Bonjour chers lecteurs (enfin surtout lectrices^^),
Je remercie tous ceux qui suivent cette fictions et ceux qui l'ont mise en favorites, mais je remercie plus particulièrement: BellouPattinson, Maddley, aelita48 et helimoenpour leurs reviews.
alelita48:oui c'est une fiction étrange^^ j'espère cependant que tu l'aimeras.
helimoen: Depuis longtemps j'avais dans la tête, une Bella vampire et très ancienne et puis j'ai regardé Vampire Diaries et je me suis dit "pourquoi ne pas créer une Bella avec sa famille, comme étant les premiers vampires" et puis j'y ai réfléchi pas mal de temps, je notais toutes mes idées et de fil en aiguille j'ai créer mes personnages et ma fiction. Voilà comment m'est venue l'idée^^
Pour l'instant, j'ai une dixaine de chapitre "préparé" mais il faut que j'y ajoute des choses, que je mette plus de détails... etc. Je ne poste pas régulièrement, désolée mais je fais ce que je peux pour que ce soit le plus souvent possible.
Voilà, je vous laisse avec ce deuxième chapitre.
Bonne lecture.
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2
« Les défauts de nos morts se fanent, leurs qualités fleurissent, leurs vertus éclatent dans le jardin de notre souvenir. »
Jules Renard
Journal
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Les vampires ont une mémoire infaillible, cette vérité est connue de toute notre race. Cependant, elle a une faiblesse : la distraction.
Un vampire se distrayant rapidement après un acte pourra vite oublier, du moins, ne plus y penser si sa nouvelle envie est plus amusante que la précédente. C'est d'autant plus facile pour un vampire aux yeux rouges. Sa conscience n'est que partiel, il agit selon ses règles et ce qui était pour lui important étant humain ne l'est plus forcément.
Je ne sais pas si c'est à cause de mon régime alimentaire ou bien parce que je suis assez différente des autres de mon espèce mais moi je n'ai pas oublié. Comment le pourrais-je ? Aucunes distractions ne pourraient me faire oublier Nos moments ou Lui. Et de toute façon je ne veux pas oublier car même si cela fait mal, même si chaque souvenir est comme un poignard que je reçois dans mon cœur mort, au moins, j'ai toujours la sensation de Sa présence auprès de moi.
Je n'ai pas le droit de ne plus penser à Lui. Lui qui aurait pu me donner sa vie.
Toujours dans mes pensées, je regardais le paysage défiler jusqu'à notre jet. Le plus long serait certainement ce moment. Le chemin n'était pas facile à cause de la neige. Nous avions choisi de faire venir un hummer limousine de couleur blanche pour le trajet.
Ce n'était pas le plus pratique mais Adalrick tenait à son confort. Je n'avais rien dit, à quoi bon ? Pour moi c'était juste une voiture, il aurait pu choisir n'importe quoi d'autre ça m'allait. Je ne prêtais jamais attention au matériel. Que ce soit des voitures, des objet ménagers... rien ne m'intéressait.
Toutefois, il y a longtemps, Il m'avait montré sa passion pour les choses nouvelles, me donnant ainsi goût pour ce qui m'entourait.
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- Automne 1854 - Volterra
-Bella regardes !
- Quoi donc?
Mon ami soupira, certainement agacé par mon manque total d'intérêt pour les objets présents. Vraiment ! Quel pouvait être l'intérêt de regarder une exposition d'inventions, les plus étranges les unes que les autres ? Personnellement je n'en voyais aucun. De plus, dans quelques temps, ces objets seront, pour la plupart, des projets à l'abandon. Quant aux autres, je les verrais évoluer au fil du temps alors, autant attendre une version plus moderne. Mais je devais cependant faire un effort pour lui. Il aimait beaucoup ce genre de choses.
Je me dirigeai,s en essayant de sourire le plus possible, vers lui.
- Ne souris pas comme ça. Je sais que tu n'es pas heureuse d'être ici mais nous ne faisons qu'un petit tour puis nous rentrerons.
- Ne t'inquiètes pas, prends le temps qu'il te faut pour regarder ces machines.
- Tu ne trouves vraiment rien d'intéressant ici n'est ce pas ?
- La seule chose que je trouve intéressante ici c'est toi. Ne t'en fais donc pas pour moi.
Il sourit et son cœur accéléra. J'adorais entendre ça, entendre cette douce mélodie qui un jour s'arrêterait si je ne faisais rien. Il m'était si précieux ! Mais sa vie aussi...
- Regardes cette machine ! Elle permet de prendre une image sur le papier. N'est-elle pas magnifique ?
- Je te la prends si tu veux.
Il me regarda choqué un instant et rit.
- Ne plaisantes pas comme ça. Elle coûte une fortune et puis tu ne peux pas tout avoir !
