Coucou tout le monde!

Alors, je vais commencer par vous souhaiter à toutes une merveilleuse année 2014, pleine de bonheur, de réussite et de joie.

Ensuite, je vous remercie toutes pour vos review! Le chapitre 12 a battu tous les records (même si on n'a pas atteint les 200, mais c'est pas grave!). A toutes celles qui ont un compte, je vous ai répondu en MP mais ça ne m'empêche pas de répéter ici à quel point vous m'êtes indispensables. Et, bien sûr, j'envoie aussi à sm33, Nouvellelectrice, Vanou, Flopy69, mli, Sandry, Alex16 et so06, des tonnes de bisous de remerciement pour votre présence si précieuse à mes côtés!

Je suis ravie d'accueillir plusieurs nouvelles lectrices qui m'ont soit mis en favoris, sois laissé un petit mot, soit les deux. Bienvenues!

Je vous avais prévenu que je ferai une pause pendant la période des fêtes mais me revoilà avec le chapitre 13 qui est en fait la 2ème partie du chapitre 12, ce qui explique qu'il n'est pas très long non plus. Mais on rentre enfin dans le vif du sujet, si je puis dire, hi hi!

Je me suis mis une vraie pression sur ce chapitre car, comme je le disais, je pense que cette scène est une des plus importantes de l'histoire. Alors j'espère vraiment qu'il va vous toucher... J'ai essayé de trouver une façon de faire qui satisfasse tout le monde: celles qui voulaient un pov Bella, celles qui voulaient un pov Edward et celles qui voulaient un pov des deux (attention surprise sur ce point dans ce chapitre!).

J'ai hâte de savoir ce que vous en aurez TOUTES pensé.

Au cas où: c'est un chapitre assez hot donc il est plutôt destiné à un public majeur... Je ne le dis jamais mais une fois n'est pas coutume.

Bisous

Lily


les personnages appartiennent à Stephenie Meyer

Chapitre 13- The missing link

Pov Bella

« Tu n'as pas la moindre idée de ce que tu es en train de me demander… » gronda-t-il après une éternité de silence immobile.

Et il avait raison. Mais, à cet instant, je ne voyais pas d'autre solution. Alors autant opter pour la franchise.

« Tu as raison. » commençai-je prudemment. « Et je suis terrifiée par tout ça. Mais nous n'avons pas le choix. »

Il se remit brusquement en mouvement, faisant des allers et retours rageurs dans la pièce. J'attendais qu'il parle, qu'il fasse quelque chose. Bon sang, c'était lui l'être surnaturel et tout puissant. Que je sois celle qui était visiblement la plus calme était complètement aberrant.

Il fallut que s'écoule une autre minute interminable avant qu'il ne revienne face à moi, le regard brûlant de rage.

« On a toujours le choix. Je ne me laisserai pas dicter ma conduite par cet abruti de Félix ! Je boirai ton sang seulement quand je l'aurais décidé. »

Il me toisait de toute sa hauteur, implacable, et son ton cassant aurait pu m'impressionner si son regard ne s'était adoucit sur ces derniers mots. Il était fier et probablement vexé du tour que son congénère avait tenté de lui jouer mais je commençais à le connaitre suffisamment pour deviner que ce n'était pas la duperie de cet Aro qui le mettait dans cet état.

Nous étions au pied du mur et il le savait. Quoi qu'il en dise, s'il ne me marquait pas ostensiblement, un autre viendrait bientôt pour tenter de me prendre à lui.

Je ne comprenais pas encore bien pourquoi il ne l'avait pas fait avant si les règles étaient à ce point strictes à Volterra.

Il m'avait expliqué que mon sang était trop attirant et qu'il avait peur de me tuer lors du processus et j'avais accepté avec bonheur cette explication, préférant moi-même qu'il garde ses crocs loin de moi le plus longtemps possible. Mais ce n'était plus suffisant maintenant.

J'ignorais tout de ces jeux de pouvoirs qui se jouaient ici.

J'avais encore beaucoup de mal à imaginer que l'homme qui se tenait en face de moi était un vampire télépathe.

Non mais franchement, j'aurais écrit ça dans un article et on m'aurait ri au nez !

Alors, imaginer qu'un suceur de sang millénaire s'amuse à manigancer des plans fumeux pour l'attirer dans son armée de vampires aux superpouvoirs était encore plus difficile pour moi.

Mais ce qui pouvait paraître inimaginable dans ce que j'appelais encore « le monde réel » était possible ici, dans cette enclave fantasmagorique qu'était Volterra. Or, ici comme ailleurs, les êtres luttaient pour le pouvoir. Et Edward était puissant. Je l'avais toujours senti, d'une certaine manière.

Je n'étais qu'un pion que d'autres n'hésiteraient pas à abattre pour l'atteindre, à moins qu'il ne me rendre vraiment intouchable pour quelques temps.

« Je pense que le moment est venu, alors. » dis-je calmement.

Il secoua la tête en grognant comme un fauve, dévoilant légèrement ses dents. Sa colère était palpable… et impressionnante. Comme à chaque fois que son corps émettait ce genre de manifestations de son animalité, l'adrénaline se déversa dans mon corps en une trainée froide et mon cœur accéléra sous l'effet de cet accès de peur instinctive. Mes propres instincts me rappelaient régulièrement le danger que je courais à ses côtés.

