Salut à tous !
Voici donc un nouveau chapitre de EM... Je sais que je mets du temps à publier, mais sachez que je ne suis pas comme tout le monde: en vacances, mon rythme de postage diminue... *postage: mot provenant du Tititionnaire, non-utilisé par le commun des mortels...* Je te merde Carli (dédi à ma licorne :3).
Donc, explications...
Durant l'année scolaire, j'ai des heures d'étude pendant lesquelles je ne travaille pas (pas bien...), des cours que je n'écoute pas (re pas bien...), des évaluations que je ne finis pas (VRAIMENT pas bien !), ce qui me laisse le temps d'écrire (bawi, parce que moi je suis une vieille de 15 ans et demie qui utilise la technique ancestrale du stylos plume et de la feuille de papier avant de se battre avec un pôôôôvre site de fictions...)et de vous poster la mixture le week-end ou le soir, quand mes parents sont endormis sans débrancher la wifi (toujours pas bien, mais notez la rime... Ne suis-je pas un génie ? *J'en doute fort, mais dans tous les cas, le génie va de pair avec la folie... Muhahaha* La ferme.)
Vous avez tout compris ? VOUS êtes les génies !
Vous n'avez rien compris ? *Moi, je vous comprends...*
Vous ne vous enfuyez pas en courant ? Vous êtes 1) Très courageux 2) Masochiste ou suicidaire 3) Fous à lier 4) Pris de pitié 5) Si nul en informatique que vous ne savez pas revenir en arrière...
Vous vous enfuyez en courant ? Vous êtes justes des gens normaux...
Sur ce, pour le pataquès de gens restant, bonne lecture, je vous retrouve en bas !
- Steve...
Il se retourne, surpris ou choqué, je ne sais pas. Je ne sais plus. Il y a longtemps que j'ai arrêté d'essayer de lire sur son visage. Steve... Ou Neal, ça non plus je ne le sais plus. Je suis perdu, déstabilisé. Que fait-il là ? La dernière fois que je l'ai vu, c'était aux informations. Il était derrière les barreaux.
Soudain, un éclair. Un flash plutôt. C'est donc pour ça qu'il... ? Oh mon Dieu !
Je sens les larmes troubler mon regard, je tente de les retenir. En vain. Une goutte glisse sur ma joue, mais je ferme les yeux pour qu'elle reste unique. Je ne veut pas pleurer. Pas devant lui. Pas ici, mais surtout, pas comme ça. Et encore moins à cause de lui. Ce serait trop injuste. Il aurait gagné, et ça, il en est hors de question.
D'un geste rageur, j'essuie cette larme, traitresse, et me recompose un visage.
- Excusez-moi. L'émotion d'avoir perdu quelqu'un, sans doute.
Il est intelligent, et je vois bien dans son regard qu'il a saisit le double sens de ma phrase. Aujourd'hui, cette nuit, j'ai perdu Rachel. Mais, il y a six ans, c'est lui que j'ai perdu. Il hoche la tête.
- Je comprends.
Non, tu ne comprends pas. Tu ne peux pas comprendre. Parce que tu n'as pas vécu ce que j'ai vécu, Steve, Neal, ou quel que soit ton nom. Est-ce donc ce à quoi ma vie doit ressembler ? Toutes mes histoires d'amour doivent-elles se finir par un abandon ? Qu'ai-je donc fait ? Suis-je si imparfait que ça, pour finir toujours seul, dépressif, ramassé à la petite cuillère par mes amis, avec pour seule consolation ma vieille copine, Jack Daniels ?
Un raclement de gorge. Ah oui, c'est vrai, la déposition.
- Je vous suis.
Il me précède alors, dans le dédale de couloir qui composent les locaux du FBI. Mais je ne vois rien. Ni les grandes baies vitrées, ni les fauteuils en cuir, ni les ordinateurs hors de prix. Je ne vois que sa démarche, toujours la même, souple, silencieuse, gracieuse. Je sais que quand il séduit, elle devient sensuelle, féline. Que quand il est fatigué, ses jambes semblent lourdes. Enfin, tout ça, je le savais. Toutes ces petites choses qui caractérisaient Steve, je les connaissais par coeur. Mais Neal... Ce Caffrey, si semblable et pourtant si différent de l'homme que j'ai connu. Steve n'était-il qu'une couverture, un coup monté, juste une mission de plus à accomplir ? Enfin, mission... C'est comme ça qu'il les appelait. Mais désormais, je sais ce que ce mot veut dire pour lui.