Je ne répondis pas, me contentant de hocher la tête. Dans quelques jours c'était son anniversaire. Si c'était cette chose dont il avait envi, je pouvais lui offrir. Ce n'était pas grand chose...
Pourtant, il avait raison sur un point, je ne pouvais pas tout avoir. J'avais un accès illimité à toutes ces choses matérielles grâce à ma richesse mais une seule et unique chose qui n'avait pas de prix, je ne pouvais l'avoir : Lui.
Lui que j'aimais tant...
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- Signi ?
Je revins au présent, un étrange sourire aux lèvres. Je n'avais pas encore quitter le sol que déjà mes souvenirs remontaient dans mon esprit à me faire quitter la réalité. Je me demandais ce que ce serait une fois arrivée à destination.
Je me tournais vers Sunniva qui m'avait appelé.
- Qu'y a-t-il ?
- Tu étais dans la lune.
- Je n'ai pas le droit d'y être ?
- Pas quand je te parle de notre séjour !
Je lui caressais la joue et posa un regard tendre sur elle. Automatiquement, elle s'appuya légèrement sur ma main qui tenait un de ses cotés et tint ma main. Elle était si mignonne.
- Que me disais-tu à propos de notre séjour ?
- Et bien, une fois arrivée, nous nous présentons, nous posons nos affaires et ensuite nous allons faire du shopping !
- shopping ?
Je la regardais, septique. Il était étrange pour moi de voir ma petite sœur parler comme les jeunes humains de maintenant. Ce voyage allait la rendre encore plus moderne mais aussi plus capricieuse... Cela va être dur de la contenir.
- Oui, c'est ça qu'on dit. Nous pourrons nous amuser. Tu veux bien hin ?
Comment dire non à ce doux visage. Pourtant je devais lui enlever ce sourire. Une chose nous empêcherait de sortir.
- En Italie, le soleil est présent, demain aussi certainement, nous ne pourrons pas sortir.
Contrairement à ce que je pensais, elle afficha un large sourire, des yeux malicieux. Qu'avait-elle en tête ?
- Adalrick m'a dit que les Volturi ont de nombreux tunnels sous terre pour sortir et puis, Volterra est une ville avec des murs très hauts cela cache du soleil. S'il te plait ? Tu seras avec moi donc il n'y aura pas de problème ?
À son air suppliant je ne pouvais qu'acquiescer.
- Très bien. Mais attendons d'être installer et nous partirons au petit matin dès l'ouverture de leur magasin.
- Super ! Tu es la meilleure ! Me dit-elle tout en me sautant dessus.
Mes frères nous regardèrent, attendris.
Sunniva était adorable. Je savais que je ne devais pas me plier à toutes ses volontés. Je devais parfois me montrer dur avec elle mais je voulais tant lui faire plaisir.
À bien des égards, cela devait lui coûter d'être dans cette situation, figeait dans ses treize années. À cause de son état, elle ne pourrait jamais connaître les responsabilités, ne pourrait jamais comprendre certaines choses importantes de la vie.
Elle ne pourra jamais tomber amoureuse...
Elle ne pouvait connaître ce sentiment si fort et si prenant. Quelque chose à laquelle on ne pouvait échapper.
J'avais essayer de fuir ce sentiment qui m'envahissait mais, mes maigres tentatives avaient été veines.
Je L'avais aimé et il en sera toujours ainsi...
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- 24 Mars 1852 - Volterra
Je revenais de chasse. Cela faisait quelques jours que j'étais parti. Je savais que je n'avais besoin que de quelques heures, une nuit tout au plus pour m'abreuver et Lui aussi le savait mais j'avais prétexté devoir aller plus loin dans les bois. La faune était meilleure.
En vérité, elle était pareil que je m'éloigne de quelques kilomètres ou d'une centaine mais il fallait que je prenne mais distances. Je ressentais des choses étranges depuis quelques jours. Et plus j'essayais de comprendre, plus tout s'embrouillait dans ma tête mais aussi dans mon cœur.
C'était la première fois que cela m'arrivait. Qu'avais-je donc ?
J'arrivais dans Son jardin. Il était assis sur notre banc et avait l'air de souffrir. Je me sentais mal pour lui. Qu'avait-il ?Il avait la tête entre ses mains, les coudes posaient sur ses genoux. Pourquoi était-il triste ?
Sa chemise blanche était ouverte sur le haut, plus que d'ordinaire. Ses manches étaient repliés rapidement. Il n'était pas si négligé d'habitude.
Je n'étais plus qu'à quelques pas de lui quand il m'entendit. Il releva la tête rapidement et quand il me vit, il courut vers moi pour me prendre dans ses bras. Sous la surprise, il nous fit chuter tout les deux.
- Que se passe-t-il ?
Il ne me répondit pas. Son cœur battait à une vitesse frénétique et son visage était enfouit dans le creux de mon épaule. Je sentais son souffle chaud qui me donna des frissons.
