Bonjour à tous les lecteurs!
Je suis navrée de ce gros contre-temps mais les problèmes d'ordinateurs n'ont fait qu'empirer et c'est donc très dur pour moi de pouvoir écrire et publier (il faut que j'aille sur d'autres pc)
Enfin, voici ma suite. J'espère que vous aimerez.
Merci à canada02, tia 63, aelita48 et angelike34 pour vos reviews ainsi qu'à ceux qui lisent cette histoire.
Je vous retrouve en bas pour quelques explications.
Bonne lecture
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« Il y a toutes sortes d'amours et, à l'intérieur de chacun d'entre eux, une infinité de degrés et de paliers, qui s'appellent affection, adoration, attachement, inclination, tendresse, passion et le reste. »
Jean Simard
La séparation
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Je n'étais toujours pas réapparue depuis la réception de la nuit dernière. J'étais restée longtemps à danser avec Luciano sur une musique sans fin. Mais les premières lueurs du jours m'ont fait prendre conscience du temps que j'avais passé sur sa tombe et je savais que je devais rentrer.
Pourtant, une fois une partie du chemin fait, je dérivais légèrement de ma route pour marcher entre les arbres et les buissons. Je ne voulais toujours pas retourner sur les lieux des crimes car pour moi, c'était maintenant ça.
Ni voir Adalrick, le filet rouge entourant ses iris et un diabolique sourire apparaissant sur son visage. Il avait choisit ce mode de vie et je n'avais pas le droit de l'en défaire mais je ne supportais pas de savoir qu'il avait pris une grande par à un massacre. Et quand était-il des autres ? Eïnar l'avait suivi, j'en étais sur. Sunniva ? Je priais pour que Hakkon l'ait emmené loin.
Je marchais encore et m'engageais dans un terrain avec moins d'arbres. Cela me permit de regarder le ciel. À la vue de la position du soleil, il devait bien être midi.
Je ne me posais pas de questions pour ma famille, ils savaient que dans mes moments comme celui-ci, il fallait attendre mon retour, une fois mes pensées un peu plus apaisées.
Je continuais ma marche une bonne heure ou deux quand je sentis une présence près de moi. Mon nouvel ami croyait-il pouvoir me surprendre ? Il n'était pas très discret. En même temps, bien que je ne le connaissais que depuis peu, je savais que Emmett et discrétion n'allaient pas ensemble.
Sans plus attendre, je m'élançais dans une direction aléatoire pour le prendre à son propre jeu. Je le sentis me suivre et j'accélérais ma course pour me cacher ensuite dans un arbre.
Je le vis s'arrêter au milieu du terrain où je l'avais amené et tourner autour de lui même. Je décidai de descendre de là où j'étais et de prendre la parole.
- On ne t'a jamais dit que suivre un très dangereux vampire n'est pas une chose à faire ?
Il me sourit et répondit à ma provocation.
- Un dangereux vampire ? Où ça ?
Je ris de bon cœur, constatant qu'il ne changerait pas sa manière d'être avec moi, du moins, pas avant de voir que je suis vraiment dangereuse. J'espérais sincèrement qu'il ne le verrait jamais.
- Très drôle. Tu ne pourras jamais me surprendre.
- ça ne coûte rien d'essayer.
Emmett me fit clin d'œil et s'installa à terre, signe qu'il voulait parler si je comprenais bien.
J'arrivais à lui et pris place à ses cotés, fermant les yeux et profitant des rayons du Soleil.
- Tu peux sentir la chaleur ?
Toujours curieux celui-là.
- Non. Mais je me souviens qu'étant humaine, j'aimais beaucoup cette astre. Je m'installais sur l'herbe, je fermais les yeux et appréciais le moment. Étrange car maintenant, je ne l'aime plus vraiment.
- Alors pourquoi ce sourire ?
- Parce que j'aime me souvenir. Je ne fais pas tant attention à cette lumière et cette chaleur mais plus à moi, humaine. Ce temps me manque.
C'était vrai. Le temps où j'étais humaine me manquait énormément. La vie me manquait. Je voudrais revenir à mon passé et mon humanité perdus.
- Ho non, je ne voulais pas que tu perdes ton sourire allez, c'est pas si terrible d'être un vampire, on peut s'éclater et voyager.
Toujours chercher le positif était bien un coté de Emmett.
C'était étrange, à chaque fois que je n'avais pas vraiment le moral, il apparaissait et me changeait les idées. Était-ce le destin qui me l'amenait ? Ou bien une simple coïncidence ? J'aimerais croire au destin.
- Ne t'en fais pas, j'aime parfois être un vampire mais c'est vrai que mon humanité me manque et puis ça commence à faire long.
- T'es si vieille que ça ? Oups, Esmée me dit toujours de ne jamais parler à une femme de son âge.
Emmett était si drôle. Certainement le rigolo de la bande. Il semblait aussi être un jeune vampire toujours naïf et ne voyant que les bons cotés du vampirisme mais quand il aura quelques centaines d'années de plus, sera-t-il le même ? Peut-être, qui sait.
- ça ne fait rien. Je suis Viking, c'est pour dire à quel point je suis vieille !
- Ouais c'est vrai. C'est dingue quand même, je me suis fais une pote Viking, la classe !
Je pensais bien que mon ami était le genre de personne à imaginer tous les clichés possibles et inimaginables sur nous et penser que c'était vrai, comme manger dans le crâne de nos ennemis, fait totalement faux bien sur !
- Sans oublier que t'es la big boss des Vampires, c'est pas rien non plus.
- Et tu crois que je te pistonnerais sur un quelconque statut ?
- Et comment !
Du Emmett tout craché ! Pas de doute, il resterait toujours le même.
- Tu es partis trop vite hier soir, je n'ai pas eu le temps de te demander si c'était possible qu'on se voit.
- Et bien maintenant c'est fait ! Lui dis-je avec le sourire.
- Je voulais dire, toi et ma famille.
- oh.
Que pouvais-je ajouter ? J'étais assez mal à l'aise il fallait l'avouer. J'avais l'intention de revoir Carlisle et lui parler de mon passé comme promis mais je ne pensais pas que Emmett organiserait un rendez-vous avec toute sa famille.
