Bonjour à tous! Me revoila pour la suite des aventures.
Mon dos va beaucoup mieux (oufff, je commençais à être vraiment folle sans pouvoir bouger) mais à cause de ça, j'ai eu pas mal de retard dans mes cours, ça fait du boulot à rattraper.
Mais voici enfin la suite le l'histoire. Un chapitre qui, je l'espère, vous plaira.

NB: Pour ceux qui suivent mes autres fictions: la suite de "mon ange, mon éternité" sera publié ce soir ou demain. Et les chapitres suivants de mes autres fictions, dans la semaine prochaine.

Un grand Merci à canada02 et tia 63 pour vos reviews. Et merci à ceux et celles qui suivent cette histoire.

Bonne lecture ;)

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4

« La danse est le plus sublime, le plus émouvant, le plus beau de tous les arts, parce qu'elle n'est pas une simple traduction ou abstraction de la vie ; c'est la vie elle-même. »

Henry Havelock Ellis
La Danse de la vie

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Jamais une pièce n'avait été aussi calme, du moins, pas à ma connaissance. La tension était palpable et personne ne se décidait à parler. Le choc se lisait sur le visage de chaque vampire présent.

Finalement, c'est Aro Volturi qui fit le premier pas.

Il allait devoir choisir ses mots et ses gestes avec soin car je voyais la colère d' Adalrick dans ses yeux.

Le 'roi' s'avança vers lui et prit doucement la parole. Un sourire faux aux lèvres.

- Adalrick ! Je suis si heureux de vous revoir. J'apprécie vraiment que vous ayez accepté notre invitation.

Une lueur dangereuse passa dans le regard de mon frère qui la seconde d'après, éclata de rire. Ce n'était pas bon signe...

Après quelques minutes, il se reprit, se créant un masque sérieux et presque effrayant.

- Tu as changé Aro. Plus de « majesté » ni de révérence ? Que je suis déçu ! Je ne t'ai pas élevé comme ça.

Le dit Aro se figea. Il avait vraiment fait une erreur en agissant si peu conventionnellement avec lui, encore heureux qu'il l'ait vouvoyé, même si cela ne changeait pas grand chose, c'était déjà un point pour lui.

Le vampire se ressaisit et s'agenouilla devant Adalrick tout en s'exprimant.

- Je suis désolé Majesté.

Alors qu'il baissait la tête. Ses deux frères arrivèrent à ses cotés et en firent de-même. Mon frère apprécia car un vrai sourire se dessina sur son visage. Un sourire remplit de fierté et de pouvoir. Il aimait tellement être puissant ! Encore une fois, je ne pus m'empêcher de voir mon père à sa place. S'il avait encore été présent, il serait très fier de son fils prodige comme il aimait l'appeler.

- Voilà qui est mieux. Je suis aussi déçu de l'accueil que nous avons reçu ma famille et moi.

Je voyais à présent le questionnement des membres de la salle. De rare visages montraient la peur, c'était certainement ceux qui nous connaissaient. Les autres affichés étonnement, surprise, doute.

Ils n'avaient connu que leurs trois « rois » et voir ces derniers s'agenouiller ainsi devait sans aucun doute les choquer.

Adalrick se leva et ordonna d'un signe de main que ses trois créations se lèvent.

- Personne n'étaient aux portes pour nous accueillir, sans compter le fait que je dus montrer mon invitation pour entrer comme un vulgaire vampire ! Mes premières impressions ne sont pas les bonnes Aro j'espère que cela changera et très vite sinon tu me verrais dans l'obligation de te rappeler les bonnes manières vis à vis de ton créateur !

Quelques hoquets de stupeur retentir alors que le vampire s'excusait encore une fois.

- Je suis sincèrement désolé et je vous prie de me pardonner. Je vais y remédier. Je suis vraiment honoré que vous soyez présent Majesté.

Et voilà que maintenant, la peur irradiait de lui. Je le comprenais en un sens. Il savait très bien qu'Adalrick venait de le menacer. Personne n'était assez bête pour ne pas le voir et une menace de celui-ci n'était jamais bonne. C'était de loin le plus sadique et le plus cruel de nous cinq. Même à moi, il me faisait peur quand je voyais la colère prendre possession de lui.

Aro se tourna alors vers ses invités et il nous vit. Aucun autres vampires mis à par lui avait tourné la tête vers nous, trop occupé par ce spectacle. Je n'en était pas malheureuse, au contraire. Mais je sentais Eïnar perdre le peu de patience qu'il avait. Même s'il adorait voir son frère montrer sa puissance. Sunniva ne faisait rien, mais elle avait hâte d'être le centre de l'attention. Quand à Hakkon, il était comme moi, calme, et voulait que cela se termine.

- Mes amis. J'ai le plus grand honore à vous présenter tout d'abord notre grand souverain, celui là même qui est à l'origine de ma création et celle de mes frères. Sa Majesté, Adalrick, fils de Henning, Le vampire parmi les vampires, le Premier de tous.

J'en vis certains blêmir, d'autres être choqués et une poignée d'entre eux semblaient curieux. Mais tous avaient peur, ça, personne ne pouvait le nier.

- Ainsi que sa famille.

Il nous montra de la main. C'était le signe que nous devions y aller. J'allais avoir je ne sais combien de vampires me regarder et être terrifiés. Une vrai partie de plaisir. Je commençais déjà à angoisser et cette angoisse augmenta quand je réalisais que mon ami allait me voir et découvrir la vérité sur moi.

Allait-il lui aussi avoir peur et fuir ? Ou peut-être même être en colère que je ne lui ai pas dit la vérité.

