Tadaaaa !

Non, je ne suis pas malade. Non, je ne suis pas amnésique. Oui, je me sens parfaitement bien.

Pourquoi poste-je si rapidement, me direz-vous ? La réponse est simple. Je viens de lire la quadrilogie de Pilgrim67: "Affinités trop intimes", "Oublier Poudlard", "Nos vies alibi" et 'L'arrangement". Cette fille (femme, en fait) est magique. Pour moi, cette série est la suite de Poudlard, ce que JKR ne nous a pas raconté. Et, croyez-le ou non, j'ai les yeux encore rouges d'avoir pleuré.

Bref. Toujours est-il que j'ai eu une inspiration, mais que du coup, cette fiction (qui n'était déjà pas très glorieuse) risque de devenir plutôt triste et sombre.

A toute à l'heure !

Ps: Pour ceux qui suivent VPPOVAM, la fiction est supprimée parce que je n'ai plus d'idées pour la suite. Mais les fichiers sont encore bien au chaud, prêts à être dégainés à la moindre petite idée !


Dring ! Dring !

Je sursaute, la dernière fois que la sonnerie de ma porte a résonné dans mon appartement ne faisant pas partie de mes meilleurs souvenirs. Je me lève pour ouvrir.

J'aurais dû m'abstenir. En même temps, une part de moi se doutait bien qu'il allait venir. C'est ce que Steve aurait fait. Pourquoi pas Neal ? Je m'efface en silence afin de le laisser entrer. L'atmosphère est chargée d'électricité, presque palpable.

On s'assoit, face à face. Toujours ce silence, lourd et pesant. Je le fixe droit dans les yeux. Je sais que mon regard est accusateur, mais je m'en fous. Il m'a laissé comme une vieille loque. Et j'entends bien avoir des explications.

Soudain, toute mes résolutions de le forcer à parler en premier s'effondrent. Il a toujours eu ce pouvoir sur moi. Ce magnétisme.

- Pourquoi ?

Ma voix se brise, j'ai la gorge sèche. Je le vois dans son regard, il est perdu. Il s'en veut aussi. Beaucoup. Une vague de tendresse m'envahit, et je ne tente même pas de la réprimer. Elle est trop forte, trop puissante. Et lui... Il a l'air si chétif, perdu, effrayé aussi. Je pense... Je pense qu'il a peur de me perdre, avant même de m'avoir retrouvé.

Il détourne le regard et commence à parler.

- Je... J'avais peur. Pendant toute la durée de notre relation, j'ai fait en sorte de me ranger. Je ne voulais pas de ça pour toi, la cavale, la peur au ventre, ce sentiment d'insécurité... Tout ce qui me procurait cette sensation de liberté et de puissance me paraissait fade à côté de toi. Mais... Pendant le dernier mois, un homme m'a fait du chantage. J'avais volé une oeuvre qu'il voulait aussi. Et il te menaçait, toi. J'ai tenu bon un moment, cherchant en vain une solution. Mais je n'ai pas réussit. Et un jour... Un jour, il m'a montré une photo de nous deux, on dormait. J'ai eu tellement peur... Il pouvait entrer chez nous, malgré toutes les précautions que j'avais prises. Alors je suis parti.

Je suis hors de moi. A cause de cet homme, de Neal, de ses mensonges, de mon amour pour lui aussi.

- Et tu ne pouvais pas me le dire ! Au moins, me dire adieu ! J'avais le droit de te dire au revoir bordel ! Tu es parti, avant même qu'on se dise ces trois mots, si importants. Du moins, importants pour moi... Mais toi... Je ne sais plus. Toute notre histoire était aussi un mensonge ? Steve était-il encore un personnage inventé ? Un de plus dans ta vie ? Et tout ton passé, tes parents, ta famille... Kate. Et toutes ces choses que l'on s'est dites... Est-ce que tout ça était vrai au moins ?

Des larmes de rage dévalent mes joues. Je n'en peux plus. Toutes cette rancoeur accumulée, cette frustration, cette tristesse... Sans m'en rendre compte, j'étais devenu l'ombre de moi-même. Je n'étais, je ne suis plus la même personne qu'il y a six ans. Neal a tout emporté sur son passage.

- Bien sur que non, murmure-t-il.

