Bonjour à tous!
Alors d'abord je voudrais vous dire que les chapitres vont être un peu plus long que prévu à avoir car j'ai un lumbago et de ce fait, c'est très dur d'être à l'ordinateur. J'ai d'ailleurs mis plusieurs jours pour finir ce chapitre! Je devenais folle à ne pas pouvoir écrire! ^_^
Mais finalement le voici ce chapitre!
Comme toujours je remercie tout ceux qui suivent l'histoire et un grand merci à elsrambaldi, canada02, hera09 et helimoen pour leur reviews encourageantes. ça me touche beaucoup!
Petite parenthèse, pour mon projet, j'ai plusieurs personnes d'intéressé alors il faut vraiment que ces personnes soient sur à 100% de vouloir s'investir dedans! Mais je suis contente que ce projet intéresse (que ce soit pour la participation ou juste un suivis) Merci!
Et voilà maintenant je vous laisse avec ce troisième chapitre en espérant qu'il vous plaise.
Bonne lecture.
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3
« Une vraie rencontre, une rencontre décisive, c'est quelque chose qui ressemble au destin. »
Tahar Ben Jelloun
L'Auberge des pauvres
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Voila de nombreuses années que je n'avais fait de nouvelles rencontres. Pour moi, la rencontre sonnait le début du décompte du temps qu'il me restait avant la séparation.
Après tout, à chaque fois que je rencontrais une personne, c'était pour la quitter alors à quoi bon ?
Mais par un caprice de mon frère, j'étais maintenant amenée à voir d'autres vampires, que je n'aimais pas et bien sur, aller à une réception où de nombreux de notre espèce seront regroupés.
Décidément, je ne comprenais vraiment pas pourquoi le corbeau voulait me faire venir. Ne devrais-je pas juste rester pour aujourd'hui ? Je n'aurais qu'à voir ces « rois », aller voir Luciano et repartir le soir même. Ma présence n'était pas indispensable pour tout le séjour...
Alors que je commençais à réfléchir à comment annoncer mon départ, un corbeau se posa sur le toit de la demeure, près de la porte.
Je le fixais alors qu'il me regardait avec insistance. Il voulait vraiment que je rentre et que j'y reste... Bien que je les suis aveuglément, je ne les comprendrais jamais...
- Tiens donc, aucuns sujets pour nous accueillir ? Je suis déçu. Ne doivent-ils pas surveiller jour et nuit leur demeure si précieuse ? Soupira Adalrick.
Je devais avouer que moi aussi j'étais intriguée, lors de ma première et seule visite, des gardes étaient venus vers moi à peine avais-je posé un pied devant leurs portes et là, rien...
Hakkon s'avança vers lui et proposa donc d'entrer.
- Pas question ! A-t-il répondu. Si aucun vampire n'est ici pour nous accueillir soit ! Nous nous annoncerons nous même... à la fête !
Le contraire m'aurait étonné. Il voulait se faire remarquer. Vraiment parfait !
- Alors Sunni, ne voulais-tu pas magasiner ? Nous avons toute la journée maintenant. Prenons une voiture pour laisser nos baguages et marchons dans les ruelles, il n'y a pas encore foule, profitons-en !
Adalrick souriait, Sunniva sautait sur place, Eïnar soupirait bruyamment et Hakkon et moi secouâmes la tête d'un même mouvement tout en nous regardant.
Sunniva vint ensuite vers moi et me prit la main.
- Signi, commençons par acheter de nouvelles robes veux-tu ? Puis des chaussures.
Elle était si attendrissante comme ça. Je ne voulais pas lui refuser et je voulais la surveiller mais en même temps je voulais aussi voir Luciano...
- Signi ?
Comment lui dire non ? Je travaillais toujours sur ce problème. Je pouvais me faire passer au second plan. Ma petite sœur méritait bien un peu d'attention.
Je serrais plus fort sa main et lui fis un signe de tête.
Ses yeux s'illuminèrent et elle me tirait presque vers les rues, accompagnées des garçons qui voulaient prendre par au shopping, du moins tous sauf Eïnar.
Hakkon alla rapidement s'occuper d'hypnotiser un humain et de déposer nos valises.
Nous prîmes ensuite des ruelles qui n'étaient pas éclairées par le soleil et qui menaient droit vers un magasin de luxe, parfait...
- Je peux tout aussi bien utiliser un peu mon don.
- Non Sunniva. Il faudrait que tu restes concentré et je ne crois pas qu'une fois dans les boutiques, tu seras toujours concentrée.
- Tu n'as pas tord, bon allons là-bas alors.
Et c'est comme ça que je fis ma première séance de shopping depuis bien des années. Et je devais dire que c'était épuisant. Tout avait changé. Bien que le principe était le même, nous pouvions maintenant essayer les vêtements, les toucher, rester pendant des heures à bavasser sans risquer de nous faire sortir par le vendeur, nous pouvions même entrer, regarder et repartir sans rien acheter.
Grâce à l'ordinateur que nous avions au château, j'avais pu constater les changements du monde. Je m'étais renseignée mais rien ne me plaisait dans cette nouvelle air...
Mais bon, gâter ma Sunni me fit grand plaisir.
Elle changeait tout le temps de robes, passant de cabine en cabine, se permettant toutes les folies possibles. Des folies qui ne comportaient pas beaucoup de tissu et apparemment, les gens aimaient bien qu'il n'y en ait pas beaucoup...
