Cette fois-ci, c'est la der des der…
Je dois vous avouer que j'ai un peu failli vous laisser en plan sur ce coup là. J'ai été très tentée de ne pas écrire l'épilogue avant mon départ en vacances pour avoir encore un peu de cette histoire dans la tête pour quelques temps parce que c'est toujours triste de finir une aventure pareille.
Mais je me suis dit que je ne pouvais pas vous faire ça alors voilà l'épilogue !
Liz : Merci à toi ! C'est vrai que cette fic m'a donné beaucoup de travail mais aussi beaucoup de plaisir et c'est en grande partie grâce à vous. Biz
Sandry : Je suis touchée que tu aies tout aimé ! J'ai d'autres idées, oui :-) biz
Crystal : Et oui, un petit lemon pour finir, je me suis dit que ça ne pouvait pas faire de mal :-) L'épilogue devrait aussi répondre à tes attentes concernant la Bella vampire. En tout cas je l'espère ! J'ai hâte d'avoir ton avis. Biz
Guest : Je suis navrée si certains passages t'ont semblé être de la tromperie envers Bella et je peux le comprendre tout à fait. J'ai fait ces choix parce que je voulais vraiment que le personnage d'Edward soit froid et inhumain au départ. Ça rendait son évolution encore plus marquée. En tout cas, merci pour tout ! biz
Flopy69 : on est parties pour la fin version Lily ! J'espère qu'elle te plaira En tout cas, je te remercie de tout mon cœur pour tous tes commentaires !biz
Mathilde : me dire que mon histoire est originale est un des plus beaux compliments que tu pouvais me faire ! Moi j'ai hâte d'avoir ton avis sur l'épilogue. Biz
Cel : je suis désolée de t'avoir frustrée avec Alec… Alors, pour me rattraper, j'ai mis Kate dans l'épilogue :-) J'ai hâte d'avoir ton avis. Encore mille merci à toi ! Bisous
Sm33 : je suis ravie d'avoir rendu ton travail plus agréable ! Je suis aussi vraiment contente que mon Edward t'ait plu. Merci à toi ! biz
Berenice : ça me fait plaisir parce que je n'étais pas sûre de donner tant d'importance à la partie à Seattle au départ. Pari gagné ! Merci à toi pour tous tes commentaires géniaux !
Alors on y va !
J'espère vous surprendre avec cet épilogue.
On se retrouve en bas.
Bisous
Lily
Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer.
Epilogue – Inifinity
Pov Jacob
Il était à peine vingt-deux heures et j'en étais déjà à mon huitième whisky.
C'était une façon bien à moi d'oublier que j'étais seul dans cette ville de dingues et que je venais de passer la journée entouré de requins bien plus dangereux et bien plus jeunes que moi. Mais cette convention était un passage obligé quand on était, comme moi, à la tête d'une des antennes principales des médias de notre pays.
Encore deux jours et je pourrais regagner Seattle.
J'avalai une nouvelle gorgée en regardant d'un œil distrait le match sur l'écran géant de l'autre côté du bar.
La nuit était tombée sur New-York depuis deux bonnes heures mais je n'étais pas pressé de regagner mon hôtel et la solitude de ma chambre aseptisée.
Sur le bar, juste à côté de ma main, mon téléphone vibra et un message s'afficha sur lequel je posai un regard prudent, sachant déjà ce que j'allais trouver.
Gagné.
Leah m'envoyait le traditionnel message que je recevais chaque année à notre anniversaire de mariage.
« Une année de bonheur de plus. Je souhaite que la prochaine soit encore meilleure. Je t'aime. »
Je souris, crispé, en tapant ma réponse, en pilote automatique.
« C'est un miracle que tu m'aies supporté si longtemps et je ne t'en aime que plus. J'ai hâte d'être de retour. Tu me manques. »
Et j'enfournai l'appareil dans ma poche pour ne plus subir les idées noires qu'il éveillait en moi.
Leah et moi étions toujours tendres et amoureux dans nos correspondances, mais le fait que j'étais si loin d'elle alors que nous aurions dû fêter dignement nos vingt ans de mariage n'était pas anodin.
Elle était une femme exceptionnelle, brillante, belle et intelligente. Et elle était une épouse parfaite.
