La couleur d'un ciel bleu.
Chapitre 2
Annonce de l'orage
Elle devait admettre que ridiculiser un professeur et mettre HS tout ses camarades le jour de la rentrée n'était pas pour l'aider dans sa mission d'être discrète. Cependant, au départ elle ne voulait pas le faire, c'était ce professeur Lupin qui avait insisté, menacé même ! S'ils devaient s'en prendre à quelqu'un c'était bien à lui et puis de quoi ils se plaignaient ? Elle avait rendu leur après-midi joyeux grâce au sort d'allégresse.
Elle entendit quelques gloussements, signe que les effets de son sort ne s'étaient pas estompés sur certaines personnes. Draco sortit de la masse d'élèves qui était debout devant la jeune fille, prêts à prendre leurs revanches. Le préfet ordonna à chacun de retourner à ses occupations avant le dîner sinon ils en subiraient les conséquences. Il se tourna vers elle avec un regard suspicieux
-Suis-moi, dit-il simplement.
Elle s'exécuta et marcha à ses côtés, il ne dit rien pendant tout le trajet dans le château. Ils parcoururent les couloirs un bon moment, passants par des passages secrets, utilisant les escaliers magiques et se retrouvèrent devant un mur. Le garçon fit des allées-retour devant celui-ci pendant que Ryon le regardait avec appréhension. Peu à peu une grande porte apparut, la jeune aspirante venait de découvrir la salle sur demande. L'héritier des Malfoy laissa Ryon entrer en premier, elle allait s'extasier sur le décor quand elle remarqua qu'ils n'étaient pas seuls. Devant elle, assit sur des divans en cuir se trouvaient Blaise, Pansy, Théodore, Millicent, Ron et Ginny Weasley, Hermione Granger et…Harry Potter. Elle se retourna vers Draco, lui posant une question muette Que signifiait tout ceci ? Il garda un visage froid et dur qui sans qu'elle ne s'en rende compte l'attrista. Il passa devant elle et alla s'asseoir aux côtés de ses amis la laissant seule debout face à eux.
-Bien, commença Granger, maintenant que tout le monde est là je pense que nous pouvons commencer. Ryon peux-tu t'avancer un peu s'il te plait.
Le ton de la jeune fille était doux et amicale, ce qui indiqua à la Serpentarde qu'elle ne savait pas qu'elle faisait partie de leurs ennemis.
-Nous n'allons pas t'agresser, ajouta-t-elle comme si elle parlait à un enfant, nous voulons juste te poser quelques questions.
L'intelligente Gryffondor consulta ses camarades du regard et reçu leur approbation. Elle serait donc la première à la questionner
-Ryon, tu viens de Dumstrang n'est-ce pas ?
-Oui.
-Tu connais un certain Victor Krum ?
-Non.
-Et tu…
-Hermione tu y vas trop doucement, intervint Ron. Gaunt ! Est-ce que tu es une Mangemorte ?
L'aspirante feignait la surprise, sans pour autant surajouter. Les amis du roux protestèrent en disant que si Hermione y allait trop doucement lui était trop brusque. Les Serpentards qui n'avaient pas encore parlé se mêlèrent à la micro-dispute. A travers tout le boucan, Harry s'adressa à la sœur de son parrain
-Est-ce que je t'ai déjà rencontré ?
La question arrêta net les autres occupants de la pièce. Comment le sauveur aurait-il put déjà avoir vu Ryon si elle était en Russie auparavant ? Ils furent intrigués. Gabrielle Black comprenait parfaitement la question du jeune homme à la cicatrice, après tout elle ressemblait beaucoup à ses frères. Il devait, sans comprendre pourquoi, faire le rapprochement avec Sirius. Elle choisit donc de mentir, pour conserver sa couverture
-Tu dois me confondre avec quelqu'un d'autre.
-Oui Harry, sourit Hermione, c'est impossible que Ryon et toi …
-Sauf si c'est une Mangemorte ! S'écria Ron qui se prit une claque derrière la tête par sa brune d'amie.