- Tu ne veux pas ?
Il semblait triste. Il ne fallait pas qu'il se méprenne. Je devais vite m'expliquer.
- Ce n'est pas ça. Ça ne me dérangerait pas mais ta famille ne serait-elle pas ennuyée ? Où n'aurait-elle pas peur ?
- Qu'est-ce-que tu vas imaginer là ! Bien sur que non.
Il ébouriffa un peu mes cheveux, se leva et poursuivit.
- On n'a qu'à se dire qu'on se retrouve ici à vingt-et-une heure mais comment faire, tu n'as pas de montre... ha je sais, je te prêtes la mienne.
Il enleva sa montre, très étrange selon moi, et me la donna en s'approchant.
- Alors quand il est vingt-et-une heure c'est au moment où la petite aiguille est...
- Emmett, bien que je n'ai pas l'habitude de ce modèle de montre, je sais lire l'heure.
Il rit, pas le moins du monde gêné de me faire passer pour un être dépourvu d'intelligence et s'éloigna.
- Bien alors si tu sais lire l'heure, pas le droit d'être en retard ! À ce soir Bella !
Emmett me fit un signe de main et partit à sa vitesse. Certainement rejoindre sa famille. Et il fallait que j'aille rejoindre la mienne maintenant.
C'est donc sans entrain que je regagnais le château, essayant tant bien que mal de ne pas prendre compte de la veille.
Quand j'arrivais aux portes, des vampires de la garde des Volturi s'inclinèrent et m'appelèrent Majesté. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas eu ce traitement, en oubliant la nuit dernière bien sur.
Je n'aimais pas cette distinction, j'étais plus forte et plus vieille qu'eux mais en rien supérieur. Je préférais traiter les gens d'égal à égal, après tout, nous étions tous vampires. Mais je devais avouer qu'avec un système tel que celui-ci, il n'y avait plus d'émeutes, ni de tueries, les temps étaient assez calmes contrairement à ceux qu'ils avaient jadis été, c'était un bon point.
Un bon point ? Emmett me contaminerait-il à son coté positif ?
En empruntant les couloirs, je remarquais un garde que je connaissais déjà, comment l'oublier! Lors de ma première visite, il avait essayé de me séduire et bien entendu, ça n'avait pas marché.
Il avait abandonné l'idée quand il remarqua que ses tentatives étaient vaines. Je savais qu'il ne m'aimait pas, je ne savais pas si la notion d'amour avait une quelconque importance pour lui mais il aimait la compétition, les challenges et j'en étais un d'après lui.
Heureusement pour moi, c'était fini.
- Bonjour Votre Altesse !
- Bonjour Félix.
Félix était grand et fort. Sa carrure faisait penser à Emmett mais il était quand même un peu moins imposant. Mais s'il était dans la garde rapprochée de Aro, sa ne pouvait signifier qu'une chose : Félix était un ennemi redoutable.
- Pourriez-vous m'amener dans les quartiers de ma famille ?
- Bien entendu Votre Altesse.
Il s'inclina une seconde fois et se mit en marche. Je le suivis de près.
La décoration ne changeait pas le moins du monde, peu importe les couloirs que nous empruntions. Comment pouvaient-ils vivre dans cet endroit ? Sans la vue du dehors, sans un tableau ou une sculpture. Rien.
Nous montâmes des escaliers, un tapis rouge sang aux bordures ors les couvrant. Cela montrait un changement majeur quant aux locataires. J'étais sur de bientôt arriver vers mes frères et sœurs.
Le corridor au bout des marches était plus grand et plus lumineux. De nombreuses bougies ornaient les bords. Je préférais déjà cet endroit de la demeure.
Il m'indiqua la première porte, celle de Hakkon, suivi de celle de Eïnar, ensuite Sunniva, Adalrick et pour finir, la mienne.
Aro avait du les aménager le temps de la fête. Je me souvenais avoir eu une autre chambre, lors de mon premier passage ici. Elle avait été belle et spacieuse je ne pouvais pas le nier mais elle était également trop tape à l'œil.
Maintenant que nous étions tous ici, ils avaient du encore faire plus de folies, j'en avais bien peur.
Je remerciais d'un signe de tête le garde et il partit avec une énième inclinaison pour moi.
Je me dirigeais vers la chambre de mon plus grand frère, sachant que tous y serait car les entendais parler du même endroit.
Je frappais trois coups pour montrer ma présence et je n'entendis plus un bruit. N'avaient-ils pas remarqué ma présence plus tôt ?
Je passais par la grande porte en bois foncé et la refermais tout de suite après. En premier lieu, je vis les décors d'or et d'argent, une gigantesque armoire sur le côté gauche, un lit majestueux noir au milieu de la pièce. Dessus se trouvait Sunni, allongée et sur les cotés Eïnar et Hakkon. Adalrick se trouvait debout, près du grand meuble. Tous me souriait, certains avec un air un peu coupable et d'autres un air plus triste. Je leur souris à mon tour pour leur montrer que ça allait.
Mon grand frère s'approcha le premier, m'embrassa rapidement le front et me prit la main pour m'amener vers les autres.
- Bien, maintenant que nous sommes tous réunis, nous pouvons discuter de notre planning.
- Je voudrais refaire du shopping ! S'enthousiasma Sunniva.
- Rien en tête pour le moment. Nous informa Hakkon.
- Et moi je voudrais rentrer. Dit sans surprise Eïnar.
- Je n'ai rien de prévu sauf ce soir, je vais me balader. Leur dis-je.
- Quand à moi, je dois voir mes précieuses petites choses. Je pense pourvoir le faire ce soir. Hakkon pourrais-tu emmener notre charmante petite sœur faire du shopping ? J'ai entendu dire que certaines boutiques restées jusque tard ouvertes. Et toi Eïnar et bien, tu peux prendre par au tournoi qui à lieu tout à l'heure entre les gardes volturiens. Tu devrais t'amuser.
Nous étions tous d'accord sur ce programme et pour une fois, j'avais du temps à moi sans devoir en surveiller aucun.