Elle était entrée dans ma vie alors que j'étais dans une période bien sombre et j'avais sincèrement essayé de l'aimer. Je pense que j'avais donné le change pendant de longues années. Mais, quand notre fils unique, Seth, avait quitté la maison pour ses études il y avait un an de ça, nous nous étions retrouvé seuls l'un en face de l'autre et ce que je savais déjà depuis longtemps l'avait à son tour frappée comme une évidence : il y avait de la tendresse et un profond respect entre nous, mais rien de plus.
Nous étions cependant bien installés et nous avions nos habitudes. Donc chacun en avait pris son partit.
Elle s'investissait de plus en plus dans les associations caritatives qu'elle soutenait et j'acceptais de plus en plus les propositions de déplacements professionnels que l'on me faisait.
Qu'aurions-nous pu faire d'autre ?
A presque soixante ans, cela n'aurait rimé à rien de tout reprendre à zéro maintenant.
Et puis qu'aurais-je trouvé qui en vaille la peine ?
Par de petites attentions comme ce message, nous entretenions l'illusion que quelque chose existait encore et cela suffisait pour l'instant.
Je rentrerai dans quelques jours avec un magnifique cadeau et nous irions manger dans son restaurant préféré et tout irait pour le mieux.
Aujourd'hui, je n'aurais pas été de la meilleure compagnie de toute façon car cette date ne marquait pas seulement mon union avec Leah, elle commémorait aussi un autre évènement, bien plus triste, que j'avais espéré exorciser en le supplantant par le souvenir heureux de mon mariage.
Sans succès.
C'était également un onze Octobre que, vingt-six ans plus tôt, j'avais appris la pire nouvelle de ma vie : celle de la mort de la seule femme qui aurait probablement pu me rendre vraiment heureux.
Leur voiture avait fait une sortie de route quelque part dans le nord de la Roumanie et avait fini sa course au fond d'un ravin.
Il n'en était rien resté à part un tas de cendres et tous mes espoirs de la voir revenir un jour s'étaient envolés en fumée.
Nous nous étions retrouvés, ses proches et sa famille, lors d'une cérémonie à la chapelle de Forks où chacun avait partagé les dernières nouvelles qu'il avait eu d'elle, comme elle avait l'air heureuse et enthousiaste dans la nouvelle vie qu'elle s'était choisie, comme elle avait décrit avec émerveillement par mail ou au téléphone les paysages incroyables qu'elle avait découverts avec Edward.
Comme elle était amoureuse de lui.
Edward…
Toutes ces belles paroles qui étaient sensées apaiser la douleur de cette perte absurde n'avaient rien enlevé de la mienne.
Je savais qu'elle avait été heureuse avec lui, mais je ne pouvais pas ôter de ma mémoire la dernière fois où je l'avais vue, cette déception dans son regard face à mon comportement et la peur que j'avais ressentie face à lui.
J'avais tenté de me convaincre que j'avais rêvé, que j'avais imaginé la froideur de sa peau et le rugissement quasi animal que j'avais entendu, que sa force était naturelle… Mais, au plus profond de moi, je n'avais jamais pu m'empêcher de penser que, si elle nous avait été arrachée, c'était sa faute à lui. Seulement la sienne.
Et Bella n'était plus.
Tout avait changé après ça.
Notre petit groupe d'amis, déjà bien ébranlé par la disparition tragique de Jessica dont on avait retrouvé le corps après des mois de recherche enterré dans un des parcs naturels qui entouraient la ville, n'avait plus eu sa raison d'être.
Je m'étais enfermé dans le travail.
Ben avait été muté dans une autre ville et Angela l'avait suivi.
Nous avions gardé le contact quelques temps. J'avais même été invité à leur mariage et j'avais appris plus tard la naissance de leurs jumelles. Mais, petit à petit, nos liens s'étaient rompus.
Je savais que, maintenant, leurs filles vivaient leurs vies et qu'Angela tenait une fleuristerie réputée dans le centre de Los Angeles. Ben avait été promu commissaire et avait finalement pris sa retraite anticipée pour profiter du bateau qu'ils avaient acheté il y avait quelques années et qui était maintenant un peu comme leur troisième bébé.
