Voilà, rien à moi. Pour ceux qui utilisent le raccoucis à côté des titres pour acceder directement au dernier chapitre mis en ligne, vous pouvez faire machine arrière deux fois, ce soir, TROIS nouveaux chapitres. Mais oui, mais oui.
Chapitre 17
« William » Supplia Harry entre deux soupirs.
Le vampire en question leva les yeux pour observer les convulsions passionnées de son compagnon. Spike était à genoux sur le sol du compartiment entre les jambes du Gryffondor et distrayait Harry du voyage de manière…intéressante.
« William… Pitié….oh, je… » et Harry mourrait de plaisir.
Spike gronda, satisfait et avala. Le brun reposait sur le siège, les yeux fermés et le cœur affolé.
Le démon et son âme était d'accord sans compromis – leur compagnon était la plus belle chose au monde, tout rougissant et retournée qu'il fut.
Avec précaution Spike rajusta son amour, refermant son pantalon et bouclant sa ceinture. Puis, il prit le jeune homme dans ses bras et s'installa en travers de la banquette avec Harry allongé sur sa poitrine, déjà endormi.
La dernière semaine avait été un pur moment de gloire. Il avait emmené son époux avec lui vers ses quartiers après l'échec de Fudge à le faire tomber sous sa coupe et ne l'avait laissé sortir que lorsque les cours avaient repris.
Harry avait de plus en plus besoin de dormir et il était bon que les vacances de Noel commencent à présent. Le garçon pourrait donc faire une sieste à tout moment de la journée – tant qu'il s'en tenait aux siestes.
Spike grogna quand la porte de leur compartiment trembla et que la poignée s'agita – mais demeura close. Ils partageaient le train avec tout les autres étudiants quittant l'école pendant les vacances et après avoir été dérangé quatre fois par des groupes d'adolescents bruyants et envahisseurs, le vampire avait scellé la porte avec force frustration … sans remarquer l'hilarité d'Harry.
Il frotta son menton contre les cheveux noirs et doux et se souvint de Xander quand il avait l'âge d'Harry, fort comme un buffle et aussi maladroit. A seize ans, ce gamin-là dépassait Spike d'une tête et cela ne s'était pas arrêté là. Harry rageait parfois contre sa taille mais secrètement, Spike aimait bien son petit gabarit. Le Gryffondor n'était que grâce et beauté et ingénuité…
Il noua sa main droite à la main gauche d'Harry et caressa les phalanges délicates de son pouce. Un anneau… Son Petit Lion avait besoin d'un anneau. Peut-être celui de sa mère ou quelque chose de nouveau ?...
Malgré leurs déboires avec Gideon Malfoy, la mère de Spike avait communiqué à son fils l'amour et la fierté de la famille et de ses symboles mais bien qu'une part de lui souhaite voir un anneau aux armoiries des Malfoys briller aux petits doigts de son compagnon, il désirait également que l'alliance soit aussi unique que leur union.
Le train ralentissait mais Spike ne bougea pas. Il faudrait environ une demi-heure pour que le train se vide des élèves qu'il contenait, puis une escorte d'Aurors viendrait les accueillir.
Buffy et les autres se trouvaient dans le compartiment suivant – qui n'avait pas été calfeutré contre les rayons du soleil – dans le cas d'une alerte aux démons tandis que les Aurors devaient prendre soin des dangers magiques. Spike resserra son étreinte autour du jeune homme et pria que rien ne tourne au tragique le lendemain.
Vingt minutes avant l'heure H le samedi suivant, Spike se tenait derrière Harry, massant délicatement ses épaules et révisant les derniers détails de l'interview qu'ils devraient donner avec leur nouvel attaché de presse, un certain monsieur Silvers. Lucius avait contacté ce dernier la semaine précédente et ils avaient préparé la conférence de presse par hiboux interposés.
« Et bien messieurs, c'est tout ce que je peux faire pour vous. Ces représentants de la presse ont été avertis de quels sujets vous accepterez de traiter en public, mais souvenez-vous que la séance et ouverte et que la foule n'a pas reçu de telles restrictions. Vous n'avez pas à répondre à ses questions mais il serait judicieux de réfléchir avant de répondre 'pas de commentaires'. Quelques petites anecdotes ici et là éviteraient les divagations trop aberrantes. »
Maître Silvers les observait avec insistance et Harry acquiesça mollement, tenant d'ignorer les relents amers qui envahissaient sa bouche. Quelques anecdotes ?– son œil, oui – Ils inventeraient ce qui leur conviendrait de toute manière.
