Disclaimer; Rien à moi, bien sur.
Dédicace : je n'ai aucun mérite, les chapitres qui suivent sont entièrement dus à artémis, qui m'a mis un coup de pied au bon endroit...il est bienvenu, mais j'avoue que c'est une méthode violente. A utiliser avec modération. Merci. (sans rancune)
Bonne lecture
Tozi
Chapitre 15
Spike se tenait dans une des trois chambre isolées de l'Infirmerie de Poudlard, contemplant son compagnon et son neveu. Draco avait été soigné pour le venin de Kryshak et les blessures sur sa poitrine guérissaient. Par chance, le venin de Kryshak ne faisait que paralyser la victime – ils aimaient manger leurs proies vivantes ; car il y avait beaucoup de démons plus venimeux que ceux-là. Voldemort avait très bien planifié son attaque et il avait presque atteint son but.
Son petit compagnon était inconscient dans son lit, tandis que Draco dormait paisiblement. Quand le brun avait perdu connaissance dans ses bras, il avait paniqué et s'était rué vers l'Infirmerie. C'avait été un pur coup de chance que le démon se retire de son esprit avant qu'il ait surgit dans le domaine de Poppy car l'endroit était bourré de gens hystériques et blessés, enfants et adultes confondus.
Poppy avait à peine jeté un regard, et avait appelé un spécialiste de Ste Mangouste – elle ne voulait prendre aucun risque avec la grossesse de Harry.
Et ainsi, Mme Sheridan était apparue et avait donné un bilan de santé immaculé, si l'on exceptait un léger manque de poids, et les réminescences du stress qui avait causé la perte de connaissance. Mais avec un peu de repos, il n'y paraitrait plus. Bien sûr, elle avait déconseillé toute excitation.
Et puis Red avait posé des question sur le bouclier et personne n'avait put répondre. Snape avait suggéré une « bizarrerie » de la magie d'Harry, mais ce fut discrédité par Red et Mme Sheridan, qui avaient affirmé que les réserves magiques d'Harry n'avaient été utilisées par rien d'autre que le bébé de toute la journée.
Ils s'étaient alors dévisagé stupidement pendant un moment, jusqu'à ce que Oz commente, sans avoir l'air d'y toucher, comme à son habitude, qu'en tout cas, ça ne pouvait pas être le bébé qui se protégeait lui-même, n'est-ce pas ?
Ca avait retourné tout le monde – la Guérisseuse incluse. Si c'était vrai, cela indiquerait une puissance magique encore jamais enregistrée…Peut-être même plus que Merlin lui-même !
Mais en fin de compte, personne ne savait vraiment quel sort créait un bouclier physique rose et impénétrable et aucun n'osait se mettre en avant comme le Sauveur du Garçon-qui-a-survécu, ce qui aurait fait de cette personne un héros national.
Et maintenant, son compagnon était toujours inconscient.
Il aurait pu les perdre tout les trois en même temps, ce soir ; son enfant, son compagnon et son neveu.
C'était inacceptable.
C'était impardonnable.
Ce Voldemort allait apprendre pourquoi c'était une mauvaise idée d'affronter William le Sanglant de front.
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Harry s'éveilla avec un petit grognement, s'étirant avec précautions. Un gloussement au dessus de lui lui fit lever la tête pour apercevoir le visage affectueux de son compagnon qui était allongé sur son flanc aux côtés de lui, sa tête blonde appuyée dans sa main.
« William, » murmura-t-il dans un demi sommeil.
« Salut mon amour, comment te sens-tu ? »
« Bien. »
Le vampire passa ses doigts dans les mêches brunes, et Harry soupira avec satisfaction. Il se sentait tout mou, comme si rien d'autre que son lit n'existait. C'était un des moments les plus agéables qu'il avait jamais passé, mais même s'il ne voulait pas en voir la fin, il avait de nombreuses questions.
« Draco ? »Sa voix était douce, comme pour ne pas briser la paisible atmosphère qui s'était installée.
Willian sourit gentiment, comme s'il avait compris. « Il va bien, et dors dans le lit à tes côtés, tout réparé. »
Ce fut le tour d'Harry de sourire, et de soupirer de soulagement. « Bien. »
William passa de ses cheveux à son abdomen pour caresser la bosse qui se formait peu à peu.
« Ils ont fait venir un spécialiste de Ste Mangouste pendant que tu étais inconscient, mon amour. »
Harry soupira, mais ne fit aucun commentaires ; à la régularité avec laquelle il atterrissait à l'Infirmerie, il se demandait s'il ne devait pas tout simplement engager un Guérisseur à temps plein, là où lui et son compagnon décideraient de vivre. Cela vaudrait mieux si ses enfants héritaient de sa chance.