Moi j'avais rencontré Leah, j'avais continué à gravir impitoyablement les échelons et j'étais devenu à quarante-cinq ans le seul maitre à bord du bateau monstrueux que représentait le Seattle Times et toutes ses publications annexes.
On pouvait dire que j'avais réussi… et j'étais là maintenant, à l'aube de mes soixante ans, dans ce bar bondé, indifférent à l'euphorie ambiante de ce vendredi soir et ruminant mes idées noires.
Un éclat de rire joyeux attira alors mon attention et réveilla un frisson dans ma poitrine.
D'instinct, j'en cherchai la provenance et fixai mon regard sur une blonde magnifique à une petite dizaine de mètres sur ma droite. Elle était superbe. Une peau blanche, presque lumineuse, piquetée de taches de rousseur et une chevelure flamboyante légèrement ondulée, comme ces mannequins anglaises ou irlandaises qui envahissaient les pages des magazines de mode. Cette femme était incroyablement belle.
Mais ce n'était pas elle qui attirait mon regard.
Celle qui avait rit était assise en face d'elle et me tournait le dos.
Je ne discernai qu'une chevelure brune qui tombait en cascade sur ses épaules fines et une main aux doigts fins et manucurés simplement qu'elle passait dedans en continuant à rire.
Ce rire…
C'était impossible.
Je devais rêver encore une fois ou bien c'était le whisky qui me faisait entendre ce que je voulais entendre et voir ce que je voulais voir. Elle ne pouvait pas être là.
Pourtant, cette silhouette, je l'aurais reconnue entre mille, malgré les années.
Et, quand elle se leva et que j'aperçus son profil l'espace d'une seconde, j'eus un véritable choc.
Elle semblait plus grande et légèrement plus vieille, mais c'était elle.
C'était Bella.
Je restai figé sur mon siège, complètement perdu, pendant qu'elle et son amie traversaient le bar vers la sortie.
C'était impossible.
Ce ne pouvait pas être elle.
Un sosie ?
Impossible. C'était elle jusque dans le moindre détail, jusque dans son rire. Personne ne pourrait imiter ça !
Ce pouvait-il que, pendant l'année qu'avait duré son voyage, Bella ait eu une fille ? Ce pouvait-il que cette jeune femme soit liée à Bella d'une façon ou d'une autre ?
C'était la seule explication logique, même si je ne pouvais pas concevoir que Bella ait eu un enfant sans prévenir qui que ce soit.
Je repris mes esprits quand la porte se referma sur elle.
Je devais savoir !
Je jetai un billet sur le comptoir et me ruai à mon tour vers la porte, bousculant sans m'excuser les gens sur mon passage.
L'air froid me cingla le visage quand je parvins à l'extérieur et je jetai des regards désespérés de chaque côté du trottoir, espérant ne pas avoir mis trop de temps à me reprendre.
Mais elles étaient là, à une cinquantaine de mètres, marchant bras dessus-bras dessous comme deux collégiennes. Alors je pris la même direction.
Je les suivis ainsi pendant quelques minutes, ne sachant pas quoi faire, ni comment les aborder sans avoir l'air d'un vieux fou ou d'un pervers.
Ce fut la blonde qui me sortit de mes questions en poussant un cri de je joie.
Elle lâcha son amie et se mit à courir vers deux hommes qui avançaient vers elle, cachés dans une zone d'ombre entre deux réverbères.
La blonde se jeta dans les bras de l'un d'eux, le faisant reculer dans la lumière, et entoura sa taille de ses jambes. L'homme rit à son tour. Il était grand et vêtu d'un jean et d'un long manteau de baroudeur. Ses cheveux mi- longs bruns et sa barbe naissante finissaient de compléter le tableau. Il l'entoura de ses bras et l'embrassa rapidement avant de la laisser glisser au sol.
Quelques mètres derrière, la brune avait cessé de marcher.
Les deux mains dans les poches arrière de son jean, elle regardait l'autre homme avancer dans l'ombre vers elle d'un pas calme et mesuré.
Parvenu près d'elle, dans la lumière, il l'attira par le revers de sa veste et l'enlaça pour l'embrasser à son tour, passant ses deux mains dans son dos puis sur les courbes de ses reins.
Elle fit remonter lentement ses mains le long de ses bras et vint les noyer dans ses cheveux en désordre.
Je regardai cette scène, fasciné, troublé… et horrifié.
L'étreinte de ces deux jeunes gens était empreinte de passion et d'amour. Leurs gestes étaient d'une sensualité qui réveillait en moi un curieux frissonnement dans le bas de me reins.
Mais j'étais aussi horrifié car j'avais parfaitement reconnu cet homme, sa carrure et sa chevelure bronze.
C'était Edward Cullen.
Cet Edward Cullen qui m'avait volé Bella.
Cet Edward Cullen sur lequel j'avais cherché vainement des informations sans jamais rien trouver et dont j'avais presque fini par me convaincre qu'il n'avait jamais existé.
Pourtant il était là, devant moi.
Et il n'avait pas pris une ride.
Je ne comprenais plus rien. Je devais rêver éveillé. Tout ce whisky m'avait embrouillé l'esprit.
A quelques dizaines de mètres, le couple continuait de s'embrasser avec ferveur et je ne pouvais détourner mon regard d'eux, comme si je venais subitement de faire un bond dans le passé.
Et, comme presque vingt-sept ans plus tôt, ce fut de la terreur à l'état brut qui coula dans mes veines quand il se détacha d'elle et planta son regard dans le mien.
Je reculai d'un pas, espérant me fondre avec le mur contre lequel j'étais appuyé mais je sus parfaitement qu'il m'avait vu. Et qu'il m'avait reconnu.
Pourtant, il se détourna et passa un bras autour des épaules de sa compagne pour l'entrainer vers leurs amis.
Elle passa un bras autour de sa taille et sa main disparut sous la veste de l'homme. Il sourit en embrassant son oreille et tous deux rejoignirent l'autre couple qui les attendait, également enlacés.
Ils se remirent à marcher. Plus vite.
Trop vite pour que mes vieilles jambes les suivent. Mais, pourtant, quand ils bifurquèrent dans une ruelle sur la gauche, je me mis à courir. Terrifié à l'idée de les perdre.
Je tournai à mon tour dans l'allée sombre.
C'était une impasse.
Deux hauts murs de brique sans fenêtres montaient sur quatre étages de chaque côté et des containers à poubelles étaient entreposés contre la haute grille qui fermait l'allée à une vingtaine de mètres.
Il n'y avait plus personne.
C'était impossible.
Je les avais vus tourner ici.
Ils n'avaient pas pu disparaitre !
Ou alors j'étais en train de devenir fou…
Je passai une main sur mon visage pour essuyer mon front en sueur, laissant à mon vieux cœur le temps de se calmer.
Je n'avais pas rêvé. Je les avais vus. J'avais vu Bella…
Je n'étais pas fou…
Un bruit sourd résonna derrière moi, comme si quelque chose venait de se laisser tomber au sol depuis le haut de l'immeuble.
« Bonsoir, Jacob. »
Je me figeai.
Cette voix, je l'avais tellement entendue dans mes rêves…
Je me retournai lentement et elle était là.
Si belle.
Si incroyablement belle.
La même.
Les mêmes cheveux bruns magnifiques, la même silhouette gracieuse et fine, le même sourire doux et chaleureux.
Seuls ses yeux avaient quelque chose de différent. Ils semblaient plus sombres mais, à la fois, briller d'un éclat anormal. Difficile à dire dans la pénombre de cette ruelle seulement éclairée par le lampadaire à l'orée de la rue principale.
« Suis-je en train de rêver ? » murmurai-je.
Elle pencha la tête sur le côté comme si elle regardait un enfant et son sourire bienveillant s'étira.
« Bien sûr. » répondit-elle d'une voix douce. « Rien de tout cela n'est réel, Jacob. »
Une vague de tristesse me submergea. Elle ne pouvait qu'avoir raison, évidemment. Comment pourrait-il en être autrement ?
Pourtant, si c'était un rêve, il semblait tellement réel…
« Qu'est-ce que tu fais ici ? » demandai-je.
« Je suis venue rendre visite à mon amie, Kate. » dit-elle. « Tomber sur toi a été une surprise. Tu as l'air d'aller bien. »
Je baissai le regard vers mes vêtements, mon costume et mon imperméable de businessman.
« J'ai vieilli. » contrai-je, légèrement amer.
Elle émit un petit rire joyeux.
« C'est ainsi que les choses doivent se passer, Jacob.
- Tu es toujours la même. Tu es toujours aussi belle.
- Peut-être… Mais je ne suis pas réelle. Rappelle-toi. » répondit-elle avec toujours le même sourire désarmant.
Mon cœur s'emplit à la fois de joie et de tristesse.
« Est-ce que tu vas bien ? » demandai-je d'une voix faible. « Où que tu sois, es-tu heureuse ? »
Je savais que parler à une hallucination était un signe définitif de folie, mais j'avais besoin de savoir.
Elle fit un pas vers moi.
« Tu n'as pas idée d'à quel point je suis heureuse, Jacob. J'ai vu des choses que je n'aurais jamais espéré voir un jour, ma vie dépasse mes espoirs les plus fous. »
Je clignai des yeux.
De plus près, sa peau semblait refléter la lumière de la rue.
« Tu es toujours avec lui ? »
Elle hocha la tête.
Un autre bruit sourd retentit derrière moi.
Je tournai la tête.
A quelques pas, la haute silhouette d'Edward se dressait dans l'ombre. Mais je n'avais plus peur. Si c'était un rêve, il ne pourrait pas me faire de mal et Bella était bien plus importante à mes yeux.
« Edward et moi nous sommes mariés en France. » dit-elle, attirant à nouveau mon attention vers elle. « Sa famille m'a accueillie à bras ouverts… malgré quelques divergences d'opinions parfois.
- Tu avais déjà une famille… et des amis. »
Je n'arrivai pas à cacher l'amertume dans ma voix.
Elle pencha à nouveau la tête sur le côté.
« Je sais. » dit-elle simplement.
« Nous avons tous été dévastés par ta disparition. » ajoutai-je.
« Je le sais aussi. » répondit-elle, plus triste. « Mais ce genre de chose arrive. Edward ne m'a pas détournée de vous. Il était mon destin. »
Elle fit un autre pas vers moi.
« Je ne vous ai jamais oubliés. » continua-t-elle. « Je sais que tu t'es marié et que tu as eu un fils. Je sais que Ben et Angela vivent heureux avec leur famille à Los Angeles. Je sais que mon père a fini sa carrière en toute tranquillité et qu'il a vécu de longues années en profitant de chaque instant. Je sais même qu'il a trouvé une femme qui l'a aimé, l'a accompagné et l'a rendu heureux jusqu'à son dernier jour. J'ai lu chaque nouveau livre écrit par ma mère et je sais qu'elle rend dingue le personnel de sa maison de retraite en Floride… »
Je ne pus retenir un rire à cette image.
« Tu vois. Je ne vous ai pas abandonnés. Vous garderez toujours une place privilégiée dans mon cœur. »
Elle était très proche de moi maintenant et de drôles de reflets brillaient dans ses yeux. Je me sentais comme engourdi.
Mais je n'avais pas fini. Il y avait trop de choses que je voulais encore lui dire.
« Je suis désolé. » bafouillai-je.
Foutu alcool ! Je n'aurais jamais du boire autant !
« Tout ce que je t'ai dit… Tout ce que j'ai fait. » ajoutai-je. « J'ai regretté de ne pas avoir pu m'excuser avant que tu… »
Elle posa un doigt froid sur mes lèvres.
« Chut… Ce n'est rien. Je ne t'en ai pas voulu. Tu tenais à moi. »
Sa main glissa sur ma joue.
Mon cerveau perçut qu'il se passait quelque chose d'anormal.
Un mouvement attira mon regard sur la droite. Edward s'était approché et s'appuyait, les bras croisés et un sourire appréciateur aux lèvres, contre le mur à côté de moi, comme s'il assistait à une scène qu'il appréciait particulièrement.
La main de Bella était toujours sur moi. Si froide et si douce.
Des frissons parcouraient mon dos.
« Tu m'as tellement manqué. » soufflai-je.
Elle sourit encore plus et une nouvelle lueur s'alluma dans le noir de ses yeux. Je ne me rappelais pas qu'ils étaient si sombres.
« Tu m'as manqué aussi. Mais je vais devoir te laisser. Ta vie doit suivre son court. »
Je paniquai immédiatement.