Sunniva passait dans les rayons à une vitesse incroyable, s'extasiant de tout. J'aimais la voir si insouciante et heureuse.
- Regardes Signi, que penses-tu de celle ci ?
- Elle est très belle.
Et elle repartit à la recherche d'autres affaires. Elle me faisait vraiment rire et la voir comme ça me montrait qu'elle serait toujours ma petite Sunni, une part d'innocence serait toujours en elle et j'en étais heureuse.
- Te voilà souriante, cela me fait plaisir ! Me dit doucement Adalrick.
- J'aime la voir ainsi.
- Moi aussi. Après tout, elle reste une enfant.
- Elle peut avoir une vraie enfance maintenant.
Nous restâmes silencieux quelques instants après ma phrase. Nous remémorant à quel point cela n'avait pas était facile pour notre petite sœur et l'indifférence de nos parents.
Je me rendais compte que j'avais alourdi ce moment, je décidais donc d'ajouter autre chose.
- Tu imagines ce que dirait mère si elle voyait comment les femmes s'habillent de nos jours ?
Cela fonctionna car il rit.
- Ho par Odin mais qu'est ce que cela ! C'est indigne d'une futur épouse ! Je suis outrée par de tels accoutrement. Je prierais les dieux pour notre salue ! Répondit-il en essayant d'imiter notre mère.
Cela eut pour effet de nous faire rire tout les quatre. Il avait raison, mère aurait certainement réagit ainsi et nous aurions certainement tous ris.
Nous continuâmes de nous esclaffer jusqu'à ce que la voix de Sunniva se fasse plus forte.
- Je la voudrais en blanc !
Elle était devant la vendeuse qui ne bougeait plus depuis notre venue. Une jeune demoiselle très gentille quoi qu'un peu superficielle. Cependant cultivée, étant donné qu'elle nous parlait dans un très bon anglais. Langue que nous avions choisis de parler pour nous faire comprendre de tous.
- Mademoiselle, je suis navrée mais il ne nous reste que ce modèle ci.
- Je vous dit que je la veux en blanc alors amenez là moi en blanc ! Rugit-elle en tapant du pied.
Sunniva et ces caprices ! Mes frères rirent de son comportement. J'aurais ris moi aussi si ma petite sœur était une enfant normale, hors, elle ne l'était pas et ses excès d'humeurs n'étaient pas très bon, surtout pour les humains. Je commençais à me lever quand Adalrick me retint.
- Tout va bien.
Je le regardais, perplexe. J'avais tellement peur qu'elle s'énerve. Je remis mon attention sur elle et ne délogeai pas mon regard, toujours méfiante.
- Je comprends mademoiselle malheureusement, cette robe est une édition limité et nous avons n'avons que ce modèle ci, il en existe un en blanc mais il a été vendu sur Paris en France.
- Je me fiche de tout ça ! Quand je dis que je veux quelque chose je l'obtiens alors j'exige que vous me rameniez cette robe sur le champ !
La pauvre vendeuse ne savait plus quoi faire.
- J'aimerais pouvoir mais c'est impossible, vous ne pourrez pas l'avoir je suis navrée. Je peux vous montrer d'autres robes encore plus ravissantes.
Sunniva, mécontente de ne pas avoir ce qu'elle souhaitait, s'énerva encore plus. Elle attrapa violemment le bras de la jeune femme, ce qui la fit se tordre vers le sol.
- D'autres ? Tu es sourde ou simple d'esprit ? Peut-être même les deux ! Alors tu vas m'écouter être inférieur. J'exige que tu me ramènes cette robe par n'importe quel moyen suis-je clair !
Cette fois s'en était trop ! Je me levais et arrêtais Sunni.
- Calmes-toi maintenant !
Sur mon ton autoritaire, elle stoppa son geste et me regarda, l'air mécontente et croisa les bras.
- Je n'ai presque rien fait, tout va bien.
- Tout va bien ? Sunniva, tu aurais pu lui faire très mal, tous ça pour une robe.
- Cette robe aurait été magnifique sur moi si j'avais pu l'avoir.
- On ne peut pas tout avoir dans la vie.
- Oui et on ne peut pas non plus s'amuser apparemment.
Que voulait-elle dire par là ?
- Expliques-toi.
- Pourquoi il a fallut que tu m'arrêtes hin ?
Je ne voyais pas le rapport entre l'avoir stopper et de l'amusement... Et puis, un éclair de lucidité me frappa. Cela l'avait amusé de faire ce caprice, d'avoir torturer cette femme. Ho non !
- Pour toi, s'amuser c'est ça ?
- C'était quand même amusant qu'elle tombe comme ça, les humains sont si fragiles !
J'arrêtais tout mouvement, toutes pensées cohérentes. Je ne réagissais plus.
Cela l'avait amusé... Cela l'avait amusé... torturer l'avait amusé. Même si ça n'avait pas été grand chose, elle avait aimé ça.
« les humains sont si fragiles ! »
Je le savais ça o combien ils étaient fragiles. Je le savais...
- Signi ?
On m'appelait mais je ne répondais pas. Trop choquée encore par le fait qu'elle ressemblait de plus en plus à Adalrick.
Ma petite sœur avait aimé faire ça. C'était encore pire que de ne pas savoir. Là, elle avait conscience de faire mal, de la fragilité d'un humain et elle aimait ça.
- Signi ?
Je revenais un peu à la réalité et vit Hakkon à mes cotés.
- ça va ?
Les yeux encore un peu hagards, je fis non de la tête.