Je suis sorti de ma transe par l'agent Peter Burke. Alors c'est lui, l'homme qui a réussit à attraper le tristement célèbre Neal Caffrey. Par deux fois. Je le scrute, ne le voyant désormais plus sous le même angle. La personne que j'ai connue, Steve, me paraissait insaisissable, aussi fluide et rapide que l'eau d'un courant. Et pour moi, il n'était ni fugitif, ni voleur. J'imagine donc l'importance de l'homme qui a pu l'attraper alors qu'il fuyait.
- Monsieur Anderson, vous sentez-vous capable de parler ? Demande le fameux Burke.
- Oui, mais seulement à vous.
- Et pourquoi donc ?
- Parce que vous, je sens que je peux vous faire confiance. Alors que lui, dis-je en montrant le consultant, je sais que je ne peux pas.
- Je vois. Neal, peux-tu nous laisser seuls une minute ?
Je peux voir la surprise se peindre sur le visage de l'agent fédéral alors que Neal obéit sans rechigner. Apparemment, il est rare de le voir faire ce qu'on lui demande sans rechigner. Bien, au moins un point commun avec l'homme de mes souvenirs.
Une fois la porte fermée, l'attention de Burke se focalise sur moi.
- Vous me voyez désolé de vous poser cette question, mais où étiez-vous la nuit dernière entre vingt-trois heures et deux heures du matin ?
Je rougis, un peu honteux.
- Je... Euh... Dans...
Allez, respire Blaine.
- Jusqu'à minuit ou minuit et demie, je ne sais plus très bien, je me trouvais dans un café-théâtre. Mais... Mais ensuite, je suis allé dans une boîte de nuit. Je... Euh... Je ne sais pas à quelle heure je suis arrivé chez moi. Le barman est un... Ami, dirons-nous, et c'est probablement lui qui m'a ramené.
- Pouvons-nous avoir un nom ? Demanda Burke, sans se formaliser de ma gêne.
- Sam. Sam Evans.
- Bien. Quand avez-vous vu madame Hudson pour la dernière fois ?
- Hier soir, vers minuit. Nous avons quitté le café ensemble. Cet endroit... C'est, c'était notre rendez-vous du samedi soir.
- Je vois... Une dernière question, un peu plus personnelle, est-ce que l'intervention de monsieur Caffrey sur cette enquête vous ennuie.
- Non, pas tant que je n'ai pas besoin de lui adresser la parole. Il est de notoriété publique que son intelligence n'a d'égale que son égo, et je veux que vous retrouviez l'assassin de Rachel au plus vite. Mon passif ou celui de monsieur... Caffrey n'ont pas à interférer dans vôtre enquête.
- Bien. ce sera tout. Vous pouvez rentrer chez vous, un agent vous y conduira, dit-il en rangeant des papiers.
- Une dernière question, quand pourrons-nous récupérer le corps ? Je sais par expérience qu'un enterrement permet plus facilement le deuil, ou du moins, sa première étape.
- Oh... Il faut que nous finissions les analyses, mais ça ne devrait pas prendre plus de deux jours. Nos médecins légistes font toujours le plus rapidement possible.
- Merci, agent Burke.
- De rien. Au revoir monsieur Anderson.
Voilà voilà.
Pour le bien de la fiction, je me dois de vous prévenir de deux-trois changements.
Tout d'abord, Neal et Peter sont maintenant agents à la Crim (service criminel, meurtres, toussa toussa), mais uniquement du côté des tueurs en série, service pour lequel l'intelligence de Neal est capitale, malgré son dégoût pour les cadavres.
Ensuite, Blaine a approximativement 22-23 ans, alors que Neal en a une trentaine.
Et, pour finir, j'ai enfin un compte fictionpress ! (aucun rapport), aussi sous le nom de Tymara. Je vous mettrai le lien quand il sera actif (d'ici demain donc).
XOXO Tymara
Ps: Une ch'tite review ? Parce que la reconnaissance est la vraie rémunération d'un auteur.