Après plusieurs minutes sans parler, il releva sa tête, s'appuyant sur ses coudes, mais ne se remit pas debout.
Je le regardais dans ses yeux, quelques larmes menaçaient de couler le long de ses joues mais il ferma les poing et me regarda ensuite d'un air dur.
- Pourquoi être parti si longtemps?
- Je te l'ai dit, je devais chasser.
- Une semaine ? Tu ne m'as pas dit que tu en avais pour si longtemps ! J'étais si inquiet j'ai cru que...
Il s'arrêta net et soupira. Tout en s'asseyant à coté de moi, j'étais toujours allongée et choquée par ce qui se passait.
Il était inquiet alors qu'il savait que j'étais la chose la plus dangereuse sur Terre ?
Je me relevais et posais une main sur son épaule.
- Je n'ai rien à craindre, tu le sais, je suis très forte.
- Je n'étais pas inquiet pour ça...
J'attendais qu'il poursuive car je ne comprenais pas mais il ne le fit pas. Il se leva et me tendit la main.
- Maintenant tu es la ! Allez viens, il y a la réception de mes parents tout à l'heure, il faut se préparer.
Je pris sa main bien que je n'avais pas besoin de son aide pour me lever. À son contact, comme toujours, je ressentis cette chaleur que lui seul possédait mais aussi cette petite décharge électrique très étrange. Il regarda sa main, son cœur battit plus fort pendant quelques battement. Lui aussi l'avais ressentit. Cependant nous nous contentâmes de nous sourire et de partir tranquillement vers chez lui.
Les servantes bougeaient dans tout les coins pour préparer la salle, les cuisinières étaient déjà aux fourneaux.
Je saluais d'un signe de mains Ses parents qui eux aussi me rendirent mon signe et partit dans la chambre qu'ils m'avaient autoriser à habiter. Lui partit vers la sienne.
Je devais me préparer. Par chance, j'avais un peu plus tôt acheter une robe pour cette réception qui était attendu comme l'événement de l'année.
La robe était de couleur verte.
Comme Ses yeux, pensais-je avec le sourire.
Elle était très bouffante à partir de la taille mais il n'y avait pas de dentelles. Des motifs floraux dessinés, de ma taille jusqu'en bas. Le haut me couvrait mon buste mais laissait mon coup ainsi que mes bras dénudés. Ce n'était pas très bien vu mais les habitants avaient l'habitude de mes extravagances maintenant. Une pierre noire était au centre de mes seins. Attachée à elle, des perles qui entourées le bas de ma poitrine pour finir derrière mon dos.
Elle était simple mais d'une élégance rare.
Je décidais de relever chaque coté de mes cheveux un peu plus haut mais de les laisser tomber en fines boucles. Mes pinces rouges brillaient et rendait ma chevelure plus foncée mais très belle.
La coiffure aussi n'était pas très bien vu. Les femmes devaient les attacher mais je n'aimais pas faire comme les autres. J'aimais faire les choses à ma manière.
Mes chaussures à talons étaient noires mais on ne les voyait pas car ma robe tombait à terre.
Je mis une paire de gants pour l'élégance. Et mon collier familial.
Jugeant être assez présentable, je sortis. Bien qu'assez éloignée, j'entendais déjà certaines femmes murmurer que leur corset allait un jour avoir leur perte.
Je ris à cette phrase. Je pouvais les comprendre. Moi-même, si j'avais eu besoin de respirer, j'aurais pensé la même chose qu'elles.
Je me mis droite, prête à descendre, quand je Le vis. Apparemment il m'attendait pour rejoindre les autres. Il marcha vers moi d'un pas lent, il semblait nerveux.
Moi, j'observais sa tenue. Un costume noir des plus élégant, des gants blanc. Il était très beaux. Et je savais que si mon cœur battait, il se serait accéléré.
Il me prit la main, s'inclina et la baisa. S'attardant plus que nécessaire sur celle ci. Tout en se redressant il me regarda et me complimenta.
- Tu es magnifique. Un véritable Ange.
Je lui souris. Quelque peu gênée mais heureuse.
- Tu es très beau aussi.
Je lui pris le bras et nous allâmes à la réception en bas. Bien sur, tous chuchotèrent à notre vu mais je m'en fichais et lui aussi. Nous étions bien tout les deux.
Il m'emmena saluer ses parents, ainsi que certains invités. Quand il dut parler affaires et héritages, je m'excusais et partis vers mon amie, Marilla Weber. Elle avait été gentille depuis le début avec moi et n'était pas fausse. Je l'aimais bien.
- Bonsoir Marilla.
- Bonsoir Bella. Tu es ravissante.
- Toi aussi.
