Bonjour ! Un long moment sans publications mais je me remets enfin à écrire et il se trouve que cette histoire est bientôt finie. Ce chapitre est l'avant-dernier (sans compter l'épilogue déjà écrit). Je m'excuse pour ce retard et pour les courageux qui voudraient reprendre cette histoire, qui ont la flemme de tout relire mais qui accessoirement ont oublié pas mal de choses, je vous fais un petit résumé avec rappel des personnages. Il faut dire que même moi j'avais oublié pas mal de détails ! :)

Je vous remercie pour les reviews, elles m'aident vraiment à ne pas abandonner même si elles me font aussi énormément culpabiliser... Alors merci à Opus, S0ledad, Kelindra, CFLM angel, Roselia001, Liseuse et megann31 !

Résumé : Sereine James est une jeune fille qui a été violemment agressée par des Mangemorts et laissée pour morte. Elle est recueillie par l'Ordre du Phénix qui prend en charge sa protection. Fred Weasley la prend alors sous son aile. Ils ont, en effet, un lien particulier car Sereine était amoureuse de Fred à Poudlard sans que cela soit réciproque. Mais Sereine n'est plus elle-même. Elle a mis en place un mécanisme de protection pour éviter la souffrance due à son agression. Elle est alors apathique réagissant toutefois avec violence à la présence d'un homme près d'elle. Elle parvient toutefois à faire sa convalescence jusqu'à ce qu'elle apprenne qu'elle est enceinte et qu'elle ne peut avorter.

Personnages secondaires

Junie Moore : membre de l'Ordre, ancienne Serpentarde qui est sortie avec Regulus Black et amie de Sirius Black et Severus Rogue. Son frère Jumeau, Tristan, a été assassiné par Bellatrix Lestrange d'où un profond désir de vengeance. C'est une femme très séduisante mais profondément blessée qui est à moitié folle. Elle décide d'aider Sereine dans sa convalescence avant que celles-ci ne se brouillent à cause du peu de considération que Junie fait de la jeune fille. Elle a une relation compliquée avec George Weasley qui la déteste mais ne peut résister à ses attraits physiques malgré la différence d'âge.

Holly Connor : Amie de Junie Moore ou plutôt son élève puisque celle-ci lui a appris à être manipulatrice. Elle est sortie avec Remus Lupin à Poudlard. Elle n'a pas véritablement de camp dans la guerre mais connaît de nombreux Mangemorts.

Abigail Coleman : Amie de Sereine qui est aussi amoureuse d'elle. Très protectrice.


CHAPITRE 9

La cuisine du manoir des Black était plongée dans une douce torpeur. Le feu crépitait dans la cheminée et seul un jeune homme roux l'occupait, savourant un repas consistant. Il était épuisé par la mission qu'il venait de réaliser pour l'Ordre et profitait de cet éphémère moment de tranquillité et de sécurité. Il était plongé dans ses pensées lorsqu'il sentit une main frôler son épaule, hésitante. Immédiatement, une odeur florale rafraîchissante lui parvint. Il leva la tête et croisa le regard de Sereine sur le visage de laquelle s'esquissait un doux sourire.

« Bonjour Fred. Je suis contente de te voir. »

Les semaines avaient passé depuis que Sereine avait appris qu'elle était enceinte. Son ventre s'était arrondi et elle semblait plus paisible. Elle appréciait de plus en plus la compagnie du jeune homme, ne le rejetant plus, réclamant même sa présence. Elle l'avait attendu avec impatience durant ces quelques jours où il n'était pas revenu au manoir et elle s'était inquiétée en entendant à la dérobée les nouvelles toujours plus inquiétantes qu'apportaient les membres de l'Ordre qui se présentaient au QG. Elle avait peur, à présent, mais ce n'était plus uniquement pour elle. Cela, Fred ne le savait pas. Toutefois, il se réjouissait de la façon dont leur relation évoluait, persuadé que Junie avait eu une influence néfaste sur la jeune fille et avait retardé sa guérison. Sereine refusait toujours de lui adresser plus de quelques mots. D'une part, parce que sa colère ne s'était pas éteinte, d'autre part, parce qu'elle craignait bien trop que Junie ne sente l'angoisse qui l'habitait à l'idée de mettre cet enfant au monde et de l'élever. Elle ne savait pas si elle en était véritablement capable même si elle avait voulu se montrer sûre d'elle quand elle avait pris sa décision. Une décision spontanée, qui, maintenant elle s'en rendait compte, était plus le fruit de l'amour propre blessé que d'une véritable volonté. Il était toutefois hors de question de revenir en arrière.