Cela eut pour effet de le calmer immédiatement.

« Ce n'est pas à toi d'en décider. » grogna-t-il une nouvelle fois, les dents serrées.

S'en était trop pour moi.

Bon sang, ne voyait-il pas où son entêtement allait me mener?

A la mort, ni plus, ni moins !

Je refusais de rester si faible, à la merci de n'importe quel vampire à qui il prendrait un soir l'idée de venir me mordre.

Ma propre colère, mêlée de peur vint s'ajouter à la frustration latente d'être emprisonnée ici. Le tout se mua rapidement en un cocktail explosif.

Je n'étais pas un objet.

« Je suis celle qui décidera de mon destin Edward. » lançai-je, acide.

Il se figea, me dévisageant d'un regard prudent et surpris.

C'était très bien : qu'il se taise ! Moi aussi j'avais mon mot à dire.

« Je refuse de laisser un de ces monstres me tuer, tu m'entends ? Je refuse ! »

Ma voix enflait dans le silence pesant de sa chambre. N'importe quelles oreilles surnaturelles pourraient aisément suivre notre conversation mais je m'en foutais royalement.

« Je ne dois qu'à moi le fait d'avoir attiré votre attention sur moi avec mon enquête. J'en suis consciente. Mais vous m'avez enlevée, séquestrée dans ce château de cauchemar ! Vous m'avez soumise à vos lois barbares et je sais que mes chances de survivre à tout ça sont inexistantes ! Mais je préfèrerais me tuer moi-même plutôt que de laisser un autre vampire poser ses mains sur moi ! Cela n'arrivera jamais ! »

Chacun de mes mots semblaient le frapper autant qu'une gifle mais je n'en avais pas fini. Ma colère faisait remonter à la surface trop d'émotions que je n'avais pas extériorisées.

« Tu es celui qui m'a amenée ici, Edward Cullen ! Tu es celui qui m'a arrachée à mon monde ! »

La rage me faisait monter les larmes aux yeux. Je venais d'exprimer ce qui me bouffait de l'intérieur depuis des jours car en moi se combattaient farouchement mes sentiments grandissants pour cet homme et la conscience de ce qu'il m'avait pourtant fait.

Son visage se crispa sous l'impact de mes accusations. Il savait que j'avais raison.

Les larmes coulaient sur mes joues sans que je sois capable de les retenir. Je n'aurais bientôt plus la force d'empêcher les sanglots.

J'avais peur, j'étais enragée et perdue.

Lui seul pouvait m'aider.

« A toi de me protéger maintenant… » murmurai-je en étouffant un premier sanglot.

J'avais honte de me laisser aller ainsi mais les événements des jours passés avaient déjà fortement ébranlé ma résistance. Ce qui s'était passé ce soir était la goutte d'eau.

Je fermai les yeux et baissai la tête en serrant les mâchoires de toutes mes forces pour repousser le chagrin.

« Bella… »

Sa voix était douce, commençant déjà à distiller dans mon cœur l'apaisement que je commençais à connaitre.

Là était ma plus grande incompréhension. Je venais de lui jeter au visage ce qui me rongeait : le fait qu'il était à l'origine de tout ça. Et pourtant je ne pouvais pas contrôler ce que je ressentais pour lui.

Il était mon bourreau. J'aurais dû le haïr, le mépriser de toutes mes forces, mais ce qui grandissait dans mon cœur était tout le contraire et je ne pouvais rien faire pour empêcher ce sentiment de s'y ancrer profondément pour grandir.

Un nouveau sanglot muet secoua mes épaules et il fut près de moi.

« Bella. » répéta-t-il, plus déterminé. « Bella, regarde-moi. »

Il releva doucement ma tête vers lui, découvrant mon regard embué de larmes et son beau visage se crispa à nouveau en un masque dur de colère.

« Je suis désolé. » murmura-t-il.

Il était si proche en cet instant que je l'entendis parfaitement tout comme j'entendis la sincérité dans sa voix. Je plongeai alors dans son regard, ne cachant plus ni ma peur ni ma peine.

Qu'il voit donc dans quel état j'étais à cause de lui.

« Je suis désolé. » répéta-t-il.

« Ne sois pas désolé. » répliquai-je durement. « Ce qui est fait et fait. Seul l'avenir compte et tu es le seul à pouvoir rendre le mien moins fragile.

- Je sais… »

Il y avait de la résignation dans sa voix. Il ne cillait pourtant pas et sa main se réchauffait toujours doucement sur ma joue pendant que je combattais une furieuse envie de me réfugier dans ses bras qui avaient la capacité de me faire tout oublier.

Comment pouvais-je être aussi ambivalente vis-à-vis de lui ?

« De quoi as-tu peur ? » demandai-je plus doucement.

Il ferma un instant les yeux en soupirant profondément.

« Tu sais très bien de quoi j'ai peur, Bella. »

Je posai une main sur la sienne, toujours sur ma joue.

« Tu ne me tueras pas. » affirmai-je.

« Comment peux-tu en être aussi sûre ?