Nous parlâmes de sa vie de famille récente. En effet, elle s'était mariée il y a six mois et attendait un heureux évènement. Elle était heureuse et son mari était un homme bien qui prenait soin d'elle. Ils avaient dans l'idée de partir et de voyager après la naissance de leur bébé.
J'étais contente pour eux.
Après un certain temps, je Le sentis arriver. Il me prit la main et m'emmena dans le jardin, à notre banc.
Nous entendions les violons en fond sonore. Les étoiles brillaient étonnamment fort ce soir. Le cadre était parfait. C'était dans ces moments là que je voulais que le temps s'arrête pour toujours.
Il s'inclina devant moi un signe d'invitation pour danser. Bien que je n'aime pas, je fis un effort et pris sa main. Il posa l'autre dans le bas de mon dos alors que la mienne alla sur son épaule.
Heureusement que nous étions à l'écart. Les gens seraient choqués par notre proximité alors que nous ne sommes que des amis.
Des amis...
Étrangement, cette constatation me fit mal. Je regardais dans ses yeux, lui aussi fixait les miens.
- Je suis heureux que tu sois ici.
Sa phrase semblait vouloir dire plus. Il semblait y avoir une peur qui ne le quittait pas depuis que j'étais revenue tout à l'heure. Je repensais à notre brève conversation, à sa réaction.
« j'étais inquiet... »
Mais je savais qu'il n'avait pas peur pour moi. Il savait ce que j'étais et que je ne craignais rien. Alors pourquoi avait-il peur ?
Et c'est la que je compris. Il avait peur que je ne revienne pas.
- Je ne partirais pas. Lui dis-je doucement.
Il me regarda, son sourire grandit et toute trace de peur parti. Quand à moi, je trouvais la réponse à toutes mes questions dans ses yeux.
Mes sentiments, mes sensations étranges, la torture que cela avait été d'être loin de lui...
- J'étais simplement amoureuse de lui.
Un nouveau sourire vint sur mon visage. Mes yeux devaient certainement briller. Je pris quelques secondes avant de lui parler :
- Je ne m'éloignerais jamais de toi.
Et c'est par cette phrase, ou mon visage qu'il comprit. Comme par le sien et son cœur que je compris que lui aussi ressentait la même chose.
J'étais heureuse.
Je posais ma tête contre son torse tout en continuant de danser. Lui avait la tête dans mes cheveux et je l'entendis murmurer :
- Mon Ange.
Je l'aimais et je l'aimerais toute mon éternité...
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Je reviens au présent quand je sentis une pression sur main. Je regardais à coté de moi et vis Hakkon. Il me sourit tendrement.
- Tu vas bien ?
- Oui. Les souvenirs remontent c'est tout.
Il passa un bras autour de mes épaules et m'attira contre lui. Il savait que ce n'était pas facile pour moi. Il comprenait.
Dans les bras de mon frère, je me sentais un peu mieux. Lui seul arrivait à extirper un peu de cette tristesse enfouie profondément dans mon cœur. Lui seul avait accepter que je reste auprès de Lui.
- Signi, nous arrivons sur la piste.
Je regardais par la fenêtre et vis que Hakkon avait raison. Finalement, le trajet en voiture s'était passé rapidement.
Nous descendîmes tous. Le peu d'humains autour s'affairaient à leurs taches, aucuns n'osaient nous regarder. C'était compréhensibles, nous inspirions crainte et danger aux autres. Surtout ici où les légendes allaient de bons train. Une certaine famille différente des autres, dangereusement différente. Résistant au temps qui passe. Sacrifiant des humains pour conserver leur beauté éternelle.
Cela se rapprochait en effet de nous. Mais ces légendes là, peu dans le pays la connaissait. Il était surtout question d'une famille donc chaque descendance est plus belle que la précédente et plus cruelle. Une famille riche et recluse.
Tout ça faisait rire Adalrick. Il aimait être craint car pour lui, plus une personne était crainte, plus elle avait de pouvoir. Il n'avait pas tort. C'est ainsi qu'il eu, dans son jeune temps, le projet d'être l'Homme le plus craint de tous.
Le résultat ? On pouvait maintenant entendre dans presque toutes les parties du monde d'effrayantes histoires concernant un être horrible, cruel et immortellement beau sans aucun état d'âme ni de conscience du bien et du mal.
Mais aujourd'hui, les nouvelles générations ne savent pas ça. Nous sommes devenus une fiction et beaucoup nous parodient.
Cela agace prodigieusement mon grand frère. Lui qui ne sait plus comment faire peur aux humains de nos jours...
Comment être craint sans savoir qui il était réellement ? Tel était son dilemme.
Nous montâmes dans le jet et je pris place coté gauche au hublot. Je regardais à peine à l'intérieur de l'appareil. Depuis la dernière fois, cela avait encore changé mais je n'y prêtais pas attention. Les humains et ce besoin constant de changement. Certes, c'était plus pratique mais à peine avait-il inventé une chose qu'ils devaient tout de suite l'améliorer.