- J'ai besoin de sortir.
- Tu veux partir ? Ho non, je suis désolée si tu n'as pas aimé ce que j'ai fait, promis je ne le referais plus mais restes.
Elle me regarda avec des yeux suppliants. Je voyais bien qu'elle ne comprenait pas ma réaction, qu'elle ne voyait pas pourquoi j'étais ainsi. Pour elle, agir comme cela était normal et... plaisant.
- Je dois sortir un moment, je vous rejoindrais un peu avant pour la réception.
Je n'en dis pas plus et partis. J'avais besoin de réfléchir à tous ça, à un moyen de lui montrer, de lui faire comprendre que la vie humaine était précieuse, que la torture n'était en rien un amusement.
Peut-être pourrais-je l'emmener en voyage et lui faire comprendre.
Mais pour l'heure, j'avais besoin de voir Luciano, lui qui me manquait temps.
Je n'empruntais que des ruelles pour être sur de ne pas être vue. De toute façon, une fois sortie de la ville, je pourrais aller à ma vitesse. Les humains ne feraient pas attention.
Et c'est exactement comme je le pensais que ça se passa.
Une fois les grilles de la ville franchies, j'allais dans les champs à ma vitesse sans que personne ne me remarque. Traversant les terrains vagues, les champs, les plaines. Je savais encore le chemin par cœur, comment l'oublier ?
J'étais si pressée que mes foulées augmentèrent d'elles même et ce n'est qu'une fois arrivée à quelques mètres de ma destination que je m'arrêtais.
Les humains ne viendraient pas ici, c'était une propriété privée, Notre maison à Lui et moi. Battit à la place de la vieille cabane en bois où je m'étais abritée un jour, lors de notre première rencontre. Cependant, je ne pus m'approcher trop près. Rien qu'à la vue, j'eus mal au cœur. Je n'étais pas prête à y rentrer et je ne savais pas si je serais prête un jour.
Je la contournais donc et partis dans le fond du jardin. J'avançais doucement, de mes pas de plus en plus lents, et j'y arrivais enfin.
Je fis le dernier pas qui me séparait de lui et m'assis à terre devant la pierre en marbre. Je caressais tendrement la dalle, on pouvait toujours correctement lire les inscriptions :
Luciano Valenti
13.10.1836 – 04.06.1889
« Les anges ont eux aussi leurs diables, et les diables leurs anges ».
Tu as été le mien, toi, mon Ange qui m'a sauvé et montré ce que voulait dire 'aimer' »
Finissant sur les dernières lettres, je fus prise de tremblements, de sanglots. J'aurais voulu pleurer ma peine mais les vampires ne pleuraient pas. Du moins, une seule fois...
La douleur n'était peut-être pas comme au premier jour mais elle était présente et beaucoup plus forte, face à Lui, qu'à des milliers de kilomètres, dans ma demeure...
Après plusieurs heures à sangloter, je me calmais et parlais enfin.
- Bonjour Luciano. Je m'excuse de ne pas être venue plus tôt mais c'était si dur. Encore aujourd'hui je ne sais par quel miracle je tiens encore debout.
C'était vrai. C'était peut-être grâce à ma famille que j'arrivais à me lever chaque jour pourtant j'avais toujours mal.
- J'aimerais tant de rejoindre. Tu le sais, je t'aurais suivis dans tout les endroits possibles et inimaginables. Malheureusement, tu es parti dans le seul lieu ou je ne peux Être. Nous retrouverons-nous un jour ?
Je l'espérais tellement. Mais il était un Ange alors que moi...
Je caressais l'herbe sous laquelle j'étais. Peu de mètres me séparaient de lui et en déposant ma main à plat, c'était comme si je le sentais. Je le savais présent, en paix et c'est ce qui comptait.
J'aurais du être heureuse de le savoir apaisé car j'en étais sur, il ne souffrait plus, mais une part de moi, égoïste, aurait préféré qu'il reste plus longtemps encore sur Terre, à vivre.
Pourtant, il méritait ce repos, lui qui avait souffert durant les derniers moments de sa vie...
Je déposais une rose que j'avais pris en chemin, et après une ultime caresse sur la pierre, je me relevais.
- Je reviendrais bientôt, c'est promis.
Et ensuite je partis à vitesse vampirique vers les arbres.
Bien que cette visite m'ait attristé, elle m'avait aussi fait du bien. Les souvenirs, même douloureux, étaient plus précis quand j'étais proche de lui, chez nous. Et j'aimais ça. Le vide à la place de mon cœur se remplissait de nostalgie et de tristesse certes mais aussi un peu de joie car jamais je ne pourrais être malheureuse d'avoir pu l'aimer.
Après un balayage de l'horizon, je décidai de me rendre dans une forêt à une trentaine de kilomètres de Volterra.
Je courrais entre les arbres et une fois assez enfoncée dans les bois je m'arrêtais. Il fallait maintenant que je chasse. Je n'aimais pas ça, c'était trop barbare, trop primitif pour moi. Je devais faire sortir le Mal en moi, le Mal dans son état le plus basique, primaire et je détestais ça. Mais je savais que les Volturi n'avaient pas de « cave à sang » et encore moins du sang animal.
J'inspirais à fond pour sentir la faune autour de moi et je la sentis mais je sentis aussi autre chose, un vampire.
Son odeur était forte, lourde mais aussi naturelle. On aurait dit une odeur de sapin, de bois. J'aimais bien cette odeur. Mais elle se rapprochait. Que faire ? M'éloigner ou rester ?