Harry les ignora et commença à poser une deuxième question, en rapport avec la première
-Tu dis que tu n'as jamais connue tes parents…
Ryon se tourna brusquement vers Draco qui évita son regard accusateur. Il n'y avait qu'à lui qu'elle avait raconté ça, elle pensait qu'en tant que camarades ou au moins en tant que Préfet celui-ci n'aurait rien dit.
-Et alors ? Grogna-t-elle agacé.
-Eh bien, fit Harry étonné de sa réaction, tu ne serais pas de la famille de…
-Ça suffit, s'énerva-t-elle, si c'est pour me parler de mon passé vous n'avez qu'à fouiner en Russie. Je ne vois pas pourquoi je devrai rester ici à assister à vos conneries. Pour ta question, la belette, non ! Je ne suis pas plus une Mangemorte que toi tu es blond. Si maintenant vous me le permettez, je me casse !
Elle se dirigea brusquement vers la sortie faisant voleter ses longs cheveux derrière elle. Quelle perte de temps ! Mais au moins ainsi elle savait qu'elle ne pouvait plus faire confiance aux Serpentards, ses propres camarades de dortoirs faisant sans doute partie de l'Ordre du Phoenix. Bien qu'elle savait que certains d'entre eux n'était pas d'accord avec les pratiques de Voldemort elle ne se doutait pas du tout qu'ils seraient passés dans l'autre camp. La jeune fille était en colère mais elle n'en devenait pas cruelle, elle ne dirait rien au Lord. Elle se méfiera quand les soi-disant aspirants seront au manoir en même temps qu'elle. De toute façon elle non plus n'était ni d'un côté ni de l'autre. Elle était pour sa propre justice, son propre pouvoir.
Elle bifurqua rageusement vers le pont suspendu de l'école bien qu'il y règne un froid polaire. Désormais seule, le fait qu'elle soit Ryon ou Gabrielle ne comptait plus. Elle était redevenue « personne », n'ayant aucune existence, aucune identité, redevenant le nom plaqué au mur d'une pièce du 12 Square Grimmaud.
Elle ne put cependant pas profiter de cette paix d'esprit très longtemps, le professeur à la longue cape noire s'approchait lentement vers elle.
-Que faites-vous ici Miss Gaunt, siffla Severus. Le repas dans la grande salle a déjà été servi et je ne crois pas que vous ayez l'autorisation d'être ici.
Elle ne lui accorda qu'un regard, et reprit sa contemplation du paysage le vent faisant voler des mèches de cheveux autour d'elle.
-Vous ressemblez à votre mère, dit-il soudainement.
-Et alors ?
Il s'adossa sur la rambarde à côté d'elle, regardant le vide aussi. Il avait connu sa mère, il y a bien longtemps
-Juste une remarque comme ça. C'était une grande femme…
-Et une piètre mère, répondit-elle.
Le professeur observa son visage, la jeune fille était partie dans son monde, ses souvenirs. Après un long silence, elle partit
-Vous savez Professeur, dans cette famille, il n'y avait de la grandeur que dans les paroles…
Rogue fut surprit de la déclaration de Gabrielle et la regarda rentrer au château. Dans ses dernières paroles le chef des Serpentards avait discerné une grande colère, seul sentiment que semblait exprimer l'adolescente. Il compatissait en quelque sorte, il se doutait que la jeune fille n'avait pas eu une enfance heureuse au sein de la famille Black et qu'elle n'aurait pas d'adolescence à proprement parler.
Seul Dumbledore et lui étaient au courant de sa double identité au sein de Poudlard. Elle s'était engagée dans le mauvais camp et le professeur des potions s'étonna d'éprouver de l'inquiétude à son égard. Peut être s'identifiait-il à cette drôle d'adolescente que personne n'avait désirée. Il soupira et repartit à l'intérieur du château, insensible à la beauté du coucher de soleil dans les collines encerclant l'école.
Ryon ne passa même pas par la case "repas", elle monta directement dans les dortoirs et se glissa avec bonheur dans les draps soyeux verts et argents.
-Quelle sale journée, souffla-t-elle avant de fermer les yeux.