Elle s'assit en face de Fred, apaisée par sa simple présence. Elle aurait voulu lui demander de ne pas repartir, de rester auprès d'elle, peut-être même de la prendre dans ses bras pour la rassurer... Il ne l'avait plus touchée depuis qu'il l'avait embrassée et elle aspirait à plus que leurs simples discussions par moments.

« Je peux te poser une question ? Demanda-t-elle quelque peu gênée.

_ Bien sûr. Qu'y-a-t-il ?

_ Pourquoi m'as-tu pris en charge de cette manière là ? On ne se côtoyait pas à Poudlard. »

Il la regarda, nullement surpris. Il n'était pas étonnant qu'elle s'interroge à ce sujet, lui-même s'était de nombreuses fois posé la question. Il décida d'être le plus honnête possible.

« Ce jour-là – le jour où on t'a retrouvée – je suis arrivé très peu de temps après les aurors. Quand je t'ai vu, j'ai eu une impression étrange, comme si je te connaissais. Je n'ai su ton nom qu'après mais à ce moment-là, je me suis senti, en quelque sorte, responsable de toi. Peut-être qu'il y avait ce lien qui nous unissait...

_ Ce lien ?

_ Eh bien, soupira Fred embarrassé, tu... je ne t'étais pas indifférent à Poudlard d'après ce que j'avais entendu dire. »

Sereine rougit se rappelant sa passion irraisonnée pour un garçon à qui elle n'avait jamais adressé la parole à l'époque. Elle se sentait ridicule. Voyant sa réaction, le jeune homme émit un petit rire amusé.

« C'était plutôt mignon et flatteur tu sais. Même si j'avais déjà beaucoup de succès. Mais, tu comprends, j'étais un homme très occupé, je n'avais pas de temps à perdre avec les amourettes d'adolescent. »

Sereine ne répondit pas, se contentant de sourire. Les choses avaient bien changé. Fred l'avait embrassée et c'était elle qui l'avait repoussé. Elle se demandait bien pourquoi : elle n'avait plus qu'une envie, sentir à nouveau ses lèvres sur les siennes, ses mains sur son visage, la chaleur de son corps contre le sien.

« Je ne sais pas pourquoi tu m'attirais autant alors que je ne te connaissais pas, que nous étions si différents. C'était un peu comme un rêve de petite fille.

_ Ne t'inquiète pas, je suis un objet de fantasme pour énormément de filles. Je ne les compte plus ! » S'exclama-t-il rieur.

Sereine serra alors la main du jeune homme posée sur la table, entre ses deux mains petites et fines. Elle plongea son regard céruléen dans le sien. Surpris, il s'arrêta de parler et déglutit péniblement. Elle était si imprévisible...


« Remus, j'aimerais te parler de quelque chose qui me tracasse. »

Le lycanthrope se tourna vers George, un sourire encourageant aux lèvres. Il avait posé le journal qu'il était en train de lire, attendant qu'il parle.

« C'est à propos de Junie.

_ Tu es sûr que je suis la meilleure personne pour parler de ça ? » Questionna Remus surpris et un peu mal à l'aise.

George eut un instant d'arrêt, ne saisissant pas le sens de la question de son aîné. Lorsqu'il comprit il se mit à rire.

« Non, non, Remus, je ne suis pas venu te demander des conseils sur la meilleure manière de dompter Junie Moore, s'écria-t-il.

_ Qu'y-a-t-il alors ? Demanda le lycanthrope, visiblement soulagé.

_ J'ai remarqué depuis quelques temps que Junie était étrange...

_ Vraiment ? Ironisa Remus.

