Coucou!

Prêtes pour le chapitre 4?

Alors, après les remerciements d'usage (Merci merci merci merci! J'ai répondu personnellement à tout le monde sauf à Alex16 qui n'a pas de compte perso, donc merci à toi Alex 16 et je m'excuse de t'avoir frustrée sur le dernier chapitre, je vais me rattrapper, promis), zou!

Bisous

Lily

(info: je ne savais pas trop comment signaler les pensées qu'entend Edward alors j'ai décidé de les mettre en italique. J'espère que ce sera assez lisible)

Les personnages appartiennent à SM

Chapitre 4- Temptation waits

Pov Edward

Immobile et silencieux, j'attendais que la respiration que je percevais très nettement derrière la porte devienne un régulier souffle de sommeil.

Et, quand ce fut le cas, j'attendis encore, les pieds ancrés dans le sol, les muscles raidis à l'extrême, d'être parfaitement certain que j'étais en contrôle. Quiconque serait passé dans ce couloir à cet instant aurait pu me confondre avec une des statues de marbre qui ornaient les halls de Volterra.

Je fermai les yeux pour affuter ma concentration et préciser mon écoute.

Toujours rien…

Depuis l'arrivée de la fille à Volterra, aucun de ses battements de cœur ne m'avait échappé, comme si j'étais en permanence branché sur sa fréquence, en percevant la pulsation même à l'autre extrémité de la forteresse. J'avais essayé d'analyser chacun de ses soupirs, chacun de ses cris, chacune de ses suppliques pour tenter de comprendre comment elle avait vécu la prise de conscience de son enfermement.

Je dirais mal au départ.

J'avais décelé la peur et son odeur âcre.

Puis s'était devenu autre chose…

Son rythme cardiaque avait fait plusieurs fois de nouvelles embardées, comme durant son passage sur l'observatoire du salon du bas, mais le calme qu'elle affichait et semblait ressentir maintenant m'était aussi mystérieux qu'incompréhensible. Et le silence de son esprit m'en était d'autant plus insupportable.

Ne pas comprendre la raison de ce disfonctionnement de mon don me mettait hors de moi.

Je l'avais écoutée dans le calme angoissant de sa chambre, puis lors de sa progression dans les couloirs de Volterra jusqu'au salon du haut, j'avais laissé sa voix aux intonations curieusement douces et familières m'imprégner pendant qu'elle rencontrait les favorites. Mais même une fois que je l'eus clairement entendue parler, je n'avais toujours rien perçu de ses pensées.

Même après l'avoir approchée dans cette salle plus que je ne l'avais jamais refait depuis son arrivée( tout du moins sans ménager entre nous un obstacle au moins aussi évident que cette lourde porte de chêne), prétextant d'accompagner Alice et Jasper dans une de leurs énièmes tentatives de sevrage, je n'avais rien capté.

Les pensées des autres m'étaient pourtant toujours aussi claires, signe que je n'avais rien perdu de mon aptitude.

Jasper se reprochait d'être par sa faiblesse la cause de notre séjour prolongé en Italie. Alice s'assurait que son époux ne dépasserait pas les bornes ce soir comme il l'avait fait à Seattle. Heidi se demandait encore pourquoi je repoussais continuellement ses avances. Quant à Tanya et bien… Elle était égale à elle-même : sûre d'elle, sensuelle, téméraire et légèrement effrontée. Toutes ces caractéristiques qui l'avaient différenciée des autres à mes yeux parce qu'elle n'était pas une de ces groupies pathétiques qui débarquaient ici sans avoir la moindre conscience du fait qu'elles n'en ressortiraient jamais. Elle s'était ensuite montrée suffisamment endurante et résistante pour satisfaire mes appétits, ce qui ne gâchait rien.

Je n'avais pourtant jamais eu la moindre envie de la transformer. Je ne l'avais jamais fait et ne le ferais jamais. Les responsabilités que cela impliquait étaient bien trop grandes, le lien entre un nouveau-né et son créateur régis par trop de règles et de devoirs pour que j'aie envie de m'encombrer de Tanya pour les prochaines décennies.

Elle était très belle, c'était indiscutable et intelligente au-delà de toute espérance dans cet endroit.

