Bonjour tout le monde
Je viens de retrouver mon pc... mais vu que je suis en stage je vais mis remettre doucement.
J'espère que ce chapitre vous plaira !
Chapitre 2
Ron regarda la lettre qu'il avait reçu en fronçant les sourcils. L'écriture était fine et droite. L'encre verte. C'était un homme qui lui écrivait, un homme raffiné. Certainement un serpentard. Qu'est-ce qu'on lui voulait encore ?
« Qui t'écris Ron ? Ton amant ? » demanda Neville qui entra dans la pièce en riant.
Devant le visage fermé qui s'offrit à lui, le jeune homme se rembrunit et alla se placer aux côtés de son compagnon. Il regarda l'écriture sur l'enveloppe et fronça à son tour les sourcils. Qui pouvait bien leur écrire ? Ils recevaient généralement peu de courrier… Mis à part le travail de Ron, Hermione, et leurs familles respectives… En général, quand ils recevaient une lettre autre que de la part de leurs amis, c'était mauvais signe.
« Tu ferrais mieux de l'ouvrir, » l'encouragea le brun en risquant un sourire. « C'est peut-être pas des mauvaises nouvelles… »
« C'est peut-être… »
« … Harry… »
Ça faisait des années qu'ils n'avaient pas eut de ses nouvelles, et pourtant encore aujourd'hui ils ne pouvaient s'empêcher d'espérer… et de redouter. Un jour, Ron en était sûr, ils allaient recevoir une lettre leur annonçant la mort de leur ami. Comment pourrait-il en être autrement alors que Harry était devenu un véritable fantôme ?
Les mains tremblantes, Ron décacheta l'enveloppe et en retira la lettre. Un simple papier avec quelques lignes hâtivement tracées. Il les parcourut une première fois, puis une deuxième, ne parvenant pas à en croire ses yeux.
« Alors ? » demanda Neville qui n'avait pas osé lire par dessus l'épaule de son ami.
« C'est Severus. »
A l'entente de ce nom, l'estomac du gryffondor ce contracta. Son ancien professeur l'avait toujours effrayé, même si vers la fin de la guerre ils étaient devenus relativement proches. Et il se souvenait de tout ces rêves qu'il avait fait adolescent, des rêves dans lesquels son professeur se montrait bien plus tendre avec lui…
« Et… Et qu'est-ce qu'il nous veut ? »
« Il nous demande de prendre des vêtements, de les mettre dans un sac, » lut le rouquin, « et de nous rendre dans sa maison de campagne. Il marque l'adresse en dessous. Tu savais qu'il avait une maison de campagne toi ? »
« Non, mais j'ai dû mal à l'imaginer entrain de jouer avec les petits lapins et tout les animaux de la forêt… »
Ron ne put s'empêcher de sourire devant l'image qui s'imposait à lui. Un Severus entrain de faire le ménage entouré par tout plein d'animaux, comme Blanche Neige dans le dessin animé de Walt Disney…
« Tu veux qu'on y aille ? » demanda Ron en se tourna vers son petit-ami.
« Je trouve ça bizarre… On n'a pas de nouvelle pendant des années et là, il nous demande simplement de venir le voir dans sa maison de campagne… Mais en même temps je me vois mal refuser… »
Le rouquin se mit à rire devant le regard presque terrorisé de son compagnon. Il le prit tendrement dans ses bras et l'approcha de lui.
« Il te fait si peur que ça ? »
« Toujours… Tu me protégeras ? »
Ron sourit et se pencha vers lui pour l'embrasser. La réponse à Severus attendrait encore un peu.
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Draco sortit une nouvelle fois sa lettre de sa poche et vérifia l'adresse. A côté de lui, Blaise n'arrêtait pas de bouger sur son siège, tournant la tête par la fenêtre, puis regardant la route devant lui, avant de se tourner pour regarder par le pare-brise arrière. Ils avaient acheté leur voiture voilà déjà un peu plus d'un an, juste après leur retour en Angleterre. Ils avaient appris à conduire au Japon, et depuis ils avaient bien du mal à se passer d'un de ces véhicule moldu.
« Tu vas te calmer ? » finit par demander le blond en se tournant vers son compagnon.
« T'es sûr d'être sur la bonne route ? »
« Oui. Mais qu'est-ce que tu as ? C'est de voir Severus qui te met dans cet état ? »
Blaise se renfonça dans son siège et fixa la route devant lui pendant un long moment. Non, ce n'était pas de voir son ancien professeur qui le mettait dans cet état. C'est simplement que…
« Je me demande ce qu'il nous veut. Et puis d'après sa lettre, on ne serra pas seul. Je me demande qui il a bien pu inviter d'autre. »
Draco lâcha son volant d'une de ses mains et alla la poser sur la cuisse de son compagnon. Dangereusement, il la fit remonter le long de sa jambe jusqu'à atteindre la jointure de son pantalon. Le souffle de Blaise se fit saccader et le rouge lui monta aux joues.