_ Ce que je veux dire c'est qu'elle paraît véritablement folle. Elle parle toute seule à des gens qui sont morts comme Sirius. Parfois, elle me prend pour un autre... Souvent Regulus ou Tristan. »

Remus soupira, secouant la tête.

« Je ne pourrai pas véritablement t'éclairer. Je sais que Junie a vécu des choses terribles mais nous ne sommes pas amis. Je suppose qu'on ne sort pas indemne de ce genre de drame. Elle a perdu des êtres chers. Sirius a pu être la perte de trop, celle qui a fait s'écrouler le fragile équilibre qu'elle tentait de maintenir ou peut-être avait-elle déjà plongé dans la folie auparavant. Tout ce que je peux te dire, c'est qu'elle n'a de toute façon jamais été très stable, même à l'époque où nous étions à Poudlard. Les seuls qui la comprenaient vraiment, en dehors de son frère jumeau Tristan, c'était Sirius et Regulus. Ils sont tous morts à présent. Junie est seule. »

George resta interdit quelques instants. Il avait rarement entendu le lycanthrope parler aussi longtemps de ce genre de sujets. Il pouvait se tromper mais il avait comme l'impression que Remus ressentait une certaine rancœur envers Junie.

« Vous ne la portez pas dans votre cœur n'est-ce pas ?

_ Junie est ce qu'elle est. Certains apprécient d'autres pas. Ce que je retiens d'elle, c'est son pouvoir de manipulation. Même toi tu a été pris dans ses filets...


La bibliothèque du manoir Black baignait dans une douce lumière de fin d'après-midi lorsque Sereine y pénétra. Elle avait envie d'un endroit calme où cesseraient les bourdonnements incessants des membres de l'Ordre qui n'avaient que les mot guerre et mangemorts à la bouche, constant rappel de ses propres démons. Elle ne pensait pas que les lieux seraient occupés à cette heure-là. Plus grand monde d'ailleurs ne venait dans cette pièce. Elle fut donc relativement contrariée lorsqu'elle aperçut une silhouette accoudée à la fenêtre, le visage tourné vers le parc. Des livres ouverts étaient éparpillés sur la table à côté d'elle. C'est en s'approchant que Sereine reconnut Junie. Elle hésita un instant à revenir sur ses pas comme si de rien n'était pour éviter toute confrontation mais c'était sans compter sur l'ouïe affûtée de l'ancienne Serpentard qui n'avait pas manqué de l'entendre.

« Bonsoir Sereine, déclara-t-elle de sa voix rauque et envoûtante.

_ Je ne veux pas te déranger, je vais trouver un autre endroit pour m'installer. »

A ces mots, Junie se retourna et vrilla son regard dans celui de la jeune fille. Elle avait un air égaré comme si elle ne savait, tout à coup, plus vraiment où elle était et à qui elle avait affaire.

_ Tu me détestes n'est-ce pas ?

_ Non, vous m'êtes indifférente, répondit Sereine, mais son regard dur semblait répondre par l'affirmatif. Vous avez cherché à me séparer de Fred alors que j'avais besoin de lui.

_ Petite idiote ! Siffla Junie. Dois-je te rappeler que c'est toi qui ne supportais pas sa présence ?

_ Au début seulement...

_ Peu importe, l'interrompit-elle. Tes amourettes d'adolescente m'importent peu. J'ai d'autres choses à penser. »

Junie se prit la tête entre les mains semblant avoir oublié la présence de la fille blonde face à elle. Quand elle releva les yeux, son esprit était comme parti ailleurs et elle se mit à parler toute seule.

« Comment faire ? On ne me laissera jamais tenter une opération seule. Comment puis-je l'atteindre ? Son manoir est bien trop protégée. Holly ne voudra jamais prendre le risque de m'aider. Je vais encore une fois devoir me débrouiller seule. Je ne vais pas attendre une stupide bataille où elle risquerait de m'échapper. C'est moi qui dois la tuer. Je veux la voir souffrir !

_ De qui parlez-vous ? »

Junie sursauta, revenant à elle, les yeux hagards.