Mais, malgré tous ces avantages, alors que Tanya ondulait sa chaude beauté nordique vers moi cette nuit, je ne l'avais pas vraiment vue, ressentant comme une caresse le regard de la fille sur moi pour la première fois, comptant les battements de son cœur alors qu'elle semblait avoir cessé de respirer.

Moi-même je ne m'étais pas permis de prendre la moindre inspiration tant que j'étais dans la même pièce qu'elle, c'est pourquoi je n'avais pas pris la peine de formuler mon refus à Tanya de vive voix.

Seul Aro savait pour l'instant qu'elle n'avait plus sa place à ce niveau. Et, comme je doutais qu'il prenne la peine de s'assurer que le salon du haut n'était bien occupé que par les seules favorites en titre, je préférais laisser Tanya profiter encore un moment des privilèges qu'elle allait bientôt perdre.

Je ne me sentais pas coupable. Elle n'était rien. Elle avait fait son temps. Qu'elle vive ou qu'elle meure était le cadet de mes soucis.

Seule la fille comptait…

Isabella.

Bella…

Et la mission que je m'étais assigné, à savoir percer son mystère qui, même après avoir brièvement croisé son regard était toujours entier.

Cela faisait maintenant de longues minutes que plus un seul mouvement ne s'était fait entendre dans la chambre. Je décidai donc qu'il était temps pour le test ultime.

Je pris une inspiration prudente.

Même à travers la cloison et l'épaisseur de la porte, le parfum de l'humaine me frappa de plein fouet, lacérant ma gorge et m'obligeant à serrer durement les mâchoires pour contenir mon envie de montrer les crocs.

Je fis un pas en avant, incapable de réfréner mon instinct. L'espace d'une délicieuse seconde, j'imaginai l'effet que me ferai ce sang si parfumé en inondant ma bouche et réchauffant mes membres. J'étais persuadé qu'il n'y aurait pas plus jouissif que cette sensation.

Je fermai les yeux pour savourer une plus profonde inspiration. Mais, cette fois, je me retins en posant une main de chaque côté du chambranle. La vague me submergea avec toujours la même intensité, mais se rappela à ma mémoire ce que j'avais ressenti en plongeant dans ses yeux quelques heures plus tôt, ce frisson, ce besoin…

L'énigme que représentait son silence équivalait à peine celle qu'était cette inexplicable attirance. Je devais savoir. Je devais comprendre…

Rien n'avait jamais semblé aussi important à mes yeux en un siècle d'existence.

Je serais libre de la boire ensuite, de m'enivrer d'elle jusqu'à la dernière goutte. Et je pouvais prendre tout mon temps pour en arriver là tout comme je pourrais faire durer le plaisir que serait cet ultime moment avec elle.

Je pouvais faire ce que je voulais.

Elle était à moi.

Fort de ce constat, je rouvris les yeux.

Mes doigts avaient laissé de profondes saignées dans les murs.

Le verrou ne fit pas un bruit quand je le tirai et je fus tout aussi discret en entrant dans la chambre.

J'esquissai un sourire en constatant que la fille ne dormait pas dans le lit mais à même le sol, étendue sur l'édredon qu'elle avait placé sous la fenêtre, en pleine lumière. Encore une qui croyait tout ce qu'on avait pu écrire sur mon espèce à travers les siècles. Tous ces romans ou traités sur le vampirisme qui, loin de donner aux humains des armes pour se défendre contre nous, n'avaient servis qu'à nous servir de merveilleux prétextes pour nier notre nature à leurs yeux.

Quelle meilleure façon pour passer inaperçu que de pouvoir circuler en plein jour, à condition que ce ne soit pas en plein soleil ?

J'approchai doucement, presque prudemment, jaugeant ma résistance à chaque pas, et je m'arrêtai à un mètre d'elle.

Elle était recroquevillée en chien de fusil, tournée vers moi. Je pus ainsi détailler à loisir la courbe de ses hanches et la finesse de ses cuisses ramassées vers son ventre. Elle était fine et élancée. Je remerciai un instant le temps passé depuis ma naissance qui avait vu se transformer les habitudes vestimentaires des jeunes femmes. Celles-ci préférant maintenant aux volumineuses robes à tournure les jeans fuselés qui ne cachaient plus grand-chose de leur silhouette.

