/!\ YAOI soit relations entre hommes. On n'aime pas, on ne lit pas.

Titre : Phobia

Pairing : Sena x Shin

PDV : Sena + flash backs externes quand il y en a.

Rating: K+

Résumé : Leurs mots. Leurs paroles. Comme des encouragements à peine teintés de surprise et d'indifférence. Il y a ceux des autres, amer mélange de haine et de mépris. Et puis il y a lui. Lui qui ne dit rien mais dont les rares mots qu'il m'adressent me suffisent à garder la tête hors de l'eau. Que faire ?

Disclaimer : Le manga et les personnages d'Eyeshield 21 appartiennent aux auteurs Riichiro Inagaki et Yusuke Murata. Le scénario de cette fic est de moi.

Note : Ce chapitre marque un tournant dans l'histoire je pense. On passe d'un "univers" assez sombre à quelque chose avec plus d'espoir avec l'apparition du "Romance". D'ailleurs, plutôt que "Angst" je me demande si "Hurt/Comfort" serait pas mieux adapté...

Bref. Quoi qu'il en soit, le rating risque de passer à M. A moins que vous me disiez préférer qu'il n'y ait pas de lemon auquel cas je me contenterais d'un lime et d'un rating T. Ou même que vous ne voulez aucun des deux. Pour ma part, les trois me conviennent.

Note 2 : Je n'aime pas spécialement la façon dont j'ai écrit ce chapitre, j'avais une idée relativement claire de ce que je voulais mais j'ai eu du mal à l'écrire. Quand au résumé... Argh... j'ai rarement autant désespéré pour un de mes résumés.


Je me réveillais dans ma chambre, allongé sous un tas de couverture qui m'étouffaient. Le temps de rassembler mes souvenirs (discussion avec Mamori, puis avec Shin, cogitation intense, malaise), je m'apercevais que je n'étais pas seul. Deux personnes. Je distinguais une voix de fille... Mamori avait dû insister pour rester. Une voix de garçon maintenant.

Monta ? Non, trop calme.

Je m'obligeais a réfléchir, retardant le moment où je devrais admettre que j'avais reconnu ce timbre avant même celui de ma meilleure amie. Je passais donc en revue le plus lentement possible chaque personne susceptible d'être ici :

Taki ? Non, là non plus ce n'était pas assez bruyant.

Les trois frères venus pour présenter les excuses imposées par leur manager? Non, il n'y avait qu'une voix.

Musashi qui s'inquiétait ? Non, cette voix n'était pas éraillée par le tabac.

Kurita ? Non plus, sa voix était trop aiguë pour correspondre.

Hiruma venu me dire que malade ou pas, je devrais être présent le lendemain ? Impossible, il se serait disputé avec la rouquine.

Riku qui s'inquiétait ? Non, il n'y avait pas cette intonation légèrement fière qui lui était propre.

Je continuais d'énumérer les possibilité quelques secondes avant de me rendre à l'évidence. Comme je l'avais su sans oser l'espérer dès que je m'étais réveillé... C'était le voix de Shin cette voix grave et profonde, à la fois chaude et glaciale... Il n'y avait que lui... Mais...

"Sena ! Tu es réveillé ?"

J'ignore quel sixième sens le lui apprit mais je fus obligé d'ouvrir les yeux, me redressant et m'extirpant enfin de la masse d'édredons. Je clignais des yeux afin d'éclaircir ma vision. Enfin je pus le voir. Il me regardait. Et je me sentis gêné. Je ne voulais pas qu'il me regarde... Pas comme ça, avec la pointe de micro inquiétude qui habitait son regard. Je détournais la tête.

"Tu cherches quelque chose ?"

Demanda mon amie d'enfance.

"Euh...quelle heure est-il ?"

Parvins-je a demander en dernier recours.

"Sept heures du soir."

Mon dieu il était tard. Et ils étaient restés tous les deux dans ma chambre pendant près de deux heures à attendre que j'ouvre les yeux ?

"Ah mais... Il est tard et... Je suis désolé, vraiment désolé!"

Commençais-je à m'excuser sans trop comprendre pour quelle raison je demandais pardon à grand renfort de courbettes.