« Tu ne peux pas te concentrer sur la route ? »
« Je suis concentrer. Alors, dis-mois, qui crains-tu de voir chez mon parrain ? »
« Dray… » souffla son compagnon en tentant de repousser sa main. « S'il te plait… »
« Dis-moi. »
« Tu me torture. »
Le blond ne put se retenir de sourire en voyant le visage de son ami. Un véritable appel à la luxure… Mais ils n'avaient pas vraiment de temps à perdre. Ils étaient déjà en retard.
Pendant leurs voyages à travers le monde, les deux amis étaient devenus proches, bien plus proches que pendant leurs années d'études. S'ils ne se privaient pas d'une partie de jambe en l'air avec des « amis » rencontrés dans des bars, ils couchaient régulièrement ensemble. Pas de sentiment, mais c'était déjà mieux qu'avec ceux qu'ils ne gardaient qu'une nuit.
« Dis-moi, » répéta le conducteur tout en remontant sa main. « Et j'arrêterais… Ou je finirais ce que j'ai commencé. »
Blaise ne put retenir un gémissement de franchirent ses lèvres quand la main de son compagnon se referma sur son entre-jambe. Il réussit cependant un marmonner un vague « jamais » et sourit en sentant la main intruse retourner sur le volant et son propriétaire pousser un soupir. Draco n'avait jamais aimé qu'on lui résiste de la sorte.
« On est bientôt arrivé de toute façon. »
OoOoOoOoOoOoOoOoOoO
La voiture des anciens serpentards se gara dans la petite cours d'un joli cottage. Le toit de chaume de la demeure lui donnait un certain cachet. De petites fleures de toutes les couleurs fleurissaient dans les bacs et un cheval courait tranquillement dans un champ à côté. En bref, ce n'était absolument pas le genre d'endroit où l'on s'attendait à trouver un ancien professeur de potion et espion à ses heures perdues.
Avec méfiance, les deux amis sortirent du véhicule et se dirigèrent vers la porte d'entrée. Draco allait frapper quand une voix s'éleva dans son dos, le stoppant en pleine action.
« Ne vous fatigué pas, il n'est pas encore là. »
D'un bloc, les serpentards se retournèrent. En découvrant Ron et Neville approcher d'eux, Blaise se raidit. Il détailla pendant un long moment le rouquin et poussa un grognement de mécontentement en voyant que sa main ne lâchait pas celle de cet idiot de Neville. Draco se tourna vers lui et retint un sourire. Ainsi donc c'était Ron que ce crétin avait peur de voir… Son ami le surprendrait toujours autant.
« Severus vous a aussi invité ? » demanda naïvement le brun après un instant d'hésitation. Draco et Blaise l'avaient toujours impressionné. Ils les trouvaient tellement beaux, et ils avaient tant d'allure et de tenue… Eux, ils avaient la classe… Lui à côté par contre…
« On dirait bien, » répliqua froidement le blond. « Je me demande bien pourquoi d'ailleurs… »
« Personnellement, ça ne me dis rien qui vaille, » conclut Ron, ne tenant pas vraiment à créer un affrontement.
Son regard s'attarda sur Blaise. Comme toujours, le regard du serpentard était vide de toute émotion. Depuis qu'ils étaient passés dans le même camps, ils n'y avaient plus vraiment de haine quand ils se regardaient, mais il n'y avait pas non plus de tendresse, ou même de la sympathie. Non, de toute évidence, il inspirait Blaise autant qu'une tranche de jambon… Son cœur se serra, voilà encore une chose qui ne changerait jamais.
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO
Severus écarta les rideaux de la chambre qu'il partageait avec Harry. Sans un sourire, il se tourna vers celui qui partageait sa vie et s'approcha de lui.
« Ils sont là, » murmura-t-il en lui caressant le front. « Comme tu le voulais. »
Le brun poussa un grognement et s'enfonça un peu plus sous les couvertures. La fièvre n'était pas encore retombée mais la potion faisait son effet. La veille il lui avait mis sa baguette magique dans les mains et l'avait forcé à faire un geste. Rien… Il n'avait plus de pouvoir. Harry Potter n'était plus un sorcier…
Mais ce sacrifice serait-il suffisant pour le soigner ?
A bientot pour la suite !
Une review pour l'auteur ?