Je me rappelai parfaitement la sensation que j'avais ressenti en la tenant dans mes bras puis en la déposant sur son lit, la chaleur de sa peau pénétrant la mienne malgré le barrage du tissu.

Je retins avec peine un grognement de plaisir à ce souvenir.

La fille remua dans son sommeil et je me figeai totalement. Ce pouvait-il qu'elle perçoive ma présence ?

Non, impossible.

Une mèche de cheveux tombait sur son visage et je dus résister à l'envie de la balayer d'un geste pour détailler ses traits. Mais je n'étais pas encore prêt à la toucher. C'était une limite que je ne pouvais me permettre de franchir pour le moment sous peine de ruiner mortellement mes plans. Je n'étais pas assez fort. Pas encore.

Mais je le serais.

Bandant tous mes muscles pour ordonner à mon corps d'être plus fort que mon attirance, j'inspirais à nouveau doucement.

Putain !

J'avais à peine commencé à emplir mes poumons de l'air ambiant que je dus bloquer à nouveau mon inspiration.

C'était trop.

Trop délicieux, trop tentateur.

Les yeux écarquillés, je fixai le profil de cette humaine insignifiante, cherchant une nouvelle fois à comprendre comment tout cela était possible. Comment son sang pouvait-il avoir cet ascendant sur moi ?

Je détestais me sentir si faible en même temps que je me délectais de cette sensation puissante, déroutante. Cette fille avait été créée pour moi, il n'y avait pas d'autre explication possible. Car si son sang avait eu sur mes congénères ne serait-ce qu'une partie de l'effet qu'il avait sur moi, elle serait déjà morte depuis longtemps et Volterra serait à feu et à sang.

Je ne pouvais tolérer l'idée même que quelqu'un d'autre la touche ou se désaltère à sa gorge. J'étais prêt à défendre farouchement ma proie et il en aurait été obligatoirement de même pour n'importe quel autre vampire qui aurait ressenti la même attirance que moi. Cet instinct primaire était inscrit en nous, dans notre nature. Cela aurait été un massacre.

Mais j'aurais gagné.

J'étais fort et rapide. Ces atouts combinés à mon don faisaient de moi un adversaire redoutable et c'est aussi ce qui me valait l'intérêt d'Aro.

Je refusai cependant d'être faible face à cet humaine. Je repris donc rapidement contrôle de moi-même et respirai à nouveau prudemment.

Le tisonnier de la soif était toujours là mais je pouvais le contrôler. Je devais apprendre à le supporter si je voulais approcher cette fille, lui parler, la toucher peut-être. Mes lèvres se retroussèrent à cette idée. Non, je n'étais définitivement pas encore prêt à ça.

Mais, au bout de quelques minutes passées dans cette chambre, si près d'elle, à respirer son odeur, je sentis la douleur décroitre imperceptiblement. Je pouvais m'y accoutumer, m'en imprégner pour que la souffrance ne soit qu'une toile de fond aux rapports que je voulais établir avec elle.

Tu comptes rester enfermé la dedans encore longtemps ?...

Alice.

J'étais tellement concentré que je ne l'avais pas entendu approcher avant que ses pensées ne m'avertissent consciemment de sa présence. Elle était dans le couloir et me toisait par l'encadrement de la porte d'un regard calme et scrutateur.

Je serrai mon poignet de colère d'avoir été ainsi dérangé dans ma transe et me rappelai la raison première de ma visite à l'humaine. Je déposai alors sur le lit le sac que je portais et qui contenait ses affaires que j'étais allé voler à son hôtel la nuit précédente puis fis volte-face et sortis rapidement.

D'un pas rageur, je m'approchai de ma sœur qui me toisait, les bras croisés, comme si elle attendait une explication. Mais je ne dis rien.

Avais-tu l'intention de me mettre au courant à un moment ou à un autre ?...

Alors que ses pensées étaient volontairement questionneuses, elle se pencha sur le côté pour regarder l'intérieur de la chambre. Avisant la fille, elle arqua un sourcil surpris.

Ainsi elle est toujours en vie…

Je refermai la porte d'un mouvement rageur et Alice se redressa en souriant.

« Comme si tu ne savais pas déjà tout ce qu'i savoir » grommelai-je. « Tes visions t'ont probablement déjà appris comment tout cela finira. »

Ma sœur pencha la tête vers son épaule, visiblement perplexe.

