disc; rien à moi, à part le mérite de finir enfin cette traduction.


Chapitre 18.

On était le soir de Noel et Harry était dans les 'griffes' de Voldemort depuis bientôt douze jours. Il était certain que son séjour aurait pu moins bien se passer, puisque pour le moment, tout ce que faisait son ennemi mortel était tenter de le séduire – même si c'était assez bizarre pour lui donner des cauchemars – et Voldie faisait tout son possible pour le convaincre que William n'était qu'un animal assoiffé de sang qui n'attendait que la plus légère provocation pour le massacrer. Et, bien sûr, nous savons tous que Harry Potter était très doué pour provoquer les gens.

Ca faisait beaucoup rire le Gryffondor.

C'était étrange, en réalité, de voir combien le Lord pouvait être charmant. Il lui avait fournit un fauteuil énorme et très confortable pour qu'il puisse s'y prélasser, à peine trois jours après qu'il ai commencé sans prévenir la phase 'narcoleptique' de sa grossesse, ce qui l'avait fait tout d'abord tomber du siège qu'il utilisait jusqu'alors. I dormait, mangeait et vivait dans la même pièce nue où il était arrivé le premier jour, même si on avait gentiment ajouté un tapis noir épais qui couvrait presque l'intégralité du sol de pierre. Il y avait une grande cheminée et en combinant son usage à celui de sorts de chauffage, la température restait supportable.

Ainsi donc, Harry Potter était plus agréablement logé chez le Sorcier le plus malfaisant que l'histoire ai connu qu'au sein de sa propre famille. Il était cependant évident que Voldemort n'avait pas la moindre idée de la signification du lien d'un sorcier à un vampire, et qu'il était impossible de changer ce qui avait été fait. Harry et William était unis magiquement, c'était irrévocable ils étaient une part l'un de l'autre. Wiliam n'existerait point sans Harry, ni Harry sans William.

Et Harry commençait à souffrir de leur séparation.

Tout l'ennuyait ou l'agaçait ; tout était trop chaud ou trop froid, trop dur ou trop mou, trop bruyant ou trop silencieux. Pour le moment, il avait maitrisé ses sautes d'humeur et Voldemort lui avait passé ses petits éclats de voix comme la manifestation d'une coctail d'hormones mal maitrisées mais il lui était de plus en plus difficile de rester calme.

Ce qui n'aidait pas, en tout cas, c'était la présence quasi constante de Voldemort à ses côtés ; parlant incessamment, cajolant, partant en grandes déclarations passionnées vis à vis de sa future domination mondiale. Harry commençait à considérer accepter la Marque juste pour être TRANQUILLE.

William avait intérêt à ramener ses petites fesses dans le coin – aussi sexy qu'elles puissent être – et à le sauver avant minuit, parce qu'il était absolument HORS DE QUESTION qu'il passe le premier Noel de sa vie d'homme marié dans ce…ce trou.


Lord Voldemort était penché sur le Porteur endormi, fort contrarié. Le garçon le faisait grimper contre les murs sans faire quoi que ce soit de particulier ; se comportant très poliment – hormis le premier jour, bien sur – et se montrait relativement conciliant. Bien sûr, il était irritant qu'à chaque fois que Voldemort soit sur le point de convaincre le garçon sur un point important de ses idéologies, ce même garçon tombe endormi comme une masse.

Ca le rendait fou.

La première fois que c'était arrivé, le Lord avait été très choqué mais après avoir fait examiner l'adolescent par son Médicomage personnel il avait été déterminé que ce n'était pas du au voyage en Portoloin mais simplement au fait qu'Harry avait entamé la dernière phase de la gestation – celle où il tombait endormi pour un oui ou pour un non et rendait son hôte maboul.

Voldemort fit quelques pas en face de la liseuse ou reposait le Survivant et considéra sa proie sans se préoccuper des huit mangemorts de garde dans la pièce.

Il ne pouvait pas violer tout simplement le garçon – un détail un peu tordu à propos des Porteurs était qu'ils ne pouvaient pas être fécondés de force ; sans qu'on sache vraiment pourquoi – ça ne l'avancerai à rien. Et de plus, le viol pouvait être un danger pour lui même parce que Potter était loin d'être un sorcier faiblard.

Le tuer également était hors de question, peu importait combien lui avait envie d'enfin en finir avec le garçon. Les Porteurs étaient difficiles à tuer, c'était un fait établi. Et de plus, même s'il y arrivait, il devrait contempler un retournement massif de ses partisans vers ses adversaires.

Potter était désormais d'un rang quasi-sacré au sein de la société Sorcière et Voldemort s'était déjà mis dans une situation délicate en l'enlevant. Si la majorité des mangemorts n'avaient été outré du choix de compagnon qu'avait fait le Survivant, Voldemort n'aurait pas pu approcher du garçon à moins de cent mètres.

Ainsi le Lord en était réduit à user de gentillesses et d'appâts, tentant d'amadouer le Gryffondor à coup de logique, de compliments et de mets raffinés. Il savait presque tout de l'enfance malheureuse du jeune homme et avait prit le parti de satisfaire toutes les insécurités et désirs de n'importe quel enfant traumatisé du monde.

Cela lui prendrai du temps, mais il ferait courber l'esprit puissant d'Harry Potter et il l'aurait à ses côtés dans son lit.

Potter craquerait.

Ca prendrait juste un peu de temps.