- Alors c'est réglé. Vous avez quartiers libre pour le moment alors faites ce que vous voulez, dans le raisonnable bien sur.
Ils se levèrent et commencèrent à sortirent. J'allais en faire de même quand Adalrick me retint par la main.
Il m'amena à son lit où il s'allongea et me tira pour le rejoindre.
Je m'allongeais donc et appuya ma tête sur son torse. Il me caressa les cheveux.
Cela faisait bien longtemps que nous n'étions pas restés ainsi. C'était un des rares moments où nous étions proches, très proches. Parfois, je me disais que c'était étrange car nous n'étions pas vraiment comme un frère et une sœur mais nous n'étions pas non plus comme deux simples amis. Il n'y avait pas de mots pour décrire la relation que nous avions mais j'arrêtais d'y penser et me disais que ce n'était pas grave car peu importe ce que nous étions, nous étions bien et pas besoin de mot pour définir ce que nous avions, du moment que tout allait.
Pendant un long moment, nos corps ne bougèrent pas, sauf mes doigts parcourant son torse en de légères caresses et lui faisant de même avec ma chevelure. Puis, mon frère commença la conversation.
- Je t'ai vu parler avec un jeune vampire.
- Et c'est un problème ?
- Non, je suis juste curieux. Vous vous comportiez de façon informelle, plus comme de vieux amis.
- Je l'ai rencontré à notre arrivée et nous avons sympathisé. Lui et sa famille sont de charmantes personnes.
- Il a une famille ?
- Oui. Une compagne, un couple de vampires qu'il considèrent comme ses parents et des frères et sœurs. Ils ont le même régime alimentaire que moi. Ils sont gentils.
- Si ça peut te rendre heureuse de leur parler...
Je ne savais pas comment prendre cette phrase. Il voulait que je le sois, j'en étais sur. Mais je savais aussi que Adalrick n'aimait pas partager. Il trouvait que notre famille nous suffisait à nous-même sans avoir le besoin d'en inclure d'autres ou de s'ouvrir à d'autres.
Restant silencieuse il ajouta une chose.
- Tu es plus souriante ces derniers jours alors ça me va. Je ne veux juste pas qu'il accapare tout ton temps.
Je relevais ma tête et le regardais.
- Ne t'en fais pas, vous passerez toujours les premiers. Même si je voyage, même si je parle à d'autres vampires, je reviendrais toujours vers vous. Je ne laisserais jamais ma famille au second plan, malgré toutes les disputes qu'on peut avoir.
Ses lèvres s'étirèrent et pendant un moment, il y eut un long silence apaisant mais je devais cependant parler de ce soir.
- Ça ira pour ce soir ?
- Bien sur, pourquoi ça n'irait pas ?
- Tu es chez eux, ils ont toutes une garde et nous ne seront pas proches de toi. Tu ne veux pas que je viennes ou Hakkon ?
- Ton inquiétude me touche mais je n'ai rien à craindre. Ils ont trop peur de moi pour tenter quoique ce soit et même s'ils le faisaient, ils ne viendraient pas à bout de moi. Tu le sais, je suis le plus fort.
- Je sais. Mais fais quand même attention. Ne sois pas trop joueur et plus sérieux !
- Oui Signi.
Après cette conversation, le silence reprit et je m'endormis dans les bras de mon frère, en l'entendant me murmurer une chanson de notre temps.
Quand je me réveillais, la nuit tombait et en regardant l'heure sur la montre d'Emmett, je vis qu'il était déjà vingt heures.
Je profitais du peu de temps qu'il me restait pour aller dans ma chambre et me changer.
La pièce qu'on m'avait attribué était assez belle, trop royal à mon goût mais il y avait une salle de bain magnifique. Elle ressemblait beaucoup à la mienne.
Rapidement, je passais sous la douche et mis une robe plus simple. Bleue clair et blanche, elle avait de longues manches évasées légèrement vers les poignets. Elle s'arrêtait à peine à quelques centimètres du sol.
J'enfilais des ballerines à mes pieds et ma fidèle cape sur mes épaules et filais vers le lieu du rendez-vous.
J'arrivais à vingt heure quarante-cinq sur le terrain et je commençais à être nerveuse. Je ne savais pas vraiment quel comportement adopter vis à vis d'eux. Et quel comportement adopteront-ils face à moi ?
J'arrêtais de me poser des questions quand je sentis encore une fois mon ami. Mais bizarrement, il ne vint pas. En me concentrant quelque peu, je sus qu'il s'était mis dans un arbre. Pourquoi ? Je fis semblant de rien et continuais d'attendre, marchant vers la gauche ou vers la droite parfois.
Et après un certain temps, du haut de son perchoir, Emmett sauta et essaya d'atterrir sur moi. Je me décalais à la dernière seconde et il tomba au sol, j'en profitais pour m'asseoir sur son dos.
- Jeune Emmett, ne t'ai-je pas déjà dit que tu n'arriverais jamais à me surprendre ?
- Et toi, vieille Bella, ne t'ai-je pas dit que je continuerais d'essayer ?
Nous rîmes et nous nous levâmes. Il avait vraiment le don pour me détendre et agir normalement. Qu'importe qu'entre sa famille et moi nous ne sommes pas à l'aise, Emmett détendrait toujours l'atmosphère !
Et en parlant de sa famille, je la vis nous observer avec intérêt. Ses parents avec le sourire ainsi que Alice mais les autres ne montraient pas d'émotions à par peut-être Rosalie qui n'avait pas l'air très heureuse.
Elle ne m'aimait pas ? Pourquoi ? Avait-elle peur que je blesse son compagnon ? Son compagnon... voilà, c'était ça, peut-être avait elle peur effet non pas que je le blesse mais que je lui prenne ? Jamais je n'envisagerais une telle chose, Emmett était un ami et le resterait. Comment ne serait-ce qu'imaginer autre chose avec lui ? Et puis pour moi, il n'y avait que Luciano, aucun ne pourrait le remplacer.
Je m'éloignais un peu de mon ami afin d'éviter d'augmenter la colère de la compagne de celui-ci et saluais les autres.