« Tu te trompes, Edward. » répondit-elle. « Tes décisions concernant cette fille sont tellement confuses et changeantes que j'ai bien du mal à faire la part des choses. Tu es bien trop spontané quand il s'agit d'elle, tu brouilles tous mes radars. Cela ne te ressemble pas, soit dit en passant.»

Elle avait l'air amusée.

Si nous devions avoir une vraie conversation, pas un de ces échanges muets dont nous étions coutumiers, il fallait que l'on s'éloigne. Je ne tenais pas à ce que ma sœur réveille l'humaine avec ses éclats de voix. Je commençai donc à faire quelques pas vers l'escalier qui nous mènerait vers le grand hall. J'avais besoin d'air.

Le grand hall ouvrait sur un cloître immense et arboré autour duquel semblait avoir été bâtie la forteresse. J'aimais m'y promener dans la journée. À l'ombre de la coursive et des piliers, ma peau ne me rappelait pas une de nos seules faiblesses : l'aspect que nous prenions au soleil.

« Aro m'a confié une mission » commençai-je en m'appuyant nonchalamment contre un des murs de pierre du bâtiment principal.

« Je sais ça. Je sais aussi que tu as bien failli tout foutre en l'air en tuant cette humaine dès le premier soir. » me coupa-t-elle.

Une idée folle me traversa l'esprit à ce souvenir.

« Penses-tu que ça pouvait-être un coup monté ? » demandai-je.

Alice secoua la tête et continua cette conversation dans le silence de ses pensées, comme nous le faisions toujours dès qu'il été question du trio chef et de ses manigance. A Volterra, les murs avaient des oreilles.

Non. Aro cherche toujours un moyen de nous embrigader toi et moi mais il ne savait rien de l'impact qu'aurait cette fille sur toi. Il n'y a aucune chance qu'il t'ait mis dans cette situation consciemment. Cette histoire l'intrigue cependant el il a envisagé un moment de te tester en s'en prenant à elle…

Je grognai en secouant la tête rageusement

Tu dois te préparer à cette éventualité, Edward ! Aro est décidé à te faire payer si tu échoues à satisfaire sa demande. Pour l'instant, apprendre tout ce qu'i savoir sur cette fille est plus important à ses yeux que de s'offrir deux nouvelles recrues mais il n'abandonne pas l'idée. Tu dois être prudent. Je ne veux pas quitter notre famille…

« Moi non plus, Alice.

- Tout va bien alors » dit-elle en souriant. « Racontes-moi.

- Il n'y a rien à dire ! Je dois apprendre ce que cette humaine cherchait exactement et ce qu'elle sait déjà sur nous. »

Ma sœur me sourit malicieusement.

« Pas à moi, Edward ! J'en ai bien trop vu pour croire la version édulcorée que tu me sers. »

Dans un flash, elle se remémora les différentes versions de mon futur qui l'avaient frappée ces dernières heures. Dans un maelstrom de scènes décousues, je me vis approchant l'humaine dans le club, la plaquant contre un mur dans la ruelle, mes crocs plantés profondément dans sa gorge, la déposant sur son lit, mes mains sur sa peau diaphane, ma bouche sur ses seins, ses cheveux balayant mon torse. Puis je me vis arracher la tête d'Alec sur la coursive pour avoir osé poser les yeux sur elle, la convoquer une première fois la nuit dernière à me suivre alors qu'elle était au milieu des favorites, et, enfin, je me vis défoncer sa porte quelques minutes plus tôt pour aller m'abreuver à sa source.

Retroussant les lèvres de dégout, je constatai que ma sœur n'avait rien perdu de mes récents débats intérieurs.

« Je te prierai de cesser de m'épier ainsi à l'avenir. » râlai-je.

« Ce sera avec plaisir quand je serai certaine que tu ne risques pas de détruire notre famille en cédant à une pulsion subite. »répondit-elle. « Aro veut ces renseignements et je vais t'aider à les lui procurer. »

Je grognai en réponse.

« Je ne peux voir d'où elle vient mais je peux au moins m'assurer que tu ne la tueras pas avant d'avoir obtenu ce qu'Aro attend de toi. » ajouta-t-elle d'une voix plus douce.

« Merci » répondis-je de mauvaise grâce.

