Chapitre 4

Gabrielle se baladait sans le château, sans vraiment savoir où aller, jusqu'au moment où elle se trouva devant une porte. Une immense pancarte se trouvait au dessus. La bouche de Gabrielle s'ouvrit et ses yeux se mirent à pétiller. Elle se trouvait devant la Bibliothèque. Sans plus attendre elle entra dans le temple du savoir, elle y trouva un nombre incalculable de parchemin. Elle ne savait plus où donner de la tête, quand enfin elle se décida à en prendre un, elle s'assit à la table la plus proche. Elle passa une bonne partie de sa journée assise, à lire tout simplement.

Vers la fin de la journée son ventre lui rappela sa présence, Gabrielle se mit en rougir pensant qu'elle avait informer toute la Bibliothèque mais à sa plus grande surprise elle était seule. Des yeux elle chercha quelqu'un mais il n'y avait personne à l'horizon, il fallait croire qu'elle était la seule à être présente encore à cette heure ci.

Gabrielle arpentait le palais de Xena à la recherche de la cuisine, ou toute autre endroit où elle pourrait trouver à manger. Au bout de quelques minutes de recherche elle trouva ce qu'elle cherchait, elle était dans la cuisine. Elle aperçu Solenne qui s'approchait d'elle le sourire aux lèvres, dans ses mains se trouvait un plateau, du même genre que celui qu'elle lui avait apporter ce matin. Sauf que dans celui ci il y avait bien plus à manger, elle le tendit à Gabrielle. Cette dernière prit le plateau, surprise que la servante sache exactement ce qu'elle voulait. En même temps elle était dans la cuisine, c'était logique qu'elle vienne pour manger.

« Comment tu as su ?

- Je t 'ai vu rentrer dans la Bibliothèque, Xena m'as dit que tu était Barde. Je me suis doutait que tu y resterais une grande partie de la journée. »

La Barde remercia Solenne, avant de partir déguster son repas dans sa chambre. Pendant qu'elle mangeait Gabrielle se rendit compte que la vieille servante lui faisait penser à sa mère. Une boule se forma dans le ventre de la jeune femme, sa mère lui manquait terriblement ainsi que sa sœur. Pour ce qui était de son père c'était différent, elle ne l'avait jamais vraiment aimé il était jaloux et possessif de plus comme disait sa sœur il « avait la décente facile ». Gabrielle ne se souvenait plus le nombre de fois où il était rentrer complètement saoul. Non décidément son père ne lui manquait pas, mais elle se demanda quand même ce qu'il était devenu. Avait – il était tuer lors de l'attaque de Milos, était – il devenu un esclave ?

Sa sœur et sa mère était sûrement des esclaves maintenant, pour les femmes il était plus facile de survivre à une attaque. Un sentiment de nostalgie s'empara de la blonde, elle se souvint de ses jeunes années dans son village, de ses amis, de ses histoires qu'elle racontait au plus petits. C'est vrai qu'elle s'ennuyait quand elle y était, mais c'était sa vie, son enfance et elle ne pouvait le nier.

Cependant elle devait avouer qu'être ici ne lui déplaisais pas non plus, elle se sentait bien en présence de Xena. Elle savait qu'elle devait faire attention, elle avait entendu dire que nombre de personne s'était épris de la Guerrière mais ils s'y était brûler les ailles. Gabrielle se remémora la conversation qu'elle avait eu avec Solenne le matin même.

« Il faut qu'elle rencontre l'amour, le vrai. Et je pense que tu pourras l'aider à ce niveau là. »

Qu'avait voulu – t- elle dire par là ? Se pourrait – il que Xena ai parler d'elle à la servante ? Gabrielle se mit à rêvasser, elle et la guerrière seule sur la plage, les cheveux au vent … Un sourire béat se dessina sur les lèvres de Barde, avant qu'elle ne se rendre compte de ce qu'elle était en train de faire. Elle était en train de fantasmer sur La Destructrice Des Nations ! Ce n'était pas le fait que se soit une femme qui la contrariait le plus, c'était le fait que cette femme était responsable de nombreux massacres, meurtres et d'autre abominations qu'elle ne pouvait même pas imaginer. Pourtant quand elle était avec elle, Gabrielle ne voyait pas en elle une meurtrière, elle voyait une femme d'une incroyable beauté qui lui avait en quelque sorte sauvé la vie.

Dans soirée, Solenne vint la chercher, Xena la faisait demander dans sa chambre. Un sourire illumina le visage de la jeune blonde. Tout comme la veille, Gabrielle trouva la conquérante adossé sur son balcon à regarder les étoiles. C'était comme si elle leurs parlait, Xena leva les yeux et rencontra ceux de la blonde. Xena lui demanda de lui raconter une histoire, ce qu'elle fit avec enthousiasme.

Cela dura près d'un mois, tous les soirs Gabrielle se rendait dans la chambre de Xena et lui contait une histoire, de temps en temps la Barde les faisait découvrir au soldat de la guerrière pendant les repas. Cependant c'était toujours des histoires soigneusement choisit par Xena, elle voulait toujours avoir l'exclusivité, et le fait d'entendre plusieurs fois la même histoire ne la déranger pas. Au contraire plus elle entendait la voix de Gabrielle, plus elle était de bonne humeur, la seule présence de la jeune femme la rendait heureuse, quand elle était avec Gabrielle elle n'avait pas l'impression d'être Xena La Conquérante, elle était Xena, juste Xena. Et ce sentiment elle ne l'avait jamais ressentit auparavant.

Mais un soir, il y eu un indicent.

Alors que Gabrielle marchait tranquillement dans un couloir, elle croisa un soldat de la Conquérante. Ce dernier regarda intensément la jeune Barde.

« Mais la l'esclave préféré de notre guerrière, en même temps on comprend pourquoi. » Dit le Soldat en regardant la blonde d'un air pervers.

Gabrielle sentit son cœur battre de plus en plus vite, elle fit comme si de rien était et sortit dans le jardin. Cependant le soldat de l'entendait pas de cette façon, il suivit la Barde.

« Mais où va – tu ?? J'aimerai bien voir ce que tu caches sous tes vêtements. »

A ce moment là Gabrielle fut prise d'un panique incontrôlé, elle marchait de plus en plus vite, jusqu'à courir dans le jardin. Mais il continuait de la suivre en riant, la blonde se retrouva devant un mur. Elle était prise au piège. Elle vit avec effroi l'homme s'approcher d'elle.

« N'ai pas peur, tu vas apprécier j'en suis sur. »

Voyant que la Barde était toujours terrifier il avança encore plus.

« Ne t'inquiète pas, Xena n'en saura rien. »