« Donc je vais survivre ? »
Wiliam sourit un peu, mais ce fut court. « Tu nous a fait très peur. »
Harry passa un main sur la mâchoire du blond. « Je suis désolé. » mumura-t-il.
« Il n'y a rien à excuser de ton côté, Harry, tu n'as jamais demandé à ce que l'école soit envahie de démons…Toi et Draco, vous vous êtes bien débrouillés en bas, c'était une très bonne idée de sortir dans le parc, mon cœur. »
Harry renifla de dégoût. « Si ça n'avait été pour ce bouclier, je serais devenu de la Purée d'Harry. »
Wiliam grogna, ses yeux traversé par un éclair doré pendant un moment, avant de revenir au bleu. « J'ai plusieurs questions axquelles Dumbledore doit des réponses. Comment des démons ont-ils pu pénétrer dans l'Ecole, par exemple. »
Harry bouda un moment, avant de lever les bras vers son compagnon jusqu'à prendre son visage entre ses mains pour un baiser. Un baiser chaud, humide, la bouche ouverte et le corps tendu qui fit pousser des petits grognements de plaisir à William bien avant que Harry ait décidé de le laisser repartir.
« On ne parle pas de lui maintenant. Je suis d'une humeur douillette et agréable, et j'aimerai bien que ça reste comme ça. » Murmura Harry.
William eut un sourire. « Comme tu le souhaites mon amour. Mais je pense que tu seras intéressé d'apprendre que tout le monde pense que ce bouclier vient de notre enfant. »
Harry cligna des yeux, puis regarda la courbe de son estomac couverte par la main protective de William.
« Vraiment ? » C'était un simple souffle mais le vampire l'entendit.
« Oui mon cœur, un vrai petit prodige hein ? »
Une chaleur envahit Harry, lui faisant détendre des muscles qu'il n'était même pas conscient d'avoir tendu et il sourit.
« C'est très pratique, en fin de compte, non ? Notre petite fille, déjà capable de se protéger toute seule… » Sa voix se perdit quand il leva les yeux vers le visage choqué du vampire. « Qu'est-ce qu'il se passe William ? »
Le bond cligna des yeux. « Tu sais que le bébé est une fille ? »
« Euh…Ouais. »
« Comment ? »
Harry fronça les sourcils. Il ne s'étit pas vraiment posé la question. « Je sais pas vraiment…Je me sens comme si c'était une fille. »
« Depuis combien de temps tu te sens comme si c'était une fille ? »
« Depuis qu'elle a produit le bouclier, je pense. Je le sais c'est tout. »
William écarquilla les yeux en contempla la bosse du ventre d'Harry. « Une petite fille… »
« Tu es content ? Que le bébé soit une fille, je veux dire…Je sais que les Sang-purs sont toujours un peu inquiets à propos d'un héritier, et tout… »
William rit. « Harry, mon cœur, je pourrais pas m'en contrefoutre plus de ma lignée ; je suis un vampire, enfin. Ce bébé est un mélange de toi et de moi – elle pourrait avoir une fourrure bleue que je l'aimerai tout pareil, plus que n'importe qui sauf toi. De plus… » Le ton de William devint brusquement sérieux. Sa main fraiche se posa sur le menton du brun, de manière à ce que leur yeux se croisent. « Ce bébé est un pur bonus dans cette vie. Harry, je t'ai trouvé et ce simple fait valait bien la peine de traverser le dernier siècle. Tu lies l'âme et le démon ensemble. Tu es tout ce dont j'aurais jamais besoin. » Il ronronna. Puis gloussa. « Mais tu es libre de me donner tout les gamins blonds aux yeux verts que tu veux. »
Harry lui tapa le bras avec un petit rire, s'enfonçant plus profondément dans le lit et la chaleur de leur étreinte. « Je vais dormir un peu plus, d'acc' ? »
« D'accord mon chéri. » Murmura William.
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Le soir suivant, âpre avoir escorté les deux garçons à leurs salles communes respectives, Spike se rendit au bureau du Directeur. Le Gardien de la porte sauta de côté avant même que le vampire put grogner et il ricana en montant les escaliers. Apparemment le vieil homme l'attendait.
Poussant la porte assez fort pour qu'elle aille s'écraser sur l mur opposé dans un crac assourdissant, il ne fut pas surpris en voyant Snape et Giles déjà là. Il fut surpris pourtant de la colère presque palpable du maître des potions, et l'humeur d'Eventreur de Giles. La fête avait commencé sans lui.
« Alors Albus, est-ce que vous pouvez m'expliquer comment au juste un groupe de démons a réussi à entrer dans l'école pour attaquer mon neveu mon élève-star ? »
Son démon voulait déchirer le vieillard en petits morceaux pour avoir mit son compagnon dans un tel danger. Cet épisode avec Angel et les tisons ardents n'avait rien à voir avec ce qu'il souhaitait faire subir à cette excuse de sorcier…Et les sorciers avaient toujours une si bonne compétence de guérison. Il pourrait faire durer la torture sur des semaines.
