Salut à tous! Et non vous ne rêvez pas, je suis bien de retour et avec un nouveau chapitre!
Je suis sincèrement désolée pour ces mois d'absence mais avec mes problèmes de santé et de famille, je n'avais plus l'envie d'écrire. Il y a quelques temps, j'ai publié un de mes OS (B-ness raconte-nous un OS) et c'est en le corrigeant et en le publiant que l'envie de revenir sur fanfction c'est faite sentir. Je suis heureuse de publier à nouveau!
Je remercie ceux et celles toujours présents pour me lire malgré que je sois irrégulière dans mes publications.
Je remercie également angelike34, canada02,cricrou86, audrey 1986 et mimi pour ces dernières reviews. ça me touche de voir ça ainsi que des habitués.
Je vais vous laissez avec ce chapitre dont la dernière scène m'a été difficile à écrire alors pour les plus sensibles, sortez les mouchoirs. Après tout c'est une fiction M et ce passage est obligatoire pour ma fiction.
On se retrouve en bas!
Bonne lecture.
6
« Quiconque lutte contre des monstres devrait prendre garde, dans le combat, à ne pas devenir monstre lui-même. Et quant à celui qui scrute le fond de l'abysse, l'abysse le scrute à son tour. »
Friedrich Nietzsche
Par-delà le bien et le mal
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Il existe une expression qui dit « après le calme vient la tempête ». Je ne le savais que trop bien, je l'avais déjà expérimenté il y a bien longtemps avec Luciano et je croyais ne plus jamais revivre ça. J'avais oublié ce calme et cette tempête.
Pourtant, devant ces dizaines de corps, je devais me rendre à l'évidence, ma tranquillité et ma joie nouvelles de ces derniers jours c'étaient achevées à l'instant même où j'avais entendu ces cris de terreur, de douleur.
Face à l'horreur de la situation, à tous ces corps sans vie, la tempête s'était levée.
-Dix jours plus tôt-
Cela faisait deux jours depuis que Emmett et sa famille étaient venus me voir, pris d'une inquiétude surprenante pour ma personne.
Deux jours que je me repassais en boucle cette scène, toujours aussi étrange pour moi.
Luciano avait eu ce même genre de comportement plusieurs fois envers moi. Infondé à mon avis mais c'était une peur: la peur de me perdre, la peur que je souffre. Une peur est irrationnelle, je le savais. Mais depuis lui, personne ne m'avait témoigné cette... affection ?
Ma famille m'aimait, il n'y avait aucun doute là dessus mais eux savaient mieux que n'importe qui ce dont j'étais capable. Ils n'avaient jamais eu l'occasion de s'inquiéter depuis bien longtemps, je parlais d'une vraie inquiétude. En fait, le seul moment avait été après mon retour d'Italie, après la mort de la personne que j'aimais plus que tout...
- Bella ?
J'arrêtais mes pensées et remarquais la personne qui m'avait appelé. C'était Carlisle. Après une petite révérence -inutile- , il vint plus près de moi et me demanda ce qui m'amenait ici.
Je regardais enfin autour de moi et vis que je n'étais plus dans ma chambre mais dans les couloirs de la demeure Volturienne. Je n'avais même pas remarqué avoir fait autant de pas...
- J'étais prise dans mes réflexions. Comment allez-vous ? Et votre famille ?
Après un sourire compréhensif, il me répondit.
- Je vais bien et ma famille aussi. D'ailleurs, nous parlions de vous, nous aurions aimé, si cela ne vous dérange pas bien sur, de vous joindre à nous pour une soirée auprès du feu comme la dernière fois.
J'hésitais quelque peu, me souvenant de cette dernière fois. Le début c'était bien passé mais la fin... je ne voulais pas que Emmett est encore des problèmes avec sa compagne.
Emmett... rien que pour le voir, je voulais être un peu égoïste. Et puis, avec un peu de chance, Rosalie pourrait voir que je ne tiens en rien à prendre sa place.
- Très bien, si ça ne vous dérange pas, même heure, même endroit ?
- C'est parfait.
Il s'éloigna dans les couloirs non sans m'avoir encore fait une révérence.
J'avais réussi à obtenir de lui juste un « Bella » mais la révérence resté encré en lui... Cela prendrait du temps je suppose.
Toute heureuse de ce futur rendez-vous, je repartais pour la chambre d' Adalrick pour le prévenir de mon absence de tout à l'heure. En chemin je croisais pas mal de gardes, tous aussi craintif depuis qu'ils savaient ce que j'avais fait au petit vampire blond. D'après ce que j'avais entendu, Adalrick était celui qui inspirait le plus la peur et j'étais en second. Ça ne devrait pas me réjouir mais savoir que ces vampire arrogants et vaniteux avaient peur de moi me tirait un sourire au visage.
Arrivée devant la porte, je frappais et m'annonçais.
Ce que je vis alors dans la chambre me statufia un instant avant que la colère ne prenne place.
À deux pas de la porte se trouvait un cadavre. Une jeune femme d'une trentaine années. Elle portait encore sa robe, maintenant déchirée, sur elle. Le reste du corps que je pouvais voir, froid et blanchâtre, été couvert de quelques bleus.
Je ne pouvais voir son visage, il était recouvert de ses cheveux mais je pouvais aisément imaginer les yeux clos, le visage figé dans une crispation de douleur, certainement quelques bleus là aussi.