Le pilote nous prévînmes que nous allâmes décoller et quelques minutes après, c'était chose faite. Nous étions dans les airs.
De la fenêtre j'observais l'extérieur. Pour un mortel, la vue ne lui montrerait que le noir. Pour moi, c'était tout autre. Je voyais des nuages, les étoiles si belles. Comme ce soir là...
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- 5 Décembre 1849 - Volterra
Aujourd'hui avait été une bonne journée. Je m'étais baladée avec Lui longtemps. Bien sur, il ne tenait pas en place et à peine était-il arrivé à un stand qu'il partait vers un autre. Il était si amusant et respirait la joie de vivre.
J'aimais entendre son cœur battre frénétiquement et voir ses yeux s'extasier pour n'importe quelle petite chose du monde qu'il découvrait.
- Bella ! Tu m'écoutes ? Tu es encore ailleurs !
Ça mine boudeuse me fit sourire. Il était amusant et attendrissant.
- Je repensais à notre journée et à toi courir partout.
- Je ne courrais pas partout ! J'avais juste peur de ne pas avoir assez de temps pour tout voir. C'est exceptionnel ce rassemblement de marchand tu sais. Il y avait tant de belles choses. Et encore aujourd'hui tu m'as gâté.
- ça me fait plaisir de t'offrir ce que tu veux, et puis mon argent doit bien servir à quelque chose.
- Justement, je... euh... en fait...
Il n'arrivait plus à parler correctement, le rouge montait à ses joues et il avait les mains dans le dos. Il n'osait pas me dire quelque chose mais quoi...
- Tu m'offre toujours des choses alors que moi non.
- Je veux simplement te faire plaisir.
- Je sais ça. Et ça me fait plaisir mais moi aussi je veux te faire plaisir. C'est pour ça que je veux t'offrir quelque chose.
- Tu n'es pas obligé.
- Je veux t'offrir ça. J'y ai beaucoup réfléchi, si tu n'aimes pas ou que tu ne trouves pas ça intéressant dis-le moi. Sois franche.
Je hochais la tête en attendant. J'étais curieuse et un peu impatiente. Il n'y avait que lui qui pouvait m'inspirer de tels sentiments.
- Je veux que tu t'assoies en tailleur et que tu fermes les yeux.
Je le fis, toujours curieuse. Qu'avait-il encore inventé ?
J'entendis ses battements de cœur à pleine vitesse, se rapprocher. Je sentis deux mains s'appuyer d'abord sur mes épaules. Il était derrière moi. Il se positionna et mit ensuite ses deux mains sur mes yeux, me penchant la tête en arrière.
- Maintenant tu peux regarder.
Il les enleva et je pus ouvrir les yeux. Il m'avait appuyé contre lui. Ainsi, son cœur était près de mon oreille. Un son magnifique.
- La première fois que je t'ai vu, mon regard brillait comme ce soir. J'étais jeune mais je m'en souviens encore. Les étoiles sont pareil à mon regard de ce jour là. C'est pour ça que je t'offre mon regard, ces étoiles. Comme ça, que tu sois loin ou près, tu sauras que je te regarde toujours, que je suis toujours là.
Je ne savais pas quoi dire. C'était la première fois qu'on m'offrait un tel cadeau. J'étais tellement ému.
Lui si jeune arrivait à toucher mon cœur, mes sentiments, mon âme...
- Tu n'aimes pas ?
Je me retournais vite vers lui et le serrais dans mes bras en mesurant ma force comme je le pouvais.
- C'est le plus beau cadeau que l'on m'ait fait. Merci. Tu fond du cœur, Merci.
Je l'entendis souffler, certainement de soulagement. Et resserrer la prise sur moi.
Une chose était sur, jamais je n'allais oublier cette nuit là n'y même ce cadeau qui pour moi était le plus beau de toute ma longue vie...
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Je revins au présent en sentant une secousse. Comme je l'avais dit, je n'avais pas oublié un seul détail de cette nuit la. Nous étions restés allongés dans l'herbe un long moment après ça. Il avait un sourire béat sur le visage et moi aussi. Après ça, mon affection pour lui n'a fait qu'augmenter et il n'avait pas arrêté une seule seconde de me surprendre et de me rendre heureuse.
Le seul qui avait réussit totalement.
Je pris un livre que j'avais emporté avec moi. De très anciens poèmes que j'aimais beaucoup. Les japonais en particulier. On appelait ça des waka. Ils sont apparus vers 905 où le premier recueil de waka est apparut pour souligner l'importance de la littérature.
Un de ses poètes se trouvait être Ki no Tsurayuki. Un homme charmant que j'ai eu le plaisir de connaître. Il était reconnu comme poète et critique. Pour moi, il excellait dans n'importe quel domaine littéraire mais sa spécialité était indéniablement la poésie.