- Parce que je suis importante pour toi. Je ne le croyais pas avant mais tu aurais très bien pu me laisser prendre par un autre ce soir. Ce ne sont pas les filles qui manquent. Tu m'aurais remplacée facilement… »

Nouveau soupire rageur.

Je maintins fermement la main qu'il voulait maintenant éloigner de moi.

« Je crois que tu… que tu m'aimes bien. »

Il se figea, me vrillant d'un regard à la fois dur et doux. Comment faisait-il ça ?

Je gardai sa paume captive entre mes deux mains serrées, refusant de le laisser se dérober. Et il finit par lâcher prise, ses épaules se détendirent soudainement et il émit un dernier grondement, sourd et bas, preuve de sa résignation.

Un pas lui suffit pour être au plus près de moi et, libérant sa main, il la passa dans mes cheveux en une caresse qui me fit frissonner toute entière. Son regard était grave dans le mien.

« Tu as raison… » souffla-t-il. « Petite humaine, insignifiante et agaçante… Je t'aime bien. »

Je souris malgré moi car j'entendais l'euphémisme dans sa voix. Cela faisait longtemps qu'il ne me traitait plus comme une humaine insignifiante.

« Alors, mords-moi. »

Il leva les yeux au ciel mais déposa sur ma joue un baiser léger avant de s'écarter. Nous n'étions plus fâchés et nous allions maintenant pouvoir discuter plus sereinement. Je savais que c'était pour cela qu'il prenait ses distances. Il n'était toujours pas très confortable avec l'idée de boire mon sang. La distance était préférable pendant ce genre de conversation. En plus, j'aurais ainsi les idées plus claires.

Il alla s'appuyer contre la fenêtre, comme il l'avait fait quelques nuits plus tôt.

Quant à moi, je préférai rester debout et battre le fer tant qu'il était chaud.

« Tu dois le faire ce soir, Edward. »

Il se passa une main nerveuse dans les cheveux, leur donnant une allure folle et sauvage que j'aurais aimé dompter.

Focus Bella !

« Ce n'est pas si simple » essaya-t-il de contrer.

« Bien sûr que si ça l'est. L'autre soir, à Pise, il t'a fallu à peine dix minutes pour séduire cette fille, boire son sang et revenir vers moi. J'ai un scoop : tu n'as pas besoin de me séduire. Je suis du tout cuit. »

J'accompagnai ma tirade d'un mouvement de tête qui étira mon cou. Il sourit en secouant la tête, parfaitement conscient que je cherchais seulement à dédramatiser la situation.

« Tu n'as pas besoin de faire ça. » protesta-t-il encore une fois. « Pas ce soir. Pas tant qu'il n'y a personne pour me retenir si… »

C'était donc ça qui l'effrayait le plus. Alice était probablement la seule alliée sur laquelle il pouvait compter et elle n'était pas là. Cette idée me fit frissonner. Si nous faisions ça ce soir, ce serait sans filet.

« Je ne veux pas attendre. » Insistai-je. « Je ne serais pas en sécurité si tu ne me mords pas ce soir.

- Tu pourrais rester, ici. Avec moi. Jusqu'au retour d'Alice.

- Si tu as raison et que Aro est derrière ce qui s'est passé ce soir, qu'est-ce qui l'empêchera de te faire appeler à nouveau pour t'éloigner et me laisser seule ?

- Je ne suis pas son valet ! » s'emporta-t-il. « Je n'ai pas à lui obéir au doigt et à l'œil !

- Mais tu aurais des ennuis si tu ne le faisais pas. »

Il soupira à nouveau sans répondre. J'approchai de quelques pas seulement.

« Peut-être pourrais-tu… je ne sais pas… simplement me mordre, sans boire mon sang ? Une trace bien visible sur mon cou suffirait, non ? »

Il darda sur moi un regard lourd de sens, ses iris réduisant déjà de façon infime.

« Une marque de morsure suffirait un temps, oui. Mais ça ne m'empêcherait pas de te gouter et c'est ça qui est dangereux. » dit-il d'une voix basse et sérieuse.

Je m'en doutais un peu.

« Alors voyons ça comme une expérience ! » dis-je en tentant de garder un ton détaché. « On allume toutes les lumières, tu viens, tu me mords et tu repars. Pas de caresse, pas de chichi, pas de détournement d'attention. Tu me mords et puis c'est tout. »

Il sourit à nouveau de ce sourire légèrement tordu qui me faisait fondre. Il avait l'air tellement humain à cet instant !

« Parce que je fais des chichis ? » se moqua-t-il.

« Tu vois très bien ce que je veux dire. » répondis-je en lui souriant en retour.

Son sourire s'effaça lentement et son regard se fit à nouveau grave.

« Le problème c'est que, sans ces chichis comme tu dis, tu risques de souffrir pendant cette… expérience. »

Il y avait presque du dégout dans sa voix et un nouveau frisson de peur parcouru ma colonne vertébrale. La douleur. Voilà exactement ce à quoi je me refusais de penser pour l'instant.