- Bonsoir.
Carlisle fut le premier à venir et me serrer la main, quand aux membres restants, ils me sourirent et me firent un signe de tête.
- Heureux de vous revoir..
- Appelez moi Bella monsieur Cullen.
- Et moi Carlisle, Bella.
Carlisle semblait être une personne qui mettait en confiance, à l'aise. On pouvait vite prendre par à une discussion s'il nous y invitait.
- Bon on s'assoit !
Emmett ! Ha celui là ! Il avait déjà réuni quelques gros troncs pour s'installer.
- Si vous êtes toujours curieux à propos des vikings je peux vous raconter une de nos histoires autour d'un bon feu?
- Avec joie.
Le père de mon ami était apparemment impatient. Les autres un peu moins. Peut-être qu'une fois mes récits racontés, ils se détendront et seront plus à l'aise. Enfin, je l'espérais.
Je me mis sur un tronc, seule alors que de chaque coté, les Cullen se dispersaient, un peu comme si les place étaient ainsi. Les parents et Edward d'un coté, les deux couples de l'autre. Jasper s'occupait d'allumer le feu. Le temps qu'il le fasse, je les observais un peu. Leurs tenues étaient étranges. En amenant Sunniva faire du shopping et en passant par la ville, j'avais eu un aperçu de la mode d'aujourd'hui. Maintenant, les femmes pouvaient porter des pantalons et les hommes, bien que plus rare, pouvaient porter des jupes. On montrait beaucoup plus la peau sans que ça ne choque quand aux sous-vêtements, je n'avais jamais vu pareil bout de tissu. Je ne savais même pas comment se portaient la moitié !
Alice portaient une jolie jupe, Esmée une robe et Rosalie un pantalon très très moulant. Les hommes portaient tous un pantalon.
Bien que ce ne soit pas commode pour moi, je trouvais que ces vêtements leurs allaient bien. Mais je ne pensais pas pouvoir mettre pareil affaires.
- voilà, on t'écoute Bella !
Emmett me sortait de mes pensées. Lui aussi était impatient. Je cherchais alors l'histoire que je pourrais leur raconter et décidais de commencer par celle de mon père conquérant Sa nouvelle terre.
Récit
Henning est fort, Henning est grand.
Henning n'est pas le fils de, non. Henning est Henning, l'unique.
Henning est le premier. Henning est le conquérant.
Sans attache, venant d'un village décimé.
Sans attache, venant d'une famille brisée.
Henning est le premier. Henning est le conquérant.
Depuis petit il a tout appris seul.
Depuis petit il a tout compris seul.
Henning est le premier. Henning est le conquérant.
Il grandit et devient plus rapide qu'un loup.
Il grandit et devient plus féroce qu'un ours.
Henning est le premier. Henning est le conquérant.
Ses combats le rendent chaque fois plus puissant.
Ses combats le rendent chaque fois plus invincible.
Henning est le premier. Henning est le conquérant.
La rumeur d'un enfant-homme s'envole et fait fureur.
La rumeur d'un enfant-homme s'envole et fait peur.
Henning est le premier. Henning est le conquérant.
Ses ennemis étaient des animaux.
Ses ennemis sont devenus des hommes.
Henning est le premier. Henning est le conquérant.
Chaque victoire faisait de lui un homme dangereux.
Chaque victoire faisait de lui un homme désireux.
Henning est le premier. Henning est le conquérant.
De sa propre construction il s'aventura en mer.
De sa propre construction il gagna en mer.
Henning est le premier. Henning est le conquérant.
Sur une nouvelle terre il chercha un village.
Sur une nouvelle terre il chercha un adversaire.
Henning est le premier. Henning est le conquérant.
Odin lui montra le chemin.
Odin lui montra la voix.
Henning est le premier. Henning est le conquérant.
Il vit d'abord une femme.
Il tomba sous son charme.
Henning est le premier. Henning est le conquérant.
Fille de chef la femme devait être mariée.
Et lui devait gouverner.
Henning est le premier. Henning est le conquérant.
Il défia l'élu de la demoiselle
Il gagna contre l'élu de la demoiselle.
Henning est le premier. Henning est le conquérant.
Ne s'arrêtant pas la, il tua le chef.
Ne s'arrêtant pas là, il vola la main de la belle.
Henning est le premier. Henning est le conquérant.
Maintenant chef, tout les autres comptaient sur lui.
Maintenant chef, tous les autres avaient peur de lui.
Henning est le premier. Henning est le conquérant.
Voulant plus qu'un petit village, il partit en guerre.
Voulant plus qu'un petit village, il acquit d'autres terres.
Henning est le premier. Henning est le conquérant.
Armé de son épée, il fonce, il attaque.
Armé de son bouclier, il bloque et contre-attaque.
Henning est le premier. Henning est le conquérant.
Devenu un homme sans peur, il devint craint de tous.
Devenu un homme sans peur, il devint le roi de tous.
Henning est le premier. Henning est le conquérant.
Chef, mari et père, il était fier de sa réussite.
Chef, mari et père, il était fier de devenir plus.
Henning est le premier. Henning est le conquérant.
Il délaissa sa vie pour entrer dans la folie.
Il délaissa sa vie pour entrer dans l'histoire.
Henning est le premier. Henning est le conquérant.
Le temps passe mais l'envie ne faiblit pas.
Le temps passe et la vie sans va.
Henning est le premier. Henning est le conquérant.
Fou, vieux et apeuré, il veut que le mythe perdure
Fou, vieux et apeuré, il veut son nom dans les lectures.
Henning est le premier. Henning est le conquérant.
Dépassant la limite, il nage dans les ténèbres.
Dépassant la limite, il se noie dans les ténèbres.
Henning est le premier. Henning est le conquérant.
Sa vie l'abandonne mais son nom reste gravé.
Sa vie l'abandonne mais son histoire n'est pas oublié.
Henning est le premier. Henning est le conquérant.
Henning est fort, Henning est grand.
Henning n'est pas le fils de, non. Henning est Henning, l'unique.
Henning est le premier. Henning est le conquérant.
