Rien à moi!!
Chapitre 16
Le vendredi six décembre trouva Harry assit dans la Grande Salle pour le diner et se demandant comment diable il comptait annoncer l'identité du père de sa fille. Il avait choisit cette date au petit bonheur en Octobre, en partie parce qu'il voulait le faire avant Noël et aussi parce que cela marquait la fin de son troisième mois – ou plutôt de son sixième. Mais commen pouvait-on annoncer quelque chose comme ça ?
Il leva les yeux, vit le regard de William fixé sur lui et lui adressa un petit sourire ; William y répondit par un haussement de sourcil. Le vampire ne lui mettait pas la pression, il avait même offert de faire la révélation lui-même pour que Harry ne s'en préoccupe pas. Mais étant un Gryffondor, le brun avait décidé que c'était sa responsabilité de s'en occuper – maintenant, il regrettait de ne pas avoir confié la tâche à William.
Soudain, les portes de la Grande Salle s'ouvrirent. Dumbledore se leva en grimaçant et Harry se frappa le front de la main en voyant Fudge entrer suivit de Percy Weasley et de six sorcier qu'Harry supposa être des Aurors.
« M. le Ministre, » salua froidement Dumbledore. « Comment c'est gentil à vous de nous rendre visite. » Son ton et son expression soulignait combien il pensait peu ce qu'il disait.
« Je suis désolé de dire, Albus, que ce n'est pas simplement une visite de courtoisie. » Dit Fudge fortement, s'assurant que tout le monde lui portait attention. « Je suis venu récupérer . »
Des exclamations surprises emplirent la Salle, et Harry se leva d'un bond – autant qu'il le pouvait avec son ventre et sa léthargie constante.
« Pourquoi ? » Demanda-t-il.
Fudge se tourna vers le Gryffondor enragé, ses yeux feignant la surprise. « Mais pour vous protéger, . » dit-il comme s'il s'adressait à un gamin de cinq ans dur d'oreille.
« De quoi exactement ? »
« Mais de vous-même et de ceux qui voudraient prendre avantage de votre situation. »
Harry renifla. Si c'était le cas, qui allait donc le protéger de Fudge ?
« Vous êtes un mineur, -, »
Harry l'interrompit. « Etre Porteur m'émancipe. »
« Sous des circonstances habituelles, oui. Une fois qu'un Porteur tombe enceint, il devient légalement majeur mais il est apparent, par le fait que vous ne pouvez pas nommer le père de votre enfant, que vous avez été mis dans cet état contre votre volonté, ou que vous avez été abandonné par votre partenaire. Que ce soit l'un ou l'autre, il est de mon devoir de veiller à votre bien-être. Visiblement le personnel de cette institution a oublié ses responsabilités. »
Harry le dévisagea, la bouche s'ouvrant et se fermant comme celle d'un poisson. De l'autre côté de la Salle, il vit Draco se lever et se diriger rapidement vers lui. Tournant légèrement la tête, il vit que Wiliam aussi était debout, même s'il n'avait pas l'air de vouloir quitter la table des professeurs. Les yeux du vampire étaient devenus dorés.
Daco venait juste de le rejoindre quand Harry reprit le contrôle. « Je crois qu'il y a eu un malentendu, M. le Ministre. Je n'ai pas été violé, ni abandonné, le père de ma fille a toujours été à mes côtés. »
Harry était fier de son ton mesuré.
« Vraiment, ? Permettez moi d'en douter. »
Des exclamations choquées retentirent – le Ministre de la Magie avait traité un Porteur de menteur ! Autant traiter la Reine de pouffe !
« Mon nom est Potter-Malfoy, M. le Ministre. »
Harry se dit que c'était un miracle que tout le corps étudiant de l'école n'hyperventile pas d'un coup.
Fudge eut un sourire triomphant « Dans ce cas je vous prie d'accepter mes excuses pour avoir douté de vous. Mais comme Narcissa Malfoy est morte et que Lucius Malfoy est actuellement un fugitif, votre tutelle à vous et Draco revient encore au Ministère. »
Harry plissa des yeux en réponse au ton paternel. « Je pense que vous concluez un peu vite, M. le Ministre, comme beaucoup ont la mauvaise habitude de faire. Draco Malfoy n'est pas mon Compagnon. »
C'était le tour de Fudge de jouer au poisson. « Qui alors ? Certainement pas Lucius ? »
Harry grimaça à l'idée. « Pas du tout. »
Fudge tournait rapidement au rouge. « Bon sang, garçon, cesse de jouer ! Qui est-ce ?! »
« Moi. » dit William, descendant calmement vers eux.