Je ne l'ai connu que peu de temps, à cette époque, j'aimais voyager. Le Japon fut une destination intéressante, notamment mon court séjour près de cet homme.
Assez énigmatique et calme, il pouvait rester assis pendant des heures, une feuille vierge devant lui, ses yeux vagabondant on ne sait où. Son corps était ici mais son esprit parcourait son imaginaire à la recherche d'inspiration.
Je m'en souviens surtout d'un, son dernier, intitulé Sagesse. Il dit :
« Le reflet de la lune
qui habite l'eau
au creux d'une main
réel ? Irréel ?
J'ai été cela au monde
L'eau s'égouttant de mes mains
trouble la clarté
du puits de la montagne
sans être lassés l'un de l'autre
il a pourtant fallu se séparer. »
Les poèmes japonais n'ont beau ne pas être long, ils sont très beaux.
Je continuais de lire plusieurs pages quand j'entendis Sunniva parler.
- Nous y sommes !
- génial ! Ajouta Eïnar ironiquement.
Il n'était pas convaincu par ce voyage. Il approcha de moi.
- Et si je reste dans l'avion ? Il me ramènera et je vous attendrais au château.
- Toi ? Seul dans un château pendant plusieurs jours ? Pas question jeune homme !
- Pfff tu n'es pas drôle. D'ailleurs pourquoi as tu accepté ? J'ai bien vu que ça ne t'enchantait pas.
- Le corbeau m'a donné son accord.
Il souffla fortement et bougonna quelques instant, tout en partant vers la porte, quelque chose comme « folle d'écouter ses piafs ! » ou encore « maudits corbeaux ! ».
Je le comprenais. Il ne voulait pas partir de chez lui, là où il se sentait en sécurité. J'étais aussi dans cet état d'esprit mais après tout, je me fiais toujours à mes corbeaux et puis je devais Le revoir. Il me manquait !
J'allais directement dans la limousine.
Limousine ? Je voulais que nous soyons discret. Ça commençait bien ! Je lançais un regard noir à mon grand frère qui rit. Il savait que je n'aimais pas tout ça. À croire qu'il le faisait exprès !
Nous prîmes place rapidement. La route jusqu'à la demeure des Volturi n'était pas loin. Heureusement car je crois que notre chauffeur ne l'aurait pas supporté.
On entendait tous d'ici son rythme cardiaque à une trop grande vitesse. On pouvait voir ses frissons et ses tremblements. Il était stressé, c'était normal en autre présence.
Comme à mon habitude, je regardais par la fenêtre. Il n'y avait pas âme qui vive sur les routes, normal, il était déjà une heure avancée de la nuit. Une fois les villages traversés, nous prîmes une petite route de campagne à notre demande. Je ne voulais pas passer par les grandes villes.
Je remarquais que dehors, une immense étendue verte bordait notre chemin. Une grande prairie.
Elle ressemblait tant à celle où je L'avais rencontré...
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– Mardi 27 Juillet 1847 - campagne toscane, Italie
J'étais épuisée. À bout de tout. Voilà maintenant des siècles que je vis et pour quoi ? Pour voir de telles choses ? J'étais bien loin de chez moi. Mon pays me manquait, mon château me manquait. Et même ma famille.
Ici je n'avais rien.
Deux ans que je suis en Italie et déjà je suis si fatiguée. Fatiguée de cette violence, fatiguée de cette peur qui se propage, fatiguée de vivre.
Nos très chers Volturi, c'est soit disant rois. Pfff... Ne pouvaient-ils donc pas s'occuper de ce problème ? Bien sur que non. Ils avaient trop peur de sortir de leur demeure et de risquer une attaque.
Alors ils laissent faire et attendent que cela passe. Mais c'était tout le contraire qui arrivait.
La guerre des nouveaux nés continuait en Italie, bien quelle se soit calmée en France et sur l'autre Continent. Une certaine lois avait interdit la formation d'armée sous peine de mort. Nous pouvions toujours attendre la sentence...
J'en avais assez d'entendre à quel point la terreur régnait dans ce pays, assez de la guerre vampirique. Alors je m'y suis mêlée. Les humains souffraient de plus en plus de cette guerre. De plus en plus de morts, de disparitions, de rumeurs... ça ne pouvait plus durer.
Voici donc deux longues années que je stoppais comme je le pouvais ces armées incontrôlables.
Aujourd'hui avait été dure. Le clan été formé d'une vingtaine de vampires tous assoiffés, dirigé par un duo de vampires plus âgé. Je les avais tous détruit. Mais cette fois ci je ne m'en étais pas sortie indemne.
J'avais de graves blessures dus notamment à cause d'un vampire contrôlant le feu, sans compter le nombre de morsures.
Le combat avait durée des heures. J'étais maintenant dans une campagne de Toscane mais où exactement ? Je ne savais pas. Proche de Volterra je pensais.