J'imaginais que cela avait été assez rapide pour elle, une sorte de soulagement quand on savait ce qu'elle aurait pu endurer face à mon grand frère et son sadisme.
Mais ce n'était qu'une première scène, un prologue amenant à d'autres chapitres plus sombres que j'étais obligée de voir.
Plus loin, des lambeaux de vêtements se dispersaient sur le sol. Je reconnaissais des bouts de la robe ainsi que d'autres vêtements féminins, mais aussi ce qui paraissait être une chemise d'homme et des chaussures d'homme également.
Je continuais de dirigé mes yeux vers le centre de la pièce et je vis alors la deuxième scène.
Une homme, peut être un peu plus jeune que la femme, était appuyé contre le lit imposant.
Sa posture et les traits tirés de son visage dévoilaient un grand épuisement. Comme s'il avait attendu des heures avant d'enfin pouvoir abandonner. Et ses blessures me le confirmaient.
Ne portant qu'un jean, je voyais les traces de coups sur son torse, les écorchures et les marques de ceinture au coup. Ceinture résidant dans sa propre main. Adalrick l'avait-il forcé à s'infliger ça lui-même ? J'en frissonnais d'effroi.
Il était blond, un peu musclé et de grande taille. C'est... plutôt c'était un homme qu'on aurait certainement qualifié de beau de son vivant.
Je quittais l'homme pour que mon regard se pose sur le lit.
J'avais vu des choses horribles durant toutes ces années mais ce que je vis sur ce lit me glaça de l'intérieur et une ancienne sensation, comme un dégoût profond, une envie de vomir le venin amer de ma bouche, refit surface.
C'était une jeune fille, dix-sept ou dix-huit ans peut être, entièrement nue. Il ne restait de beau sur elle que ses longs cheveux noirs étalés sur l'oreiller. Le reste n'était qu'horreur.
Les jambes étaient écartées et possédaient encore des marques de mains si fort qu'on croirait qu'elles étaient incrustées dans la chair. Plus haut, entre ces deux dernières, du sang séché qui s'était infiltré dans les draps froissés. Son intimité était rouge, des filets de sang secs inondés cette zone enflée. Je savais ce que ça voulait dire mais mon cerveau refusait de dire les mots.
En continuant d'examiner le corps, des traces de morsures se voyaient au niveaux du coté droit ainsi que sur le sein gauche. Les coupures remplissaient tout son ventre.
Sur son coup, d'autres traces de morsures, plus violentes que les précédentes : de la chair manquait à ces endroits.
Les bras étaient attachées par les poignets complètement tuméfiés, eux mêmes attachés au barreau du lit.
Et pour finir, le visage. De tout, c'était cette partie la plus difficile à regarder pour moi. La bouche était légèrement ouverte, comme pour formuler une supplique ou un dernier soupire. Je voyais d'ici ses joues encore humides, là où tant de larmes avaient coulé. Et ses yeux, si transperçant et pourtant sans vie. La souffrance encrée dans ses iris autrefois d'un vert vif maintenant terne. Ses yeux criaient à l'aide et j'étais impuissante, comme à chaque fois...
Une victime de plus de ce monstre. Cet être dépourvu de sentiments.
Alors que l'examen ne m'avait pris à peine une seconde, je pensais être là depuis des heures. Impossible pour moi de détourner les yeux face à ce cauchemar.
Mais je le fis cependant, mon regard se décala de quelques centièmes, assez pour voir le Vampire se réveiller et m'apercevoir. Assez pour voir son sourire et sa main sur la hanche de la morte. Assez pour voir la compréhension sur son visage quand à la situation.
Mais je ne vis rien de plus. Avant qu'il n'ait ouvert la bouche dans des excuses qui n'y feront rien, avant qu'il ait esquissé le moindre mouvement, je partis de cette salle de torture pour ne plus jamais y remettre les pieds...
Je ne marchais pas dans les couloirs, je ne courrais pas, je volais. Ne touchant à peine le sol, dans ma vitesse, il me fallut être au bord de l'eau pour comprendre quelle distance j'avais déjà parcouru.
Je n'avais pas fait attention. Que ce soit aux gens, ou au paysage qui défilé. À ma vitesse je doute que des humains aient pu me voir mais je me devais de faire attention.
Grâce à mon ouïe, j'entendis des personnes approcher. Ils étaient à environ un kilomètre mais venaient dans ma direction. Sur la plage, le soleil brillait, je devais vite me mettre à couvert dans les arbres derrière moi.
Arrivée dans un coin dense en arbres et buissons, je me permis de m'asseoir et de respirer, enfin, façon de parler. Je ne voulais pas fermer les yeux car à chaque fois je revoyais les Leurs. Mais les yeux ouverts, je voyais la chambre dans son ensemble...
C'était rageant !
Sans vraiment réfléchir, je pris une branche et l'envoyai si fort que je ne la vis pas atterrir. Cependant, j'entendis quelque chose :
- Aïe.
Quelqu'un était la, un vampire à l'odeur. Je me maudis de ne pas avoir fait plus attention et me relevais attendant le vampire qui me guettait.
Je ne me détendis qu'après quelques secondes, reconnaissant cette odeur particulière du jeune Cullen. Il avança prudemment et s'arrêta à quelques mètres en face de moi. Il semblait un peu gêné bien que je ne comprenne pas pourquoi.