Au fil que mes frères et sœurs avançaient, les regards s'attardaient de plus en plus sur nous. Tout d'abord Sunniva qui par sa démarche sautillante mais son sourire sadique était emplie de bonheur. Suivi de Eïnar, passablement ennuyé par la situation. Hakkon, qui m'envoya un léger sourire avant de poursuivre calmement son chemin. Et pour finir, moi.

Ma démarche était pleine d'assurance une fois entrée dans la salle même si intérieurement je ne souhaitais que courir dans l'autre sens. Je me figeais juste un centième de seconde lorsque j'entendis une voix choquée.

- Bella ?

J'avais cependant continué la marche. Emmett avait à peine chuchoté mon prénom et sa voix était quelque peu tremblante. Comme s'il n'était pas sur que c'était la personne qu'il avait rencontré l'après-midi même.

Mais c'était moi, en un sens. J'étais cette fille avec qui il avait chassé, rit, parlé. Mais ça, je ne pouvais pas lui certifier pour le moment. Pas maintenant alors que tout les regards étaient sur moi ainsi que sur ma famille. Nous devions donner une image de famille forte, unis. Je ne pouvais pas les laisser et voir mon ami.

Une fois arrivée aux escaliers, Les trois Volturi baissèrent la tête en guise de salue, je me contentais d'un hochement de tête.

Adalrick me tendit sa main pour monter et je la pris. Il m'emmena au siège de gauche, bien que ce soit inutile et me sourit avant de repartir au premier siège. Hakkon était sur le siège de droite. Sunniva à ses cotés, debout. Alors que Eïnar était du mien, lui aussi debout.

- Voici L'unique famille des Vikings, Nos chefs et guides. Nos Rois et Reines dans notre monde vampirique.

Suite à sa déclaration, il s'agenouilla une fois de plus et tous les vampires présents firent de même. Je savais qu'en cet instant, Adalrick rayonnait. Cela lui avait manqué.

- Vous pouvez vous relevez. Affirma mon frère d'une voix autoritaire mais douce.

Il se leva, s'avança un peu et s'adressa à l'assemblée.

- Ma famille et moi sommes ici pour la fête bien entendue mais également pour nous présenter aux nouveaux vampires de ce monde. Il y a bien longtemps que nous n'étions pas réapparut et cette réception était l'occasion idéale. Maintenant que c'est chose faite, la cérémonie peut reprendre.

La musique reprit alors qu'il repartit s'asseoir. Cela mis quelques minutes avant que les autres reprennent leurs habitudes. Les personnes commencèrent à reparler et à danser mais bien sur, ce n'était pas comme avant notre entrée. J'étais sur que les conversations tournaient en ce moment vers nous. Et les coups d'œil indiscrets le montraient bien.

Je regardais un peu la salle et vis sur la gauche plus bas des escaliers, les trois Volturi, assis sur de belles chaises mais néanmoins moins imposantes que les notre, entouraient par leurs gardes. Ils n'avaient pas l'air ravis dans la descente de leur grade. C'est une image qui me fit sourire.

Un humain transformait en vampire, voit son ego augmentait d'un très haut niveau. Il se croit puissant, fort, invincible. Plus longtemps un vampire vit et plus son ego augmente, se croyant indestructible.

Ayant été rois pendant pas mal d'années, leur amour propre ont du en prendre un coup. Ils n'étaient plus les plus fort ni les plus craints... Cela devait leur faire un drôle d'effet.

Et j'aimais bien voir un vampire se faire remettre à sa place.

Eïnar demanda la permission de parcourir la salle et j'acquiesçais en lui précisant de ne pas faire de dégât. Il rit et partit, suivit par Sunni.

Je les observais tout les deux et je voyais bien comment les autres réagissaient face à eux. Dès qu'ils approchaient, les vampires avaient peur. Certains partaient avant que mon frère et ma sœur arrivent, d'autres se tendaient et ne faisaient qu'être d'accord avec eux même si ce n'était pas le cas.

Bien que ce soit les plus jeunes, je comprenais pourquoi on se méfiait d'eux. Eïnar semblait très ennuyé et ne faisait rien pour le cacher, alors personne ne voulait l'ennuyer encore plus. Quand à Sunni, elle arborait un sourire diabolique qui montrait bien quel enfant capricieuse elle était.

Une petite partie de vampires assez audacieux osaient cependant prendre la parole avec eux, bien que ce ne soit que pour les complimenter, c'était déjà ça.

Je remarquais que Hakkon parlait maintenant avec Marcus et que Adalrick prenait par à cette conversation. Je reportais donc mon attention sur la salle, n'étant pas intéressée le moins du monde par la conversation.

Dans le fond de la pièce, sur la droite, un groupe d'être immortel aux yeux dorés était différent des autres présents. Emmett était au centre. Et c'est quand je le vis que je ne fis plus attention aux autres. Il fallait que je lui parle maintenant. Je lui devais une explication.

Je me levais et avançais dans sa direction. Beaucoup me regardaient à mon passage mais je m'en fichais, je voulais juste parler à une personne.

C'est avec cette pensée que je traversais vite la salle, sans me préoccuper des autres.

J'étais maintenant à quelques mètres et me stoppais. Il n'allait probablement pas être content mais il ne dirait rien, par peur. Allait-il seulement me parler ?

Si mon cœur pouvait encore battre, je crois bien qu'il aurait exploser.

Après cette hésitation qui ne dura qu'une seconde aux yeux de tous, je m'approchais de lui, ne regardant que lui.

- Nous nous revoyons donc.

Plus idiot comme phrase, tu meurs... mais je n'avais trouvé que ça. J'étais embarrassée et je n'avais rien de mieux à dire.

- Tu m'as mentis !

Bon, une bonne chose, il continuait de me dire ce qu'il pensait sans avoir peur. Sa voix était plus peinée que en colère. Et j'étais triste de le rendre ainsi.