Le lendemain matin, la Serpentarde se leva avant ses camarades de chambre. En fait, elle se réveilla avant tous les occupants du château. Elle alla rapidement dans la salle de bain rattachée à leur chambre et prit une douche bien chaude. Après avoir enfilé son uniforme en quatrième vitesse, elle sortit discrètement du dortoir. Elle traversa les cachots, où se trouvait la salle commune des Serpents, le son de ses pas se répercutant contre les pierres froides du couloir. Elle regretta de ne pas avoir pris une veste chaude quand elle sortit dans le parc de l'école, il y régnait un vent glacial et mordant mais assez calme. Elle s'assit en haut d'une butte et resta là, admirant le paysage qu'elle n'avait su apprécier le jour précédent. Le soleil éclairant la forêt de pâles rayons matinaux, Ryon ne se lassait pas de la vue, le temps passant sans qu'elle ne s'en aperçoive.
Elle ne sentit pas la présence de quelqu'un derrière elle. Lupin, la démarche légère, semblable aux chuchotis des feuilles mortes soulevées par le vent, était sortit lui aussi pour prendre un peu l'air. Lui non plus n'avait pas remarqué la jeune fille au départ, c'est en sentant une brusque bourrasque qu'il avait tourné la tête et l'avait aperçue.
Il allait lui faire remarquer pédagogiquement qu'elle était sortit pendant le couvre-feu, mais quelque chose l'intriguait. Pour la première fois en trois jours, le loup garou sentait sa présence, pour la première fois il avait l'impression qu'elle existait. Mais quelle existence, se dit-il. Il était touché pas une profonde tristesse émanant du dos de l'adolescente. Ses cheveux noirs voletant autour d'elle accentuaient son impression de fragilité, elle se recroquevilla quand un autre souffle froid lui caressa le cou. Remus choisit ce moment pour se rapprocher de cet être fragile, cette fillette qui semblait perdue face à ce vaste monde. Il retira sa veste et la posa soigneusement sur ses épaules avant de s'asseoir à ses côtés.
-Que voulez-vous professeur ? Demanda-t-elle doucement.
Celui-ci s'étonna du timbre de sa voix, elle était différente que le ton morne qu'elle avait utilisé le jour de la rentré. Elle était quelqu'un d'autre, elle ne semblait pas être Ryon… Elle existait, vraiment.
-Contrairement à toi, jeune fille, sourit-il, j'ai le droit d'être ici.
-Je ne regrette pas d'être venue ici, leva-t-elle simplement la tête.
Le professeur eut un rire doux, il aimait être à cet endroit lui aussi. Depuis toujours il venait, s'asseyait et réfléchissait. Il entama la conversation, Ryon, qui ne se sentait pas concernée au début, peu à peu se prêta au jeu. Elle commençait à apprécier cet homme, comme Draco, il avait une conversation intéressante qui ne tournait pas seulement autour de la magie, ce fut la première fois que Ryon parla de moldu. L'aspirante se rembrunit quand elle se souvint de la « trahison » du blond platine, un jour auparavant. Elle se leva, s'étira et salua humblement son enseignant de DCFM. Elle marchait vers le château quand elle se retourna, Lupin ne l'entendit que grâce à ses sens surhumains:
-Merci professeur… pour la veste.
Elle passa la journée, la semaine, le premier mois de l'année scolaire seule. Les Serpentards l'évitaient, elle sentait le regard de Draco régulièrement sur elle et le croisai de temps à autre. La jeune sorcière ne savait quoi penser, de toute façon elle était désormais trop occupée à surveiller le vieux directeur. Ce dernier était très discret sur le fameux artefact. Ryon ne cessait de travailler, assistant aux réunions du seigneur des ténèbres la nuit et aux cours le jour. Elle se sentait faiblir, jamais elle n'avait fait subir ce rythme spartiate à son corps, ses protéines ne lui suffisaient plus mais elle continuait, elle n'était pas une petite nature ! Elle tiendrait, elle irait mieux, il fallait juste qu'elle s'habitue aux horaires scolaires.
Pendant qu'elle ruinait sa santé, l'héritier Malfoy ressentait pour la première fois un sentiment qu'il pensait ne jamais avoir la culpabilité. Oui, ce grand blond au physique de mannequin, avec un héritage et une intelligence certaine, se sentait coupable.