Je savais juste que je ne pouvais plus bouger et que j'étais à découvert. Si les humains passaient alors il verrait ce que j'étais au soleil, je serait découverte et je devrais les hypnotiser pour qu'ils oublient. Du moins si j'en avais la force car maintenant je ne pouvais rien faire.
Et j'avais peur que mon corps, guidé par mes pires instincts, ne prenne le dessus sur ma raison et fasse ce qu'il a besoin...
Mes yeux se fermaient sans que je les commande, j'étais si fatiguée...Je voulais juste les fermer et ne plus jamais les ouvrir.
- Ma..Madame ?
J'ouvris brusquement les yeux et tournais vivement ma tête vers la source du bruit. Cette douce voix.
Un enfant ! Oh non. Il ne fallait pas qu'il approche. Son petit cœur rapide, son sang que j'entendais circuler...
- Vas t'en !
Ma voix se voulut ferme froide et terrifiante malheureusement pas autant qu'elle l'aurait voulu car il resta la. Silencieux pendant plusieurs secondes, puis avança prudemment.
- N'avances pas !
- Mais, vous avez besoin d'aide.
Ce petit. Il voulait m'aider rien de plus. Pourtant c'était un risque trop grand et puis, que pouvait-il faire ? Rien du tout.
Si, une chose...
Je serrais les dents et fis taire cette voix. La voix de ce démon, de ce mal qui voulait plus que tout se jeter sur ce petit être sans défense.
Je ne devais pas céder.
- Si tu approches je te ferais du mal !
Ça le fit s'arrêter quelques secondes. Son cœur battit encore plus vite puis se calma tout en avançant vers moi. Mais bon sang n'avait-il peur de rien ?
- Je dois vous aider.
- Je t'ai dit de t'en aller !
Cette fois ci, je lui avait fait peur. Je le voyais dans son regard.
Pourtant, il fronça les sourcils et d'un pas plus décidé, arriva à coté de moi. Il se mit à genoux. Moi je retenais ma respiration.
Il se pencha vers moi, sa petite main alla vers mon visage mais avant de faire quoi que se soit. J'utilisais mes dernières forces pour courir aussi vite que possible vers la petite cabane à une centaine de mètres. Mais arrivée à la porte, je m'écroulais.
- Madame !
Je vis à peine le petit courir vers moi. Il arriva bien vite à mes cotés et me tira la main comme pour m'emmener dans l'abri.
La froideur de ma peau ne sembla pas le déranger. Ni même mon regard qui devait être noir. Je l'aidais comme je pus et après un dernier effort, j'étais dans de la paille, à l'intérieur.
L'humain ferma la porte et vint s'asseoir à mes cotés. Cette fois ci, je ne pus repoussais sa main si chaude sur ma joue.
Son visage s'illumina, son sourire s'étira. Pourquoi avait-il l'air si heureux ?
- Vous êtes belle.
Ma beauté vampirique bien sur ! Mais il n'y avait pas que ça, il semblait fasciné par ma peau... Oh non ! Le soleil pénétrait l'endroit ou j'étais installée ! D'ailleurs, dehors, il avait déjà du voir ma peau!
Pourquoi n'en avait-il pas horreur ?
- Tu n'as pas peur ?
- Pourquoi aurais-je peur ? Vous êtes belle.
- Je suis dangereuse.
- Pas vous.
- Comment peux-tu en être sur ?
- Je ne sais pas. Je sais juste que vous ne me ferez rien.
- J'en ai envie pourtant.
Autant être franche avec lui, peut-être qu'il pourrait reprendre raison et partir.
- Je le sais aussi. Je le vois à vos yeux.
Ce gamin était étonnamment perspicace. Cela aurait du m'agacer mais c'était le contraire. Il était si gentil, si doux, si vivant...
- De quoi avez-vous besoin ? De l'eau ?
- De... de sang... dis-je sans le regarder.
J'avais si honte d'être faible. Mon visage était tourné, j'attendais qu'il comprenne enfin et qu'il s'en aille mais au lieu de ça, je vis un petit poignet proche de ma bouche.
- Prenez alors.
Etait-il fou ? Voulait-il mourir ? Je l'avais pourtant prévenu ! Je repoussais faiblement sa main et le regardais.
- Je pourrais te tuer.
- Ne me prenez pas tout. M'avait-il dit comme ci c'était la chose la plus naturelle du monde.
- Si je ne te prends pas tout, tu deviendras différent et je ne veux pas. Je ne peux pas prendre de sang humain de toute façon.
Il me regarda interrogateur, puis, comme s'il venait d'avoir une illumination, il ne leva brusquement et me dit de l'attendre.
De toute façon, je ne pouvais pas bouger...