- Edward ? Que faites-vous ici ?
Il se frotta légèrement la nuque, cela ressemblait à un tic nerveux. Décidément, cette famille était très étrange, leur ressemblance avec les humains me stupéfiait.
- Je vous ai vu courir à toute vitesse, je me suis demandé si vous aviez un problème. J'ai voulu vous rattraper mais vous courrez tellement vite que vous m'avez presque semé.
- Presque ?
- Vous vous êtes arrêté au bord de l'eau, j'ai pu raccourcir la distance. Heureusement que vous n'avez pas plongé sinon, Alice m'aurait étranglé pour avoir trempé mes vêtements.
- ho. Vous m'auriez vraiment suivi jusque là ?
- Bien sur, je... m'inquiétais.
Définitivement étrange !
Je me rassis et ne dis rien pendant quelques minutes. Lui n'avait toujours pas bougé. Étais-je si effrayante ? Ou bien ne voulait-il pas m'offenser en approchant ? Difficile à dire.
- Savez-vous où nous sommes ? Le questionnais-je.
- J'ai vu un panneau indiquant « Riserva statale tomboli di Cecina » ce qui veut dire que nous sommes...
- Dans une réserve près de Cecina. Je connais l'italien. Lui dis-je en souriant.
Il sembla surpris et baissa la tête.
- Bien sur. J'aurais dus savoir que vous saviez cela je suis désolé.
Que voulait-il dire ? Pourquoi s'excusait-il ?
- Pourquoi des excuses ?
- Je ne voulais pas vous offenser. Je ne voulais pas que vous croyiez que je vous prends pour une ignorante.
C'était donc ça ! Je ris doucement de la situation. Cette famille s'excusait beaucoup, ne cherchant qu'à s'entendre avec les gens. Ils étaient pleins de bonnes intentions. Je vis en Edward une très grande ressemblance à son créateur. Délicat et diplomate. Mais encore un peu maladroit de son jeune âge.
- Ce n'est rien, après tout Emmett à fait pire; il a voulu m'expliquer comment lire l'heure sur une montre ! Je sais que je ne sors pas souvent, mais tout de même...
L'anecdote le détendit et il vint se mettre assis près de moi.
- C'est du Emmett tout craché ! Il dit se qu'il pense, sans filtre.
- Il me fait penser à un enfant. Il aime beaucoup s'amuser et voit toujours le côté positif des choses. Il est... rafraîchissant.
- Oui, mon frère apporte beaucoup de bonne humeur à notre famille et il est l'un des rares à pouvoir calmer Rosalie, c'est un exploit croyez-moi !
- Vous pouvez me tutoyer vous savez.
- Si vous le faite également. Me répondit-il avec un sourire.
- Rosalie est très protectrice envers Emmett, enchaînais-je.
- Il ne faut pas lui en vouloir pour l'autre soir, elle aime Emmett ainsi que notre famille. Elle ne veut perdre personne.
- Et elle considère toute nouvelle arrivée comme une menace... finissais-je.
J'avais remarqué chez la vampire un profond désir protecteur. Elle ne s'ouvrait pas facilement d'après son caractère mais si Emmett été tombé amoureux d'elle, c'est que c'était une très bonne personne.
- Oui elle a été très méfiante aussi envers Jasper et Alice à leur arrivé.
- Ce sont eux les derniers intégrés à ta famille ?
- Oui, Carlisle m'a transformé le premier alors que je mourrais de la grippe espagnol. Ensuite il y a eu Esmé pour qui il a eu le coup de foudre. Rosalie arrive après. Mon père a pensé que j'avais besoin d'une compagne. On ne peut pas dire que ça ait marché ! Avec Rosalie, nous n'étions pas distant mais pas non plus des frères et sœurs, il a fallu beaucoup de temps avant un certain rapprochement, mais il était clair dans son esprit et dans le mien que jamais nous n'aurions la relation espéré par nos parents. Et puis, Emmett est arrivé. Ma sœur l'a trouvé presque mort dans les bois et l'a ramené à Carlisle. Elle l'a tout de suite aimé et c'est la première fois de ma vie que je voyais son visage si doux, si heureux. J'étais heureux pour elle.
Il sourit et pris quelques secondes. Se remémorant certainement la scène. Il continua son récit et je buvais toutes ses paroles, si intéressé de comprendre la formation de cette drôle de famille.
- Et pour finir, Alice et Jasper. Un jour ils sont arrivés chez nous, Jasper sur ses gardes et Alice tout sourire en nous disant que maintenant, ils faisaient partis de notre clan et que nous allions tous nous entendre dans cette famille. Je la revois encore venir vers moi et me prendre dans ses petits bras en sautillant. Avec elle, ça a été toute de suite facile, avec son don de voyance et mon don de télépathe nous nous amusions beaucoup et le rapprochement s'est fait naturellement. Jasper, je pouvais lire dans son esprit quel stratège il était et j'aurais pu le considérer comme une menace si je n'avais pas vu à quel point il aimait Alice et à quel point il voulait essayer de s'intégrer, pour elle mais aussi pour lui, pour changer. Il a tout de suite trouvé son modèle en Carlisle. En avec du temps, ils ont pris place dans cette famille.