-Draco bon sang, commença à s'énerver Hermione quand toute la troupe Serpentard et Gryffondor mélangé se retrouva à la bibliothèque, arrêtes de fixer Gaunt comme ça.
-Granger, répondit-il, je ne la regardais pas.
-Non, depuis une semaine tu ne fais que ça… Mais tu ne la regardes pas, insista la brune avec un regard équivoque.
Le sang-pur l'ignora et se reconnecta sur son parchemin de potion à rendre pour le lundi suivant, qu'il faisait avec Potter. Ils s'étaient tous assurer qu'il n'y avait personne dans la bibliothèque qui ne soit pas au courant de leur coopération, les Serpentards avaient une réputation à tenir tout de même. Ce fut au tour de Millicent de faire une remarque sur leur étrange camarade :
-Vous ne la trouvez pas un peu pâle ?
-Ne l'a-t-elle pas toujours été ? Soupira Ron.
-Je suis tout de même inquiète, continua-t-elle, elle se lève et se couche avant tout le monde, personne ne l'a jamais vu mangé et elle n'utilise presque jamais la magie sauf pour des sorts mineurs. Elle est très étrange, surtout depuis que… nous l'ayons « interrogé ». Je pensais qu'elle s'entendait bien avec Dray' mais elle ne nous adresse pas un seul mot.
-Ne m'appelle pas comme ça, s'offusqua-t-il.
-En même temps je la comprends, bougonna le Gryffondor roux en rayant une nouvelle ligne de son devoir, si j'avais confié des trucs et que je voyais ceux-ci étalés à d'autre je serai en colère contre la personne qui a vendu mes secrets.
Il faillit se faire frapper par Draco mais Harry le devança en lui assénant une petit tape derrière la tête
-Qu'est-ce que tu crois Ron ? Malfoy a eu raison de nous parler de Gaunt, elle était et reste suspecte. Je la vois souvent traîner autour du bureau de Dumbledore en ce moment…
-C'est une Mangemorte ! Intervins son meilleur ami.
Le soupir de Ryon fut audible à tous, tous les regards convergèrent dans sa direction. Elle était dans le rayon environnant de la table des autres élèves et avait tout entendu. Elle avait soufflé bruyamment plus par fatigue que pour manifester un agacement qu'elle ne ressentait pas.
-R-ryon ? Appela Hermione.
-Si vous voulez parler de moi, articula-t-elle, évitez de le faire dans un lieu public.
-Désolée, s'excusa la brune pendant que ses amis hochaient la tête.
La jeune Black ferma les yeux quelques secondes et repartit en empruntant un livre sur les potions. Hermione, qui décidément était la seule à avoir fait ses devoirs à l'avance, eut un regard insistant vers le Serpentard :
-Si tu veux te faire pardonner Draco, vas-y maintenant.
-A quoi tu penses ? Un Malfoy ne s'excuse jamais ! Et je n'ai rien fait de mal, se justifia-t-il.
Tout dans son attitude montrait qu'il pensait le contraire, il était du même avis que Millicent. Ryon paraissait … pâle, faible et malade. Il l'avait apprécié dès le début, ils avaient tout les deux la même éducation, la même façon de penser. Il rangea ses affaires et sortit sous le sourire des deux jeunes filles présentes. De sa démarche de noble il traversa le château et retrouva Ryon dans le parc en train de parler avec un des jumeau Weasley. Apparemment ils venaient de se croiser
-Oh mais ce serait-ce pas mademoiselle pieds plats ? Rigola le roux.
-Très drôle Weasley…
Il haussa les sourcils :
-Eh bien te serais-tu renseignée sur moi ?
L'héritière des blacks rougit.
-Il n'est pas difficile de trouver qu'une chevelure rousse appartient à un Weasley…Tu as quitté l'établissement non ? S'enquit la jeune fille.
Fred parut étonné, mais après mûr réflexion comprit que le fait qu'il ait quitté l'école un an plus tôt était plutôt facile à deviné puisque qu'elle ne le croisait pas tous les jours.
-Le directeur nous a demandé à mon frère et moi de préparé quelques petites « attractions » pour un de ses projets, répondit-il, du coup je dois vivre à Prés-au-Lard pendant un moment, le temps d'installé tout ça.