L'homme grisonnant dut lire les pensées de l'adolescent car un rictus affolant s'ouvrit sur son visage et il grinça.
« Soyez sans inquiétudes, jeune homme, ce sera loin de la parodie d'interview que vous avez subi durant le Tournoi des Trois Sorciers. Personne ne défie Ignatus Silvers et conserve assez de verve pour avoir le courage de rédiger un article. »
Et enfin de compte, Harry n'avait effectivement aucun souci à se faire à propos de la conférence de presse, puisqu'à l'instant même où il s'assit dans le fauteuil placé sur l'estrade, ils disparurent – le fauteuil et Harry.
La première chose qui se manifesta à lui quand il reprit ses sens fut une nausée très intense et si aigue qu'il était certain qu'elle aurait suffit à lui cacher toute autre incommodité dont il aurait put souffrir à cet instant précis.
Après ce qui sembla une éternité, il perçut une voix inquiète qui l'appelait.
« Monsieur Potter, est-ce que tout va bien ? Monsieur Potter ? J'ai besoin que tu me répondes jeune homme. »
Il s'apperçut aussi que celui qui s'adressait à lui tentait également de décoller ses mains qu'il avait plaqué contre son visage.
« Merde » jura la voix, « Si ce Médicomage n'arrive pas dans l'instant, que vous soumet tous au Doloris jusqu'à ce que vous pleuriez du sang ! »
Voilà qui avait l'air particulièrement désagréable.
Lentement, Harry autorisa qu'on lui retire ses mains de son visage et ouvrit précautionneusement les yeux. Il n'osait pas bouger et avait donc une très bonne vue d'un sol de pierre et d'une petite flaque de salive qui avait du lui échapper tandis qu'il tentait désespérément de ne pas être malade. Juste à côté de cette mare, il y avait une paire de genoux couverts des pans d'une robes ostensiblement couteuse et le Gryffondor fut désolé qu'un vêtement si délicat soit très prochainement ruiné par un quelconque fluide qui pourrait lui fausser compagnie.
Puis, il leva le regard et croisa des pupilles fendues et un visage plat et reptilien.
« Voldemort » soupira Harry , épuisé. « Ce n'est pas un peu tot ? D'ordinaire vous attendez que j'ai passé mes examens. »
Voldemort rit – pas un gloussement sinistre ou maniaque, un son vraiment amusé.
« Ta-ta, mon garçon. Pas de manière entre nous. »
Harry haussa un sourcil mais ne bougea pas. Enfin, bouger n'était de toute manière pas une option en considérant la nausée qui lui serrait toujours la poitrine. Etre recourbé sur l'accoudoir et entouré de Mangemort n'était également pas une situation invitant au mouvement.
Le Lord passa un doigt presque gentil sur la joue d'Harry, le faisant frissonner puis se figer.
« Cela ne fait pas mal. » Murmura Harry, étonné.
Ce fut le tour de Voldemort de hausser un sourcil, ou du moins d'en donner l'impression puisqu'il n'avait plus de sourcils. « Quoi donc ? »
« Ma cicatrice. »
Harry était confus, sa cicatrice lui avait mal par intermittence depuis toujours et presque constamment depuis le début de l'année. Et pourtant Voldemort le touchait sans qu'il ne se torde de douleur.
« Ah, oui. I y a une raison toute simple à cela, Harry. Je peux t'appeler Harry ? » Le Lord n'attendit pas la réponse. « Ta cicatrice ne te fait plus souffrir tout simplement parce que je ne souhaite plus ta mort. »
Ses yeux de serpent guettèrent une réaction avec impatience.
« Et depuis quand date cette résolution salutaire, Tom ? »
Le sorcier grinça des dents. « Je te prie de ne pas utiliser ce nom, tu sais que je ne le supporte pas. » Le regard que Voldemort lui adressa alors lui rappela celui de Dumbledore quand ce dernier lui adressait des reproches sincères.
Cette similitude était très déconcertante.