"Pas de problème"

Me répondit la voix grave, provoquant chez moi un léger frisson que je me maudis d'avoir eu.

"Mais vous êtes restés exprès ! Vous n'auriez pas dû !"

"Bien sûr que si Sena ! Tu t'es effondré en pleine rue devant nous ! On était inquiet. Alors on a décidé d'attendre que le médecin passe. Il est parti il y a une dizaine de minutes."

S'empressa de répliquer Mamori.

"Il a dit quoi ?"

"Que tu avais attrapé froid. Comme tu as de la fièvre, tu dois te reposer en attendant quelle retombe, cela peut prendre quelques jours."

Un vent de panique souffla :

"Mais...et les entraînements ? La finale est en fin de semaine, je peux pas juste attendre d'être guéri ! Et puis..." j'eus une légère grimace d'angoisse"Hiruma ne me pardonnera jamais d'être tombé malade. Il va me tuer, c'est sûr..."

"Sena ! Si tu veux être remis pour la finale, je te conseille de bien prendre tes médicaments et de rester couché! Quant à Hiruma, ne t'en fais pas pour lui !"

"Elle a raison. Beaucoup de repos et les nutriments adaptés devraient suffire à ce que tu sois en forme. De plus, en une semaine, tu ne pourrais pas améliorer suffisamment ton niveau pour que cela fasse une différence face à Hakushu."

Je frissonnais.

"Si tu le dis..."

"Bien, Sena, je dois partir. Je repasserais demain pour vérifier que tu suis bien les consignes du docteur !"

Asséna le rousse d'un ton autoritaire.

Je m'attendais à ce que Shin se lève et parte aussi mais il resta immobile, regardant mon amie s'éclipser avec un sourire. Quand elle fut partie, je pris conscience de l'embarras de ma situation. J'étais allongé dans mon lit, en pyjama (je ne voulais pas penser à "comment je me retrouvais dans cette tenue", trop effrayé par la réponse qui serait forcement traumatisante), apparemment malade, en la seule compagnie du garçon que j'aimais et sur qui je fantasmais depuis des mois. Je n'osais ni parler, ni bouger, ni le regarder. A peine si je me permettais de respirer.

"Ah, euh... Tu dois avoir mieux à faire que de rester là !"

"Pas spécialement."

"Mais tes parents..."

"Je vis seul. Mes parents ont déménagé dans le Kansai."

Je me tus.

"Si tu veux, je pars."

"NON ! Ce...Ce n'est pas ce que je voulais dire."

M'empressais-je de préciser. Je ne voulais surtout pas qu'il parte...Mais je me sentais tellement embarrassé seul à côté de lui.

Shin n'étant très visiblement pas un fan de grandes discussions et étant moi même trop gêné pour lui parler, nous restâmes assis en silence, moi sur mon lit et lui sur la chaise à ma gauche. J'évitais son regard, ignorant donc ce qu'il faisait du sien. Je me concentrais sur ma respiration, histoire de ne pas me laisser aller à des pensées déplacées ou de m'évanouir (encore une fois) sous la pression de mon coeur battant une cadence bien trop rapide à mon goût. Mon coeur... J'étais sûr qu'il l'entendait, il battait trop fort pour qu'il puisse le rater.

"Je vais y aller."

Lâcha-t-il seulement en se levant.

Un rapide coup d'oeil au cadran lumineux m'apprit qu'il était déjà 20h00. Je soupirais. Ma mère monta quelques minutes après que j'ai entendu la porte de l'entrée se refermer. Elle frappa doucement et entra sans attendre de réponse, un plateau dans les bras.

"Je t'ai apporté de quoi manger et tes médicaments."

Elle garda le silence un moment.

"C'est un ami à toi ?"

"Euh...Oui ! Si on veut !"

"Il est gentil. Et poli."

Je souris, préférant ne rien répondre.

"Bon, je vais te laisser te reposer."

Je hochais la tête et me tus, la laissant partir avant d'attaquer mon repas sans appétit. Il ne me fallut que quelques minutes pour m'endormir d'un sommeil vaseux et pas très reposant.