J'attendis une heure, peut-être deux, dans cet endroit. Je n'arrêtais pas de me poser toutes sortes de questions en rapport avec l'humain. Il était vraiment étrange. Différent des autres.
Je sentais mes forces diminuer au fur et à mesure que le temps passait et je ne voulais qu'une chose : que cela finisse.
Mais encore une fois, quand je fermai les yeux, le petit apparu. Il tenait je ne sais quoi dans ses mains. Il avait l'air essoufflé.
- Pour vous ! J'espère que cela suffira.
Je pris ce qu'il me tendit. Des lapins ! Il m'avait apporté des lapins !
Je souris à son attention.
Tout en les touchant, je remarquais que certains étaient plus chauds que d'autres. Mais tous étaient morts.
Je sentis cependant le sang encore présent dans leurs corps et avant même que je ne puisse dire à l'humain de sortir, j'avais déjà en bouche le premier animal.
Je ne réfléchissais plus, je m'abreuvais de ce délicat jus. J'enchaînais les petits animaux et déjà je ressentais moins de fatigue. Cela ne suffirait pas à me faire tenir pour la journée mais au moins, ça me permettrait de tenir le temps d'une chasse.
J'avais en tout vidé six lapins.
J'essuyais mes lèvres tout en regardant le garçon toujours présent. Son cœur battait assez vite mais il ne bougeait pas. Il devait être terrifiait pourtant je voyais juste de la surprise sur son visage.
- Moi aussi je me jette sur mon repas quand j'ai faim. Avait-il dit.
Je restais là, choquée par ses mots, puis me mis à rire. Rire que lui aussi partageait. Ce garçon était-il vraiment humain ? N'avait-il aucunes craintes ?
- Tu n'as vraiment pas peur de moi n'est ce pas ?
- Non.
Je secouais la tête et me relevais doucement.
- Vous allez mieux ?
- Oui grâce à toi, mais je dois encore boire.
- Je ne crois pas réussir à prendre encore beaucoup de lapin.
- J'y arriverais seule. Merci.
Je partis vers la porte mais il me retint en tirant sur ma robe.
- Vous reviendrez me voir ?
- Je... je ne peux pas.
Et c'est là que je vis une chose qui me bouleversa. Des larmes ! Des larmes sur son si doux visage. Je ne voulais pas voir ça. Pourquoi pleurait-il ? Je m'accroupis à sa hauteur et le questionna.
- Je voudrais vous revoir.
- Tu l'as remarqué, je suis différente.
- Et alors ? Je m'en fiche. S'il vous plait revenez !
Comment lui dire non ? Je devais lui dire pourtant, je devais effacer ce moment de sa mémoire mais je n'ai pus m'y résoudre. Je voulais moi aussi le revoir, je ne sais pour quelle raison.
Juste être auprès de cet être si vivant !
- Je reviens dans une heure, peux-tu m'attendre ?
Il hocha vivement de la tête et un sourire de pure joie s'afficha. Le même qui s'afficha inexplicablement sur mon visage.
- Et comment vous appelez vous ?Ange ?
- Ange ?
Je le regardais, perplexe... un ange n'aurait pas fait ce que j'avais fait.
- ça vous ressemble.
- Je suis loin d'être un ange tu sais.
- Mais vous êtes très belle. Oh, Bella ! C'est le prénom parfait pour vous !
Je ris devant son air victorieux. Il donnait l'impression d'avoir fait la découverte de l'année.
- Très bien alors pour toi, ce sera Bella.
Je lui tapotais un peu la tête et partit vers ma chasse. Comme promis, je le retrouvais dans cette cabane une heure plus tard. Je me sentais mieux.
Il avait été heureux de me revoir et n'était pas le moins du monde effrayé par ma présence.
Cette journée fut la première d'une longue suite. Toujours plus intéressantes les unes après les autres.
.
- Signi, nous somme arrivés, me dit Hakon en me sortant de ma rêverie.
Je souris tristement et sortis. Le chauffeur nous avez laissés devant la demeure Volturienne. Elle était assez belle vu de l'extérieur mais nous savions que beaucoup de choses se passaient en sous sol.
Je me retournais pour apercevoir la vue. On pouvait tout voir de la ou j'étais malgré les toits et les murs. J'observais de plus loin cette même campagne que j'avais vu plus tôt.
Je n'avais jamais oublié cette première rencontre. Il m'avait sauvé la vie sans le savoir. Moi qui avais voulu tout abandonné, il était apparu dans mon monde et n'y était plus jamais sorti même s'il n'était plus à mes cotés.
Je pris une inspiration, le sourire au lèvres je m'exprimais:
- Je suis de retour, Luciano.
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Et voila pour ce deuxième chapitre.
Est-ce-qu'il vous à plus?
Et non, pas encore de Cullen à l'horizon! ^_^
N'hésitez pas à me dire vos impressions, vos questions... etc.
à la prochaine!
B-ness.