Fin Récit
Il eut un long silence après ma dernière phrase. Je ne savais pas si c'était une bonne chose ou non mais j'en avais besoin pour me remettre. C'était il y a si longtemps, pourtant, les émotions étaient les mêmes.
Fière de ce père devenu un Roi, triste qu'il ne soit plus là, haineuse pour m'avoir fait devenir comme ça.
Tout ça se mélangeait dans ma tête et les images de mon père se jetèrent dans toutes mes pensées. Je le voyais beau, fort et grand puis la seconde d'après vieux, sur la fin de ses jours, aussi sous la forme de mes cauchemars, tel une ombre noire mais aussi comme un petit garçon se battant contre un loup.
Carlisle fut le premier à parler.
- C'était... incroyable. Quel est l'homme que vous décrivez Bella ?
- Mon père.
Je n'ajoutais rien. Que dire... Je savais qu'ils se posaient des questions mais je ne voulais pas répondre à toutes. Je voulais plutôt connaître leur impressions et savoir s'ils ne s'étaient pas trop ennuyés.
En les regardant tous, ils avaient l'air de revenir d'une hypnose. Je priais pour que ma voix ne se fasse pas trop envoûteuse car par moment, sous l'effet d'un récit, ma voix pouvait se modifier d'elle même. Mes frères et sœurs étaient pareils. À chaque fois qu'ils le souhaitaient ou à chaque récit, la voix se faisait plus mélodieuse, plus enchanteresse. À tel point que même les vampires étaient sous notre emprises, bien sur ce n'était pas aussi fort que sur un humain mais ça faisait beaucoup d'effet.
- Voilà, vous avez assisté à une première histoire de Viking raconté par une viking, j'espère que vous ne vous êtes pas ennuyé.
- Oh non, c'était vraiment enrichissant et si ça ne vous dérange pas, j'espère vraiment en connaître d'autres quand vous le souhaiterez. m'annonça Carlisle.
- Oui Bella, c'était très beau, nous espérons vous entendre prochainement. Me confirma Esmée.
Je me tournais vers Emmett qui n'avait toujours rien dit.
- Qu'en penses-tu ?
- Hin ?
Il semblait sortir d'une transe. Avait-il été à ce point subjugué ?
- L'histoire t'a-t-elle plut ?
- Ha euh oui c'est juste que c'est whaou. Ton père c'était un roi. Dingue !
- C'était un Viking. Tous les vikings voulaient conquérir et lui encore plus.
- J'aurais pas aimé l'avoir comme adversaire ! Je sais de qui tu tiens maintenant !
- Comment ça ? Rosalie semblait méfiante et moi je n'aimais pas la tournure de la conversation. Parler de moi me gêner.
- Bella m'a battu à plat de couture hier mais je ne m'avoue pas vaincu.
- Vous vous êtes battus ? Sa compagne semblait plus en colère que surprise, il fallait que j'intervienne.
- Ce n'était pas méchant. Nous nous amusions juste et je n'ai pas mis toute ma force. Rosalie, jamais je ne blesserais Emmett je vous le promets.
- Le blesser ? Ça je suis sur que tu ne le ferais pas, bien au contraire n'est ce pas !
Elle se leva, furieuse et partit dans les bois. Emmett semblait ne pas savoir quoi faire. Je prenais donc les devants.
- Je suis désolée, je devrais partir.
- Non Bella restes, elle est un peu jalouse mais elle va se calmer ne t'inquiètes pas.
- Emmett, je ne veux pas que tu ait des problèmes ou qu'il y ait des disputes dans ta famille.
- Ne vous inquiétez pas Bella, Rosalie est assez impulsive mais elle se calmera.
- Merci Carlisle mais je vais y aller. Nous nous reverrons bientôt. Je reste encore quelques jours ici. Alors venez me voir quand vous le souhaiterez. Passez une bonne soirée.
Sans plus de cérémonie, je quittais les lieux, leur montrant un dernier petit sourire.
Bon la soirée n'avait pas été catastrophique, elle aurait pu être mieux peut-être mais au moins Carlisle paraissait vraiment intéressait par ma culture et non par une curiosité morbide pour l'un des premiers vampires. Les autres ne s'étaient pas prononcés mais n'avaient pas ajoutaient de commentaires venimeux à mon égard. Alice me souriait, ce qui m'encourageait et Esmée m'accueillait assez bien parmi eux. Ce n'était pas si terrible. Tiens, encore en trin de chercher le positif ?
Je fis quelques kilomètres pour retourner vers la ville quand je vis une silhouette à la chevelure blonde se tenir sur un rocher.
Si j'allais lui parler, arrangerais-je les choses ? Je pouvais difficilement les rendre pires vu qu'elle me détestait déjà.
Je m'approchais très doucement pour lui montrer ma présence au dernier moment, au moins, elle ne pourrait pas s'enfuir, du moins je l'espérais car je n'avais pas envie de lui courir après.
Je fis craquer une branche et elle se mit tout de suite face à moi en position défensive.
- Je voudrais juste discuter.
- Que veux-tu me dire ? Que tu ne laisseras pas Emmett ? Que tu me le prendras ?
- Non bien sur que non, rien de tout ça Rosalie. Je vous promet que je ne veux pas vous voler Emmett. Laissez moi juste m'expliquer.
Elle ne répondit rien mais se détendit quelque peu. Je m'installais alors sur le rocher et lui laissais le choix de venir s'asseoir à mes cotés, bien sur, elle ne le fit pas.
- J'ai rencontré Emmett hier alors que je n'allais pas bien. Il m'a fait sourire et rire, ce que je n'avais pas fait depuis longtemps. Il a agit normalement en osant me dire que j'étais bizarre. Même après avoir su qui j'étais, son comportement n'a pas changé.
- Donc tu es tombée amoureuse de lui ?
Amoureuse ? Je l'étais déjà mais pas de Emmett. Luciano était toujours là pour moi, dans mon cœur. Comment le remplacer ? Et surtout, pourquoi le remplacer ? Son amour pour moi et mon amour pour lui me suffisaient.