J'aurais du me douter que d'autres vampires seraient dans les environs avec la fête prévu mais dans la forêt... se nourrissait-il de la même manière que moi ?
La curiosité me poussa à rester à ma place et deux minutes plus tard, le sang-froid était à vingts mètres de moi.
Il était très imposant et le sourire au lèvres. Les cheveux courts, noirs, et des petits yeux certainement malicieux. Il était habillé comme les jeunes hommes d'aujourd'hui, un jean foncé et un t-shirt blanc qui montrait sa musculature. Aucun doute, il devait faire peur à plus d'un.
Son regard me rassura, des yeux couleur or. J'étais contente d'en voir au moins un qui n'étais pas un tueur en série sadique !
Le voyant un peu indécis, je le saluais.
- Bonjour.
Cela le fit réagir et apparemment le mettre en confiance car il avança vers moi sereinement. Comme s'il n'avait rien à craindre. Peut-être avait-il trop confiance en ses capacités. Pourtant, rien ne montrer qu'il avait un don. Se croyait-il plus fort que moi ? Je n'étais pas vraiment habituée à ça.
Quand il vint vers moi, je sentis une autre odeur se mêler à la sienne, beaucoup moins forte mais présente, un parfum exotique et chaud.
Il stoppa à moins de deux mètres, pencha légèrement la tête.
- T'es bizarre !
Je restais choquée par sa phrase. Il n'avait pas l'air de se moquer, il avait juste ce petit sourire amical. Il m'avait parlé comme ci nous étions déjà amis.
- Oh excuse moi, j'ai l'habitude de dire ce qui me passe par la tête, tiens si ma Rosie était là elle m'aurait frappé l'arrière du crâne !
La surprise passait, je ris. Un rire vrai pour la première fois depuis longtemps. Un rire qui n'avait été provoqué par aucun membre de ma famille, un rire de pur joie face à une personne que je n'avais jamais rencontré mais qui m'avait déjà compté parmi ses amis.
Il avait été naturel avec moi et avait même mêlé son rire au mien. Et je savais que maintenant, c'était ça dont j'avais besoin.
- Je m' appelle Emmett. Me dit-il en tendant sa main.
Je la pris et répondis :
- Enchantée, je suis... Bella.
Il sourit et serra un peu ma main. C'était ce prénom qui m'était venu à l'esprit parce que, comme avec Luciano, j'avais été moi, j'avais été Bella, et cela faisait bien longtemps que ça ne m'était pas arrivé.
- Alors Bella, que fais-tu toute seule à la réserve naturelle Castelvecchio ?
- c'est ainsi que ce nomme cet endroit ?
- Ouep !
Ouep ? Vu qu'il avait dit ça en secouant la tête affirmativement, je jugeais que la réponse signifiait oui. C'est comme cela qu'on disait oui maintenant ? Je savais le vocabulaire changé mais à ce point !
D'ailleurs, il n'y avait plus de vouvoiement, beaucoup utilisait la familiarité. Comme par exemple Emmett et son tutoiement, pourtant on ne se connaissait pas. La vendeuse de toute à l'heure nous vouvoyez car elle ne nous connaissait pas...
Les nouvelles règles du langages semblaient plus complexes.
Ainsi donc j'étais dans une réserve naturelle. J'étais fiere des humains en quelque sorte, car ils m'étaient en œuvre différents moyens pour conserver un minimum la nature et ça c'était bien. D'un autre coté, ils n'auraient pas besoin de tout ça s'ils faisaient plus attention.
Mais ils préféraient le progrès au naturel. On ne pouvait rien y faire.
Y aurait-il encore des arbres dans plusieurs centaines d'années ? Normalement oui car ils en avaient besoin enfin, les connaissant, tous ce ferait de façon numérique, de façon abstraite, plus rien de réel...
- Hé ho Bella !
- Désolée j'étais dans mes pensées.
- T'inquiètes j'en connais un à qui ça arrive constamment aussi.
Il en connaissait un ? Donc il n'était pas seul ? Il avait mentionné une Rosie et il y en avait d'autres d'après ses dires. Eux aussi prenaient ce régime alimentaire ?
- En faite si je suis ici c'est pour chasser.
- Cool moi aussi, on va pouvoir s'amuser ! Les autres ont préférés faire les boutiques pfff.
- S'amuser ?
J'étais perplexe. Comment s'amuser alors qu'on chassait ? Très étrange ce vampire...
- Ouep ! On fait ça souvent avec ma famille toi non ?
En repensant à ma famille et à nos régimes alimentaire respectifs, je fis une grimace.
- Pas vraiment non.
Pour moi, je buvais au verre et j'aimais ça. Hakkon la même chose. Sunniva était un cas particulier mais faisait souvent comme nous. Alors qu'Adalrick et Eïnar eux aussi 's'amusaient' mais ce n'était pas ce que j'appelais s'amuser.
- Bon alors je te montre, on peut s'amuser de différentes façon, moi personnellement j'adore me battre avec des grizzli mais par ici y'a pas foule ! On peut faire la course ? Le premier arrivait à la première proie.
- Euh... OK ?
- Alors 3... 2...1... c'est parti !
Et il partit à vitesse vampirique vers le nord. J'eus un instant de surprise et de doute, pas sur de ce que je devais faire mais après avoir humais l'air, je sentis à plusieurs dizaines de kilomètres des biches, elles étaient trois. Emmett se dirigeait vers elles et si j'avais tout compris, je devais arriver à elles la première.