La Serpentarde acquiesça même si elle s'en fichait comme de sa première couche, elle allait partir quand une autre jeune fille les rejoignit en courant. Elle avait la peau brune, les cheveux et les yeux d'un ton chocolat, elle était très belle et arrivait un magnifique sourire
-Fred ! S'exclama-t-elle alors qu'il était juste à côté, pourquoi ne pas m'avoir prévenu que tu venais à Poudlard ?
-Je n'en ai pas jugé l'utilité Angelina.
-Mais je voulais tellement te voir, tu n'as pas répondu à un seul de mes hiboux !
Angelina Johnson eut un regard larmoyant, puis remarquant que l'ancien Gryffondor n'était pas seul, eut un regard insistant sur « l'intruse ». Ryon comprenant parfaitement le message et ne se sentant plus concernée par la conversation, décida de s'en aller. De toute manière elle devait retrouver le seigneur des ténèbres pour lui faire part de ses découvertes
-J'ai des choses à faire, dit-elle simplement en partant.
Fred et Draco, de son côté observèrent ou plutôt reluquèrent la jolie Black descendre les marches pour se diriger vers l'orée de la forêt.
-Qu'est-ce qu'elle fait ? Murmura Draco.
Il allait la suivre quand il ressentait un frisson, chaque pore de sa peau semblait oppressé. Il transpirait et se sentait affreusement mal… Il venait d'être appelé par Lord Voldemort. Malfoy savait que ses camarades aspirants mangemorts avaient ressentit l'appel eux aussi, et qu'ils iraient prévenir un membre de l'ordre du Phoenix avant de partir.
Le plus discrètement possible, la troupe d'adolescents censés être au service au plus grand timbré que l'histoire n'ait jamais connu, marcha rapidement vers le point de ralliement. Là-bas ils devraient trouver le Portoloin qui les mènerait au manoir où le sorcier noir se cachait. Une première forme encapuchonnée brandit fièrement un vase de porcelaine…
-JE L'AIIII !
…avant de faire reprendre par ses amis pour son manque de discrétion. Les aspirants arrivèrent enfin en terre connue, ils y avaient passés tout leur été en camp d'entraînement. Blaise qui en tête de file avec son meilleur ami Draco, bifurqua sur la droite où une baie vitrée était grande ouverte malgré la fraîcheur de l'automne. Une forte lumière s'échappait de la pièce ainsi ouverte, contrastant avec l'atmosphère lugubre du bâtiment, le groupe avait un mauvais pressentiment. Il était rare qu'ils soient appelés aux réunions en dehors des vacances car il était difficile de sortir de Poudlard sans se faire prendre, quelque chose se tramait. De son côté, Ryon n'avait eut aucun mal à retrouver le manoir, elle avait juste eut des complications pour sortir car il semblait que certaines personnes l'observaient. Elle mit rapidement un masque de soie et une cape noir, elle ressentait qu'elle n'était pas la seule adolescente dans les environs.
Elle redevenait Gabrielle, la jeune héritière qui avait débarqué en pleine conférence mangemort et qui avait décidé de conquérir le monde. Elle n'avait aucune idée de ce préparait Tom Jedusor en invitant les aspirants, mais ça ne sentait pas bon.
Manoir inconnu, Vendredi 4 octobre, 23h, quelque part en Angleterre
-Bienvenue mes amis, accueillit Voldemort, j'espère que vous allez tous bien.
Il fit quelques pas de sa démarche irrégulière. Un vrai serpent, cracha mentalement Draco qui se demandait sérieusement pourquoi ses parents s'étaient mit au service d'un tel psychopathe.
Un détail interpela Blaise Zabini, l'homme à la peau basané arrêta son regard sur une personne qui était restée encapuchonnée. Regard qui n'échappa pas à son « maître » et à la personne elle-même.
-Oh Blaise, je vois que notre chère amie t'intéresse.
-Je… Pardonnez-moi Maître, mais…
-Qui est-ce ? Tu te demandes, c'est vrai que vous n'étiez pas là lors de son entrée éclatante dans nos rangs.
Il y eut quelques grimaces parmi les mangemorts qui inquiétèrent les adolescents. Gabrielle approcha quand l'ennemi mortel de Dumbledore le lui ordonna.