Je vis à quel point Edward était heureux de ça. Fier de ses frères et sœurs, fier de ses parents. Cela semblait être le cadre parfait, une vie où régnait la paix et l'harmonie. On ne voyait pas ça tout les jours, que ce soit du côté humain ou encore moins du côté vampire.
- Vous êtes à par mais c'est une bonne chose. Vous avez trouvé un style de vie parfait.
- Pas nous, juste Carlisle, nous nous l'avons suivi.
- Mais vous avez fait des choix, le choix de rester, de le suivre. Vous apportez tous quelque chose à ce mode de vie. Une vraie vie de famille !
- On peut dire ça. Et toi, tu dois avoir un peu ce style de vie, tu vis avec ta famille aussi.
Je ris de bon cœur à sa phrase. Le même style de vie qu'eux ? J'imaginais mal ce que cela donnerait.
- Désolée je ne me moquais pas mais j'imaginais ce que ça donnerait de vivre comme vous et c'était un spectacle très... intéressant mais aussi irréel. Nous étions déjà frères et sœurs humains et nous avons tous été créé en même temps. Donc, notre amour les uns pour les autres est bien là mais... il y a parfois énormément de différence entre nous, trop même. Ajoutais-je doucement, sombre.
C'est vrai, la plus grande différence résidait dans notre alimentation mais aussi dans nos idées de la vie, des humains. Des différences de pensées et de choix qui faisaient souffrir à chaque fois la famille.
Edward n'ajouta rien mais je vis du questionnement dans ses yeux. Il avait été honnête avec moi et m'avait parlé sans mal de sa famille, je me devais de faire pareil.
- En fait, Hakon et moi pensons un peu de la même façon. Nous considérons la vie humaine importante, c'est pour cela que notre nourriture ne contient que du sang animal. Eïnar préfère le sang humain et aime la « chasse », il est un peu joueur. Mais il ne s'attarde pas, il trouve une proie la traque, la tue, et rentre à la maison.
Ces mots me coûtaient mais Eïnar était ainsi et le pire restait à venir...
- Sunniva est très jeune, malgré une éducation avancée contrairement aux enfants de maintenant. Je l'oblige à ne boire que du sang animal mais parfois elle s'abreuve d'un humain est elle peut vite perdre le contrôle. Il faut faire attention à cause de son âge.
- Un peu comme le problème des enfants nouveau-nés ?
- Oui c'est un peu ça.
Il restait maintenant à expliquer pour mon grand frère... Des images de toute à l'heure me revinrent en tête et je me crispais.
- Pour Adalrick c'est différent, il ne boit que du sang humain et il aime ça. Il n'aime pas seulement boire mais aussi... torturer ces victimes. Il est sadique et cruel quand il s'agit de se nourrir. Expliquais-je, amer.
Il baissa la tête alors qu'un éclat de compréhension le traversa. Je continuais à expliquer pour qu'il comprenne mon attitude de ce matin.
- C'est pour ça que je courrais si vite. Il s'était « amusé » cette nuit et la scène que j'ai vu en entrant dans sa chambre m'a dégoûté au plus au point. Je ne pouvais pas soutenir ce spectacle plus longtemps.
- Si c'est si difficile pour toi, pourquoi restes-tu vivre avec eux ?
Cette question me sembla dénuée de sens, la réponse était pourtant évidente.
- Parce que c'est mon frère. C'est ma famille.
- Alors, entre vous ce n'est pas aussi intime que je le pensais.
- Intime ? Le questionnais-je, surprise de ce mot.
- Quand vous avez dansé, j'avais l'impression qu'il n'y avait que vous deux, que vous étiez très proche.
Je réfléchis à ses mots. Oui je me souvenais parfaitement de ce moment et moi aussi je pensais la même chose. C'était ça qui était dur à expliquer aux autres. Notre relation à lui et moi. Je n'avais jamais sentis le besoin de justifier ou de faire comprendre la situation. C'était la première fois que ce besoin se faisait sentir et c'était étrange, je voulais qu'il comprenne.
- Nous avons une relation particulière. Déjà humains, elle était particulière. Nous avons toujours été très proche. C'est assez fusionnel mais également destructeur quant il faut parler de nos différences d'opinion. C'est déchirant car nous nous disputons, parfois très violemment et nous nous éloignons. Mais cet éloignement nous fait mal à tout les deux et finalement nous nous retrouvons... jusque la prochaine dispute.
- Donc vous vous pardonnez l'un l'autre facilement mais vous vous faites également souffrir facilement.
Je méditais sa phrase. Il avait choisis ces paroles avec précaution je l'avais vu, il ne voulait pas juger, ne voulait pas me mettre en colère et je savais que ce n'était pas par crainte mais par l'envie de ne pas me blesser. Il était attentionné.
- C'est comme ça. Avec le temps, nous avons appris à ne pas parler des sujets qui fâche malheureusement ça arrive comme ce matin, avec ce que j'ai vu, je sais que c'est dans sa nature et il sait que ça me blesse mais nous ne pourrons pas en parler calmement car nous ne comprenons pas l'autre et alors la dispute se terminera en séparation temporaire pour ensuite revenir. Un cercle vicieux j'en convient mais c'est mon frère.
- Je comprends mais il viendra peut être un jour où être ton frère ne suffira plus...