Je fonçais alors, rattrapant aisément ma nouvelle rencontre. Il était fort certes mais question vitesse d'autres vampires le battaient, il n'était pas le plus rapide.
Il tourna sa tête vers moi et avec le sourire me dit :
- T'es pas si lente pour une fille !
Pure et idiote provocation je le savais mais je me pris au jeux et accélérais un peu. Je l'entendis rire. Ses foulées accélérèrent.
- Tu sais courir mais est ce que tu sais faire ça ?
À la fin de sa phrase, il prit appuie sur un tronc, sauta d'arbre en arbre assez rapidement pour finalement me dépasser.
Je riais en l'observant, on aurait dit un singe !
- Et toi tu sais faire ça ?
Je pris à mon tour appuie sur un tronc pour m'élancer assez fort. S'en suivit une roulade et une parfaite réception qui me mirent face à Emmett. Je continuais cependant mes foulées et ma course continua en marche arrière à la même vitesse que d'ordinaire.
Ses yeux se firent plus grands, plus ronds quand à moi, je m'amusais drôlement.
Mais alors que je riais haut et fort, son sourire devint moqueur, presque sadique et de son doigt il pointa quelque chose derrière moi.
À peine avais-je tourné la tête que j'aperçus un arbre renversé arrivant à ma hauteur. Je n'avais pas le temps de l'éviter, pas avec ma vitesse et le peu de distance qui nous séparait.
Je ralentis donc et alors qu' Emmett passait au dessus de l'arbre, je me retournais pour l'avoir de face, et utilisais mes mains pour faire une roue. Je joignis mes pieds et m'aidais du sapin pour me propulser directement vers le vampire.
J'arrivais à lui, qui croyais m'avoir distancé. Je tendis mes mains encore une fois et cette fois ci, c'était pour m'appuyer sur ses épaules. Le poids et la force le firent tomber vers l'avant alors que moi, ça me donnait encore plus de vitesse. Je me réceptionnais parfaitement tout en courant et riant.
- Alors Emmett, on est tombé ?
Pour seule réponse, j'entendis un grognement. Je m'esclaffais de plus belle !
Nous courûmes encore pendant quelques secondes avant de ralentir. Je voyais déjà les biches. C'est alors que le Mal se réveilla, il était for, puissant et joueur.
Il ne voulait pas de ces biches, il voulait partir, retourner à la ville mais il savait qu'il n'avait pas le choix, il n'aurait que ça.
Il avait dormi longtemps et savait que je faisais tout pour ne pas le libérer pleinement.
C'était ça ou rien alors il prenait ce que je lui donnais.
Doucement, d'une démarche féline, il approcha de sa proie. Il cherchait un moyen de jouer avec mais il savait que son plus grand plaisir sera une fois les crocs dans sa chair.
À cette pensée, du venin afflua dans la bouche. Le Mal se réjouissait, c'était une de ses armes. L'animal releva sa tête alors que son cœur se fit un peu plus rapide.
Alors il attrapa son repas sans un seul geste tendre. Au contraire, plus c'était brutal et plus il aimait ça. Elle se débattait dans ses bras mais il resserra sa prise.
Il ressentit un pur bonheur en entendant les battements désordonnés du petit cœur de la bête, le sang affluant à l'intérieur des veines et lui, plongeant les dents au niveau de son coup.
Le liquide rouge pénétra sa bouche alors qu'il buvait avidement. Il adorait ça. Cette sensation de plaisir, de puissante, d'immortalité.
Mais bientôt il n'y aurait plus rien, bientôt l'animal serait mort et déjà le Mal partait.
Il s'en allait pour laisser place à La vampire qui elle, n'éprouvait aucun plaisir à ça. Elle aimait le sang qu'elle aspirait mais elle n'aimait pas entendre le son du cœur de la biche s'affaiblir. Elle repensait trop à la dernière fois où elle avait entendu un cœur s'arrêter...
Je repris un minimum conscience, mais restais dans le même état de chasse pour prendre encore une ou de biche. Une fois fait, je retrouvais Emmett qui lui, s'amusait comme un fou.
Une fois qu'il eut déposé la dernière carcasse, il s'essuya un peu la bouche et me regarda en souriant.
- Fini ?
Je hochais la tête, n'ayant pas trop envi de parler.
- oh toi, ça ne va pas !
- Je n'aime pas trop ça. Tuer un être vivant ce n'est pas vraiment ma spécialité.
- Je vois mais bon, on fait ça pour vivre et c'est toujours mieux que ce soit un animal plutôt qu'un humain !
Quoi que soit la conversation, j'avais l'impression qu' Emmett gardait toujours son sourire. C'était bien, il fallait quelqu'un d'amusant et de positif !
- Tu me fais de plus en plus penser à lui ! Ba enfin bref tu sais, tu te débrouilles pas mal du tout !
Il m'avait rejoins et maintenant nous marchons tranquillement.
- Tu es assez fort aussi, ça doit être ça qui te démarque des autres vampires.
- Exact ! Répondit-il fièrement. Je suis le plus fort des vampires, t'as vu mes muscles ! Ajouta-t-il en contractant ses biceps.
Je ris de bon cœur. Avoir à ses cotés Emmett était agréable. Il était joyeux et sa joie était contagieuse.
- Tu crois vraiment être le plus fort de tout les vampires ?
- Bien sur ! À un combat physique je bats tout le monde !