- Je ne suis pas amoureuse de Emmett. Si je vous ai donné cette impression, j'en suis désolée. Je voulais juste dire que Emmett a été le seul depuis bien longtemps à me faire me sentir juste moi et pour ça, il est devenu un ami. Bien que cela ne fasse que deux jours, je tiens vraiment à lui mais comme ami. Rien de plus. Quand je vous ai vu tout les deux la première fois, j'étais, je l'avoue, triste mais pas parce qu'il avait une compagne mais plutôt parce que vous vous avez l'un pour l'autre, vous n'êtes pas seuls. J'envie cette amour et ce bonheur mais je suis très heureuse pour vous. Je vous l'assure Rosalie. Je m'excuse que vous ayez pensé autre que ce qui était.
Elle réfléchit quelques instant et s'installa près de moi, sur la pierre.
- C'est vrai ? Tu ne vas pas me dire ça pour être son amie et ensuite te rapprocher de lui et me le prendre ?
- Jamais. Vous ne me connaissez pas et je sais qu'on se méfie toujours des personnes qu'on ne connaît pas. Je ne vous demande rien et si cela peut éviter des discordes entre vous, je suis prête à ne pas revoir Emmett. C'est à vous de décider.
- Pourquoi serais-tu prête à faire ça ? Comme tu l'as dit, tu tiens beaucoup à lui.
- C'est justement pour cette raison. Ce séjour en Italie devait être une véritable épreuve pour moi et grâce à Emmett, il est moins difficile. Je lui dois bien ça. Surtout que si vous et lui vous disputez à mon sujet, il sera malheureux et je ne le veux pas. Il vous aime et vous l'aimez, ne doutez jamais que quelqu'un puisse se mettre entre vous.
- Je ne peux pas te dire que je te fais confiance mais je n'ai pas à t'éloigner de Emmett pour ma jalousie. Le temps nous aidera.
Je hochais la tête, heureuse que j'ai arrangé un peu les choses. Finalement, ça allait un peu mieux. Nous entendîmes au loin la voix de mon ami appeler sa compagne et c'est donc à ce moment là que je décidais de lui souhaiter une bonne soirée et de la quitter pour les laisser. Quand à moi je rentrais directement dans la demeure des Volturi.
La nuit commençait à peine quand je retrouvais Volterra. Je n'étais pas restée longtemps avec les Cullen mais c'était un début. À quoi ? Je ne savais pas trop. Peut-être une nouvelle amitié avec la famille de mon ami car oui, Emmett était mon ami et j'en étais heureuse. Cela faisait si longtemps que je n'en avais eu et rares sont ceux encore en vie.
Cette pensée me fis songer à revoir mon vieille ami Runi. De longues années séparées notre dernière rencontre, trop d'années. Je pourrais peut être, dans un futur proche, lui rendre visite.
C'était étrange comme ce séjour à Volterra raviva mon envie de voyage et de visite. Serait-il l'heure pour moi de quitter à nouveau la demeure familiale ? Qui sait... et puis j'avais aussi ce projet de voyage avec ma sœur. Je lui en parlerais dans les prochains jours comme ça, nous pourrons partir de Volterra et ainsi commencer son nouvel apprentissage.
Je rentrais enfin au château des Volturi en étant accueillie par des gardes que je ne connaissais pas. Ils me saluèrent et m'appelèrent Majesté. Ce que je pouvais détester ça! Ça comme tout le reste d'ailleurs... mais je devais l'endurer encore quelques temps. Je le pouvais pour mon frère.
Avait-il fini sa réunion avec ces créations ? À en croire sa chambre vide, je supposais que non. Je décidais donc de l'attendre dans celle-ci.
Je m'asseyais sur l'immense lit où je me trouvais plus tôt et attendis tranquillement tout en observant les lieux. Il avait vraiment la plus grande et luxueuse des chambres. Tout en laissant mon regard vagabonder, je vis sur la table de chevet un livre. Je le pris et remarquais qu'il s'agissait de : « Le Roman de la Rose » du XIII ème siècle. Mon grand frère aimait beaucoup cette œuvre et depuis qu'il l'avait, il ne la quittait plus.
Il pouvait sans problème le réciter par cœur avec toute l'intonation qu'il fallait mais qu'importe. Il était fasciné pas tant par la langue mais plus par ce que les auteurs exprimaient. « L'amour est un sujet universel mais il n'y a que Guillaume de Lorris et Jean de Meung pour le philosopher aussi bien » nous dit il à chaque fois.
Adalrick avait même rencontré le jeune Guillaume un jour lors de son voyage en France et c'est ainsi qu'il acheta l'un des premier manuscrit quelques années plus tard. Peu de personnes le connaissaient et aujourd'hui, on ne sait toujours que peu de choses sur ce poète. Adalrick pouvait se venter d'être l'une des rares à le connaître aussi bien que cela est possible et je l'enviais pour ça. J'aurais moi aussi aimé lui parler et converser avec lui.
Je feuilletais le livre et atterris à l'endroit où commençait « Tristesse », un de mes passages favori. Je remarquais alors que pour marque-page, mon frère utilisait un portrait.
J'observais ce vieux dessin et c'est avec stupéfaction que je vis que c'était moi, encore humaine...
Pourquoi Adalrick aurait-il ce portrait ?
Je voyais bien que sur ce dessin de moi, j'avais les yeux pétillants, plein de vie, un sourire expressif et les nuances de gris montraient le sang à mes joues... Je ne savais pas qu'il avait dessiné une telle esquisse. Et surtout de cette période...
Moi, humaine... c'était il y a si longtemps...
- Signi, Adalrick nous demande dans la salle de cérémonie.
Je regardais Eïnar, qui m'avais sorti de mes pensées, et hochais de la tête.
Sans plus attendre je déposais le livre sur la table de chevet tout en mettant à sa place le dessin et rejoins mon frère.
Il ne nous fallut que quelques secondes pour arriver à cette salle. Une fois entrée, je remarquais quelques vampires de la fête tout autour, n'osant s'approcher. Mes grands frères étaient en avant ainsi que ma sœur. Je pris place avec eux.
