Chapitre 1: Peut-on dire que les avions sont des étoiles filantes?

Je tends mon ticket à l'hôtesse qui me gratifie d'un large sourire avant de m'indiquer ma place. Je m'assois sur mon siège qui heureusement est côté fenêtre et regarde l'aéroport par le hublot. Je vais avoir 6 heures de vols jusque New York, une heure d'escale et quelque chose comme une ou deux heures pour arriver à Palos Verdes. Je sens qu'on s'assoit sur le siège à côté de moi. Le gars qui vient de s'assoir est dans mon lycée mais je ne lui ai jamais parlé, même s'il était avec moi en latin. Et pour être honnête, ce n'est sûrement pas maintenant que je vais commencer. C'est le genre de personne qui se croient au dessus des autres et qui se la pètent. Et franchement, j'avais du mal à le supporter, lui et ses réflexions à la con en cours.

-Hey, ça va? me lance-t-il.

Serieux? Mais il se croit où lui? Je n'ai pas envie de lui parler! Bon, ma réaction était sûrement un peu excessive puisqu'il m'a juste demandé comment j'allais mais je ne peux pas le supporter.

-Et bien, je suis un peu fatiguée vu que j'ai dû me lever à 5h30 du matin. Et toi, ça va?

Il hoche la tête avec un grand sourire colgate planté sur ses lèvres. Je sais pas ce qui lui donne autant envie de sourire mais j'espère sincèrement qu'il n'est pas en train de se moquer de moi intérieurement. Je soupire et je reporte mon attention sur le hublot. On nous dit d'attacher nos ceintures pour le décollage. Après quoi les hôtesses de l'air nous font leur petit speech mimé sur les consignes de sécurité qui a l'air de les saouler. Ensuite, nous avons le droit de nous détacher. Cette ceinture était vraiment trop serrée et elle commençait à me ciseler le ventre. Je me lève et je demande à Monsieur Je-me-la-pète de me laisser passer. Je dois vraiment aller aux toilettes. Genre vraiment, vraiment rapidement. Je me mets donc en quête de ces toilettes. Je n'ai que deux choix de direction, et je pourrais parier qu'ils sont à la fin de l'avion et non au début. Heureusement pour ma vessie, il s'est avéré que j'avais raison. Après avoir dépensé un penny comme dirait les anglais, je retourne m'assoir à côté de Monsieur Sourire-Colgate. Je m'installe le plus confortablement possible. J'ai apporter mon ordi mais sans réseau, il m'est plutôt inutile. Je pourrais continuer de taper ma fiction ou mes chansons mais je dois avouer que la flemme et la fatigue d'avoir dû se lever à 5h30 pour le vol de 8h remporte la victoire contre mon envie d'écrire. Et de lire aussi parce que mon bouquin attend patiemment que je le sorte de mon sac pour le lire mais j'ai vraiment la flemme de me pencher. Dommage pour toi "The Fault In Our Stars" de John Green. Ça doit être la dixième fois que je le lis mais il est juste génial comme livre! Bon, j'avoue, je pleure toutes les larmes de mon corps à la fin même en sachant ce qui va se passer à la ligne près. C'est comme la mort de Rue, Prim ou Finnick dans Hunger Games, c'est juste horrible et me revoilà avec mes petites larmes et mes grands paquets de mouchoirs. Mes personnages préférés tombent comme des mouches et j'en ai ras-le-bol, ils pensent quoi les auteurs quand ils écrivent leurs livres? "Oh ce personnages m'a l'air vraiment sympa, les lecteurs vont l'a-d-o-r-e-r! Et si je le tuait?" De vrais sadiques oui! Mais bon, puisque j'avais décidé d'avoir la flemme, il fallait que je trouve quelque chose à faire. Je regarde l'écran sur le siège devant moi. Il est tactile. je regarde les films qu'ils proposent et je finis par choisir "Percy Jackson et la Mer des Monstres". J'ai été le voir au cinéma mais il est super donc le revoir ne me dérange pas. En plus, y a Logan Lerman quoi! Vers 12h, quand je suis en train de regarder "LOL: Laughing Out Loud!"-ce film-là, je l'ai vu une bonne dizaine de fois mais il est toujours aussi bien-, on nous apporte le déjeuné. Je fais la moue et Monsieur Sourire-Colgate pousse un "Ew!" de dégout. J'avoue que ça a pas trop l'air appétissant. Un petit tas de fils de betteraves rouge en tant d'entrée, un steak de la taille d'une soucoupe à tasse avec la même épaisseur accompagné d'un dizaine de macaronis avec une sauce abominable, et un yaourt au sucre. Autant dire que ça donnait vraiment mais alors vraiment pas envie. C'est officiel, je déteste les repas en avion. Pour être totalement honnête, c'est aussi dégoutant que ça en a l'air. Je finis mon pseudo-repas et je mets un autre film que je n'ai jamais vu cette fois-ci, "Le Discours d'un roi". Je l'ai en DVD chez moi mais je n'ai jamais trouvé le temps de le regarder. Peut-être parce que ce n'est pas un film qui m'inspirait beaucoup mais en fait, c'est un film plutôt pas mal!

Nous arrivons ensuite à New York et nous devons changer de vol, ce qui est plutôt épique dans un aéroport New-yorkais. Mais nous rejoignons tous notre avion et nous voilà repartis. Au bout d'environ six heure/six heure et demie, nous arrivons à l'aéroport. La prof qui nous accompagne jusque Palos Verdes nos guide jusqu'à un mini-bus et nous partons pour Palos Hills High School. Voilà, je vais rencontrer la famille qui va m'accueillir, les Hamilton.