- Ok alors montres moi ça !
D'habitude je ne me bagarrais jamais mais j'avais envie de le taquiner, je savais que je gagnerais.
- Je ne veux pas te faire mal. Et puis, la catégorie poids-plume ne m'intéresse pas désolée !
Poids-plume ? Si seulement il savait !
- Je crois plutôt que tu as peur de te faire battre par une fille...
Sur mes derniers mots, je le bousculais légèrement avec l'épaule et courus à vitesse humaine droit devant.
- Ha ouais, tu vas voir !
Et c'est comme ça que le jeu du chat et de la souris se mit en place. C'était assez comique de voir Emmett essayer de manière de plus en plus improbable de m'attraper. Et pourtant je n'utilisais pas toute ma force, ni toute ma rapidité. Heureusement d'ailleurs, sinon, le jeu serait vite fini.
Nous continuâmes ainsi pendant longtemps, plusieurs heures même quand enfin je le mis par terre.
- Bon, on dit que j'ai gagné ? Lui dis-je tout en étant assise sur son dos, lui entrain de mordre la poussière, au sens littéral du terme.
- Ok ok, pour aujourd'hui, on dit que t'as gagné. Mais je prendrais ma revanche !
- Quand tu veux !
Je me relevais et lui tendis la main, il la prit mais alors que j'allais le tirer, c'est lui qui me tira et je chutais à ses cotés.
Nous rîmes tous les deux un long moment avant qu'il ne reprenne la parole.
- C'est cool de se faire de nouveaux amis qui aiment se battre !
- Personne ne se bagarre avec toi d'ordinaire ?
- Non. C'est pas drôle. Alice sait à l'avance ce qui va arriver, Edward anticipe tout mes coups et Jasper est trop stratégique. Après, ma Rosie ne veut pas abîmer ses vêtements, Esmé a toujours trop peur, elle trouve tout ça trop violent et Carlisle est trop calme. Je ne m'amuse pas tous les jours avec eux.
- Ce sont les vampires de ton clan ?
J'étais curieuse. Je me demandais bien à quoi pouvait ressembler ces vampires...
- Pas un clan... ma famille.
Famille ? Voilà qui n'était pas commun. Je ne connaissais que peu de vampires, et aucuns ne faisaient mention de famille.
- Alors, vous êtes une famille ?
- Et oui. Nous préférons ça car nous nous comportons comme tel.
- Tu peux me parler d'eux ?
- Bon alors par où commencer... Carlisle, c'est notre père et aussi notre créateur, enfin pas pour tous mais pour la plupart d'entre nous. Il est toujours calme et responsable. Ensuite il y a notre mère, Esmé. Je n'ai jamais connu de personne plus aimante qu'elle. Elle nous considère comme ses enfants.
C'était étrange d'entendre ça. Pour ma part, mes parents n'avaient jamais été comme cela. Toujours à la recherche de nouveaux territoires, pour mon père et en ce qui concerne ma mère, elle était bien trop occupée à chouchouter mes frères et à chercher des prétendants pour ma sœur et moi.
- J'ai aussi deux frères, Jasper le stratégique. Il est calme mais je dirais plutôt coincé mais on peut compter sur lui. Et le deuxième frère, Edward. Je trouve que par moment c'est le plus agaçant de la famille enfin il est à égalité avec Alice. On s'amuse par moments et quand on a besoin de parler, on peut se confier à lui mais on le voit beaucoup déprimé, il ne fait même plus de piano. Enfin bref, on continue avec ma sœur Alice alias la pile électrique ou encore le lutin diabolique. On a toujours du mal à la calmer et quand elle a une idée en tête elle ne lâche rien ! Elle est en couple avec Jazz. Comme quoi les opposés s'attirent !
Cela avait l'air d'être un beau portrait de famille. J'imaginais bien comment ils pouvaient être ensemble. Chahuteurs mais proches.
- Et tu as mentionné aussi quelqu'un d'autre... ta... Rosie ?
- Ha oui ma Rosie...
Emmett eut à ce moment un regard brillant et un sourire niai aux lèvres. Son visage reflétait le bonheur.
- C'est Rosalie. Je suis avec elle depuis des années. D'ailleurs c'est elle qui m'a trouvé. Elle m'a porté à Carlisle qui m'a transformé. Rosalie est la plus belle, la plus merveilleuse femme du monde. Bon son caractère n'est pas toujours facile je l'avoue mais je l'aime tellement et je sais qu'elle m'aime aussi.
Et voilà, ça c'était le vrai amour. À sa façon de parler d'elle, d'être si sur de lui. Il n'y avait qu'elle dans ses yeux et dans son cœur.
Et à cette constatation, le mien se déchira un peu plus. Il avait auprès de lui la personne qu'il aimait le plus et bien que je sois heureuse pour mon nouvel ami, je ne pouvait que l'envier pour vivre ce pur bonheur...
- ça à l'air d'être la famille idéale.
- Idéale ? Non enfin pas pour tout le monde mais pour moi oui. Et toi tu as une famille ?
- J'ai trois frères et une sœur, on vit ensemble depuis toujours.
- Toujours ça veut dire très longtemps ?
Je ris à sa phrase. Très longtemps... c'était un euphémisme.
- Ho oui, très très longtemps.
- Ce qui explique la tenue. Dit-il en riant
Ma tenue ? Qu'est ce qui était drôle dans ma tenue ?
- Pourquoi ris-tu ?