Devant nous se trouvait Aro, Marcus sur la gauche et Caïus sur la droite. Derrière eux se plaçaient une petite blonde, Jane et le traqueur Démitri. Ainsi que le jeune Alec et le combattant Félix.
Ils avaient tous l'air à cran et le rire d' Adalrick ne faisait que monter la tension.
Que se passait-il ?
- Voyons mon petit Aro, ne sais-tu pas encore que je peux faire ce qu'il me plait ?
- Je le sais bien votre Altesse mais un changement aussi radical serait un vrai bouleversement pour le monde vampirique. Pourriez-vous nous laisser un peu plus de temps pour organiser votre activité nouvelle dans notre monde ?
Alors c'était ça ? Adalrick voulait gouverner ? Ha celui là ! Je savais qu'il s'ennuyait mais de là à jouer les rois... Ou bien était-ce juste pour s'amuser un peu avec ces créations ? Décidément, il ne se calmerait jamais...
- Activité nouvelle ? Dois-je te rappeler qui t'a créé ? Je suis le plus ancien et le plus puissant des vampires. Mon activité n'est pas nouvelle, elle est tout le contraire. Tu devrais te prosterner et me remercier pour le cadeau que je t'ai fait à toi mais aussi à tes frères. Sans moi misérable, tu ne serais rien. VOUS ne seriez rien ! JE suis le Mal, Le Vampire. Votre transformation ne s'est faite que grâce à une seule et unique chose : Moi. C'est parce que je t'ai transformé que tu as pus te faire un royaume.
Ho ho... Les esprits commençaient à s'échauffer. Ce n'était pas bon. Je savais qu'une fois que mon grand frère commençait une tirade comme celle-ci, il s'énervait de plus en plus. Cela l'agaçait de devoir rappeler qu'il était Le vampire et que les autres n'étaient rien. Pour lui, cela coulait de source.
Je le vis s'approcher de Aro dangereusement, ses yeux devinrent noirs.
- Je décide de ce que je veux faire, où, quand et comment. Je peux même de destituer de ta précieuse garde et le prendre lui ou encore lui et m'amuser autant que je le souhaite avec eux !
Il s'approcha à présent du jeune Alec qui n'avait pas bougé. Il caressa la joue du jeune vampire tout en regardant le Volturi qui suintait la peur.
- Suis-je assez clair ?
Avant que Adalrick ne puisse faire un autre mouvement, la blonde, Jane, courra vers lui pour l'attaquer. Je n'allais pas laissez faire ça !
On ne touchait pas à la famille. Et ce n'était pas une petite chose de rien du tout qui allait le faire !
J'arrivais avant elle à mon frère, l'agrippais par le bras et la projetais avec violence contre un des murs. Elle laissa une marque mais se releva et fonça sur moi, enragée.
J'étais devenue calme mais menaçante. Une chose que je ne supportais pas: qu'on s'en prenne à ma famille. Je pouvais la tuer en un dixième de seconde si je le souhaitais et je comptais bien le faire. Elle avait commis une erreur et je n'allais pas laisser passer ça.
Je la laissais arriver à moi et la pris par le coup. L'élan qu'elle avait eu ne m'avait même pas fait bouger, elle n'avait vraiment pas de force ! Je sentais qu'elle utilisait son don sur moi mais qu'importe, je ne sentais rien.
Un sourire franc vint à mes lèvres pendant que je la soulevais d'une main par son petit coup alors qu'elle se débattait comme elle le pouvait. Mais rien ne pouvait la sauver de moi.
- On ne s'attaque pas à ma famille. Lui dis-je d'une voix glaciale.
J'allais maintenant lui arracher la tête d'une seule main mais Adalrick arriva à ma droite et posa une main sur mon épaule. Il ne voulait pas que je la tue. Ce que je trouvais dommage vu ce que cette chose avait fait.
Je me contentais alors de la jeter de nouveau avec plus de force. La blonde se fracassa contre les portes et elles explosèrent à l'impact. Le vampire ce retrouva loin dans le couloir, à terre, bougeant à peine.
Tout les vampires présents s'étaient statufiés. Ils étaient terrifiés et je les comprenais. Je devais leur faire peur mais ce n'était pas un problème, au moins, ils savaient maintenant qu'on ne s'attaquait pas à un membre de ma famille.
Les seuls détendus étaient mes frères et sœur. Sunniva sautilla vers moi et me prit la main, Hakkon fit un signe négatif de la tête tout en souriant, Eïnar lui ,semblait se retenir de rire du spectacle et Adalrick rayonnait.
Après que mon grand frère m'embrassa le front, il se retourna et devint de nouveau sérieux.
- Tes chiens de gardes ne sont pas très disciplinés Aro !
- Je m'excuse, dit il en s'agenouillant, suivi des autres. J'implore votre pardon pour ce geste. Elle sera puni pour une telle faute.
- Je crois bien que ma charmante sœur l'a déjà assez puni mais j'espère pour vous que ce genre d'acte suicidaire ne se déroulera pas de nouveau. Dans ton intérêt ma petite créature, attaches-les avant que ma famille ne morde !
- Jamais plus il ne se passera ce genre de chose. Je suis sincèrement navré.
- Bien. Maintenant que tout est dit, ma famille et moi allons retourner dans nos quartiers.
Nous nous retournâmes et prîmes le chemin de la sortie. Avant de nous engouffrer dans le couloir, Adalrick se retourna et s'adressa une dernière fois à Aro.
- Ho et pour cette histoire de gouverner, finalement je préfère mon château plutôt que Volterra. Je te laisse l'Italie je n'en ai cure. Bonne soirée.
Et sans attendre de réponse, il marcha vers sa chambre, suivit de ma famille et moi.
Il voulait juste s'amuser un peu. Prendre leur place n'était pas sérieux. Adalrick voulait simplement se divertir ce soir... il avait du bien s'amuser à leurs dépends.
Après de brèves politesses de nuit, nous entrâmes chacun dans notre chambre. Nous avions convenu de nous voir dans la matinée pour discuter du reste de notre séjour.