« Et je ne suis pas certain de supporter l'idée de te faire du mal. »

Cette déclaration me bouleversa. Il avait tellement jusqu'à présent mis un point d'honneur à jouer le vampire implacable et sans attache qui refusait de me mordre parce qu'il ne voulait pas me tuer. Mais là, c'était la simple idée de me faire mal qui le retenait.

« Je sais que tu ne veux pas me blesser. » dis-je doucement. « Et je sais que tu peux le faire sans me faire mal. J'ai vu ce que tu as fait à cette fille l'autre soir. Et elle n'a pas souffert. »

Il retroussa à nouveau les lèvres en une moue dégoutée et détourna les yeux. J'avais pourtant eu le temps de voir ses pupilles se dilater encore davantage, signe qu'il était tenté. Je pouvais jouer sur ce désir pour parvenir à mes fins.

« Bien au contraire. » continuai-je. « Tu lui as donné du plaisir. Beaucoup de plaisir. Je sais ce dont tu es capable, Edward. J'ai déjà senti tes mains sur moi. Tu peux me faire oublier la douleur. »

J'approchai doucement de lui dans la pénombre.

« Et je peux te faire oublier ta soif. »

Les muscles de ses joues se contractèrent alors qu'il gardait le regard perdu dans la nuit noire au-delà de la fenêtre.

« Je sais comment m'y prendre. »

Ma main effleura ses bras croisés sur sa poitrine et remonta sur son biceps contracté.

« Ce n'est plus ta soif qui te domine quand tu es dans mes bras, Edward. Sinon je serais déjà morte depuis longtemps. »

Je sentis le grondement faire vibrer sa poitrine avant de l'entendre monter, lentement.

« Tu dois seulement me marquer une fois… puis laisse-moi combler ta frustration. Tu pourras faire de moi ce que tu voudras. »

Je sus que j'avais gagné quand le grondement stoppa net et qu'Edward vrilla son regard complètement noir et profond dans le mien.

J'étais face à un fauve que j'avais moi-même lâché sur moi.

Mais je n'avais plus peur.

oOoOo

pov Edward

Un délicieux frisson me secoua les reins sans que je ne puisse le réprimer.

J'étais faible.

Faible parce que je crevais d'envie de la mordre et de me désaltérer à sa gorge depuis des jours.

Faible parce que je n'arrivais pas à combattre cette pulsion de la bête en moi.

Et faible parce que je savais maintenant que j'allais la laisser gagner cette bataille contre ma raison.

Mes yeux dérivaient déjà sur sa gorge, mus par leur volonté propre.

Je pouvais voir le fin réseau de veines sous sa peau blanche et là, légèrement au-dessus du creux de son épaule, je devinais le chemin tracé par sa carotide. Et je savais parfaitement ce qui se passerait quand je laisserais mes crocs approcher. Sa peau cèderait sans effort et j'irais puiser une première et terrible gorgée. Celle qu'il me faudrait maitriser sous peine de causer à cette artère des dommages irréversibles et je n'aurais pas la force de laisser cette hémorragie se tarir. Je laisserai alors le monstre en moi vider totalement Bella de son sang.

Son sang si délicieux, si tentateur.

Il pulsait maintenant à un rythme régulier… rapide… trop rapide pour que Bella soit réellement aussi désinvolte qu'elle voulait bien le laisser paraître.

Je relevais lentement les yeux vers son visage et découvrit son regard grave posé sur moi.

« Tu as peur ? » demandai-je d'une voix rauque.

« Je suis terrifiée. »

Sa réponse avait été immédiate. Elle ne cherchait pas à me cacher quoi que ce soit.

Tout son corps exprimait sa tension. Elle était pâle, enfin plus pâle qu'à l'ordinaire. Et des frissons réguliers venaient faire vibrer imperceptiblement sa peau.

Elle était vraiment terrifiée. Pourtant elle voulait aller au bout de ça.

J'allais donc être fort.

Et cette fois, je ne le serais pas seulement pour moi ou ma famille. Il n'était plus seulement question de ça. Bella avait sa place à mes côtés parce que je l'y avais mise.

Elle m'avait jeté à la face que j'étais le responsable de tous ses malheurs et elle avait raison. Aro ne m'avait jamais demandé de l'amener ici et de l'y séquestrer. J'avais pris cette décision seul, égoïstement, parce que, à ce moment-là, elle n'était rien pour moi. Elle n'était qu'une fille, qu'une proie à peine plus intéressante que les autres.

Mais tout était différent maintenant. Elle était en danger à cause de moi. C'était donc à moi de faire en sorte qu'elle ne le soit plus… ou moins en tout cas.

Je pouvais être assez fort.

Je levai doucement la main vers son cou.

Elle ne recula pas, ne dit rien. Il n'était plus l'heure de parler.

Une décharge électrique parcouru mes doigts quand ils entrèrent en contact avec sa peu brûlante et glissèrent jusqu'à ce que je tienne sa gorge entièrement dans ma seule main. Je sentais les pulsations frénétiques de son cœur dans ma paume.

Il allait falloir qu'elle se calme. Car le sang affluerait trop vite dans ma bouche si il continuait à battre se rythme. Or je devrais aller prudemment et lentement.

Je plongeais une nouvelle fois dans son regard.

« Je promets de tout faire pour ne pas te blesser. » murmurai-je.