Sa voix est brisée, et je vois bien que lui aussi a changé. Pour la première fois, je le détaille réellement. De grandes cernes bleues soulignent son regard, ses épaules sont voutées, son regard est triste. Il ne doit pas beaucoup dormir.

- Alors raconte-moi. Explique-moi, je n'attends que ça.

Et je me rends compte que tout ce que je dis est bien plus vrai que je ne le pensais. Depuis six ans, je vis en attente d'une explication. Je retiens mon souffle, ne me maintenant la tête hors de l'eau que grâce à mes amis. Je repense à Kurt. Et un sentiment de culpabilité m'envahit. Je me suis servi de lui, comme une bouée de sauvetage à laquelle me raccrocher. J'avais peur, j'était complètement paumé, et lui il était là.

J'entends Neal inspirer, comme pour se donner du courage. Je me focalise sur lui.

- Cet homme... Cet homme dont je t'ai parlé. C'est lui qui a tué Kate. Alors, en m'enfuyant, je te protégeait, et j'avais aussi l'occasion de me venger. Je ne voulais pas le tuer, loin de là, mais je voulais le plumer, lui prendre tout ce qu'il avait, pendant qu'il me regarderait faire sans pouvoir tenter quoi que ce soit. c'est d'ailleurs là que le FBI m'a arrêté. Mais pendant que j'étais avec toi... Tout était différent. La vie avait plus de goût et de couleur, tu me donnait envie de renverser des montagnes, je me sentais bien, protégé, alors que tu as quand même huit ans de moins que moi. Tout ce que je t'ai raconté était vrai. Je n'ai mentit que sur mon nom et sur ce que j'appelais des "missions". Toi, tu pensais que je rencontrais de gens pour mon travail, ce qui était vrai en quelques sortes. Parce que j'avais bien des rendez-vous, mais c'était pour mettre toutes mes affaires en ordre. Pour pouvoir enfin vivre sans me cacher. Je t'ai écrit une lettre, mais je n'ai jamais eu la force de te l'envoyer. Tu vas trouver ça un peu bête mais... J'avais l'impression que rien n'était finit entre nous deux. Tant que tu n'avais pas cette lettre, où je t'expliquais le pourquoi du comment, toi et moi, c'était encore possible.

Je me lève alors en chancelant, submergé par tout ce trop plein d'émotions. Je me place en face de la fenêtre, dos à Neal. Je fixe un point dans le vide. La tempête fait rage dans mon cerveau. Je ne sais plus si je dois lui en vouloir ou me jeter dans ses bras. Et, comme d'habitude, il prend la décision pour nous deux. Je sens ses mains entourer ma taille et son menton se poser sur mon épaule. Je rejette la tête en arrière et me repose sur lui. Il me laisse le temps de digérer un peu.

Soudain, j'ouvre les yeux et me retourne. Je le plaque violemment contre le mur le plus proche et j'écrase mes lèvres contre les siennes. Je force le passage et nos langues se livrent bataille. A travers se baiser, je tente de lui faire passer tout ce que je ressens. Tout cet abandon, ce rejet, le poids écrasant de ma solitude et de ma haine, tout mon amour pour lui aussi. Ma main droite agrippe ses cheveux tandis que la gauche s'accroche à sa hanche. Ses deux mains sur mes fesses me rapprochent un peu plus de lui, tentent de me fondre en lui.

Puis, petit à petit, nos gestes se font plus lents, plus doux, moins violents. Toute la haine et la rage accumulées semblent s'être évaporées. Il ne reste plus que nous. Nous et notre amour.

Je m'écarte un peu de lui, à bout de souffle. Il est tellement beau... Ses cheveux décoiffés lui donnent un air sauvage. Ses pupilles sont dilatées par le désir et le plaisirs, ses lèvres rouges et gonflées de baisers.

Doucement, je le guide vers ma chambre. Nous ne faisons pas l'amour cette nuit-là. Nous profitons juste de l'autre, de sa chaleur, de sa présence.

Le lendemain, je me réveille dans un lit froid.

Je me rends dans le salon. Il m'ai laissé sa chemise, il sait que j'adore ça. Un petit mot l'accompagne.

Je te haime.


Voilà donc ce troisième chapitre.

Dans le prochain, vous aurez toute l'explication de l'histoire entre Blaine et Neal.

Alors, qu'en avez-vous pensé ?

XOXO Tymara