J'avais dû rester alité jusqu'au Mercredi matin et n'avais pu retourner à l'école que le Jeudi. Et pendant tout le temps de ma "convalescence", il était venu. Tous les jours. Il venait, s'asseyait, me demandait si j'allais bien et après mon hochement de tête, plus personne ne parlait dans la chambre. Nous ne nous regardions même pas, nos deux paires d'yeux rivés vers la fenêtre. Je n'osais même pas croire que c'était vrai. Et puis je me demandais bien pourquoi il faisait ça. Pourquoi il venait tous les jours depuis Dimanche soir pour rester deux ou trois heures à mes côtés sans décrocher un mot.

Cette question me hantait : pourquoi venait-il me voir ? A quoi cela l'avançait-il ? Nous n'étions pas spécialement proches. Du moins pas assez pour qu'il me rende visite chaque jour. Je le sentais à mes côtés, son souffle, son regard parfois posé sur moi. Cela me stressait un peu.

Depuis mon "malaise", nous n'avions plus reparlé de mon homosexualité. Ce n'est que Mercredi soir, après que j'ai annoncé que je retournais au lycée le lendemain, qu'il me dit :

"Tu ne dois surtout pas les laisser te dire quoi que ce soit. Tu n'as pas besoin de leur avis pour vivre."

"O-Oui."

"Bien. Et puis..."

Il se reprit et lâcha finalement :

"Je viendrais voir votre match contre Hakushu."

J'hochais de nouveau de la tête, me demandant ce qu'il voulait dire.

Le lendemain, je me levais, m'habillais et me préparais, sans pouvoir chasser une seule seconde la peur qui m'envahissait. Après avoir marché vers le lycée durant un temps qui me parut à la fois trop long et trop court, je me retrouvais dans les vestiaires. Un silence de mort s'installa quand j'entrais dans la petite salle, encouragé par le regard de Musashi. Je pris une grande inspiration et avançais sous les yeux pesants de quelques uns de mes coéquipiers. J'entendis un toussotement impérieux dans mon dos, reconnaissant le timbre d'Hiruma. Suivit le bruit d'une arme que l'on enclenche.

"Sena...Je suis désolé."

Cracha Kuroki, visiblement pas désolé du tout.

"Ouais moi aussi."

Renchérit Togano, l'air aussi repentant que son ami.

Les seules excuses qui me parurent sincères furent celles qui suivirent de la part de l'aîné des trois frères :

"Sena, ce qu'on t'a dit l'autre jour était vraiment horrible, je suis vraiment désolé, j'espère que tu pourras nous pardonner."

Je crus comprendre au regard lourd des deux autres qu'ils trouvaient que Jumonji en faisait trop. Pourtant, lui, semblait réellement regretter.

"O-Oui, bien sûr..."

Je m'isolais le temps que mes camarades se soient changés. Je n'avais pas envie de mettre de l'huile sur le feu (qui d'ailleurs me semblait être un véritable brasier incontrôlable). Je vis pourtant que Musashi ne changeait rien de ses habitudes. Il faisait face avec la force qui me manquait, comme toujours. Quand enfin les vestiaires furent vides, je me changeais. J'enfilais mon maillot quand mon capitaine se présenta face à moi :

"Le fuckin' stoïque est passé te voir."

J'hésitais à répondre. Ça ne m'avait pas l'air d'être une question. Après quelques secondes, je hochais finalement la tête.

"Ke ke ke, je me disais bien."

Et sans que je n'ai rien compris, il partit, non sans lancer dans ma direction :

"T'as intérêt de nous faire un entraînement de malade !"

Je souris. C'était presque comme si rien n'avait changé. Mais je compris bien vite que c'était loin d'être le cas.

Après l'entraînement et la douche (le blond me hurla de rester sur le terrain pour rattraper mon fuckin' retard me donnant ainsi une excellente excuse pour attendre la sortie des autres) vinrent les cours. J'eus la surprise d'être évité...Comme la peste. Les gens s'écartaient sur mon passage, mélange de regards inquiets, dégoûtés ou compatissants. J'entendis leurs murmures à peine dissimulés sur mon passage. Je le savais, qu'ils étaient tous au courant. Lors de ses visites, Shin m'avait ramené un magazine sportif que je n'avais encore jamais lu. Il avait simplement dit que je devais être au courant. La couverture s'était alors étendue en lettres rouges et effarantes sous mes yeux hébétés : "Eyeshield 21, Sena Kobayakawa, gay !". Suivait un article de trois pages que je n'avais pas lu sur les, je cite "dangers de l'homosexualité dans le sport". Pas étonnant que tous fuient. Je m'installais à ma place, derrière Monta et fis comme si de rien n'était.