Edward avait compris rapidement. J'en étais moi aussi venue à cette conclusion il y a des années. Je savais qu'un jour, je ne pourrais pas revenir après une dispute. Et j'avais peur de ça. J'avais peur de ce futur lointain qui m'obligerait à m'éloigner de tout ce que j'avais connu, d'une des personnes que j'aimais le plus... je le savais et pourtant, je n'étais pas prête et je craignais de ne jamais l'être réellement.
- Je sais, mais pour l'instant il est tout ce que j'ai toujours connu ou presque et c'est ma famille.
Comprenant par ma phrase que le sujet était clos, il changea de sujet.
- Mis à par l'italien, tu maîtrise d'autres langues ?
- Oui, l'espagnol, le français, l'allemand, le néerlandais, le chinois, le japonnais, le coréen, le...
- J'aurais du te demander quelles langues tu ne savais pas parler! Dit-il en plaisantant.
Quant à moi, je réfléchissais sérieusement à ça. Je ne savais pas s'il existait une langue que je ne connaissais pas. Et à bien y réfléchir, il y en avait une que je maîtrisais mal.
- Je ne connais pas la langue d'aujourd'hui.
Il ne bougea pas pendant plusieurs secondes avant de succomber à l'hilarité. Je n'en fus pas vexé... enfin, presque pas...
Une fois qu'il fut calmé, j'exposais mon raisonnement.
- Quand je dis ça, je veux parler des jeunes humains. Certains mots m'échappent. Avec Emmett déjà, j'avais quelques difficultés mais j'arrivais à comprendre. En revanche, j'ai entendu des choses qui me sont incompréhensibles. D'où sort ce langage ?
- Les jeunes aiment beaucoup raccourcir les mots, les phrases, inventer des nouvelles expressions pour ce donner un style, prononcer les mots à l'envers.
- Voilà des jeunes bien étranges !
- Je pourrais peut être t'apprendre ? Enfin si tu le souhaite.
- J'en serait heureuse, affirmais-je.
J'étais vraiment heureuse de découvrir enfin quelque chose ! Qu' Edward m'apprenne quelque chose de nouveau, de récent, me donna envie d'en découvrir plus. Peut être pourrait-il aussi m'éclaircir sur le style de vie de maintenant, les mœurs et conventions appropriées...
- Que souhaites-tu en échange ?
Il parut surpris de ma question. Quoi ? Il n'allait pas faire ça s'en rien en retour tout de même ?
- Je ne veux rien.
- Mais, tu ne peux pas faire ça sans rien me demander. Il est juste que moi aussi je te retourne l'appareil.
- Bella je t'assure, ça me fait plaisir, je n'ai besoin de rien.
J'étais légèrement déçu. Si lui faisait ça pour moi, sans rien en retour je voulais quand même lui faire plaisir.
- S'il te plaît, n'y a-t-il rien qui t'intéresse ?
Je le vis réfléchir et je vis qu'il pensait à quelque chose mais il hésita beaucoup avant de demander.
- En échange de mes cours sur le langage humain de maintenant, peut être pourrais-tu m'apprenne des mots du langage des Vikings ?
Ça me paraissait équitable et c'est avec le sourire que je commençais.
- Alors je peux commencer par t'apprendre la signification de nos prénoms.
- Il y a vraiment une signification ?
- Oui, pour nous, avoir un prénom définissait qui nous allions être dans notre vie. Chaque nom correspond parfaitement à la personne même si parfois, elle met du temps à l'apercevoir. Nous vivions dans l'idée que lorsque nous atteignons l'harmonie parfaite entre notre prénom et nous même, nous avons atteint notre premier but dans la vie et que notre potentiel est à son maximum. C'est un peu comme être tout puissant dans ce que nous sommes.
- C'est incroyable. Me dit Edward, complètement absorbé par mes précisions. Je poursuivais alors.
- Par exemple, HENNING veut dire « le libre fondateur » et c'est exactement ce qu'il était ! Je dirais même un peu trop. Ensuite SUNNIVA signifie « le don du Soleil » et à sa transformation, elle a reçu le pouvoir de la lumière. EINAR veut dire « hardi, audacieux » et crois moi, il n'y a pas mieux que lui pour la définition du prénom !
- Peut être Emmett ?
Je rigolais et acquiesçais. Oui, c'était bien possible.
- HAKON se traduit par « haut protecteur ». Il est en fait très protecteur mais le prénom de DAVEN lui irait mieux. Cela veut dire, « bien-aimé ». Pas une personne au monde ne peut le détester. Dans le village, tout le monde l'appréciait et il était celui qui aidait tout le monde. Toujours serviable et doux. Une perle !
Je me remémorais toutes ces fois où je l'observais interagir avec les villageois. Il avait un sourire qui ne disparaissait jamais, il jouait avec les enfants, aidait les plus vieux. La foule le saluait à chaque fois de bon cœur.
- Et ADALRICK est exactement comme son prénom l'indique « noble et puissant, riche de son héritage, de ses ancêtres » Il est, par notre Père, noble et puissant. Il est bien le fils de son père.
- Et toi, que veut dire ton prénom ?
- SIGNI signifie « la victorieuse ».
Edward sourit et attendit plus d'informations que je ne donnais pas. Quand j'en venais à parler de moi, j'étais toujours très vague, je ne trouvais pas qu'il y ait besoin de s'attarder sur ma personne. Mais apparemment, le jeune Cullen n'étais pas de cette avis.
- Et ce prénom te correspond bien ?