Angel commençait à craindre pour la survie du genre démon en Grande-Bretagne. Alors que de nombreux individus interrogés avaient fait part d'une vive indignation à l'idée qu'on enlève un adolescent attendant un enfant, beaucoup avaient fait preuve d'antagonisme pour la simple raison que le-dit adolescent était humain ou parce que Spike était un vampire. Ces spécimens peu serviables découvrirent donc de nouvelles formes de douleur tandis que William répendait leurs entrailles sur le sol de l'endroit dans lequel ils se trouvaient alors. Beaucoup de démon méprisaient les vampires sans le montrer – avec raison.

Spike avait même rencontré les chefs des trois autres ordres vampires encore domiciliés au Royaume-Uni – il dut tuer quelques-uns des vampires les plus jeunes pour attirer leur attention mais dès que ce fut fait, un véritable flots d'informations fut à disposition.

L'union d'un vampire était une union sacrée pour une race qui tenait si peu de choses pour importantes et une union qui donnait le jour à un enfant était un miracle.

Les Ordres avaient montré une coopération telle qu'ils avaient contacté les Ordres du continent et ceux-ci envoyaient à présent leurs membres et leurs apprentis pour les combats à venir.

William le Sanglant avait donc à sa disposition la plus grande armée vampie jamais rassemblée dans le dernier millénaire.

Angel n'avait jamais été aussi fier de lui. Spike était, à proprement parler, son petit-fils, ayant été mordu par sa fille Drusilla depuis devenue folle ; et Angel était celui qui l'avait élevé, chéri et qui à présent le voyait atteindre l'apogée de son pouvoir. Spike avait aimé Drusilla plus que tout au monde, comme une Princesse Sombre, mais Angel était son Sire et le petit sorcier avait peu à peu empli le vide laissé par Drusilla quand celle ci était partie.

Le blond avait été assez éloquent durant ses entrevues avec les vampires pour les convaincre malgré qu'il soit encore en pleine possession de son âme. Les Chefs avaient sentit sa puissance et suivaient à présent son commandement. Si le vampire le désirait, Angel savait qu'il lui était possible de régner sur l'ensemble des buveurs de sang de cette planète – plus encore s'il avait Harry à ses côtés.

Mais ceci étaient des réflexions pour un autre jours. Leurs alliés avaient commencé à détecter les mangemorts grâce à la puissance empreinte de la Marque sur l'odeur des Sorciers qui était facile à repérer pour un démon. Les Sorciers et Sorcieres portant cette marque étaient à présent arrêtés en grandes rafles, nombreux étaient ceux qui ne s'étaient pas présentés au Lord lors de son retour et qui se terraient depuis la Première Guerre. Tous avaient été questionnés et enfin, l'un d'eux avait parlé.

Il était temps pour le Lord de mourir.


Grâce à Willow et Giles, ils utilisèrent un rituel Wiccan pour traverser les puissants boucliers de Voldemort et se téléporter à l'intérieur – ou transplaner, comme insistaient les quelques sorciers présents. Snape les accompagna, en partie pour venir en aide à Harry mais aussi et surtout pour pouvoir dire 'je vous l'avais dit' quand ce même rituel échouerait.

Le Maître des Potions n'eut pas l'occasion de jouer au plus malin, cependant, car le sortilège fonctionna parfaitement et Spike, Angel, Willow, Buffy et la Chef du département Judiciaire Magique Amelia Bones se retrouvèrent brusquement dans une grande pièce ronde aux murs de pierres (1) face à un Lord médusé, un Porteur dormant comme un roc et toute une floppée de mangemorts.

Ils avaient coordonné leur arrivée pour pénétrer dans le château en même temps que les troupes de vampires postées tout autour du domaine et le 'boum' étouffée qui leur parvint confirma que les portes ensorcelées venaient d'être enfoncées.

Un des mangemorts agita sa baguette et découvrit un escalier de pierre que quelques uns d'entre eux empruntèrent tandis que le reste se jetait sur les intrus.

Spike, pourtant, n'avait d'yeux que pour Voldemort.


Harry se réveilla en sursaut en inspirant profondément. La douleur le transperçait de part en part et il enserra son ventre de ses bras quand il réalisa que ce n'était pas sa propre douleur.

En entendant les sorts fusant de droite à gauche, Harry releva les yeux et vit une scène de bataille au travers d'une paroi rose. Partout il y avait des mangemorts et des vampires, tous maintenus à distances par le bouclier de sa fille. Il crut apercevoir Buffy mais un autre éclat de cheveux blond retint son attention. Spike s'écartait en chancelant de Voldemort et Harry put voir le pied de chaise taillé en pointe qui le traversait au niveau de l'estomac.

Harry sauta sur ses pieds, oubliant momentanément son gros ventre.

Le bouclier qui l'enveloppait était devenu rouge mais Harry ne s'en préoccupa pas outre mesure.

Les vampires et les mangemorts semblèrent se calmer et se reculer, cherchant un abri près des murs en observant Harry approcher sa cible.

Voldemort se redressa et se tourna vers lui.

Harry aurait voulu sourire en voyant les yeux fendus s'écarquiller de peur et une marque humide se répandre sur les robes de son adversaire, mais il ne pouvait pas.

Meurt, Fils de Pute.


(1) je sais que dans une pièce ronde, il n'y a qu'un seul mur, mais bon, voilà, ça faisait mieux dans la traduction.

avanti pour la suite.