réunir tout le monde, Humains comme Eldars, dans le hall du vaisseau, sans donner d'autres explications.

Une fois dans le hall, les humains et les Eldars n'en revenant pas qu'ils aient tous été convoqués s'apprêtaient à se battre à nouveau. Quand la voix de Jake les arrêta net.

Jake Atlas : Il suffit ! Ce n'est pas pour vous battre que je vous aie convoqué ici !

Garde du 101ème de Proxima : Général Atlas ! Qu'est-ce que cela signifie ?! Nous convoquer en pleine nuit en compagnie de ces saletés de xénos !

Gardien Eldar : Répète un peu ça ! Espèce de sale humain !

Jake Atlas : Assez ! Le prochain qui sort ne serait-ce qu'une insulte, je le grille sur place !

Pour montrer qu'il ne plaisantait pas, il mit sa main droite en évidence et des éclairs y apparurent. Ce qui fit frémir tout le monde dans la salle.

Jake Atlas : Bien, maintenant que j'ai votre attention. Je voudrais vous parler d'un rêve.

Toute la salle s'écria « Quoi ? ». Ignorant la réaction de son public, Jake poursuivi son speech.

Jake Atlas :Un rêve qui m'a été confié par une personne qui m'était très chère et qui est à présent décédée : Celui d'unifier les trois races civilisées de la galaxie : Humains, Eldars et Tau, pour qu'un jour nous puissions partager ensemble des temps de paix.

Garde du 101ème de Proxima :Vous plaisantez ? Après tout ce que ces xénos ont fait contre nous autres humains, vous voulez faire la paix et même vous allier avec eux ? Dîtes-moi général, avez-vous oublié ce qu'ils ont tenté de faire subir au sous-secteur d'Aurélia ? Avez-vous oublié les braves gardes et Space marines qui sont morts en défendant Angel Forge ?

Jake Atlas :Non, je n'ai pas oublié les actes des Eldars du vaisseau-monde Ulthwe dans le sous-secteur d'Aurélia, et je ne les ai pas pardonnés non plus. Certes, notre passé avec les Eldars est des plus tumultueux ils nous ont trahis à de nombreuses reprises, leurrer pour qu'on combatte à leur place, nombre d'humains sont morts à ces occasions. Mais de notre côté nous autres humains avons massacrés nombres de peuples extraterrestres dont des femmes et des enfants Eldars, un crime pour lequel ils ont toutes les raisons de nous détester et pour lequel ils nous considèrent comme des barbares, des primitifs. Et pourtant, malgré ces faits, je vous parle de paix et d'alliance au nom d'une personne morte. C'est parce que je crois qu'humains et Eldars ont de nombreuses choses en communs, bien plus que les premiers abords pourraient laisser présager. Après tout ne nous battons nous pas tous à peu près pour les même raisons ? Notre survie, la sécurité de nos proches, notre avenir au sein de cette galaxie, nos convictions. Au final je ne vois que deux choses qui nous empêchent de coopérer : le passé que nous entretenons, et nos idées reçues les uns sur les autres. Moi je dis que nous devons faire table rase du passé : ce qui est fait est fait, on ne peut pas revenir en arrière. Oublions aussi ces idées reçues que nous avons les uns sur les autres, et apprenons à nous connaître vraiment. Regardez au-delà de cette haine et vous verrez que vous n'êtes pas si différents que ça, chacun d'entre vous qu'il soit Eldar ou humain possède une histoire qui lui est propre : un passé, des convictions, des déceptions, des rêves aussi. Alors je vous en prie avant de porter un jugement hâtif, apprenez à vous connaître. Ce rêve que je vous aie confié aujourd'hui m'est très cher et était l'une des principales raisons pour laquelle j'ai lancé cette rébellion.

Face à cet aveu les gardes et les Eldars restèrent muet dans un premier temps. Et puis un vengeur Eldar brisa son silence.

Vengeur Eldar : Dîtes moi, général Atlas, à quelle race appartenait cet être cher qui vous a confié ce rêve et qui était cette personne pour vous ?

Jake Atlas : C'était une humaine, et elle était la personne à laquelle je tenais le plus.

En entendant que ce rêve venait d'un être humain, le vengeur eldar baissa son regard, il était rempli de honte, lui qui pensait justement que les humains ,comme le disait Jake, n'étaient que des barbares dont le seul but était de verser le sang au nom de leur Empereur-dieu, il voyait qu'il avait tort : il savait que si un seul humain a pu rêver du jour où les trois races civilisées de la galaxie s'uniraient enfin pour qu'un jour la paix puisse régner dans la galaxie, il ne devait pas être le seul, que ce soit parmi son propre peuple ou les autres. Il redressa enfin son regard.

Vengeur Eldar (murmurant) :Je suis désolé.

Garde du 101ème de Proxima :Pardon ? Qu'est-ce que tu as dit ?

Vengeur Eldar : J'ai dit que j'étais désolé, je me suis trompé sur votre compte humain, j'étais tellement obnubilé par le passé que nous entretenons, que j'en ai oublié qu'il y a de grandes différences même parmi les vôtres : tous les humains ne sont pas des barbares assoiffés de sang.

Garde du 101ème de Proxima :Et les Eldars ne sont pas tous des sales cons arrogants et racistes. Votre grande prophétesse ne semble pas avoir de griefs particuliers contre nous et ne nous regarde pas de haut.

Vengeur Eldar :Et votre général n'a pas tenu pour responsable tous les Eldars pour ce que nos frères et sœurs d'Ulthwe ont tenté de faire, cet assaut était une grave erreur car vos guerriers d'élite, les Space marines, ont réussis à sauver tous le sous-secteur de la menace des Tyranides et bien qu'involontairement le vaisseau-monde de nos frères et sœurs d'Ulthwe par la même occasion, malgré ce fait. Mais contrairement à lui je pense qu'il est encore trop tôt pour une alliance : passer l'éponge sur le passé que nous avons entretenu sera plus difficile que ne l'a dit le général Atlas, d'autant plus qu'il faudra réussir à convaincre le haut-conseil de Vel-logar ce qui est une chose ardue.

Garde du 101ème de Proxima :On peut au moins essayer de faire la paix. Alors, on arrête de se battre ?

En posant sa question le garde se retourna et tendit sa main à l'Eldar qui s'en saisit.

Vengeur Eldar : On arrête de se battre.

Les autres gardes et les autres Eldars en firent de même.

Jake Atlas : Bon, ce n'est pas tout mais il est tard, il est grand temps que tout le monde retourne se coucher, une rude journée nous attends demain : je doute que la population de Proxima accueille les Eldars à bras ouverts, notamment à cause des vieilles rancunes que nous entretenons avec eux.

Sur ces mots Jake repartit en direction de sa chambre et il s'effondra sur son lit, épuisé par cette rude journée. Le voyage de retour vers Proxima, se poursuivi sans qu'aucun autre problème ne survienne à bord de « l'Imperator ».