« Bellatrix Black... »

Sereine garda le silence durant un long moment, réfléchissant à ce que venait de dire cette femme avide de vengeance.

« Elle m'a pris tout ce qui comptait pour moi.

_ Cette... Bellatrix, c'est une mangemort n'est-ce pas ?

_ Oui bien sûr, s'agaça Junie, sans raisons.

_ Y-a-t-il beaucoup de femmes dans leurs rangs ?

_ Quelques unes. Ce sont souvent les plus ardentes. Mais nous ne les connaissons sans doute pas toutes. Elles savent se faire discrètes.

_ Bella... murmura Sereine pensive.

_ Tu la connais. Tu as déjà réagi en entendant ce nom lorsque tu étais au plus mal.

_ Alors c'est bien ça... C'est la femme qui était avec le groupe de mangemorts qui m'a agressée. »

Elles se regardèrent et une lueur de compréhension, d'entente presque, passa entre les deux femmes. Autour d'une haine commune.


Une agitation inhabituelle régnait au 12 square Grimmaurd en ce doux matin de décembre. L'arrivée prochaine du réveillon de Noël ne parvenait pas même à ranimer un semblant de joie dans les esprits. L'Ordre était toujours sans nouvelles d'Harry Potter et les attaques dues aux Mangemorts se multipliaient à tel point que les gens n'osaient plus sortir de chez eux. La peur régnait en maître. Toutefois, en entrant dans la cuisine, Sereine perçut une ambiance différente. Les personnes présentes la saluèrent avant de se détourner d'elle visiblement préoccupées. Elle prit place autour de la table, curieuse et un peu inquiète mais la présence de Fred la rassura. Elle se tourna alors vers lui pour l'éclairer.

« Que se passe-t-il ?

_ Des mauvaises nouvelles viennent de nous parvenir. Une élève de Poudlard a été enlevée dans le train alors qu'elle rentrait chez elle pour les vacances. »

Sereine fronça les sourcils. Cela était certes inquiétant mais elle avait du mal à saisir en quoi cet événement était plus alarmant que les nombreux cadavres retrouvés sur les bords de route ou dans les maisons. Fred se fit alors plus précis.

« Voldemort ne s'en était pas encore pris à des enfants dans le cadre de Poudlard. L'affolement va gagner le monde sorcier si cela n'était pas encore totalement le cas. Tout s'effondre.

_ Ta sœur est là-bas non? Demanda doucement Sereine, de peur d'avoir évoqué un sujet sensible.

_ Elle est arrivée dans la nuit. Ma mère ne veut pas qu'elle reparte mais Ginny est têtue. »

Sereine n'ajouta rien, se tournant de niveau vers les membres de l'Ordre qui se passaient des journaux, chuchotaient entre eux, visiblement inquiets. L'arrivée précipitée de Junie dans la pièce fit taire le petit groupe.

« Je demande une réunion de l'Ordre. Immédiatement. »

Les sorciers présents se jetèrent des coups d'œil interloqués, ne sachant s'ils devaient obtempérer. Il n'y avait pas à proprement parler de chef défini depuis la disparition de Dumbledore et les décisions collectives étaient parfois difficiles à prendre tant les avis opposés se confrontaient. Mais le ton qu'avait utilisé Junie ne laissait guère de place à l'expectative et sous son regard glacial, ils se sentirent contraints d'obtempérer. Sereine soupira de frustration. Elle n'était pas conviée à ces réunions et serait une nouvelle fois mise à l'écart, jugée bien trop instable. Avant son agression, elle avait d'ailleurs appartenu à la grande majorité de sorciers qui restaient passifs, ne luttaient pas contre le Seigneur des Ténèbres sans pour autant collaborer avec lui. Elle n'en était pas fière mais savait pertinemment qu'elle n'aurait jamais eu le courage – ou la folie – d'entrer dans la résistance. Elle admirait ces hommes et ces femmes qui l'entouraient pour cette raison. Elle les regarda donc, sans bouger, quitter la cuisine pour rejoindre une pièce adjacente où ils avaient l'habitude de mener leurs conciliabules loin des oreilles indiscrètes.