- Un peu oui. J'ai fait quelques batailles que j'ai remporté.
- Lesquelles ? Demanda-t-il avide de renseignements.
- Il n'y a pas de noms pour celles-ci. C'était au temps Vikings, mon Père m'acceptait sur son territoire de guerre car j'étais assez bonne combattante pour lui mais aussi car nos ennemis me voyaient comme le symbole de ce qu'ils ne voulaient pas affronter.
Le voyant suspendu à mes lèvres il me questionna encore sur des détails.
- Pourquoi ?
Je ne savais pas vraiment comment le lui expliquer alors j'essayais d'en rire.
- Imagine que tu es comme adversaire une femme magnant facilement l'épée, entourée par une horde de loups qui lui obéisse. Tu n'aurais pas peur toi ?
Il rit un peu puis s'arrêta net. Il semblait prendre conscience d'une chose.
- Tu es une valkyrie !
Valkyrie... oui c'était le nom qu'on avait donné à des femmes qui me ressemblaient.
- Je ne me considère pas comme tel. Je ne suis pas une déesse mineure servant le Dieu Odin. Bien que depuis ma première bataille, les Vikings m'entourant avaient répandu la rumeur que Odin lui-même avait mis ces pouvoirs en moi. Je trouvais ça un peu exagéré.
- Mais, tu chevauchais des loups ? Ils t'obéissaient ?
- Oui.
- Et tu tuais avec facilité tes ennemis ?
- Oui.
- Et pour les corbeaux ?
- Non ce n'est qu'un mythe, ils ne volaient pas au dessus de moi en choisissant les corps.
Il sembla un peu soulagé qu'au moins une chose soit imaginaire mais je me devais de clarifier les faits.
- Mais avant chaque bataille je leurs demandais conseil.
De nouveau il se statufia. Était-ce si étrange que ça ? J'avais toujours vécu ainsi, les corbeaux me guidant dans mes choix, les loups étant mes amis.
Pourquoi tant de surprise émanait de lui ? Il était un vampire, il vivait dans un monde surnaturel...
- Tu es surpris de quoi ?
- Tu le demandes vraiment ? Tu parles à des corbeaux, des loups t'accompagnent dans des guerres et tu es une Valkyrie ! Une vraie !
Je ne voyais là que des faits et je ne comprenais vraiment pas sa conclusion.
- Tu es un être surnaturel, crois-tu qu'il n'existe que des vampires ?
- Non, mais je n'ai connu que ça et des loups, rien d'autres. C'est assez, surprenant de voir à quel point le monde surnaturel s'étend...
- Tu as peur ?
- Non, je suis stupéfait. Je croyais en connaître beaucoup sur notre monde mais je me rends compte que je ne fais que découvrir.
- Tu sais, peu de vampires savent réellement ce qu'il en est. Ce qui est réel et ce qui ne l'est pas. Tu en sais déjà plus que bon nombre d'entre eux !
Il sourit.
- Grâce à toi.
Son sourire ne se défit pas, ses yeux en revanche se firent plus pénétrant. J'avais l'impression qu'ils me transperçaient. Il semblait découvrir tout de moi et pour la première fois depuis longtemps je me sentis vulnérable. J'avais peur de m'exposer aux autres et c'est donc lâchement que je me détournais de lui en changeant à mon tour de sujet.
- Bon je crois que c'est à ton tour de m'apprendre des choses ?
Je vis de la déception dans son regard mais ça ne dura qu' une seconde avant qu'il entame à son tour, joyeux, le sujet sur le langage humain actuel.
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Nous continuâmes ainsi pendant des heures avant de m'apercevoir que c'était l'heure du rendez-vous avec sa famille.
Pressée de voir Emmett, je me levais d'un bon et lui dis que nous devions y aller. Lui aussi prit conscience de l'heure tardive et nous partîmes ensemble vers le lieu.
J'essayais de ne pas courir trop vite pour Edward mais l'envie de retrouver mon ami me faisait accélérer sans m'en rendre compte.
Nous arrivâmes et je ralentis ma course, jusqu'à marcher avec lui mais en gardant une certaine distance. J'étais encore un peu sur mes gardes quant à lui et ses yeux !
En nous voyant, la famille Cullen se leva et tous nous accueillir. Certains avec le sourire, d'autres moins enthousiastes. Je pouvais les comprendre et je n'en tins pas donc rigueur.
Emmett fut celui qui m'accueillit le plus chaleureusement pour mon plus grand plaisir.
- Salut Bells ! Alors j'ai bien cru que tu allais le manger notre Eddy ! Me dit-il tout en me prenant dans ses bras brièvement.
- Nous avons bien discutés. Rétorquais-je sans plus de détails. Je ne voulais pas trop en dire, sans savoir vraiment pourquoi. Ce moment m'avait semblait spéciale, il le serait moins si les autres savaient.
- Bien alors maintenant que vous êtes là on peut commencer !
Il me prit par les épaules et je le regardais avec tendresse. Emmett était depuis peu mon ami et déjà indispensable ! Je pris l'initiative de couper ce contact physique, je ne voulais pas que Rosalie soit en colère, je voyais bien qu'elle n'aimait pas vraiment ça.
Je m'installais à coté de Esmé et Edward vint de suite à mes cotés. Sa famille sourit en nous regardant tout les deux mais encore là, je ne compris pas.