Je préparais mon vêtement de nuit pour plus tard et décidais de rester sur le lit à fredonner une douce musique qui se jouait dans ma tête. Une douce berceuse faite pour un piano.
Cela faisait longtemps que je ne l'avais pas murmurer car elle n'avait été entendu que par une personne, Luciano. Il disait que cette mélodie me ressemblait mais qu'il y manquait quelque. Elle paraissait incomplète selon lui mais je n'avais jamais trouver de notes pour la compléter.
Pendant que la musique résonnait dans ma tête, je sentis la présence de vampires proches. Je savais que le premier était Emmett. Et bien que je ne sache pas la raison de sa venue, j'étais heureuse de le revoir.
Je me levais donc du lit et marchais vers la porte pour l'accueillir mais je n'avais pas encore fait tout le chemin qu'il entra à toute vitesse et fonça sur moi pour... me prendre dans ses bras ?
Pourquoi faisait-il ça ?
J'essayais de me défaire de sa prise et je dus forcer quelque peu pour le regarder et voir un visage dont les traits été tirés, tendus. Avait-il un problème.
- Que se passe-t-il Emmett ? As-tu le moindre souci ?
- Bien sur que j'en ai. Pourquoi tu as fais ça ? Tu n'es pas blessé au moins ? Qu'est ce qu'elle t'a fait ?
Ses questions étaient étranges et je ne comprenais pas ses agissements.
- Bella ! Réponds-moi s'il te plaît, elle t'a blessé ?
Me blesser ? Qui donc pourrait me blesser ? Qui était ce « elle » ? J'essayais d'analyser son comportement mais avais du mal à le comprendre. Rapidité, contact physique, visage tendu, questions qui se bousculent...
« Il releva la tête rapidement et quand il me vit, il courut vers moi pour me prendre dans ses bras. »
« J'étais si inquiet »
Luciano... il avait eut ce comportement. Il avait été inquiet pour moi. Emmett l'était donc aussi ? Pourquoi ?
Une personne m'aurait blessé mais qui ? Faisait-il référence à cette blonde ? Elle n'avait rien pus faire j'étais trop forte pour elle. Mais il n'était pas là, il n'avait pas vu ce qui s'était passé.
- Tu croyais que Jane m'avait blessé ?
- On a entendu des gardes parler d'une attaque entre toi et Jane et la connaissant elle n'a pas dus être tendre avec toi. Comment te sens-tu ?
Il était inquiet ! Emmett était vraiment inquiet pour moi ! J'étais si surprise mais heureuse. Quelqu'un avait peur pour moi. Cela faisait longtemps qu'on ne me l'avait pas montré. Bien sur il ne me connaissait pas, il ne savait pas réellement de quoi j'étais capable mais il se souciait de moi.
Je posais ma main sur sa joue et lui sourit alors que lui ne comprenait plus à son tour.
- Pourquoi tu souris comme ça ? Tu vas me répondre oui !
- Tu n'as vraiment aucune raison de t'inquiéter pour moi. Ce petit vampire ne peut rien contre moi.
- Mais les débris et la marque dans le mur ?
- Elle a voulu attaquer mon frère, je n'allais pas la laisser faire.
Un éclat de compréhension traversa son regard. Là il avait comprit.
- C'est toi qui lui a fait tout ça ?
- Oui. Et j'aurais pu la tuer pour s'en être prise à un membre de ma famille.
Il fut surpris pendant une seconde ou deux pour ensuite rire à en faire trembler les murs.
- Ya pas à dire, je choisis vraiment bien mes amis !
Amis... Mon sourire s'agrandit.
- Tu n'as vraiment rien Bella ?
Je regardais derrière le vampire et vit alors toute sa famille réunit. C'était Alice qui avait parler tout en se rapprochant de nous.
- Tout va bien Alice. Jane ne peut rien me faire, aucun vampire ne le peut.
Elle souffla, soulagée et vint me serrer dans ses bras brièvement. Les contacts physiques étaient si important pour eux ? Étrange...
Je regardais les autres Cullen et tous arboraient plus ou moins des signes d'inquiétudes. C'était nouveau pour moi et ses visages aux traits tirés me surprenaient quelque peu. Pour les rassurer, je leur souriais et apparemment, cela marcha.
La petite sœur d'Emmett me lâcha et sembla mécontente.
- Je n'aime pas du tout ton satané don de bloquer ceux des autres. Je ne peux pas avoir de vision de toi et donc je ne sais pas si tu vas bien où non.
- Ne t'en fait pas. Je suis plutôt forte et puis, je suis un originel alors je suis difficile à tuer et même à blesser.
- Si tu le dis. N'empêche que j'aime pas ça.
Je souris face à son inquiétude et les invitèrent à rentrer. Ils observèrent les lieux alors que le jeune Edward arriva près de moi.
- Quelle était cette mélodie que vous fredonniez plus tôt ?
- Une composition que j'ai faite il y a longtemps au piano.
- Elle vous ressemble. Cette mélodie vous ressemble Bella.
FLASHBACK
« Elle te ressemble. Cette mélodie te ressemble Bella »
FIN FLASHBACK
Je fus choquée par sa phrase. La même phrase. Si ressemblante que je crus un instant que Luciano se tenait là et me parlait.
- Bella ? Tout va bien ?
Je repris mes esprits et lui répondis que oui. Il soutint alors mon regard pendant ce qui me parut une éternité et ce fut la première fois depuis de nombreuses années où aucun voile de tristesse n'entourait mon cœur.
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C'est ainsi que se termine ce chapitre. Qu'en avez-vous pensé?
Pour les petites explications:
- "Le Roman de la Rose" est un roman manuscrit écrit au XIII ème siècle par deux auteurs français: Guillaume de Lorris et Jean de Meung. Il parle de l'Amour et tout ce que cela comporte sous forme de vers. Si vous souhaitez plus d'explications ou des liens utiles le concernant, envoyez-moi un MP.
- Pour les deux phrases en italique et "..." elle sont dites par Luciano dans le chapitre 2.
N'hésitez pas à mettre une review pour me dire vos impressions ou me poser des questions.
à bientôt!
B-ness