« Cette 'résolution salutaire' date de l'annonce de ton état de Porteur. J'ai toujours su que tu étais spécial, mon garçon mais les machinations de Dumbledore m'ont longtemps brouillé la voie de la vérité. »
« Vous pensez qu'il était au courant de mon état depuis longtemps. » Couina Harry.
Voldemort fut soudain plein de fausse pitié. « Est-ce que directeur a déjà montré qu'il ignorait quoi que ce soit à ton propos ? A l'exception de ton petit vampire secret, bien sûr ; toutes mes félicitations à ce propos, par ailleurs. »
Le Gryffondor ignora la référence à William. « Et la Prophétie ? »
Le Lord se leva avec grâce, évitant la salive de Harry qui avait goutté sur le sol et l'effaçant d'un coup de baguette. Puis, il appela à lui tabouret sur lequel il s'assit.
Harry, inconfortable, frémit puis attendit.
« Je pense à présent que la Prophétie que nous connaissons n'est qu'une pure invention, ou du moins, une version particulièrement adaptée et modifiée d'une vraie Prophétie que nous ignorons. »
« Mais…Mais pourquoi ? »
« J'imagine que tu as lu « Vie d'un Porteur » de Rowena Serdaigle ou peut-être « Le Porteur dans notre société » de Shandy Serpentard ? »
" Les deux."
« Et bien dans ce cas vous connaissez la réponse. »
Harry fronça des sourcil et révisa mentalement le contenu de ces deux livres. Les Porteurs étaient identifiés à la naissance, le test étant obligatoire pour presque tout enfant magique mâle et en tout cas descendant d'une lignée de Porteurs, comme c'était son cas. Ils recevaient souvent une éducation spéciale pour leur permettre de faire face à leur extrême popularité et aux dangers que comportait leur statut.
« Le pouvoir. » chuchota Harry finalement. « Le pouvoir et le contrôle. »
« Exactement » dit Voldemort avec une drôle d'inflexion satisfaite dans la voix, tout en portant à ses lèvres une tasse de thé qui était apparue pendant qu'Harry réfléchissait. « Du thé ? » proposa-t-il.
Harry posa le regard sur l'élégant service à thé installé sur le guéridon. Il se concentra sur le motif de petites fleurs noires qui dansait sur la porcelaine blanche. Il n'arrivait pas à décider si c'étaient des tulipes ou des lys…
La théière explosa, ses éclats volants à travers la pièce envoyant tout le monde aux abris. Harry s'apperçut qu'il respirait trop rapidement mais il ne pouvait se calmer. Le guéridon tremblait violemment et de la poussière blanche commença à tomber du plafond.
Harry entendit Voldemort l'appeler mais tout ce qu'il pouvait voir était le visage souriant et imperturbable de Dumbledore et ses yeux brillants et menteurs. « Il savait. » siffla Harry. « Il savait et tout ce qu'il a fait c'est m'envoyer chez ces gens… »
« Harry. » Cria Voldemort mais l'adolescent était trop perturbé et contrarié pour s'en apercevoir. En fait, il ne s'en rendit compte que lorsque Voldemort lui assena une tape sur le front – directement sur la cicatrice.
« Aouuu… » glapit Harry, se rejetant en arrière et frottant son front de ses mains. « Qu'est-ce qu'il y a encore ? »
« Regarde autour de toi, Harry. »
C'est à ce moment là que le brun nota la porcelaine explosée, le plateau éclaté et les mangemorts étendus sur le sol couvert de gravats. Il cligna des yeux.
« Que s'est-il passé ? »
Voldemort lui sourit – c'était si étrange que les cheveux derrière les oreilles d'Harry se dressèrent. « Ta colère est passée par là. Cette rage contre Dumbledore t'as fait exprimer ta magie et ton énervement. »
« Oh. »
« Si je ne t'avais pas distrait, tu aurais bien pu faire s'écrouler mon château. »
« Oh. »
« Je m'excuse de l'inconfort provoqué mais tu concèderas que les circonstances l'exigeaient. »
« Sûr. »
« Ensemble, je suis certain que nous réussirons à exploiter ce pouvoir en toi, mon garçon. Ensemble, nous feront payer à Dumbledore ses mensonges et ses petites manipulations, les maux qu'il nous a causé à tout les deux. »
« Pardon ? Qu'est-ce que vous me bavez là ? »
« Je parle de notre futur, Harry. De ton ralliement à ma cause. »
« C'est une blague, pas vrai ? »
Si Angel n'avait pas été là, ou qu'il n'avait pas eu la force et la vitesse d'un vampire puissant, le Gouvernement Britannique Sorcier aurait été raccourci d'un Ministre de la magie. Spike était l'un des vampires les plus puissants au monde et seul le lien qui liait les deux vampires par le sang avait permit d'éviter le bain de sang qu'aurait du causer la disparition d'Harry.