- Emmett voyons !

Je tournais un peu ma tête vers la personne qui avait pris la parole. Elle était belle et grande. Sa chevelure dorée me faisait penser à celle de Sunniva. Mais ses cheveux paraissait plus épais. Elle était magnifique. Ses yeux montraient de l'amour mais de la possession envers celui qu'elle tenait par le bras, Emmett. L'odeur qui émanait d'elle était exotique. Cela confirmait mes pensées, c'était Rosalie.

Je souris et reportais mon attention sur mon ami. Mon sourire s'effaça.

- Je suis désolée Emmett. Dis-je en baissant légèrement ma tête.

J'étais encore honteuse par mon mensonge. Bon, techniquement, je n'avais menti que sur mon prénom, et encore, je m'appelais aussi Bella mais j'avais omis de dire de nombreuses choses.

Je sentais que Emmett s'était rapproché de moi.

- Pourquoi tu ne m'as rien dis ?

La tristesse disparue pour laisser place à la curiosité. J'étais heureuse de ce changement et relevais la tête. J'avais décidé d'être la plus franche possible avec lui maintenant.

- Ma famille et moi n'inspirons que crainte envers les autres vampires. Ce n'est pas facile après pour parler. Je ne voulais pas que tu es peur de moi toi aussi.

Il me regarda comme... attendrit ? Et après quelques secondes, me prit dans une accolade pas très conventionnelle. Les autres membres de sa famille bloquèrent leurs respirations alors que moi, je souris, le choc passé. Et me voir sourire les détendit quelque peu.

Il me relâcha et avait un sourire jusqu'aux oreilles, le même que celui d'il y a quelques heures.

- Tu es pardonné. Mais pour le prénom on fait comment ? Je dois t'appeler Majesté maintenant ? Signi ?

Je ris face à ses questions. Il demandait ça si facilement, sans aucunes gène.

- Tu peux continuer de m'appeler Bella. C'est un... ami à moi qui m'a trouvé ce prénom. Avec celui-ci je suis juste moi, continuais-je plus pour moi-même.

Emmett ne perdit pas son sourire et me présenta alors aux autres.

- Très bien alors Bella, voici Carlisle et Esmée, mes parents comme je te l'ai dit.

Carlisle serra ma main. Il était exactement comme je l'imaginais. Calme, responsable, respectueux, un vrai chef de famille. Son odeur ressemblait à de l'encre, un parfum remplit de sagesse.

Esmée avait un regard tendre et me dit chaleureusement bonjour. J'avais eu beaucoup de mal à imaginer la mère de Emmett car je n'avais pas vraiment connu de mère comme elle. Mais il était comme il me l'avait décrite. Très belle et douce. Elle possédait une odeur de fleur, de rose. Un agréable parfum.

- Ensuite tu as Jasper.

Blond lui aussi, il respirait le soleil, les épices. Mon ami avait dit qu'il était stratégique et par sa façon de se tenir, j'aurais parié pour un soldat. Il semblait tout analyser.

Il se contenta d'un hochement de tête, que je lui rendis gentiment.

- La pile électrique Alice.

Mon analyse d'elle ne dura même pas une seconde car elle me prit dans ses bras, toute excitée.

D'après ce que j'avais vu, elle était plus petite que moi et les cheveux courts, noirs. Son odeur ressemblait à quelque chose de sucré et de fruité. Mais sur un point, Emmett avait tord, elle ne ressemblait pas du tout à un lutin. Sauf pour la taille et encore, ils étaient dix fois plus petits qu'elle ! Mais je comprenais le surnom de pile électrique. Elle sautillait toujours. Elle ne devait jamais être en manque d'énergie.

- Alice, tu vas la lâcher !

Elle s'éloigna de nouveau et prit la main de Jasper.

- Là c'est Edward.

Je me retournais alors vers son dernier frère.

Il était beau, plus que la moyenne je dirais. J'étais assez désorientée par son odeur. Je n'arrivais pas à mettre de nom dessus. Il inspirait la sécurité, mais aussi quelque chose d'indescriptible.

Son expression était étrange, il semblait fasciné mais agacé. Il ne souriait pas ce que je trouvais dommage pour un beau visage.

- Et pour finir...

- Ta Rosie. Le coupais-je tout en regardant sa compagne.

Elle sourit, certainement de mon commentaire. Ses yeux regardaient amoureusement Emmett. Il n'y avait vraiment aucun doute, ils étaient fou l'un de l'autre.

Une lueur de tristesse passa dans mon regard. Je n'avais plus eu de regard de ce genre depuis longtemps...

Un des frères de Emmett, Edward, me regarda avec curiosité à cet instant. Aurait-il vu ma douleur ? Je secouais un peu ma tête et me repris.

- Je suis heureuse de tous vous rencontrer. Emmett m'a parlé de vous tout à l'heure et sa description et presque trait pour trait la vérité.

- Comment ça presque ? J'ai super bien détaillé je trouve !

- Tu m'as dit que Alice était un lutin diabolique mais elle n'y ressemble pas vraiment...

- Tu as osé me décrire comme ça ! Non mais je rêve! Moi un lutin diabolique ?

Alice paraissait un peu énervée et croisait les bras. J'avais eu peur de créer une discorde dans leur famille mais les autres membres souriaient et même riaient, j'en concluais que ce n'était pas bien méchant.

- Faut dire que ton caractère y ressemble et puis si on te met un bonnet vert ou rouge sur la tête on peut te confondre.

Je secouais la tête devant sa description. Ainsi les lutins ressemblaient à ça pour eux maintenant ? C'était bien loin de la vérité.

- Emmett, ils ne portent pas de bonnet vert ou rouge !

- Comment tu peux le savoir d'abord. Attends... ils existent vraiment ?

Mon ami était surpris. Il décrivait sa sœur de lutin et il ne croyait pas qu'ils existaient... je n'arrivais pas à suivre.

- Bien sur. Tu parlais d'eux, je pensais que tu savais qu'ils étaient réels.

- Je parlais de ceux qu'on voit dans les livres qui aident le père noël. Alors les lutins existent ? Dingue !

Emmett me faisait rire. Des lutins qui aident le père-noël ? C'était si comique connaissant leurs caractère ! Si c'était ça maintenant qu'on racontait aux enfants, j'espérais vraiment qu'ils n'en rencontreraient pas de vrais !

- Ils ne sont pas du tout comme tu l'imagines. Les lutins sont, certes petits, mais ne portent aucuns bonnet. Ils sont grincheux, malpoli, grossier même. Ils volent tout objets se trouvant dans leur champ de vision et tourmentent toutes créatures qu'ils rencontrent. Sans parler de leur air moqueur et suffisant. Mais ils sont ingénieux pour se cacher et faire des pièges.

- Tu en as déjà vu ?

Je me retournais vers Edward qui pour la première fois me parlait. Il était vraiment intéressé apparemment.

- Une fois, ils m'avaient volé un objet précieux et je peux dire qu'ils sont durs en négociations. J'ai dus agir avec patience et dans la transaction, j'ai perdu un cheval, un bracelet et de l'or.

Suite a mon explication, les autres riaient. Ce n'était pas vraiment drôle, j'avais perdu beaucoup de choses ce jour là et cela avait été pénible !

- Il faut absolument que j'en vois un ! Tu m'en montreras ?

- Pas question Emmett ! Une fois, cela m'a suffit. En plus, ils se cachent de plus en plus maintenant. Ils vivent sous la terre, ils sont sales et ne se lavent presque jamais. Crois moi, tu ne perds rien à ne jamais les rencontrer ! Tu y gagnes même beaucoup.

Il était un peu déçu mais ne perdit pas son sourire. Il continua à me parler.

- Tu sais, tu m'étonnes de plus en plus, d'abord les habits, le château, les lutins. Y'a pas de doute, on doit s'amuser avec toi !

Je souris bien que je sois un peu vexée. Le fait que je ne m'habille pas à la mode et que j'habite dans un château le perturbait apparemment. Je ne voyais toujours pas en quoi. Les gens étaient devenu encore plus moqueurs à ce que je pouvais voir.

Le chef de famille, voyant certainement mon manque de réaction, changea de sujet.

- Dans tous les cas, je suis heureux de pouvoir rencontrer une Viking. Je suis un passionné d'histoire et cette période m'a toujours intrigué.

- Comme de nombreuses personnes. Il n'y a que peu de choses sur nous et c'était voulu. Nous ne pensions pas que le monde changerait à ce point, nous pensions que tout resterait tel qu'il était. Un monde peuplé de Vikings conquérant le plus de terres possibles. De plus, nous aimions raconté l'histoire de notre peuple autour d'un feu, devant le village ou en famille. C'était ainsi que nous passions nos traditions, nos histoires. Une façon plus personnelle que des mots écrits sur quelques feuilles.

Carlisle sourit. Je le vis hésiter plusieurs fois mais finalement n'ajouta rien. Voulait-il me demander d'approfondir le sujet ?

Je pris les devants pour confirmer mon hypothèse.

- Je pourrais vous raconter quelques unes de nos histoires si vous le souhaitez.

Son visage s'illumina et il hocha la tête. Il avait l'air heureux par mon idée.

- J'en serais ravi.

Je n'avais pas raconté mes histoires depuis un long moment et ça allait me faire du bien de les réciter à nouveau. J'étais aussi impatiente de leur narrer l'histoire de mon père, de mon village, des anecdotes.

Alors que Esmée allait prendre la parole, nous entendîmes ma sœur m'appeler.

- Signi !

Elle sauta presque sur mon coté et m'attrapa le bras de façon possessive. Elle regarda un instant les Cullen, lança un regard plus glacial encore à Alice et revint vers moi.

- Je te cherchais.

- Et pourquoi donc ?

Tu me manquais ! Quelle question ! Tu viens on retourne vers les autres.

Je lui caressais doucement la joue et acquiesçais. Je me retournais vers mes nouveaux amis avant de partir.

- Nous nous verrons plus tard ?

- Bien sur, à tout à l'heure !

Emmett était réjouit d'après ce que je voyais. Les autres me firent des sourires chaleureux et me saluèrent alors que Sunni me tirait déjà vers les sièges.

Elle bougeait au rythme de la musique et parfois, je levais ma main qui tenait la sienne pour la faire tourner sur elle même. Elle riait. J'aimais la voir ainsi.

Nous arrivâmes bien vite à ma chaise. Une fois assise, ma petite sœur vint sur mes genoux et elle se blottit contre moi. Quand à moi, je l'entourais de mes bras.

C'était une position informelle mais cela permettait de montrer notre lien. Quiconque touchait à un membre de notre famille en subirait le prix.

- C'était qui ces vampires Signi ?

- Des amis. Répondis-je simplement.

Nous ne nous étions parlé que peu de temps mais ils étaient des amis, ça j'en étais sur. Du moins, de mon coté. Des personnes pour qui je pouvais être seulement moi, seulement Bella. Et ça me plaisait.

- ça fait longtemps que je ne t'avais pas vu rire...

Ses paroles étaient remplit de tristesse avec une pointe de jalousie, je pouvais le sentir. Je savais que cela faisait un moment que je n'avais pas été comme ça en leur présence. Sauf dans ce magasin plus tôt dans la matinée mais même là, ça n'avait duré que quelques secondes.

Pourtant je n'étais pas malheureuse, je ne voulais pas qu'elle croit le contraire surtout quand j'étais avec elle.

- Sunniva, je suis heureuse quand je suis avec la famille.

- Alors pourquoi tu ne ris pas comme ça ?

Elle me regardait à présent et était peinée. Je n'aimais pas voir ses yeux brillant attristés.

- Ce n'est pas parce que je ne ris pas que je suis triste. Rire me fait du bien, et en votre présence je ris aussi mais sourire me suffit tu sais.

- Je ne comprends pas.

- Quand je viens te voir le matin et que tu dors, je souris, quand je vous vois tous réuni en trin de parler de tout et de rien, je souris. Quand je te vois poursuivre Eïnar car il t'a pris un bijoux, je souris. Dans ses moments la je n'ai pas besoin de rire, je suis heureuse car je vois ma famille heureuse. Ce n'est pas parce que je ne ris pas que je suis malheureuse. Tu comprends maintenant ?

- Je crois oui. Mais parfois j'aimerais te faire rire comme tu as ris.

- Crois-moi, tu y arrives et parfois même sans le vouloir.

Elle croisa alors les bras, mécontente, et pris une mine boudeuse.

- C'est pas pareil là, ça c'est quand tu te moques de moi !

Je ris un peu et lui embrassais la joue tout en la serrant dans mes bras.

- Tu es vraiment unique toi !

- Ton unique petite sœur ?

- Bien sur ! Tu en vois une autre toi ? A moins que je mettes une robe à Eïnar et un peu de maquillage...

- Hey ! J'ai entendu et même si je ne sais pas pourquoi, il n'en est pas question !

Nous rîmes fasse à la remarque de l'intéressé.

- Sunniva ferma les yeux alors que je lui caressais les cheveux tout en murmurant la mélodie qui se jouait.

J'étais bien comme ça. Et je devais admettre que malgré la présence de centaines de vampires, j'étais moins agacée que je ne l'aurais crus. La rencontre de mes nouveaux amis y étaient certainement pour quelque chose mais la présence de ma famille aussi.

Malgré tout ce qu'on pouvait dire, à quel point ils étaient méchants, terrifiants, cruels, ils étaient ma famille, celle que j'aimais et qui me rendait heureuse.

Après peu de temps, Adalrick arriva vers nous.

- Signi, m'accorderais-tu cette danse ?

Il savait que je n'aimais pas particulièrement danser mais tout le monde avait l'air détendu, enfin comme il était possible de l'être dans cette situation et je pouvais bien lui accorder ça.

Ma petite sœur prit place sur mon siège alors que je suivais Adalrick, une main dans la sienne.

Il me guida au centre de la pièce et se mit en position. Malgré les modifications apporté par l'orchestre, je reconnu la « Vasle romantique » de Debussy. Une magnifique œuvre parfaitement modifiée.

Nous débutâmes la danse sans un mot. Nos regards plongés l'un dans l'autre. C'était dans ces moments là que j'oubliais toutes les horreurs qu'il avait pus commettre, tout les désaccords que nous avions, toutes les disputes que nous avions eues.

Il me fit tourner et sourit quand nos yeux s'accrochèrent de nouveaux.

Adalrick pouvait être une personne sadique, une personne cruelle mais je le connaissais bien et je savais que même si son cœur se remplissait de noirceur, il y aurait toujours une part de lumière, un espoir que certaines choses ne changent pas. Un trait d'humanité qui ne s'effacerait pas.

Il avançait, je reculais. J'avançais il reculait. Nous nous déplaçâmes sur la gauche. Son regard toujours en accord avec le mien.

Il était le plus discret de tous pour montrer des émotions tendres. La encore, notre père y était pour beaucoup. Les sentiments de ce genre n'étaient pas une faiblesse. Car mon père nous disaient parfois, dans de rare moments, qu'ils nous aimaient. Mais les montrer en était une. Il pensait qu'avoir ces sentiments pouvait motiver un guerrier car il permettait d'être plus fort, plus protecteur mais les montrer permettait aux autres de savoir ce qui était cher au guerrier, et ainsi l'utiliser contre lui. Pour notre père, avoir ses sentiments suffisait, il n'y avait pas besoin de les montrer ni de les comprendre. Une logique illogique pour moi.
Mais Adalrick était pareil.

Un, deux, trois, je tourne encore une fois. Ses iris me renvoient une image troublante de moi. Un deux, trois, je tourne encore une fois. Ses yeux sont pleins de sentiments.

Je savais bien qu'il était rare que Adalrick montre ses émotions. Bien qu'il soit un peu plus démonstratif par de petites attentions comme me prendre la main, m'embrasser la tempe, me prendre parfois dans ses bras... il ne le dirait pas avec des mots. Et ça m'allait puisque je savais que je comptais pour lui et lui aussi comptait pour moi. Il n'avait pas besoin de le dire, il le savait.

Hakkon me disait que je comprenais notre frère comme personne et par moment, il avait raison, mais il y a toujours eu une peur, ce petit voile qui ternissait son regard, que je n'ai jamais réussi à comprendre.
Mais ce soir, cela n'y était pas et j'étais heureuse de le voir pleinement heureux.

Nous ralentîmes sans m'en rendre compte, Adalrick me bascula légèrement en arrière. La musique s'était arrêtée.

Ce n'est que lorsque j'entendis les applaudissements que je revenais à la réalité. Voyant tous ces vampires qui avaient disparus le temps d'une danse.

Adalrick passa son bras autour de ma taille et nous regagnâmes nos place. Il me souffla un merci alors que nous montions les quelques escaliers qui nous séparaient de nos sièges.

Tandis que Sunniva dansait à son tour avec Hakkon sur une musique plus enjouée, je réfléchissais à Nous. Nous avions vraiment l'air d'une famille royale dansant et riant. C'était ma famille et je les aimais tous.
Je ne sais pas si sans eux j'aurais pus survivre au départ de Luciano. Lui qui m'était indispensable pour vivre...

Je m'étais longtemps posée la question de son vivant. Lui et moi n'avions pas parlé de ce sujet. Il savait qu'un jour il mourrait et que je serais anéantis mais jamais il n'avait réclamé plus que ce qu'il avait. Il disait que je lui suffisais ainsi et qu'il voulait profiter du temps de vie qu'il lui restait avec moi sans rien de plus.

J'avais bien sur songé à le transformer mais je ne sais pas s'il aurait supporté notre vie même si j'étais à ces cotés. Il aimait trop la vie pour mourir et j'aimais trop son cœur pour le tuer.

- On rentre bientôt Signi ?

C'était Eïnar qui me sortis de mes pensées. Celui là, toujours le même. Il avait déjà fait pas mal d'efforts en restant sage aussi longtemps. Il savait que notre frère avait besoin de nous mais il avait ses limites et il commençait à les atteindre.

- Laisse encore quelques danses passer et nous partirons.

Il soupira bruyamment tout en s'asseyant sur l'accoudoir de mon siège.

- Je sais que c'est difficile pour toi mais supporte le encore un peu. Je te promets que nous partirons bientôt.

Cette fois ci, il sourit. Mon petit frère savait que si je lui promettais de bientôt sortir d'ici, je tiendrais parole. Moi aussi je n'aimais pas ce genre de fête.

Il m'embrassa rapidement sur la joue et repartit vers d'autres vampires, les gardes des Volturi. Certainement pour en provoquer un pour un stupide défi. Décidément, il ne changera jamais.

En balayant la salle du regard, je vis non loin de moi une vieille connaissance me demander du regard l'autorisation de venir. J'acceptais d'un signe de tête.

- Bonsoir Signi. Me dit-il en baisant ma main et en s'inclinant.

- Bonsoir Marcus.

Je ne pense pas que je pouvais considérer le Volturi comme un ami mais il se rapprochait un peu de la définition. Enfin, je le supportais lui contrairement aux deux autres. Même si nos discussions sur son mode de vie ou sa façon de se prendre pour un roi ne se finissaient que rarement bien.

Heureusement, nous ne parlions pas de tout ceci. Nos conversations tournaient plutôt vers la vie en générale. Il regrettait de ne plus être humain. La vie lui manquait et la mort encore plus. Vivre aussi longtemps vous change et il y a toujours un moment où vous vous demandez quand cela cessera. J'avais connu sa compagne et appris qu'elle était morte. J'ai été triste pour lui car elle le maintenait en vie. Maintenant, je voyais dans ses yeux une lassitude qui ne faisait qu'augmenter. J'étais sincèrement triste pour lui.

- Votre visite était des plus surprenante. Mon frère ne savait plus où se mettre.

- Pourquoi nous envoyer l'invitation dans ce cas ?

Il réfléchit quelques secondes, certainement pour trouver la façon la plus poli de me répondre. Je le rassurais donc.

- Vous pouvez me parler franchement Marcus.

Il continua avec un léger signe de tête.

- Il est normal d'inviter notre créateur et sa famille mais comme à chaque fois, vous ne venez pas donc.

- Donc c'est juste un geste de politesse ?

- On peut dire ça.

- Il est vrai que nous ne sortons que rarement mais parfois, l'envie nous prend de venir voir le monde de plus près aussi bien humain que vampirique. Comprenez bien que nous pouvons vous rendre visite à tous moment, réception ou non.

- Je le comprends et croyez moi quand je vous dis que je ne l'oublierais pas.

Ça pour ne pas l'oublier, il n'allait pas l'oublier. Adalrick avait soigné son entrée et il m'avait confié vouloir s'entretenir avec ses trois créations en privée durant son séjour. Cela ne faisait que commencer pour eux.

- Le monde a beaucoup changé depuis ma dernière visite.

- Vous n'êtes pas sortis depuis ?

- De rares fois mais je ne m'approche que peu des grandes villes et me ballade parfois dans les villages, dans mon pays.

- Il est vrai que presque tout à changé. Les normes et les convenances ne sont plus que de pal mots dans des histoires, les humains deviennent de plus en plus individuels mais essayent de le cacher. Ils créent toutes sortes d'objets voulant rendre leur vie plus attrayante, plus performante, plus facile.

- J'ai entendu dire que notre mythe a perduré ?

- Oui c'est le cas à cause de certaines personnes.

- Vous lui en voulez toujours ?

- A cause d'elle et de sa rencontre, nous sommes devenus bien plus qu'une légende, certains humains croient dur comme fer en nous et d'autres encore plus téméraires nous cherchent. Notre secret est menacé, il nous faut être prudent.

- Ces humains ! Pourquoi rechercher à ce point la mort alors qu'ils vivent.

Par moments, les Hommes m'exaspéraient. Certains points les concernant restaient obscures pour moi et le resteraient j'en ai bien peur.

Si notre secret serait dévoilé, je ne sais pas comment ils réagiraient. J'en avais connu un qui n'avait pas eu peur, un seul qui avait accepté. Mais les autres le feront-ils ? Cela m'étonnerait beaucoup. Les humains ont souvent peur de ce qu'ils ne connaissent pas, ils se font la guerre entre eux par simple envie, conquête de territoire, folie ou encore avertissement. Alors imaginer qu'un jour nous puissions être découvert, ce serait probablement leur espèce qui s'éteindrait vite dans une guerre ou nous serions les vainqueurs. Mais après leur mort, la notre suivrais. Nous nous battrions pour un peu de sang, nous redeviendrions des être sauvages sans la moindre conscience. Et ce monde serait à sa fin.

Je préférais ne plus y penser.

Ayant sans doute les même pensées que moi, Marcus changea de sujet.

- La petite reine à l'air de se plaire ici.

Je regardais ma petite sœur qui dansait gaiement au milieu de ce monde. Oui, voir d'autres vampires et être reine devait à coup sur lui plaire.

- La Suède n'est pas le meilleur pays pour une vampire comme elle et notre château non plus. J'envisage un voyage avec elle mais je cherche encore les destinations qu'elle aimerait.

- La France serait, à mon humble avis, l'endroit qu'elle aimerait le plus.

La France. Je n'y avais pas été depuis très longtemps et la dernière fois, cela fut...intense. J'avais réussis à revenir en Italie et affronter le pire des souvenir, je pouvais peut être en affronter un autre.

- Je vais l'envisager. Merci Marcus.

- Je vous en prie.

Il s'inclina devant moi puis partit rejoindre d'autres invités.

Je devais l'avouer, il était intéressant de parler avec d'autres vampires autres que ma famille. Et j'avais fait une bonne rencontre.

D'ailleurs, en parlant du loup, celui ci s'avançait vers moi sans aucune gêne.

Il s'arrêta à un mètre et prit la parole.

- Je fais quoi maintenant, je m'incline ?

Emmett ! Il était si naturel. Il n'avait pas ce filtre que beaucoup ont, qui nous permet de garder certaines pensées, certaines paroles pour nous. Lui disait ce qu'il lui venait à l'esprit et c'est ça que j'aimais chez mon nouvel ami.

- Tu peux être normal avec moi Emmett. Je suis toujours la même que dans les bois. Juste Bella.

- T'as pas tord !

Il s'avança tout en prenant une petite chaise non loin de nous pour la mettre à mes cotés, lui dessus.

- C'est barbant comme soirée.

- Tu es dans le même état d'esprit que moi.

- Tu n'aimes pas tout ça ?

Il avait l'air réellement surpris. Avais-je montré un intérêt quelconque à ces festivités ? Avec lui je me posais toujours beaucoup de questions.

- Non. Tout ces regards sur moi comme si j'étais une bête curieuse. En plus, une fois que les vampires savent pour moi, ils ne sont pas aussi... naturel. Ils surveillent leurs paroles et n'osent rien.

- Au moins tout le monde te vénère. T'es comme une reine en fait. La classe !

- Ils ont peur, ce n'est pas la même chose.

- Ouais c'est pas faux. Alors, tu penses quoi de ma famille ?

- Je pense qu'ils sont à deux doigts de venir te prendre et partir en courant.

Je le savais sans même les regarder. Ils avaient peur pour Emmett. Ils ne me connaissaient pas mais avaient peur de moi. J'étais un danger pour lui, selon eux. Et quelque part, ça me blessait.

- T'inquiètes ! Dès qu'ils te connaîtront mieux ils ne penseront plus que tu es le grand méchant loup. D'ailleurs c'est pas vraiment ça. Carlisle est impatient de rediscuter avec toi, Esmée t'aime déjà. Alice est toujours heureuse de faire de nouvelles rencontres. Jasper bin, c'est Jasper, il se méfie tout le temps de tout et Rosalie est jalouse, elle ne veut pas qu'on lui vole son Emmett ! Et Edward, il n'est pas du tout contre te connaître plus.

Mon ami avait sourit et je voulais croire en ses paroles, c'est donc pour cela que je me risquais un coup d'œil vers sa famille.

Leur regard, comme je l'avais deviné, était dirigé vers moi. Mais ce n'était pas un regard de peur et d'hostilité. C'était étrange mais rassurant de savoir qu'ils ne me détestaient pas.

- Bon alors tu les trouves comment ?

- Comme une vraie famille. On voit que vous vous aimez.

- Ok et mon frère Edward, tu penses quoi de lui ?

- Edward ?

Lequel était-ce déjà ? Ha oui, celui avec cette odeur particulière. Je le regardais, comme si le voir allait me donner une réponse alors que lui faisait les gros yeux à son frère. Alice quand à elle riait. Elle ne s'arrêtait jamais dis donc !

- Euh... il est...

- Oui ?

- Un peu étrange ?

Emmett, comme à son habitude, rit de bon cœur et la encore je ne comprenais pas pourquoi. J'espérais ne pas avoir été impoli envers son frère qui, j'en étais sur, nous écoutait comme le reste de sa famille.

- Donc, il est bizarre. À vrai dire, ça on le savait tous mais pourquoi tu penses ça ?

- Il avait l'air agacé en me voyant. Est-ce pour cela qu'il ne souriait pas ? Parce que j'étais avec vous ?

Emmett me regarda quelques instant et eu un sourire franc mais discret. Je n'arrivais toujours pas à comprendre son esprit. Y arriverais-je un jour ?

- Il ne sourit pas souvent ce n'est pas de ta faute. S'il est agacé c'est parce qu'il n'arrive pas à faire une chose alors que pour une fois il en meurt d'envie.

Je ne comprenais rien. Au moins, il n'était pas en colère contre moi. Mais quelle était cette chose ?

Je le fixais et me concentrais sur lui. Quelle était la chose qui le frustrait ? Pourquoi me regarder ainsi ? Il y avait une raison mais laquelle ?

Et après quelques secondes de réflexions, je lui souris, ce qui le déstabilisa. Je coupais notre échange et reportais mon attention sur le vampire à coté de moi.

- Son don ne marche pas sur moi c'est ça ? Je vois qu'il a un don mental, certainement inoffensif sinon il n'essayerait pas sur moi et c'est apparemment quelque chose qu'il fait en permanence. Je dirais, en rapport avec notre être, peut-être un liseur d'émotion ou d'esprit ?

- T'es trop forte !

Donc j'avais deviné juste, maintenant je devais savoir quel était ce pouvoir.

- mon frère lit dans les pensées mais pas les tiennes. D'habitudes, il aimerait ce silence mais là il veut absolument savoir ce que tu as dans la tête.

- Il ne pourra pas. Les dons comme celui ci ne m'atteignent pas, je te l'ai dit tout à l'heure.

- Ha oui c'est vrai, j'avais oublié. Tu as de la chance, j'aimerais aussi qu'il n'entre pas toujours dans ma tête. Mais j'ai une technique pour ça, je pense à moi et ma Rosie dans certaines positions et hop, au revoir l'intrus.

Emmett et moi rîmes à sa phrase. J'imaginais bien que pour sa famille ou pour Edward, ça ne devait pas être facile tous les jours. Il devrait s'entraîner dur pour stopper un peu son don mais je ne lui donnais pas plus d'une centaine d'année. Il était encore trop jeune pour y arriver. Peut-être dans quelques centaines d'années.

Alors que je continuais à parler avec lui, il y eut du mouvement vers les Volturi. Je les observais afin de comprendre ce qui allait encore se passer avec eux quand Hakkon vint vers moi.

Je me retournais donc vers Emmett.

- Emmett, on continuera de parler plus tard d'accord ?

Il eut l'air un peu confus mais acquiesça.

- Un nouvel ami Signi ? Me demanda tout sourire mon frère alors qu'il observait Emmett rejoindre sa famille.

- Oui. Je crois pouvoir l'appeler comme ça. Que se passe-t-il avec eux ?

Il me donna pour seule réponse un regard triste. Et après quelques secondes, je compris. Quel genre de réception cela serait-il sans un buffet ? Toute ma bonne humeur disparue aussitôt.

C'est vrai, ils étaient des vampires sauvages presque primaire, sans aucune conscience. Ils voulaient du sang, ils voulaient des cris, ils voulaient de la peur. Et malheureusement, je ne pouvais rien faire.

- Que vas-tu faire Signi ?

Comment ça qu'allais-je faire ? C'était plus qu'évident. J'aimais mon frère, et je le soutenais mais j'avais mes limites. Je ne regarderais pas un tel massacre assise tranquillement sur ce siège il n'en était pas question.

Sans lui répondre, je me levais et commençais à descendre les marches. Adalrick vint vers moi mais je ne pus lui donner qu'un regard froid.

Comment pouvait-il sourire alors qu'une tuerie allait s'organiser. Mais j'oubliais, il allait faire partie de cette tuerie. Et il serait certainement l'une des personnes qui aimerait le plus ça. Voir ces vampires se jeter sur ce qui est vivant, se battre, protéger leur proie. Puis, il montrerait son pouvoir en prenant la victime qu'il souhaite et défierait quiconque la voudrait.

Affligent...

Sans un coup d'œil, sans une annonce, je sortis au plus vite de cette salle.

Les rues étaient sombres, le ciel noir. C'était maintenant que je respirais. Mais je ne pouvais pas profiter pleinement. J'étais encore trop énervée. Alors je décidais de faire la seule chose qui pouvait me calmer.

La route semblait plus courte que ce matin. Peut-être allais-je plus vite, qui sait...

Comme la première fois, je contournais la maison pour me rendre directement dans le fond du jardin.

Sa tombe la nuit paraissait encore plus belle. Brillante grâce aux rayons de la Lune.

Immédiatement, je m'apaisais un peu, sachant pertinemment qu'il n'aime pas quand je suis en colère.

- C'est encore moi Luciano. Tu dois savoir pourquoi je suis ici si tu me regardes de où tu es. Je ne supporte pas ça. En ce moment même des humains doivent souffrir le martyre et je ne peux rien y faire.

Et comme un murmure, un souvenir lointain, je l'entends encore me dire « tu ne peux pas sauver tout le monde ». Il me le disait souvent. À chaque fois qu'un innocent mourrait et que je voulais l'aider sans que je ne puisse. Il avait raison mais je n'aimais pas ce sentiment d'impuissance.

Pour éviter de faire revenir la colère, je changeais de sujet.

- Je ne sais pas si tu as vu mais je me suis faite un nouvel ami. Il est assez drôle et sa famille a l'air gentille. Ils sont végétariens, je trouve ça bien.

Je repensais à ma rencontre d'il y a seulement quelques heures. Emmett avait été une bouffée d'air frais. J'avais souris et même ris en sa présence. J'avais été Bella.

- Et puis j'ai aussi dansé à la réception.

Une rafale de vent arriva et je souris, imaginant que c'était peut-être Luciano qui se manifestait.

- Ne sois pas jaloux. Je t'ai toujours réservé la dernière danse.

Pour rejoindre mes mots, je saluais mon cavalier imaginaire et pris la position pour une danse. Je fredonner un doux air de piano tout en bougeant en rythme, lentement. Et comme s'il était là, le vent se fit plus tendre.

J'avais eu raison de venir ici. Malgré la tristesse qui m'envahissait toujours, j'étais proche de son être et cette nuit, c'était comme si je dansais avec lui encore une.

Ça sera toujours ainsi, Luciano aura toujours la dernière danse...

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Et voilà, qu'en avez-vous pensé?

Si vous avez des questions sur le mystérieux "elle et sa rencontre" dans la discussion entre Bella et Marcus, je vous répondrais que vous en saurez plus dans quelques chapitres ^^

J'espère que vous avez aimé et que vous êtes heureux de cette première rencontre avec tous les Cullen.

A bientôt pour la suite

B-ness