Étaient-ils heureux de voir que je n'avais rien fait à leur fils ? Je n'en avais aucune idée .
Le patriarche commença par prendre la parole, me posant une question sur la vie des vikings. Rien de particulier, sa question était plus du genre générale. Je savais qu'il n'osait pas être trop précis par rapport à ma vie. Il faudrait un peu de temps avant qu'il ose.
J'entamais alors un nouveau poème, récit de la vie des Vikings.
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Les jours s'enchaînèrent ainsi. Les soirs aussi. Je retrouvais souvent Emmett pour chasser ou bien s'amuser. Edward et moi passâmes quelques moments à la réserve de la première fois et Carlisle osa d'avantage avec ses questions. Je passais moins de temps avec les femmes du clan.
Esmé en particulier m'intimidait un peu, elle ressemblait tant à une mère et ses regards maternels envers moi me troublaient. Rosalie ne me parlait pas mais ses yeux se faisaient moins menaçant qu'au début, il y avait du progrès. Quant à Alice, elle sautillait toujours et ne parlait que de vêtements, heureuse de pouvoir m'apprendre tout sur la mode, les tendances... personnellement, je trouvais ça épuisant alors qu'elle était toujours pleine d'énergie dès que le mot « shopping » était prononcé.
Je n'avais pas encore parler à Adalrick, je l'évitais le plus possible et chacun de ses regards me montraient qu'il s'en voulait que j'ai vu ça, qu'il comprenait ma tristesse qui faisait écho à la sienne car il m'avait déçu, et il ne supportait pas ça. Mais je n'avais ni la force ni l'envie de parler avec lui. J'étais heureuse avec la famille Cullen et ma joie nouvelle ne devait pas disparaître si tôt.
Pourtant, toutes bonnes choses ont une fin, et les meilleures, les fins les plus violentes. Je n'oublierais jamais cette fin là.
Il était presque vingt-et-une heure quand je croisais les Cullens, nous avions décidé de faire le chemin ensemble mais arrivés aux portes de Volterra, je sentis quelque chose; du sang. Beaucoup trop...
Je m'arrêtais et les autres firent de même.
- Que se passe-t-il Bella ? Me demanda Carlisle, inquiet.
Je le regardais moi aussi inquiète avant de faire quelques pas en marche arrière.
.Un pas, l'odeur de sang inondait mes narines.
.Deux pas, un bruit de fond, sourd, irrégulier. Il me faisait peur.
.Trois pas, le bruit était un cœur, non, plusieurs... Des cœurs désordonnés... mourrant.
.Quatre pas, une aspiration. Du jus qu'on presse, qu'on boit.
.Cinq pas, une odeur familière, une odeur de chaleur et de soleil.
Mon visage se glaça alors que je compris. Carlisle et les autres membres lirent la terreur dans mon regard. Ils savaient que quelque chose n'allait pas. Mais je n'avais pas le temps d'expliquer. Sans un regard je me volatilisais et courrais vers l'odeur. Cette odeur qui m'amena à une demeure éloignée de Volterra. Une maison qui me paralysée, cette maison remplit de ma plus grande peur.
Il existe une expression qui dit « après le calme vient la tempête ». Je ne le savais que trop bien, je l'avais déjà expérimenté il y a bien longtemps avec Luciano et je croyais ne plus jamais revivre ça. J'avais oublié ce calme et cette tempête.
Pourtant, devant ces dizaines de corps, je devais me rendre à l'évidence, ma tranquillité et ma joie nouvelles de ces derniers jours c'étaient achevées à l'instant même où j'avais entendu ces cris de terreur, de douleur.
Face à l'horreur de la situation, à tous ces corps sans vie, la tempête s'était levée.
J'avais passé la porte sans vraiment savoir avec détail ce qui m'attendrait mais une chose était sur, je n'oublierais jamais.
Elle était la, accroupis en se léchant le sang restait à sa bouche. Un rictus cruel gravé sur son visage enfantin.
Des corps maintenant sans vie, des corps sans âmes. Ils n'existaient pus. J'avais pu entendre des cris atroces, des appels à l'aide tout de suite interrompus par la bête avide de sang. C'était fini, tout était fini.
Les Cullen arrivèrent derrière moi. J'entendis les hoquets de stupeurs. Jasper n'était pas la, il était en bas de la rue mais je sentais d'ici son envie de venir. Mais il savait que ça ne valait pas le coup, tous étaient morts, il ne restait que le sang qui avait coulé sur les murs et le sol. Ce n'était pas intéressant pour le monstre en lui. Bien que la tentation était là.
Sunniva me vit enfin mais elle se mit en position défensive. Elle en voulait plus et était prête à se battre. Le monstre avait remplacé l'enfant. Ce monstre me dégoûtait !
J'approchais à pas calme alors que je l'entendis grogner. Ça ne me fit pas peur. En revanche, j'entendis Emmett me dire de faire attention. Je ne retint même pas sa mise en garde, elle ne servait à rien.
Sunniva ne me faisait même pas frissonner. Je savais que j'avais toutes les chances de la battre.
Sans attendre, elle se jeta sur moi mais je l'envoyais se cogner contre un mur. Il y eut un trou.
Elle se releva et je fis la même chose.
Elle avait besoin de revenir à elle, peu importe le nombre de coups que je lui donnais, elle avait besoin de ça.