-Elle ne veut pas enlever son capuchon, expliqua Voldemort, malgré qu'elle soit très jolie, elle a votre âge d'ailleurs. Dommage qu'elle soit mortellement supérieur à vous, du moins… ça l'est pour vous, ria-t-il. Je vous présente donc Gabrielle, je tairais son nom de famille pour lui éviter des problèmes.
Depuis quand faisait-il attention à la sécurité de ses serviteurs ? C'était le premier à les torturer avant de les tuer dans d'atroces souffrances. Qui était-elle pour que le machiavélique sorcier lui accorde ce genre de privilèges ? Tandis que Blaise palissait à vue d'œil, Draco fronçait ses sourcils blonds, il avait l'impression de reconnaître la silhouette de quelqu'un sous cette robe. Cependant il n'arrivait pas à deviner qui, c'était comme si le nom de cette personne s'était effacé de sa mémoire.
-Un sortilège ? Devina-t-il à voix haute.
Gabrielle tourna brusquement la tête dans la direction du blond, sous l'œil interloqué de ses confrères. Qu'avait dit le jeune homme pour attirer l'attention de la sorcière habituellement si indifférente.
-Tu es perspicace, souffla-t-elle doucement.
La jeune fille était plutôt étonnée de voir que Draco était aussi intelligent pour avoir deviné son stratagème aussi facilement. Et étrangement celui-ci était plutôt fier d'avoir surpris celle qui avait réussi à avoir des privilèges au sein des Mangemorts. Voldemort qui ne comprenait pas décida de couper court aux présentations :
-C'en est assez, il temps de commencer.
La réunion, en somme, n'avait rien de bien particulier par rapport aux autres. Pourtant à la fin, le plus sexy serpent parano-psycho déjanté du monde autoproclamé glissa une petite déclaration qui aurait pus échapper à ses sbires si elle n'avait pas été aussi importante
-Je compte choisir bientôt un héritier, peut importe le sexe, l'âge. Seul son sang-pur et sa puissance feront que je l'ais choisi.
Une exclamation s'échappa des rangs, rapidement rendus de nouveau silencieux par un sort non-formulé par le sorcier.
-Partez maintenant, ce n'est pas parce que demain c'est le week end que je souhaite que vous le passiez ici. Déguerpissez !
Les mangemorts s'exécutèrent sans un bruit, tous sauf Gabrielle, Draco, Blaise, Théodore et Pansy qui furent interceptés par Nagini. Voldemort s'approcha à pas lents, mesurés, il instaurait le calme, prouvait sa puissance. Son sang n'en n'avait rien mais sa présence était royale, il inspirait le respect de part son allure, et le savait très bien.
-Eh bien eh bien, mes chers enfants…
La plupart eurent envie de s'enfuir dès le début.
-Je viens de dire que l'âge ne compterait pas mais j'ai, comment dire…
-Mentit ? Termina Gabrielle pour lui.
-C'est cela. Je ne veux pas d'un héritier dont je ne pourrais pas entièrement contrôler la pensée, indiqua-t-il, il faut qu'il soit jeune, qu'il n'ait pas encore d'expérience de la vie et surtout qu'il ne soit en aucun cas suspect. Je veux…
Un esclave, cela va sans dire. Le lord voulait un adolescent pour assouvir son besoin de pouvoir sur une personne et prouver sa supériorité.
-… quelqu'un digne de moi. J'ai de grands espoirs en chacun de vous.
Il se retourna avec un petit sourire perfide, il venait de se semer dans l'esprit la graine de l'espoir. Désormais chacun voulait devenir l'élu du Seigneur noir, le prince, l'héritier de sa malfaisance. Chacun pour des raisons particulières. Le groupe qui était arrivé ensemble repartit dans les mêmes conditions pendant que Gabrielle se défaisait de son costume. Elle rentra dix minutes après les autres, histoire de ne pas attirer les soupçons mais cette fois-ci elle passa par Prés-au-lard. En remontant la rue elle aperçut le magasin de farces et attrapes Zonko, à travers la vitre elle put apercevoir Fred et son jumeau en train de discuter joyeusement avec le propriétaire de la boutique ainsi que la fille qu'elle avait croisé plus tôt, Angelina. Qui, soit disant passant, avait violé le couvre-feu.