Elle retrouva immédiatement sa bonne humeur.

Et tu ne m'as pas souvent habitué à des visions si intéressantes…

« Alice… » feulai-je.

« Oups ! Pardon ! Aurais-je pensé à haute voix ? » dit-elle, mutine.

Je levai les yeux au ciel d'agacement. Mais, je devais bien avouer que savoir qu'Alice surveillait mes arrières n'était finalement pas une mauvaise chose. Elle avait raison, mes réactions face à l'humaine étaient trop imprévisibles.

Peut-être aurais-je dû prendre Aro au mot et le laisser s'en charger quand il en avait émis l'idée.

Non ! Mon corps tout entier se rebellait contre cette idée.

J'allais suivre mon plan : apprendre de la fille ce que j'avais à apprendre, comprendre pourquoi elle avait cet impact sur moi puis je la tuerais et je pourrais enfin retourner à ma vie morne et tranquille au milieu des miens sans craindre de retomber un jour sur son odeur entêtante.

Je laissai mon regard courir sur le jardin. Le soleil de mi-journée en éclairait parfaitement tous les recoins. C'était un endroit calme et serein. Mes congénères ne venaient pas souvent ici, trop désireux de coller à l'image du vampire sombre et ténébreux. Le jour appartenait aux humains mais ceux qui survivaient à Volterra étaient surveillés et ne sortaient que très rarement, même dans l'enceinte de la forteresse.

Nous étions seuls.

« Vois-tu quelque chose pour ce soir ? » finis-je par demander en tentant de garder l'air dégagé.

Alice se concentra un moment avant de répondre.

« Je sais que tu es déterminé à ne pas la tuer maintenant. Je pense que ne tu crains rien pour l'instant tant que tu gardes le contrôle. Mais la fin de cette histoire ne fait pour le moment aucun doute… »

Elle accompagna ses paroles d'une vison de la fille, pâle et exsangue, étendue sur un sol de dalles en pierre sombre.

Cette image me hérissa sans que je ne me l'explique puisqu'il ne pouvait évidemment pas y avoir d'autre échappatoire pour elle. Elle mourrait à Volterra et ce serait de mes mains. Il n'y avait aucun doute là-dessus.

Je me ressaisis pourtant vite. Je la verrais ce soir et je trouverais un moyen de percer ses défenses.

Les heures passèrent avec une lenteur hallucinante. Je laissai pourtant passer le crépuscule et la nuit s'installer, créant l'ambiance que je souhaitais à notre première rencontre.

Quand l'heure fut venue de l'appeler à moi, j'envoyai des ordres car je ne souhaitais pas me déplacer en personne et que l'on sache si tôt dans le salon du haut que j'étais le maître de la nouvelle. J'avais encore une journée pour réfléchir à ce qu'il adviendrait de Tanya.

Etendu sur la méridienne dans la chambre immense que j'occupai dans l'aile sud, les bras croisés derrière la tête et les yeux clos, je concentrai toute mon attention sur mon messager. J'entendis celui-ci pousser la porte du salon et s'adresser à Heidi.

« La nouvelle, pour Edward Cullen. »

Je perçu parfaitement le petit hoquet de surprise émis par la vampire. Mais elle appela rapidement la fille d'une voix avenante.

« Isabella. Il est temps pour toi de rejoindre ton maître. Livio te conduira. »

Je souris d'entendre une nouvelle fois s'emballer cœur de l'humaine. Elle avait été si calme toute la journée. J'étais ravi de ce pouvoir que j'avais déjà sur elle alors qu'elle ne me connaissait pas. Elle saurait bien assez tôt qu'elle avait raison d'avoir peur.

Je suivis le bruit léger de ses pas à travers les couloirs, sentant ma propre excitation grandir à mesure qu'elle approchait.

Quand trois coups furent frappés à la porte, je me levai.

Il était trop tard pour reculer, elle était là.

Advienne que pourra.

« Entrez. »


Note de Lily: je vous entends d'ici

"Quooooooiiiiiii? Comment elle ose nous faire ça?"

Alors, avant de commencer à me jeter quoi que ce soit, cliquez sur "Next" :-)

Mais n'oubliez pas de me dire ce que vous pensez d'Edward sur ce coup là, je suis curieuse.

Je vous embrasse