Encore et encore je la jetais maintenant contre les murs, contre le sol, elle traversa même le plafond pour atterrir au premier étage. Je la redescendis en la tirant sans ménagement par le poignet, la faisant arriver une fois de plus contre un des rares murs tenant encore debout.
Elle vint péniblement vers moi, se traînant presque et je l'attrapais par le coup tout en la soulevant. Je vis dans ses iris que ma sœur revenait à elle et quand elle comprit, elle dit mon prénom dans une supplique. Supplique auquel je ne répondit pas.
J'avais encore envie de la tenir par le coup, de serrer fort, très fort. Je savais que c'était à présent ma petite sœur qui comptait plus que tout, mais c'était aussi le monstre, la bête qui avait causé un massacre et qui s'en réjouissait.
- Signi !
Je connaissais cette voix, Hakon. Il était là et je sentais aussi les autres membres de ma famille. Adalrick vint à mes cotés et posa une main sur mon bras.
- Elle a compris, Signi, repose la. Me dit mon grand frère doucement.
Je la relâchais alors mais d'un coup sec, sans ménagement. Je détestais faire du mal à ma sœur, mais j'aimais en faire à son monstre.
Elle se recula en sanglotant, en répétant qu'il ne fallait pas que je lui en veuille, que ce n'était qu'une petite erreur.
Mes yeux remplis de dégoût la firent taire et Hakon et Eïnar l'emmenèrent alors que Adalrick resta à coté de moi.
- Je m'en occupe Signi, sors.
Mais je ne sortais pas. Je devais détourner les yeux, je devais partir de cette horreur, mais quelque chose me retenait. Quelques chose que je pris plusieurs minutes à identifier.
Parmi tout ce désastre, toute cette mort, un petit cœur battait encore. Je m'approchais vers le centre de la pièce, guidée par le son.
Mon regard se posa sur un enfant. Un petit garçon d'une dizaine d'années. Il était si beau ! Mais ses yeux remplis de terreur et sa main tendu vers moi me déchirèrent le cœur.
Je m'accroupis près de lui et lui tint doucement sa petite main. Je sentais et voyais le venin qui commençait à opérer mais alors pourquoi ne criait-il pas ?
En voyant sa gorge, je compris que Sunniva lui avait presque arraché en buvant. Le venin affluait à mes yeux comme des larmes ne voulant couler. Alors que déjà le petit être guérissait un peu. C'était étrange qu'avec ses blessures, il n'est pas succombé. Non, le destin avait décidé de lui infliger une souffrance de plus.
- Signi, sors avec tes amis, je vais me charger de ça.
Je savais que Adalrick allait s'en charger mais je ne voulais pas. Je ne voulais pas qu'il s'en charge alors qu'il ne considérer par ce petit comme important. Quelqu'un devait se charger de sa douleur, quelqu'un qui pourrait pleurer cet enfant, il méritait au moins ça.
- Vas-t'en. Dis-je simplement.
Il comprit et n'insista pas. Les vampires encore présent sortirent alors que je regardais le garçon dans les yeux. Sa douleur devait s'arrêter.
Je caressais lentement ses cheveux et tout en fredonnant une berceuse, j'approchais mes mains de son coup.
Tournant d'un coup sec, la tête se sépara du reste du corps. Le cœur s'arrêtait. Son calvaire prenait fin.
J'arrachais délicatement les autres membres pour être sur, et les reposais avec douceur.
Un baiser sur son front et je me levais, m'éloignant assez. Je jetais un feu de fortune dans la maison. Il s'insinua rapidement partout. Et alors que je regardais la demeure partir en cendre, je ne voyais que le petit garçon, rien que lui.
Il s'écoula des minutes, des heures peut être avant que je ne me retourne vers les vampires présents. Ma famille, mais aussi la famille Cullen.
Je regardais les miens pour leur dire cette simple phrase :
- Nous partons demain.
Et voilà!
Alors qu'en avez-vous pensé? N'hésitez pas à commenter.
Pour les petites explications:
- Il existe bien la réserve où Bella et Edward discutent (elle est à gauche de Volterra sur la cote si vous regardez la carte de l'Italie) Je vous conseille de regarder quelques photos, c'est un bel endroit!
- Pour Adalrick (valable aussi pour les autres membre de la famille de Bella et elle-même) et les morsures: oui il peut s'arrêter et en faire une autre ailleurs, le venin n'afflue pas dans le corps car il le maîtrise. En revanche, Sunniva ne se contrôle pas donc c'est un peu comme les autres vampires. Je reviendrais sur ça et d'autres particularités de la famille de Bella dans d'autres chapitres, vous découvrirez au fur et à mesure les choses.
- Pour la signification des prénoms: C'est une vraie signification, je ne l'ai pas inventé. J'ai fait de vraies recherches pour trouver les prénoms qui correspondaient aux personnages et ce qu'ils voulaient dire. J'espère que vous aimez ces détails.
- En ce qui concerne les Valkyries: je ne me suis pas attardée là dessus j'ai juste donné une définition basique "déesse mineure...etc" mais pour la partie des corbeaux j'ai changé un peu. Il y aura un chapitre où la Valkyrie sera plus abordée parce que... euh, non finalement je vous dis pas la raison :p je garde le suspense.
C'est tout pour ce chapitre. Si vous avez des questions, des remarques... je suis toujours dispo!
à bientôt
B-ness