Il se calma un peu puis après quelques respirations, tout à fait inutile, il s'expliqua.
- Ce n'est pas vraiment moderne... Tu ne te mets jamais à la mode ?
- Ce n'est pas ma priorité !
- Mais, les humains doivent se poser des questions sur toi quand tu sors.
- Je ne sors pas très souvent, enfin presque jamais.
Son sourire s'étira de plus belle. Moi, je ne voyais pas ce qui pouvait être risible.
- Il manquerait plus que tu vives recluse dans un château et on a le parfait cliché !
Je le regardais sévère, mais ne dis rien. Qu'est ce que ça pouvait faire que je vive dans un château !
- Non ne me dis pas que...
Et là, il explosa de rire. Alors que moi, je croisais mes bras sur la poitrine, mécontente. Oui je vivais recluse, oui j'avais un château et alors ! J'étais bien moi dans ma demeure.
Voyant certainement que j'étais en colère, il se calma.
- Oh T'es fâchée ? C'était pas méchant désolée mais bon avoue quand même qu'un vampire, vivant dans un château habillé avec une tenue datant du moyen-Âge, c'est quand même drôle.
- Drôle ? Et pourquoi donc ?
- C'est exactement comme ça que les humains nous imaginent. Et je vois la scène d'ici, les mortels brandissant leurs torches et criant « tuons la bête ! » ha non ça c'est « la Belle et la Bête » mais bon tu vois le genre !
- Mouais.
Le silence s'installa mais se coupa à cause d'une chose étrange.
« I love shopping
Yeah Yeah Yeah
I love shopping
For ever
... »
Mais qu'est ce que c'était ?
Emmett sortit un téléphone... téléphone très étrange, et parla.
- Ouep ?
Grâce à mon ouïe sur-développé, j'entendis l'autre personne parler. Une voix cristalline, typique aux vampires. Mais cette voix avait l'air paniqué.
- Emmett tu vas bien ?
- Bien sur que ça va. Pourquoi ?
- Tu es sur ?
- Puisque je te le dis. Pourquoi ?
- On vient de rentrer du shopping et Rose m'a demandé d'avoir une vision de toi pour savoir si tu avais fini de chasser mais c'était le noir complet. Je ne comprends pas pourquoi, avec les autres mes visions fonctionnent mais pas avec toi...
- Ha enfin une bonne nouvelle ! Pour une fois tu ne sais pas ce que je fais ! L'autonomie totale ! Yeah !
- Arrêtes de dire des idioties !
- Désolé de t'avoir inquiété petite sœur.
- ça va c'est rien. La plus inquiète c'était Rose.
- Rassures la, j'arrive.
Il n'ajouta rien et raccrocha. Il avait l'air de réfléchir. Finalement il leva sa tête vers moi.
- Tu as le don de bloquer les autres dons ?
- Euh non pourquoi ?
- Le don de ma sœur ne fonctionnait pas et vu que j'étais avec toi...
- Ho. C'est peut-être moi quand même. Les dons psychiques, mentaux, ne fonctionnent ni sur moi ni sur ma famille.
- Et bin c'est cool ça ! T'en a de la chance. Bon il faut que j'y aille. Tu veux venir ? Je te présenterais ma famille.
- Je préfère rester encore ici.
- Comme tu veux. Tu seras là à la fête des Volturi je présume. Alors on se voit ce soir. Bye.
Après un geste de la main il partit.
- Oui, je serais là. Soufflais-je.
Ce soir je serais présente mais je ne serais pas Bella, je serais Signi, entourée de sa terrifiante famille. Les vampires originels. Les Prédateurs parmi les prédateurs.
Comment réagirait mon nouvel ami me voyant ainsi ? Et en voyant ma famille ?
C'était la première fois depuis longtemps que je n'avais pas été Bella et j'aimais être elle. C'était une vampire bien plus humaine et joyeuse. Contrairement à Signi.
Mais ma famille avait besoin de moi en tant que Signi, de toute façon, il ne m'avait connu que comme ça.
Je soupirais et me levais. Il fallait maintenant rejoindre mes frères et sœurs...
La route jusqu'à eux fut rapide bien que je n'en avais aucune envie. Je voulais retarder ce moment.
En suivant leurs odeurs, je les retrouvais dans une ruelle non loin de la résidence des Volturi.
Sunniva me vit et me sauta dans les bras.
- Désolée Signi, c'est de ma faute si tu es partie je suis idiote. Pardon !
Je lui caressais les cheveux et l'embrassa sur le front.
- Ne t'en fait pas, j'avais besoin de me balader et de chasser.
- Ho. Alors tu n'es pas fâchée ?
- Non ne t'inquiètes pas.
Elle avait se visage d'enfant, se corps d'enfant mais ce qui montrait plus que tout qu'elle était une enfant, c'était ses yeux. Un regard qui, malgré les horreurs commises, luisait une pointe d'innocence. Et avec ça, un nombre incroyable d'émotions, les unes plus fortes que les autres.
Je souhaitais souvent qu'elle grandisse mais je savais que son apprentissage serait dur si toutefois je réussissais à lui inculquer quelque chose d'important.
J'espérais vraiment que mon idée de voyage serait une bonne.
- Signi, nous allons y aller ?
Je hochais la tête de façon affirmative pour répondre à Adalrick. Et lui sourit, pour lui faire comprendre que j'allais bien.
Il marcha devant, Sunniva et Eïnar sur ses talons alors que Hakkon me prit le bras en avançant plus doucement.