A la pause, je serrais les dents et tentais d'ignorer les chuchotements, me concentrant sur les paroles du brun :

"Tu ne dois pas les laisser te dire quoi que ce soit. Tu n'as pas besoin de leur avis pour vivre."

En y réfléchissant, cette phrase sonnait étrangement avec sa voix. Ce n'était pas son genre de sortir ce genre de choses. C'était plus personnel que ce que j'avais eu l'occasion d'entendre dans sa bouche. D'habitude, il restait sérieux et peu bavard, ne parlant que pour donner d'excellents conseils ou autres informations.

"SENAAA !"

Je sursautais et regardais la pom-pom girl devant moi.

"Oh Suzuna..."

"Ça va ? Tu veux que j'aille dire deux mots à tous ces abrutis ?"

Je souris à l'idée du savon qu'elle allait leur passer si je lui disais oui, debout sur le bureau du professeur en hurlant à pleins poumons.

"Non, ça ira..."

La journée se finit par un entraînement encore plus tendu que celui de la matinée.

Le lendemain se passa de la même façon. Arriva le Samedi, la veille du match. J'étais angoissé et stressé à l'idée de rejouer. Je me demandais si mes amis me feraient assez confiance pour me laisser leurs espoirs cette fois. Pour me changer les idées, je sortis courir un peu. Mais arrivé sur le chemin de la rivière, je fus hélé par un groupe de gars plus âgés que moi. A vue de nez, je leur donnais un peu moins de vingt ans. A leur dégaine et leur façon de parler, je devinais qu'il s'agissait de délinquants du quartier comme Tokyo en compte beaucoup (trop ?).

"Ce serait-y pas le petit pédé qui joue au foot ?"

"Ouais, t'as vu ça. Il a même pas honte de sortir !"

"Clair, et il continue de jouer, en plus !"

"Hé toi ! Tu devrais arrêter le sport, on a pas besoin de tafioles comme toi."

Je restais immobile, effrayé. Je n'avais jamais su me défendre c'était une réalité. Qu'est-ce que j'allais faire ?

"Tu devrais te tuer, ça soulagerait tout le monde...A moins que tu veuilles qu'on t'aide."

J'hésitais un moment à partir en courant. Je n'aurais aucun mal à les semer... Mais ils avaient une moto... Quoique si je m'y prenais bien... Je repassais mentalement toutes les petites rues où ils ne pourraient pas me suivre. J'allais m'élancer quand l'un des trois cria :

"Bordel mais chopez le ! C'est Eyeshield, il court vite c't'enculé"

Plus d'hésitation, je pris mes jambes à mon cou. Trop tard. Je heurtais quelqu'un en me retournant. Je levais la tête, terrifié... Pour croiser le regard furieux de l'aîné des trois frères, suivi des deux autres.

"Répète ce que tu viens de dire, connard !"

"Jumonji, calme toi !"

"Ils l'ont menacé de mort, t'es quand même pas d'accord avec ça ?!"

"Non mais..."

"Mais rien du tout !"

"Si on se bat, on sera sorti du tournoi ! Arrête !"

Criais-je en le retenant alors qu'il s'élançait vers mes bourreaux.

"Mais si ils te blessent, on sera sortis demain."

"S'il te plaît ! Ne fais pas ça !"

Le suppliais-je.

Cela eut le même effet que si j'avais demandé à Cerberos d'arrêter de manger, autrement dit : aucun. Je reçus même un regard menaçant. J'eus alors une idée. Je me levais, laissant Jumonji s'avancer et me dirigeais vers les deux autres :

"Il faut l'empêcher de faire ça. Quand je vous le dis, vous courez en direction de la gare...Comme le premier jour."