Les membres de l'Ordre s'assirent autour d'une longue table alors que Junie restait debout, surplombant la scène, le visage fermé. Une petite lueur d'excitation se lisait toutefois dans son regard alors qu'elle attendait que tout le monde soit pendu à ses lèvres. Elle aimait être le centre de l'attention et la nouvelle qu'elle s'apprêtait à annoncer lui en offrait l'occasion. Elle était certaine de captiver son auditoire.

« Comme vous le savez, j'ai quelques contacts sang-purs. Ils m'ont permis d'obtenir des renseignements précieux sur les Mangemorts et sur leurs plans en général. »

Quelques sorciers frémirent, d'autres haussèrent un sourcil, n'ayant pas été mis au courant des fréquentations de Junie. Cette dernière avait exagéré ses paroles : elle ne connaissait en réalité qu'une personne assez bien placée pour lui transmettre des informations. Naturellement, elle ne pouvait dévoiler l'identité de son contact au grand jour, au risque de la mettre en danger. Elle revenait d'un tête à tête avec Holly Connor. Son compagnon était lui-même un Mangemort et s'était laissé aller à des confidences. La loyauté d'Holly pouvait certes être mise en doute mais Junie la connaissait assez bien pour savoir lorsqu'elle mentait. Elle l'avait façonnée à son image, lui avait tout appris sur l'art de la manipulation. De plus, son instinct lui soufflait que son amie, si on pouvait l'appeler ainsi, n'avait rien d'un tueur en puissance. Elle était sournoise, habile à faire ployer son prochain, à l'humilier mais les forces du Mal ne l'avaient jamais attiré. Elle n'aurait pas toléré d'avoir un maître et d'être soumise à sa volonté. Junie croisa brièvement le regard de Remus : elle sut qu'il avait compris. Son corps s'était tendu et l'éclat mordoré de ses yeux s'était fait plus ardent.

« Pourrais-tu être plus précise ? Demanda Arthur Weasley.

_ Leur QG se trouve au manoir Malefoy. Ils y gardent des prisonniers. L'endroit est, bien sûr, extrêmement protégé mais c'est là qu'il faut attaquer pour que les têtes de l'hydre ne repoussent pas.

_ Attaquer ? Est-tu devenue folle, tu veux tous nous faire tuer ? S'écria Hestia Jones.

_ Nous n'allons pas attendre sagement que d'autres sorciers se fassent tuer ou enlever. A quoi servons-nous ?

_ Notre attaque c'est la défense ! Déclara un autre, péremptoire.

_ Jusqu'à quand ? Jusqu'à quand allons-nous attendre le retour de l'enfant prodigue ? Vous faites peser tous vos espoirs sur un garçon à peine sorti de l'enfance ! »

Alors des voix s'élevèrent de tous côtés, certaines pour protester d'autres pour approuver. Junie soupira. La séance allait être longue avant qu'ils parviennent à se mettre d'accord mais elle était bien décidée à remporter la partie. Elle n'en pouvait plus de cette inaction, elle avait besoin d'agir, elle avait besoin d'affronter Bellatrix, de la tuer de ses propres mains. Cela devenait vital.


Fred se tenait accoudé à une fenêtre relâchant régulièrement des ronds de fumée, les yeux perdus dans le vide. Il se sentait épuisé après les longs débats qu'ils avaient eu tout au long de la journée. Ils n'avaient pas encore pris de décision et avaient reporté la séance au lendemain mais au fond de lui, le jeune homme savait que Junie avait raison. Il n'était plus possible de se terrer en espérant qu'un miracle se produise. Ils étaient tout aussi compétents que les Mangemorts en matière de magie, ils pouvaient les vaincre. Un bruit de pas furtifs le sortit de ses pensées et il sentit bientôt l'odeur florale caractéristique de Sereine. Elle s'approcha et leurs mains se frôlèrent. Il se tourna vers elle et ils restèrent ainsi un long moment, nullement gênés par le silence entre eux. Alors elle se blottit dans ses bras, le prenant au dépourvu. Il n'avait plus envie de penser à cette foutue guerre, il aurait voulu rester ainsi éternellement.