Toute les têtes dans la Salle se tournèrent ers le blond qui traversa la pièce nonchalamment jusqu'à se tenir derrière Harry, ses bras autour de ses épaules et son menton sur le sommet de son crâne.
« Et par Hadès, qui êtes-vous ? »
Ce fut Harry qui répondit. « William Malfoy, aussi connu sous les noms de Spike ou William le Sanglant, Maître Vampire et chef de l'ordre d'Aurelias. »
Harry sentit les crocs de son compagnon apparaître, et du s'empêcher de rire aux cris qui emplirent la salle après cette petite révélation. Du coin de l'œil, il pouvait voir l'équipe Sunnydale assise à la table juste à côté de celle des professeurs. Buffy avait l'air de s'étouffer sur quelque chose, un Angel blasé lui tapant dans le dos. Oz et Illyria hésitaient entre amusés et impassibles, tandis que le reste imitait les condisciples d'Harry avec des mine de poissons.
« Un v-v-vampire… ? » couina Fudge.
« L'Appel a été envoyé, » dit Harry en utilisant le nom rituel des phéromones qu'il avait dégagé pendant la première semaine de cours. « et William Malfoy a répondu, comme il est propre. Il m'a marqué selon son Cœur, son Sang, son Démon et son Ordre, comme il est nécessaire également. » Il continua, en exposant les marque sur son cou et son poignet, fixant ses yeux sur le Ministre. « Protestez-vous contre cette Union ? »
Le Gryffondor avait bien fait ses devoirs sur cette partie, et les noms traditionnels avait un objectif. Ils fonctionneraient comme un sort, un sceau additionnel sur leur union. Une fois que le Ministre la reconnaîtrait comme telle, elle serait légale aux yeux du monde sorcier comme démon. Beaucoup de Sorciers ne connaissaient pas la véritable importance de ce fait mais les Vampires y étaient très attachés : c'était ce qui empêchait le Ministère d'accuser le Vampire, dans une union Sorcier-Vampire, de viol ou d'intimidation. Ce n'était pas que les Vampires se préoccupaient outre mesure de ce que pensait le Ministère mais c'était tout de même pratique.
Le rituel n'était pas strictement nécessaire – le seul moyen de séparer Harry et William aurait été de tuer ce dernier et leur lien aurait sans doute entrainé la mort d'Harry – mais cela tiendrait le Ministère à l'écart de leurs affaires et validerait leur mariage.
La voix de Lucius résonna dans la Grande Salle. « Moi, en tant que doyen mortel de la famille Malfoy, reconnaît cette Union comme telle. »
Harry tourna la tête pour voir lhomme se tenant dans l'entrée, en pyjama rayé et appuyé sur sa canne à côté d'une Pomphrey exaspérée.
Angel se leva ; « Moi, en tant que Sire de William le Sanglant de l'Ordre d'Aurelias et précédent chef de cet Ordre reconnaît cette Union comme telle. »
William présenta un parchemin roulé. « Ceci est une attestation de Pétunia Dursley, sœur de Lily Evans-Potter et la tutrice légale moldue de Harry Potter reconnaissant cette Union comme telle. »
Le Ministre de la Magie, très pâle, pris le parchemin et l'étudia. L'empreinte de pouce sanglante de sa tante était toute preuve nécessaire. William s'était éclipsé une nuit peu après qu'ils se soient unis et avait convaincu Pétunia de faire le bien pour une fois dans sa vie.
D'un ton déconfit, Fudge conclut le rituel. « Moi, Cornelius Fudge, Ministre de la Magie, reconnaît cette Union comme telle à mes yeux et aux yeux du Peuple Sorcier. »
Un soupir collectif résonna parmi les étudiants et quelques filles plus courageuses que les autres s'attendrirent un peu sur le nouveau couple. Buffy s'était remise de son étouffement mais s'était jointe à l'étonnement de ses amis.
Harry remarqua tout cela mais ne s'en préoccupa pas outre mesure. Le dernier petit obstacle avait été éliminé et une fois qu'il se serait occupé de Voldemort, tout serait parfait.
Il se retourna dans les bras de son Compagnon et ils s'embrassèrent pour la première fois en public. Il feraient l'amour comme des lapins cette nuit !