« Comme je le disais à Séverus et à votre ami, je suppose que les créatures ont été aidée par quelqu'un de l'intérieur ; sans doute un des parents en visite ce Week-end. Ils sont en train d'être interrogés par les Aurors, au moment même où nous parlons. »
Snape renifla. « Et je continue à soutenir qu'il n'y avait qu'une poignée de ces dits parents et tous étaient sous très haute surveillance depuis qu'ils ont mit un pieds sur les terres du château. Il doit y avoir une autre explication. »
« Je veux savoir si les boucliers de l'école ont été configurés pour les démons. Après tout, Spike et Illyria sont tout les deux entrés sans problèmes. » Dit froidement Giles.
Le poids de ces mots s'installa doucement et rien ne put empêcher le démon de se montrer cette fois là.
« Alors Vieillard, grogna-t-il, t'as laissé ces garçons sans aucune protection, pensant qu'ils étaient en sécurité, quand même un Soola décérébré aurait put rentrer malgré sa taille et repartir avec Draco ou Harry sous le bras sans que personne ne s'en aperçoive ? »
Ce fut intéressant, du point de vue du démon, de voir le Directeur se dégonfler. L'homme avait démarré l'entretient l'air le plus sûr de lui, plein de vie et d'énergie, mais il avait à présent l'air d'un vieil homme faible qu'une simple brise pourrait assommer.
« Je ne sais pas. » chuchota Dumbledore d'une voix brisée.
« Comment ça vous ne savez pas ? » Giles avait les yeux écarquillés. « Comment pouvez-vous ne pas savoir ? »
Dumbledore soupira et recula dans son fauteuil. « Les rituels utilisés pour créer les protections de Poudlard sont depuis longtemps perdus. On n'est pas sûr de l'éventail de boucliers produits, mais je sais que l'école a toujours été un endroit sûr pour les élèves. »
Giles se laissa tomber sur un siège à côté de Snape, incrédulité et colère évidentes sur son visage. « Comment pouvez-vous…Pourquoi… ? » Bégaya-t-il.
« Oui bien sûr, c'est un endroit très sûr… » Cracha Spike. « Avec des Acromantulas dans les couloirs, des basilics à la cave et des trolls dans les souterrains. Sans oublier la brochette d'instructeurs homicidaires qu'emploie cette école et les visites occasionnelles de l'esprit du Seigneur des Ténèbres. Je me sens aussi inoffensif qu'une mouche dans cet endroit. C'est incroyable que les sorciers ne soient pas en extinction si c'est comment les choses se passent. »
Dumbledore se leva. « Je ne vous permet pas… »
« Si, vous permettez, Vieillard. » Spike gronda, s'approchant du bureau et se penchant au-dessus pour lui faire face. Démon contre Sorcier. « Le Monde Sorcier peut peut-être jouer les aveugles sur vos simagrées, mais je ne le ferais pas. Vos allez permettre à l'Equipe du Sunnydale l'accès à l'école et vous allez leur dire tout ce que vous savez sur les boucliers de cet endroit. Ils pourront peut-être trouver un moyen de garder les facteurs indésirables à l'extérieur. »
« Mais le Ministère… »
Spike gronda de nouveau. « Vous vous occuperez du Ministère. Dites-leur ce que vous voulez mais vous ferez ce que je vous dis de faire. »
Le visage pâle de Dumbledore vira au rouge. « Qui êtes-vous pour faire ce genre de demandes ? Vous n'avez aucu pouvoir ici ! »
E blond inclina la tête. « Ah bon ? A part le fait que je pourrait vous réduire en morceaux, J'ai aussi l'option de retirer Draco et Lucius de l'école. »
« Et ? »
« Je connais vos suspicions concernant Draco et si elles sont vraies…Alors j'ai beaucoup de pouvoir, non ? »
Les yeux de Dumbledore s'élargirent et Spike eut un rictus féroce. Le vieil homme savait, autant que tout le monde, que si Daco était le père de l'enfant de Harry, alors Harry était à présent un Malfoy, sous le contrôle et la garde de cette famille. Cela voulait dire que le vampire pouvait retirer le Gryffondor de l'école.
« Alors, Vieillard ? »
Le Directeur se laissa retomber dans sa chaise, sa peau brusqument grisâtre. « Je vais faire préparer des chambres pour vos amis. J'enverrais un message au Ministère et au Conseil d'Administration pour les mettre au courant de la situation. »
« Et ben voilà ! Maintenant, si vous pouviez m'excusez, j'ai envie de prendre l'air. »
Snape et Giles restèrent figés sur place, tandis que le blond sortait en fredonnant un petit air.
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Voilà maintenant, chapitre 16!