Samedi, jour précédent le jour de Dieu, avant-dernier jour de la semaine et premier du week-end. Jour bénit par chaque élève comme étant celui-ci où ils pouvaient enfin se détendre et aller au village environnant l'école pour ceux qui en avaient l'autorisation. Nous étions le 5 octobre.
Ryon se leva difficilement, elle n'avait pas bien dormit après l'annonce de celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcé-le-nom et n'était pas la seule. Elle s'habilla confortablement pour la journée, vêtu d'un short, d'un pull large elle sortit en mettant des chaussettes pour ne pas à devoir subir le froid du carrelage de la salle commune. Elle pensait ne croiser personne à cette heure de la matinée, telle ne fut donc pas sa surprise de voir le groupe d'aspirant mangemort assis dans les canapés en train de parler. Surement de la déclaration d'hier.
Elle s'approcha et fit sursauter ses camarades quand elle toussa. Ils prirent son geste comme intentionnel et la regardèrent un peu de travers. Elle n'en prit pas compte, et puisqu'elle avait leur attention, peut être arriverait-elle à engagé le dialogue.
-De quoi parliez-vous ?
-Rien qui ne te concerne Gaunt, maugréa Pansy.
Ryon eut un regard réprobateur, allons donc qu'avait-elle fait encore ? Pas que ça la dérange que les autres lui fichent la paix, mais elle ne voyait pas pourquoi elle était rejetée ainsi. Ce n'est pas comme s'ils savaient pour sa double identité. Loin d'elle l'idée de vouloir se faire des amis, mais elle n'avait pas spécialement envie de supporter le ton pompeux des petites pestes comme Parkinson toute l'année. Alors tant qu'à faire, autant savoir pourquoi elle attirait ainsi l'animosité des élèves.
-On peut savoir ce que je vous ai fait ? Demanda-t-elle d'un ton plat, je ne pense pas vous avoir agressé ou avoir fait quelque chose de mal. Si c'est parce que je suis partie en plein milieu de votre interrogatoire il y a un mois, je ne compte pas m'excuser… N'importe quelle autre personne aurait fait de même.
Elle sut au regard des autres qu'elle avait dit quelque chose d'étrange, ils la regardaient avec des têtes de poisson hors de l'eau. Elle soupira avant de sortir de la salle, sans mettre ses chaussures. Elle était usée, fatiguée. Pour la première fois depuis des années Ryon… Gabrielle ne se sentait pas bien. Toujours en chaussettes, elle partit vers le pont suspendu où elle pourrait prendre l'air.
-Elle n'a pas tellement tord, acquiesça Blaise quand la jeune Black fut sortie. Ryon ne nous a rien fait pour qu'on l'ignore.
-Mais elle est vraiment bizarre, contra Théodore, elle me fait vraiment flipper. Même à l'instant elle aurait dut nous crier dessus pour l'avoir écarté, mais elle parlait d'un ton monotone comme si elle n'en avait rien à faire.
-C'est peut-être le cas, dit Pansy.
-Peut importe, interrompit un certain blond, nous parlions du futur héritier. Pourquoi vous-savez-qui voudrait-il quelqu'un à succession ?
-Il se sent peut être vieux ?
-Ou alors il veut peut-être savoir ce que ça fait d'être père.
Tout le monde regarda Théodore d'un œil blasé.
-Peut-être veut-il simplement un esclave sexuel.
-Je ne pense pas que ce soit ses intentions Pansy, soupira Blaise. Moi je vous dis qu'il prépare quelque chose de grave, qui pourrait changer le cours de la guerre.
-Le seul moyen de le savoir, déclara Draco, c'est que l'un de nous devienne l'héritier.
Et voilà, désolée pour les fautes, je suis en littéraire mais étrangement je ne suis pas douée, j'espère que ce début de fiction vous plait. Désolée aussi pour les nombreux retards. Passez une bonne soirée et n'oubliez pas que commenter n'a jamais tué personne !
Rin \o/ vous est toujours et éternellement dévouée.