Les deux Aurors qui avaient eu la malchance de se tenir entre Spike et Fudge n'avaient rien vu venir. Angel l'avait rattrapé avant son troisième meurtre de la journée et avait l'air d'avoir traversé l'Apocalypse pour cela.
Spike était un Maître en lui-même et le chef de l'Ordre d'Aurelias, une position qui venait avec ses propres propriétés mystiques, si Spike n'avait pas instantanément reconnu le vampire brun comme son Sire, alors ce dernier n'aurait pas pu opposer le moindre obstacle – il serait aussi mort que ces Aurors.
Par chance, le Ministre avait pu se barricader dans un placard et la foule s'était dispersée dans un élan de panique générale. Si le petit homme prétentieux voulait vivre, il ferait bien de rester dans sa cachette.
Angel fut soulagé d'entendre Spike se calmer peu à peu, les rugissements de colère se muant en une litanie ininterrompue de jurons et de grossièretés. Le démon se retirait et le vampire était de nouveau presque cohérent.
« Spike ? »
Le blond balança une chaise contre la porte du placard. Le siège éclata et le vampire demeura immobile, tournant le dos à l'assistance.
« Spike ? »
Lentement, son ancien apprenti se tourna vers lui et Angel recula inconsciemment d'un pas.
De la puissance s'échappait de William – une quantité affolante. C'est alors, qu'observant la violence dévastatrice qui couvait dans cette puissance étrangement séductrice, Angel finalement compris.
Il savait depuis longtemps qu'une personne ne perdait pas son âme lorsqu'elle devenait un vampire. Dans des termes simple, l'âme était a source d'énergie du corps, en la retirant on obtient une coquille morte et en la remplaçant par quelque chose d'autre on brûle le corps irrémédiablement. Quand un vampire naissait, l'âme était tout simplement remisée dans un coin et le démon se chargeait d'animer le corps, augmentant ainsi ses capacités bien au delà des normes humaines.
Spike n'avait pas 'récupéré' son âme lors des épreuves en Afrique. L'âme avait tout simplement refait surface et le démon n'avait pas été autorisé à la cacher de nouveau. Bien sûr, Angel doutait que ce démon ait fait un bon travail dès le début, puisque William avait eut tendance à montrer des caractéristiques bizarrement humaines aux moments les moins adaptés.
Dans le cas d'Angel, les Forces avaient tout simplement enfermé le démon et autorisé l'âme à se servir de son énergie pour alimenter le corps, lui donnant les avantages physiques d'un vampire et aucun de ses défauts.
A présent, observant le vampire fou de rage devant lui, Angel voyait quelque chose qu'il n'avait pas cru possible. Au lieu d'avoir un démon et une âme se battant la domination d'un corps, il n'y avait maintenant qu'une présence unique, nouvelle. Spike avait allié les deux parts de son être.
« Nous allons retrouver mon compagnon. »
Les yeux écarquillés, Angel ne put que suivre Spike au dehors, en plein soleil.
Voilà! en espérant que vous n'attendrez pas encore un an avant d'avoir la fin de l'histoire (car la prochaine update, c'est la fin! après, je vais essayer de repartir sur Of Western Star, qui est aussi en berne depuis un moment.)
Et tandis que j'écris ces mots, les sirènes de pompiers retentissent dans la rue en bas (j'habite une petite rue près de l'hopital de la Salpêtrière, pour ceux qui connaissent). Bien sûr, quand quelqu'un s'est pris un grêlon du calibre d'un pruneau sur le coin de la figure, il vaut mieux appeler les pompiers. C'est que ça tombe sec, ces truc là, la vitre de la salle de bain, qui n'a pas du être changée depuis la construction de l'immeuble (qui est donc vieille, sur l'échelle de l'espérance de vie d'un fenêtre de salle de bain) est cassé. Elle a prit un bout de glace de la taille de mon taille-crayon reservoir dans la face.