« Je sais. »

Je fondis alors sur ses lèvres entrouvertes et l'embrassai avidement. Sa bouche me brûla délicieusement et j'en voulus tout de suite plus, agaçant ses lèvres avec ma langue pour approfondir ce baiser.

Le désir surpassa immédiatement la soif.

Je devrais profiter de ça et Bella l'avait bien compris. Elle seule pouvait me détourner de cette pulsion abjecte en faisant exploser en moi une autre faim. Elle enserra mes cheveux dans ses doigts fragiles et pressa son corps contre le mien.

Dieu, elle semblait tellement avide.

La peur décuplait visiblement son impulsivité. C'est de cela dont, moi, je me servirais.

Je devrais la boire avant qu'elle ne succombe au plaisir sans quoi les endorphines rendraient son sang encore plus irrésistible pour moi et je ne serais plus en mesure de résister. Mais je savais comment faire durer la montée de son plaisir. Je savais comment la maintenir dans un état où elle oublierait tout ce qui se passait autour d'elle. C'était à ce moment que je pourrais la mordre sans la faire souffrir.

Après tout, la frontière entre la douleur et le plaisir était un fil ténu.

Certaines initiées prenaient leur pied en étant mordues sans avoir été préparées mais ce ne serait pas le cas pour Bella. Je ferais tout pour lui rendre l'expérience la plus indolore possible.

A commencer par me perdre avec elle dans ce baiser désespéré.

Je délaissai ses lèvres quand je la sentis à bout de souffle mais les miennes ne quittèrent pas sa peau. Mes mains sur ses hanches pour accentuer la friction entre nos corps, j'embrassai sa joue puis la ligne de sa mâchoire pour accéder à son oreille et descendre le long de son cou. J'y laissai courir mon nez, prenant de profondes inspirations pour m'immuniser contre son odeur enivrante et déjà mes mains remontaient dans son dos, froissant le tissu de son haut puis le déchirant en lambeaux.

Sa poitrine m'apparut alors et je grondai de plaisir.

Elle portait un soutien-gorge en dentelle noire qui épousait parfaitement ses formes magnifiques.

Je me laissai tomber à genoux devant elle, nichant ma bouche entre ses seins.

Elle poussa alors son premier gémissement. Sa peau se couvrit de frisson dus autant à la température de la mienne qu'aux caresses sensuelles que je lui prodiguais.

Je ne lui arrachai pas son sous-vêtement. Elle était trop belle avec. Mais cela ne m'empêcha pas d'embrasser chaque parcelle de sa peau qui passait à ma portée et de pincer doucement ses pointes à travers le tissu d'une main tout en caressant ses reins de l'autre.

Ses mains toujours dans mes cheveux pressaient mon visage contre elle. Elle ne retenait pas sa force, toujours consciente qu'elle n'aurait jamais le dessus sur moi. Pourtant elle me témoignait dans son abandon une confiance extraordinaire.

Je la respirais toujours avidement. M'obligeant cette fois à m'attarder sur les endroits de son corps où le sang affleurait presque. Là où il était le plus capiteux.

Je brûlais d'envie de lui ôter son pantalon mais je garderais ce plaisir pour plus tard. J'en défis simplement le bouton pour laisser loisir à mes doigts de découvrir la dentelle de sa culotte assortie à son soutien-gorge. Je grondai à nouveau mais remis à plus tard la tâche délicieuse de la dénuder complètement.

Mes mains enserraient maintenant sa taille et je me remis souplement debout, sans jamais éloigner mon visage de sa peau. Il n'était plus temps de me couper de son odeur. Je m'en délectai, savourant déjà les saveurs qu'elle faisait exploser sur ma langue avant de reprendre possession de sa bouche.

Bella se collait à moi aussi étroitement que possible.

Il me fut alors facile de descendre mes mains sur ses fesses puis, d'un habile mouvement, d'aller effleurer par derrière le tissu entre ses jambes. Un long frisson la parcourut en même temps qu'un gémissement interminable franchissait ses lèvres.

Les yeux clos, elle râlait déjà le plaisir que lui prodiguaient mes caresses.

Cela serait facile.

Pour elle.

Moins pour moi.

Je la fis basculer dans mes bras pour la porter jusqu'au lit. Je ne voulais pas qu'un curieux observe depuis les jardins le spectacle que nous offrions ainsi appuyés contre la fenêtre.

Je ne fus pas certain qu'elle réalisa que je la déposais sur les draps avant qu'elle ne réagisse à la fraicheur du coton. Elle ouvrit alors brusquement les yeux et, m'avisant devant elle, toujours debout alors qu'elle était étendue, se mordit les lèvres avant de refermer les yeux et de basculer la tête en arrière.

J'observai alors, subjugué, ses propres mains caresser sa poitrine puis son ventre. Elle était languissante à l'extrême mais je me doutai qu'elle savait pertinemment quel effet aurait cette vue sur moi. Si elle avait eu peur que je ne retrouve subitement la raison et décide de la laisser là en remettant à plus tard nos projets, tout danger était maintenant écarté car la voir se caresser ainsi pour faire durer son plaisir le temps que je la rejoigne faillit bien me faire perdre toute retenue.