Ils me fixèrent, hésitant à suivre mes indications. Mais le grognement dans mon dos les fit réagir. En tournant la tête, je vis que l'un des trois autres était armé. Ils finirent par accepter. J'attendis un instant et hurlais :

"MAINTENANT"

"JUMONJI, RAPPLIQUES !"

Et nous nous élançâmes dans les rues bondées, slalomant entre les passants.

"Sena, ralentis on arrive pas à suivre !"

Haleta Togano.

Je freinais un peu la cadence.

"Merde, ils sont derrières !"

Nous dévalâmes les escaliers et nous engouffrâmes d'un bond dans le wagon qui se refermait.

A peine assis dans la rame noire de monde, je fus pris d'un rire nerveux et incontrôlable.

"Merci..."

Murmura Kuroki du bout des lèvres. Malgré tout, la situation semblait s'améliorer.

"De rien."

Je me levais le lendemain matin, le ventre tordu d'appréhension. Et si nos adversaires se mettaient à m'insulter sur le terrain ? Qu'est-ce que je ferais ? Je secouais la tête, ce n'est pas pour ça que j'aurais dû angoisser. Mais pour le déroulement du match et notre victoire qui semblait difficile face à Hakushu. J'arrivais devant le stade une demi heure après. Tout le monde était là, manquait plus que Kurita. Il finit par arriver quelques minutes après moi. Après que nous ayons fixé la télévision sortie de son sac d'un air effaré, Gaoh arriva. Il commença la "discussion" avec notre Centre puis ses coéquipiers. Je n'y prêtais cependant aucune attention, obnubilé par le numéro de l'American Football Magazine que m'avait tendu une Mamori surexcitée. La dernière fois que j'avais lu un magazine sportif, j'en avais gardé des séquelles, aussi j'avais hésité à me saisir du journal. Seul le nom de l'hebdomadaire me convainc de le saisir.

"Regarde la page 12."

Je m'exécutais et lus avec ébahissement :

"Suite à la révélation de l'homosexualité du meilleur runner, Eyeshiled 21, nous avons décidé de recueillir les témoignages des joueurs de différentes équipes. Interrviews signées Riko Kumabukuro.

Que pensez vous de cette nouvelle retentissante ? Etes vous choqué comme le prétendait il y a quelques jours l'article paru à ce sujet dans l'un de nos magazines concurrents ?

Ichiro Takami (QB d'Ojo): Ce qui me choque, c'est la réaction de certains membres de l'équipe de Deimon. Ils auraient dû soutenir leur coéquipier.

Seijuro Shin (LB d'Ojo) : L'orientation sexuelle d'un joueur n'a aucun rapport avec ses capacités sur le terrain. L'important, c'est qu'il soit bon dans son sport.

Haruto Sakuraba (WR d'Ojo) : Je ne trouve pas que ce soit vraiment important pour ce qu'on fait. Après tout...Chacun a sa vie privée... Même si cela m'a un peu surpris.

Kengo Mizumachi (LM de Poséidon) : Aaargh ! Ça m'énerve ! Pourquoi tout le monde en fait toute une histoire, on s'en fiche non ?! C'est même cool de pas êtres les seuls ! Pas vrai, Kakei !? D'ailleurs nous on est ensembles et ça a rien changé au fonctionnement de l'équipe ! Courage Sena ! Montre leur qui tu es !

Shun Kakei (LB de Poséidon) : Mizumachi, arrêtes de dire des sottises, veux-tu... Cela dit, il a raison sur un point, cela n'a aucune importance.

Kidd (QB de Seibu) : Personnellement, je ne vois pas l'intérêt de faire toute une histoire à propos de ça. Et puis même si la réaction de son équipe m'a un peu étonné, il ne faut pas oublier que sans Eyeshield, Deimon ne serait pas si proche de son but.

Riku Kaitaini (RB de Seibu) : Sena est mon ami d'enfance. Et je ne veux pas le voir souffrir. Je m'opposerais à tous ceux qui tenteront de le blesser.

Agon Kongo (TE de Shinryuji) : J'm'en fous. Un déchet reste un déchet. Puis mon abruti de frère est pédé aussi, alors j'ai l'habitude, hé hé.

Ikkyu Hosokawa (CB de Shinryuji) : