Bonjour,

Comme pour toutes mes fics je sais que j'ai mis du temps...

Vive les vacances et internet à la maison !

J'espère que la suite va vous plaire !

Bonne lecture.

Chapitre 6

Severus lançait une série de sort sur les murs pour les isoler convenablement. Les révélations au petit déjeuné sur ce qu'avait entendu Blaise et Draco pendant la nuit l'avait plus que troublé et il ne tenait pas à ce que cela se reproduise. Il voyait encore le visage de Neville devenir rouge brique au fur et à mesure que les serpentards répétaient tous leurs cris… Il l'avait trouvé adorable et… oui, il l'avait trouvé sexy. La veille, Harry lui avait dit qu'il avait sentit du désir entre l'ancien gryffondor et lui. Il n'avait pas eu tord. A l'époque de Poudlard déjà, lors de leur dernière année, il s'était senti attiré par le jeune homme. Et même maintenant, alors que les années avaient passé, il devait avouer que ce sentiment était toujours là.

Et si Harry les avait fait venir uniquement dans ce but ? Reformer les couples comme ils auraient dû se faire à la fin de l'école. Cela voudrait-il dire qu'il espérait sortir avec son filleul ? Et que Ron et Blaise devraient finir ensemble ? Idée complètement ridicule !

Dans la cuisine, juste en dessous de la chambre, Harry faisait la vaisselle, aidé par un Ron plutôt silencieux. Neville était tranquillement installé dans le canapé à lire une revue sur les plantes magiques, alors que leurs deux anciens ennemis faisaient une partie d'échec sur la table de la salle à manger. Ce n'était bien sûr pas la version sorcière. Severus avait bien insisté sur le fait qu'ils ne devaient en aucun cas parler ouvertement de magie devant le petit malade, et encore moins réaliser un acte magique. Il avait peur que cela ne lui cause un trouble irréparable qui mettrait fin à toutes ses chances de guérison.

Le rouquin détaillait en coin son ami, s'attendant presque à le voir disparaître comme un fantôme. Harry ne tarda pas à s'en rendre compte et dut se retenir pour ne pas se mettre à rire. Sa crise de la veille lui avait suffit, même si ça s'était révélé très agréable de pouvoir se reposer dans les bras du blond un instant. Il s'y était même endormit.

« Ne t'inquiètes pas, je vais bien, » murmura Harry juste assez fort pour que son voisin puisse l'entendre. « Je ne vais pas m'envoler. »

« Je sais, » répondit Ron sur le même ton avec un faible rire nerveux, « mais tu as l'air tellement… enfin si… »

« Faible ? Oui, je sais. Ce n'est donc pas la peine d'y penser. De toute façon ça ne changera rien. Je t'aime bien… »

« Moi aussi… Tu n'as pas tellement changé au final. »

Le survivant eut un faible sourire et rinça la dernière assiette qu'il passa à son compagnon.

« On devait être proche tous les deux n'est-ce pas ? »

« Très. Tu sais, j'ai cinq frères et une petite sœur. Mais je crois bien que je n'ai jamais été aussi proche de l'un d'entre eux que je ne l'ai été de toi. On a traversé beaucoup de choses ensembles, et tu as toujours été là pour me soutenir et m'aider. Même quand tout allait mal… Et j'ai fait pareil pour toi… »

« On ne c'est jamais disputé ? »

« Si, bien sûr. Tu étais comme un frère pour moi, alors je suppose que c'est normal. J'aurais aimé que tu me donnes de tes nouvelles, mais je suppose que tu avais tes raisons pour ne pas le faire. »

« Sans doute… Dis moi, Ron, tu es heureux avec Neville ? »

Son compagnon eut un moment de réflexion avant d'hausser les épaules. S'il était heureux ? Oui en un sens. Il avait toujours pensé qu'un jour il tomberait éperdument amoureux d'une personne, et qu'il serrait prêt à tout pour elle. Avec Neville, les sentiments ne prenaient pas une place aussi importante que dans ses rêves mais ils étaient bien ensemble et c'était le plus important.

« Et… » Harry hésita un instant, ne voulant pas aller trop loin. « Qu'est-ce que tu ressens pour Blaise ? »

Les joues de son ami s'empourprèrent il se mit à essuyer frénétiquement son assiette. Cette fois-ci, le brun se mit à rire franchement. Draco tourna un œil inquiet vers la cuisine sous celui moqueur de son compagnon, mais aucune quinte de toux ne vint le plier en deux.

Des flashs revinrent à l'esprit du sauveur. Il voyait Ron, à des âges différents, rougir de la sorte face à une fille ou une question embarrassante. La dernière image les mettait en scène tous les deux, assis dans une vieille chambre d'un antique manoir. Harry venait de lui poser exactement la même question et avait obtenu la même réponse.

Le brun attrapa la main de son ami et le traîna presque de force vers la sortie de la maisonnette. Quand l'autre lui demanda où ils allaient comme ça, le malade lui répondit simplement qu'il voulait lui « présenter quelqu'un ».

Neville les regarda sortir en souriant, mais ne fit pas un geste pour les suivre. Il était bien installé et ne contait pas bouger avant d'avoir fini son article. Les deux serpentards échangèrent un regard avant d'abandonner leur partie. Ils ne dirent pas un mot, mais chacun des deux savaient ce que pensait l'autre : c'était le moment parfais pour passer un peu de temps avec les gryffondors sans leurs petits amis dans les jambes.

Harry s'arrêta devant l'enclos de son cheval, qu'il ouvrit d'un coup de main, et entra à l'intérieur en tirant toujours Ron derrière lui. Leurs anciens ennemis s'arrêtèrent à quelques pas de la barrière, n'ayant pas vraiment confiance dans l'animal, les yeux rivés sur les deux garçons.

OoOoOoOoOoOoOoO

Severus descendit l'escalier et se retrouva dans le salon vide. En entendant les pas lourd de son ancien professeur, Neville se retourna en sursautant. Il lâcha son livre qui tomba à ses pieds. Il rougit en se penchant pour le ramasser, ne voyant pas l'étrange sourire de son hôte. Ce dernier repensa à ce que son Harry lui avait dit la veille et ne put s'empêcher de détailler le jeune homme. Du désir ? Oui, à l'époque du grand combat il avait désiré ce guerrier qui combattait tout autant ses peurs que ses adversaires. Le désirait-il toujours ? Oui, sans doute que oui…

« Les plantes ? » demanda Severus en se rapprochant. « Si seulement vous aviez mis autant d'attention dans les cours de potions… »

Neville avala sa salive en voyant l'homme s'installer sur le canapé près de lui. Quand il tendit une main vers son livre, il retint de justesse un cri de peur de franchir ses lèvres et il se décala imperceptiblement vers le bord du meuble.

Intérieurement, il se serrait donné des baffes. Bien sûr que Snape ne pouvait rien lui faire. Ses amis étaient dehors, du moins Ron et Harry étaient dehors, il doutait fort que les deux serpentards lui seraient venus en aide si son professeur lui faisait du mal… Mais quel mal ?

Severus attrapa l'ouvrage. Ce faisant, il toucha discrètement la main de son propriétaire. Il le sentit frémir sous ses doigts. Peut-être était-ce dû uniquement à la peur qu'il lui inspirait toujours, mais l'homme ne le croyait pas.

« Vous avez même annoté les pages… Vous êtes un élève studieux. Mais à quoi cela sert-il de savoir comment faire pousser une plante si vous ne savez pas vous en servir ? »

« A quoi cela sert-il de savoir se servir d'une plante si vous ne pouvez pas la faire pousser ? »

Sitôt les paroles prononcées, Neville les regretta. Où avait-il trouvé le courage de lui répondre ? Mais bon sang, pourquoi ne s'était-il pas tu comme lorsqu'il l'interrogeait pendant les cours de potions ? Maintenant c'est sûr, il allait le tuer. Au minimum… Il allait l'entraîner dans sa cave et le découper en petits morceaux. Et quand Ron s'inquiéterait de ne pas le voir, son meurtrier dirait simplement qu'il était parti… Et les autres le croirait.

Contre toute attente, Severus n'attrapa pas de couteau mais se contenta de sourire. Neville se demanda intérieurement si ce sourire n'était pas plus terrifiant encore.

« Je constate avec plaisir que vous avez appris le courage. Vous n'avez pas tort. Personnellement, je n'ai jamais vraiment eu la main verte. Quand je tente de faire pousser une plante, elle a tendance à mourir. »

L'élève se retint de rire. S'il était aussi brut avec ses plantations qu'avec ses élèves dans les cachots qui lui servaient de repère il était normal que les plantes ne vivent pas bien longtemps.

« Elles ont besoin de lumière et d'amour, » répondit le jeune homme, une pointe de tendresse étant apparue dans son regard. « Vous n'obtiendrez aucun résultat si vous tentez de les faire pousser sans vous en occuper. »

Severus hocha la tête, semblant prendre plaisir à l'écouter parler. C'était indéniable, ce gamin savait de quoi il parlait. Sans vraiment le voir, il parcourut les pages noirs de notes du livre qu'il tenait toujours sur les genoux. Une idée germa dans son esprit, mais allait-il seulement accepter de l'aider ?

« Monsieur Londubat, j'ai une proposition à vous faire. »

Vous avez aimé ? Oui, non ?

Vous voulez m'engueuler et me dire que franchement j'exagère ?

Alors une review et voilà !