Me penchant vers elle, je grognai à son oreille.

« Je t'interdit de te donner toi-même le plaisir que je te refuse… »

Elle gémit de frustration, mais écarta lentement ses mains de son corps alors qu'elles approchaient déjà dangereusement de son entre-jambe. Elle était si obéissante…

Le feu me vrilla à nouveau les reins.

Je plaquai alors ses deux mains bien haut au-dessus de sa tête pour l'empêcher de bouger.

« Je suis le maitre de ton plaisir. » susurrai-je contre son visage aux yeux toujours clos.

« Mon maitre… » gémit-elle en arquant son corps contre le mien.

Je m'appuyai donc contre elle, créant à travers le tissu de nos vêtements une friction qui lui arracha un nouveau râle.

Elle se laissait aller totalement et je la sentais déjà prête. Le moment était proche.

Je bus à nouveau son souffle sur ses lèvres en accentuant les pressions de mon bassin contre le sien. Elle accompagnait chacun de mes gestes, m'opposant la résistance suffisante pour exacerber encore plus nos sens enflammés.

Et, quand je délaissai ses lèvres cette fois, je sus que c'était la dernière. Je n'avais plus peur quand mon nez caressa son menton et quand j'embrassai sa gorge une première fois. Je n'étais plus que de l'excitation à l'état brut.

Sous moi, Bella haletait, murmurant mon nom et ondulant son corps de sirène contre mon corps de prédateur.

Je reconnus les frissons dans son corps, annonciateur de son apogée.

C'était le moment.

Avec un grondement sourd et sauvage, je plaquai brusquement mon bassin contre le sien, la maintenant immobile sur le matelas tout en appuyant fortement mon membre dur et tendu contre son centre. Elle poussa un cri de volupté en convulsant une première fois et mes dents percèrent sa peau tendre et délicate.

Il y eut d'abord un instant suspendu dans le temps durant lequel j'attendis. Une infime fraction de seconde durant laquelle je tentai une dernière fois de me préparer à recevoir son sang sur ma langue.

Mais rien n'aurait pu me préparer à cela.

Le monde tourna subitement autour de moi et j'agrippai fermement le matelas, y enfonçant mes ongles et déchirant les draps. Car quand la première goutte de ce nectar toucha mes lèvres, la rage explosa en moi. Je n'avais jamais rien ressenti d'aussi puissant de toute ma vie. Chaque cellule de mon corps fut parcourue d'un tremblement de délectation et je raffermis immédiatement ma prise sur ma proie, aspirant de son corps une longue et délicieuse lampée.

Puis il y eut dans ma tête un nouveau flash de plaisir, encore plus éblouissant que le précédent.

Ce n'était pas possible. Jamais je n'avais expérimenté un tel plaisir.

C'était comme si tout se dédoublait.

Au pur ravissement que me procurait l'apaisement de ma soif se mêlait autre chose… C'était nouveau, charnel et dévastateur. C'était sensuel, comme si toute ma tension s'était concentrée en un point culminant dans ma tête et venait d'exploser subitement, comme un feu d'artifice de couleur qui me vrillait le cerveau et remettait tout en question.

Boire était un acte primaire et mécanique qui n'avait rien à voir avec la pensée… Que le fait de gouter Bella provoque cette réaction dans ma tête était proprement impossible et cela me désorienta assez pour que je relève la tête un instant, fermant les yeux de délectation pour apprécier l'effet en moi de cette première gorgée et savourer le fait de savoir avec certitude que ce n'était pas la dernière, car la bête était lâchée.

Et ce fut pendant cette fraction de seconde qu'une autre chose se produisit dans ma tête.

Un cri explosa, vibrant et fantastique.

Edward… Oh mon dieu, Edward !...

Dans ma tête.

Bella était dans ma tête.

J'ouvris brusquement les yeux, incrédule et effaré.

Je l'entendais.

Baissant les yeux, j'observais son visage toujours tordu par le plaisir qui affluait dans tout son corps. La tête renversée en arrière, elle était magnifique, ses lèvres entrouvertes sur son souffle gémissant.

Encore… j'en veux encore… faites que cela ne s'arrête jamais…

« Putain de merde. » grognai-je.

Je ne pouvais pas y croire.

Je léchai mes lèvres pour y prélever les quelques gouttes qui m'auraient échappées mais ne fit pas un geste pour me pencher à nouveau sur elle. J'attendais, fébrile, de l'entendre encore.

Pourquoi il s'est arrêté… encore…

« Edward, je t'en prie… » supplia-t-elle en tentant de bouger mais je la maintenais toujours trop fermement.

Alors, pour être certain d'avoir bien compris ce qui se passait, je m'écartai imperceptiblement pour mieux m'appuyer à nouveau contre elle, imprimant à son centre une nouvelle pression qui raisonna dans son corps et dans ma tête en une décharge de pur plaisir.

« Putain ! » grognai-je irrésistiblement.

J'étais vraiment entré dans sa tête. Son sang m'en avait ouvert l'accès. C'était le lien qui me manquait.

Mais pour combien de temps ?

Ma soif était déjà passée en second plan. Je voulais la voir, l'entendre, la ressentir encore et encore.