« Je ne veux pas que tu me laisses ! »
Elle passa ses deux bras autour de mon cou, s'approchant si près que je pus sentir son odeur sucrée et délicieuse.
« Je ne suis qu'un rêve, rappelle-toi. » dit-elle à mon oreille, son nez frôlant mon cou. « Quand tu te réveilleras, tu sauras qu'il ne faut pas s'inquiéter pour moi. Je suis immortelle et je serais heureuse pour l'éternité. »
Ses lèvres embrassèrent la peau de ma nuque et je frissonnai.
Un grondement sensuel et animal résonna à côté de nous et la terre céda sous mes pieds en même temps qu'une douleur lancinante m'absorbait tout entier.
Ce fut la lumière du jour qui me fit plisser les yeux.
Une fanfare de la fête nationale semblait avoir décidé de répéter dans mon crâne.
Putain de Whisky !
Difficilement, je redressai ma vieille carcasse sur mon lit et réussis à entrouvrir les yeux.
Je reconnus ma chambre d'hôtel.
J'étais toujours habillé, allongé sur le lit qui n'était même pas défait.
Je passai une main sur mon visage fripé. J'étais trop vieux pour ces conneries !
Je me rappelai avoir bu… beaucoup…
Mais, j'avais beau chercher, je ne me rappelai pas comment j'étais arrivé ici.
Je me concentrai. Chaque pensée me vrillait le crâne et tout mon corps était endolori.
Je me rappelai avoir couru dans le noir. Je me rappelai une impasse…
Bordel ! Est-ce que j'avais été agressé ou quelque chose comme ça ?
Mon premier réflexe fut d'attraper mon imper et de chercher frénétiquement dans mes poches mon portefeuille et mon portable.
Tout était là. Rien ne manquait.
J'inspirai profondément de soulagement. Et, aussitôt, je la sentis. Cette odeur.
Dans un flash, je revis le visage de Bella. Je ressentis son baiser glacé dans mon cou. J'avais rêvé… Je m'étais soulé et j'avais regagné ma chambre au radar. Voilà tout.
Instinctivement, je passai une main où j'avais rêvé qu'elle avait posé ses lèvres et j'écarquillai les yeux.
Je fus dans la salle de bain en une seconde et je contemplai, ahuri, la plaie en demi-lune juste au-dessus de mon épaule.
Ma respiration était difficile. Tout ça n'était pas réel. Rien de tout ce que j'avais rêvé ne pouvait être possible.
Pourtant, un sourire sincère éclaira mon visage.
Le monde retrouvait enfin un sens alors que je me rappelai ses derniers mots.
«Je suis immortelle. Et je serai heureuse pour l'éternité. »
Voilà.
Alors ?
Je voulais terminer sur une note d'espoir, j'espère que j'aurais réussi.
J'espère aussi que j'aurais réussi à faire voir la personnalité de cette Bella vampire et l'intensité de ses rapports avec Edward dans leur nouvelle vie.
A vous de me dire !
Je vous laisse. Je pars en vacances demain. Direction l'Italie, tiens tiens ;-) Je devrais séjourner à une cinquantaine de kilomètres de Volterra, qui est une ville qui existe vraiment dans la vraie vie, alors j'irai peut-être y faire un tour, par curiosité !
A mon retour, j'écrirai un nouveau post pour répondre à toutes les reviews et mon rêve serait que chaque personne qui aura lu ce chapitre me laisse une trace de son passage ^-^
Courage !
Je vous adore pour tout ce que vous avez fait pour cette histoire et vous pouvez encore faire beaucoup !
A bientôt
Lily
Ps : Vous êtes nombreuses à me réclamer une suite. Je ne pense pas en écrire une car je trouve qu'Edward et Bella sont parfaits maintenant. Je pensais aussi ne plus écrire parce que ça me demande énormément de temps et d'investissement, ce que je n'aurais plus car je reprends mon travail à temps plein en Septembre. Mais, j'ai une autre histoire qui me trotte dans la tête alors… Il va falloir que je réfléchisse à un format plus léger, peut-être des chapitres plus courts et, si je me décide, vous en serez les premières informées si vous êtes prêtes à me suivre :-) Biz !