Des cris le tirèrent de leur étreinte. Il tourna la tête sans relâcher son amant et vit que Fudge avait ordonné aux Aurors d'entourer Lucius et ils brandissaient leurs baguettes, pendant que Mme Pomphrey les houspillait pour leur stupidité.
« Lucius Malfoy, vous êtes en état d'arrestation pour crimes contre la Sorcellerie. » clama Fudge, tout gonflé d'orgueil à nouveau.
Harry leva les yeux au ciel et relâcha William quand celui-ci insista.
« Excusez moi, Ministre,» La voix du Vampire résonna, coupa net au travers de la cohue créée par les élèves, les professeurs et les Aurors. « mais que pensez-vous être en train de faire ? » Il haussa de nouveau un sourcil.
Harry trouvait ce sourcil très érotique.
« Je-euh,J'arrête un fugitif. » bredouilla le Ministre.
« Certainement pas. Lucius Malfoy, en tant que patriarche de la famille Malfoy, me doit une Dette de Sang. Je réclame mon dû dans l'instant. »
Des exclamations choquées fusèrent et Draco devint blanc. Harry passa un bras autour de ses épaules et observa la scène.
Au contraire d'une Dette de Vie, qui advient lorsqu'un Sorcier en sauve un autre, une Dette de Sang se créé lorsqu'un Sorcier en tue un autre. Les Dettes de Sang sont l'une des raisons pour lesquelles les Mangemorts portent des masques et préfèrent tuer des familles entière – la Dette ne pouvant être réclamée que par un membre direct de la famille et l'identité de l'assassin devant être connue.
« Dette de Sang ? Expliquez-vous ! »
Harry sourit. C'était amusant d'observer à quel point a présence du Vampire affectait le Ministre de la Magie ; il n'avait jamais vu l'homme perdre à ce point son sang-froid. Les sautes rapides de Fudge entre la peur, l'embarras et la colère allaient finir par lui faire faire une attaque.
« Mon père, Hephaestian Malfoy, fut tué accidentellement en 1860 sur l'ordre de Gideon Malfoy, ce qui nous laissa ma mère et moi sans ressources. Ma mère contracta une maladie moldue appelée Tuberculose, qui détruit lentement et douloureusement les poumons. Elle ne put se procurer de traitement, de peur d'attirer l'attention de Gideon sur nous. Je n'ai pas reçu d'éducation sorcière correcte pour les même raisons et en 1880 je devins un Vampire. »
Fudge avait l'air plus assuré à présent. « Vous ne pouvez pas réclamer une Dette de Sang pour une mort accidentelle. »
« Je le peux car Gideon cherchait à tuer ma mère, Anne Weasley. Mon père fut tué à sa place et l'attentat à la vie d'Anne est la raison pour laquelle les Weasleys et les Malfoys sont en si mauvais termes. »
« Il a raison, cher Ministre. » confirma Dumbledore, pâle et diminué. « Dans un cas pareil, la Dette de Sang est valide. »
« Je reconnaît également la validité de cette dette. » ajouta Lucius. « Il est écrit dans les chroniques de la famille que Gideon Malfoy désapprouvait l'union de son jeune frère et prévoyait de tuer Anne et son fils pour qu'il puisse contracter un mariage entre Hephaestian et une puissante famille française. Hephaestian est mort en défendant sa famille et Anne s'est cachée de la vindicte de Gideon. »
Un profond silence accueillit la déclaration de Lucius. Ils étaient stupéfiés que le doyen des Malfoys accepte de payer pour ce qu'un lointain ancêtre avait commis. Harry savait que William pouvait raisonnablement demander la mort de Lucius ; la force avec laquelle Draco étreignait sa main et l'expression des spectateurs montraient qu'ils en étaient tout aussi conscient.
Ils sous estimaient tous l'amour de William pour la famille.
« William Malfoy, que demandez-vous de moi pour satisfaire la Dette de Sang qui nous unit ? » demanda Lucius.
Me suis interrompue dans la relecture de ce chapitre pour assister au plus gros orage que Paris ait connu dans les huit dernières années - je ne fais pas assez confiance à ma mémoire pour remonter plus loin. On a quand même ramassé des grelons gros comme mon gros orteil sur le rebord de la fenêtre. Heureusement, la voiture est dans un parking couvert... Dire qu'on est le 16 juillet! Imaginez ce qu'il serait arrivé si on était le 14, avec le défilé, le feu d'artifice et le concert de Johnny, avec Carla et sa petite robe blanche sous la grêle...lol
a tout de suite.