Plus par vice que par réelle envie, je me penchai pour lécher sur la peau de son cou le filet de sang qui en avait coulé et nettoyer rapidement la morsure. Cette action à elle seule déclenchant de nouvelles décharges dans mon crâne.

Elle appréciait ça. Je ressentais le froid sur sa peau et le mélange de douleur et d'extase qui la secouait.

La bouche toujours perdue dans son cou, j'arrachai rapidement ma chemise. J'avais besoin de la sentir, de savoir ce qu'elle ressentirait en contact avec mon corps.

Un de mes mains engloba un de ses seins et je grondai sourdement tant la sensation combiné de la chaleur de son corps dans ma main et des ondes de plaisir qu'elle m'envoyait était démente. Je ressentais tout. Il n'y avait pas de mots, seulement un maelstrom de sensations venant se mêler aux miennes. Et j'étais déjà proche de la transe quand je lui arrachait ses derniers vêtements.

Elle ouvrit brusquement les yeux. Elle réalisait que quelque chose avait changé. Je le sentais.

Qu'est-ce qui se passe…

Elle était perdue. Elle n'avait pas eut conscience que je l'avais déjà mordue et que le pire était passé.

« Edward ? » questionna-t-elle avec un regard égaré.

Mais je ne voulais pas parler. Je voulais l'entendre, la faire vibrer. Je réclamai son corps maintenant et son sang n'était plus rien. Il m'avait ouvert une porte que je ne voulais pas laisser se refermer.

D'un geste rapide et aussi doux que possible, je la redressai pour défaire dans son dos les agrafes de son soutien-gorge.

« Edward ? Qu'est-ce qui se passe ? » demanda-t-elle à nouveau.

Et je sentis l'inquiétude grandir en elle.

« Chhhht… » murmurai-je. « Tu m'as promis quelque chose, Bella. Tu m'as promis de me faire oublier ma soif… »

Elle écarquilla les yeux, surprise, et je l'entendis parfaitement se demander si je l'avais mordue ou non et d'où me venait ce sourire.

« Je viens te réclamer mon dû, ma belle. » dis-je en la recouchant sur le lit et en me redressant pour la surplomber.

Sa fébrilité se déversa avec délice dans ma tête et je ne tardai pas à la partager. Elle aimait que je lui parle ainsi. Elle aimait cet air inquiétant que je prenais parfois.

J'accentuai donc l'effet et m'approchai en prenant appuis sur mes mains et en faisant rouler un grondement dans mon torse. J'étais le lion et elle l'agneau.

Elle frémit et se mordit les lèvres.

Je sentis son excitation monter en flèche. C'était une chose de sentir cette odeur particulière sur son corps mais ressentir son envie de moi était à rendre fou.

« Tu es complètement à moi maintenant. » dis-je en passant ma langue sur mes lèvres.

Elle comprit immédiatement ce que je voulais dire et réprima l'envie de porter la main à sa gorge. Elle n'avait rien senti et une brusque fierté gonfla ma poitrine.

« Alors je ferai de toi ce que bon me semble. »

Je commençai par une caresse légère sur sa cuisse désormais nue et elle chavira en m'entrainant avec elle. Et quand mes doigts glacés parvinrent entre ses jambes, s'insinuant entre ses replis humides, un nouvel éclair me traversa le cerveau.

Ce n'est pas juste…

Cette pensée me fit sourire.

« Qu'est-ce qui n'est pas juste ? » demandai-je alors que j'embrassai son nombril tout en faisant danser mes doigts en elle.

Elle gémit avant de répondre.

« C'était à moi de te faire tout oublier… »

Je souris encore. Elle ne se rendait pas compte de ce qu'elle avait déjà fait et de ce qu'elle était en train de me faire.

Mais j'avais envie de jouer avec elle. J'étais le maitre du jeu.

« Je ne laisse pas les rênes, Bella. » dis-je avant d'aspirer un de ses seins dans ma bouche.

Elle se cambra en poussant un cri qui raisonna dans tout mon corps.

J'aurais pu la mordre ici. La chaire était tendre et le sang ne coulerait pas beaucoup. Mais je ne voulais pas ça. Je ne voulais plus ça.

Je voulais qu'elle soit parfaitement consciente de tout ce que je lui faisais.

Je relâchai sa pointe gonflée et remontai vers sa gorge, y sentant encore la trace de son sang.

« Ce n'est pas dans ma nature. » ajoutai-je en effleurant ses lèvres.

« Je pourrais pourtant te l'apprendre… » haleta-t-elle.

En elle se disputait deux sentiments contradictoires : l'envie furieuse de me laisser la prendre comme je l'entendais et sa fierté. Elle ne voulait pas être soumise mais elle crevait d'envie de se soumettre à ma seule et unique volonté.

J'allais l'y aider.

Je retirai ma main de ses chaires tendres et pesai à nouveau de tout mon poids sur elle.

« Je n'ai plus rien à apprendre. » murmurai-je en la pénétrant d'un seul coup.

Elle hurla. C'était rauque et bestial, à l'image de ce que je ressentais au plus profond de moi. Et, dès que je commençais à bouger, ses sensations se superposèrent aux miennes, mettant le feu à mes reins.