- Tu vas bien ?
Je savais qu'il était inquiet car lui seul savait que pour moi, ça n'avait pas seulement était une ballade. Lui seul se souvenait et comprenait.
- Oui ça va.
Il insista son regard sur moi alors que je regardais devant moi.
- J'aurais cru te voir plus triste, je suis heureux que ce ne soit pas le cas.
Je le regardais à mon tour et me remémorais ma journée. J'avais été anéanti devant la tombe de Luciano mais il est vrai qu'après, j'avais été un peu mieux. La raison ? Emmett. Il m'avait changé les idées avec son naturel.
Sa compagnie m'avait fait du bien.
- Ne t'en fais pas, je me suis changée les idées et maintenant ça va.
- Alors tant mieux. Mais je suis là si tu as besoin.
Je le remerciais et lui embrassais la joue.
Je savais qu'il était là pour moi. Peut-être même plus que les autres membres de ma famille. C'était étrange de dire ça mais souvent, j'avais l'impression que Hakkon était mon préféré. Bien sur, je les aimais tous de manière inconditionnel et je pourrais tout faire pour eux mais avec lui, j'avais un lien spécial.
C'était avec lui que j'étais le plus proche et puis, il n'y a qu'avec lui que j'ai pu partagé certains moments...
Nous fîmes encore quelques pas, quand enfin nous arrivâmes pour la deuxième fois devant la demeure Volturienne. Je n'avais pas hâte d'y être...
Étrangement, aucuns vampires étaient présents, encore une fois. Et cette fois ci, cela énerva Adalrick.
Il rentra en grognant et nous le suivîmes sans un mot.
Nous prîmes un long couloir large, pour ensuite prendre des escaliers.
Tout dans ce château inspirait froideur et dureté. Pas la moindre impression positive. Ce n'est pas que ma demeure était accueillante mais il y avait dans notre manoir un minimum. Ici, tous se ressemblait. Des murs en pierre jauni par le temps, un sol en carrelage abîmé et le tout à peine éclairé. Tout autour de nous, ne nous incitait qu'à partir. Mais bien sur, il en fallait plus que ça pour nous faire faire demi-tour.
Les escaliers, foncés, étaient grands et interminables. Bizarrement, leur salle principale se trouvait en sous-sol. Je ne voyais pas pourquoi mais s'ils préféraient ainsi, tant mieux pour eux.
L'absence de fenêtre ne me dérangeait nullement.
Une fois les dernières marches passées, nous nous trouvâmes dans un nouveau couloir. Celui ci comportait des tableaux sur les murs, les Volturi à différentes époques. Toujours sur leur trônes, entourés de leurs plus fidèles gardes.
Nous entendîmes une musique. Je reconnu tout de suite « La Damnation de Faust » De Hector Berlioz.
Même si je n'aimais pas la soirée, au moins il y aurait de la musique classique et j'en étais heureuse. Je pourrais fermer les yeux et profiter des différentes symphonies.
Une fois proche des grandes portes qui nous séparaient de la réception, nous vîmes deux gardes.
Adalrick montra l'invitation qu'il avait gardé bien qu'il soit furieux. Pour lui, les portes devaient s'ouvrir sans devoir montrer le moindre bout de papier. Le pauvre !
Cette fête n'allait pas être de tout repos...
A peine les portes fussent ouvertes, que mon grand frère s'introduit dans la salle.
Beaucoup de vampires étaient présents à ce que je pouvais voir. Je vis en bout de salle un grand siège noir et or mis en avant avec deux autres un peu plus en retrait, surélevé sur des escaliers. Adalrick s'était avachi sur la première chaise. Une jambe mise normalement, une autre posait au dessus de l'accoudoir. Sur l'autre, son bras plié afin que sa main retienne sa tête mise de coté. Il souriait tout en secouant doucement l'invitation que nous avions reçu.
Cela jeta un froid dans la pièce et tous le regardèrent surpris. Je vis par ailleurs les trois 'rois' blêmir alors qu'ils étaient entrain de parler à des invités.
Mes frères et sœurs et moi étions toujours aux portes de la salle mais personnes ne nous avaient remarqués. Trop obnubilés par Adalrick.
Son sourire devint encore plus faux et d'une voix angélique mais sadique et ironique il prit la parole :
- Bonsoir mes chers rois.
La soirée allait être longue.
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Alors vos impressions?
Malheureusement, la rencontre entre tout les Cullen et Bella n'est pas encore pour ce chapitre ^_^
Petites informations:
_ je dis qu'ils parlent anglais dans l'histoire mais écrit en français car bien sur cela fait plus réaliste. Si j'avais écris qu'ils parlaient en français, cela aurait été étrange alors qu'ils sont américains. vous voyez? ^^
_ « Les anges ont eux aussi leurs diables, et les diables leurs anges ». est une citation de Stanislaw Jerzy Lec dans Nouvelles pensées échevelées, Je n'ai rien mis de plus comme information car la date ne concordait pas avec mon histoire. ^^
_ la réserve naturelle Castelvecchio existe vraiment et elle est vraiment à une trentaine de kilomètres de Volterra.
_ La sonnerie du portable d' Emmett n'existe pas mais je cherchais des paroles marrantes qui définissaient bien ALice. XD
_ « La Damnation de Faust » De Hector Berlioz est très connu, écoutez-là à l'occasion.
Et voilà pour les renseignements
à la prochaine avec un nouveau chapitre.
B-ness