Ainsi connecté avec son plaisir, je savais exactement quel angle prendre, quel rythme, quelle force.

Elle était surprenante.

Je réalisai que je l'avais bien trop ménagée lors de nos premiers rapports. Elle pouvait me supporter et elle demandait plus encore.

Je laissai alors la bête en moi s'exprimer, ralentissant la cadence quand je la savais proche. Elle râla sa frustration plusieurs fois, mais je ne pouvais me résoudre à la laisser partir sans moi. Je voulais que nous éclations ensemble. J'en avais besoin. Je réclamai cette communion parfaite qui ne fut pas longue à venir car le plaisir que j'éprouvais était bien trop intense.

Je laissai alors la vague se construire une dernière fois en elle, l'accompagnant dans sa montée, adaptant mes caresses aux besoins de ma partenaire, baisant ses lèvres avec ferveur, empoignant ses hanches avec toute la douceur dont j'étais encore capable. Et quand elle hurla son orgasme, je me déversai également en elle, éperdu et reconnaissant, avant de me laisser retomber, la tête contre sa poitrine qui se soulevait par saccade.

Il n'y avait plus rien de cohérent dans ses pensées… ou bien était-ce dans les miennes ?

Je ne savais plus. Mon monde venait de prendre fin et je venais de renaitre à la vie.

Car ce que je venais de vivre était complètement nouveau pour moi.

Jamais cela n'avait été si intense.

Je réalisai soudain que, même si j'avais enfin entendu les pensées de Bella, ce que je venais de vivre avec elle n'avait rien à voir avec toutes les autres baises que j'avais vécu dans ma vie. Elle avait été mon métronome, je m'étais rythmé sur elle et c'est elle qui m'avait mené si loin. Jamais je n'avais laissé une femme prendre une telle importance face à mon désir égoïste.

Elle était à moi.

Elle était pour moi.

La seule et l'unique.

Tout semblait si clair maintenant que son cœur reprenait contre mon oreille un rythme plus calme.

Je redressai la tête pour lécher la sueur entre ses seins et elle frissonna en riant.

mon dieu, comment est-il possible que ce soit meilleur à chaque fois ?...

Je souris.

Elle croisa mon regard et tressaillit.

tellement beau…

Mon sourire s'élargit encore plus et son cœur s'emballa à nouveau. Elle leva pourtant les yeux au ciel.

et tellement prétentieux…

J'éclatai alors carrément de rire. J'adorais entendre ses pensées !

« Suis-je si drôle ? » demanda-t-elle en réprimant avec difficulté un sourire.

J'hésitai un instant. Avais-je vraiment envie de lui dire tout de suite que j'arrivais à lire en elle ?

« Non. Je suis simplement ravi que tu sois toujours en vie. » éludai-je.

Elle écarquilla les yeux un instant puis se mordit les lèvres. Elle luttait toujours contre l'envie de toucher sa blessure. Elle était surprise de ne pas ressentir encore la douleur.

Elle finit cependant par lever une main tremblante vers sa gorge et effleura la morsure qui était déjà bien refermée. Elle leva ensuite sa main devant son visage et fut soulagée de ne pas y trouver de sang.

« Ce n'était pas si terrible que ça, finalement. » dit-elle.

Je pris une mine faussement choquée.

« Vous me vexez, mademoiselle Swan ! Un peu de respect pour mes performances, s'il vous plait ! »

Un sourire radieux illumina son visage et une chaleur se diffusa dans ma poitrine car je ressentis quelque chose de nouveau émanant d'elle. De l'affection et… quoi ? De la tendresse ?

Elle éprouvait cela pour moi…

Malgré tout ce que j'avais fait, malgré tous mes crimes, elle éprouvait ça pour moi.

Elle rit, totalement inconsciente de ce que ses propres sensations éveillaient en moi.

« Ne t'en fait pas, tu as été parfait, comme à chaque fois. »

Je me redressai alors pour pouvoir l'embrasser, d'abord doucement, puis plus passionnément, nos deux désirs remontant en flèche dans ma tête et dans mes reins.

Et tu peux refaire ça quand tu veux…

Je grondai et elle passa ses mains dans mes cheveux.

C'est elle qui avait été parfaite d'un bout à l'autre. Uniquement elle… la seule.

Il n'y aurait plus de secret.

Je m'écartai donc et posai mon front contre le sien.

« Qu'est-ce que tu dirais de maintenant ? » demandai-je, conscient qu'elle saurait parfaitement que je répondais à sa remarque muette.

Elle ouvrit brusquement les yeux et tira sur mes cheveux pour faire reculer mon visage du sien.

La même exclamation perça alors simultanément mon cerveau et mes oreilles.

« Quoi ? »


Alors alors alors?

Je n'en peux déjà plus d'attendre alors que je n'ai pas encore posté, c'est vous dire!

A vos claviers mes amies!

Il vous plait toujours mon Edward? Que pensez-vous du fait qu'il puisse lire dans les pensées de Bella après avoir bu son sang?

A votre avis, c'est permanent? Et que pensez vous de la tournure que prend leur relation?

;)

La suite arrivera bientôt avec des situations qui se corseront de plus en plus.

Je vous embrasse.

Lily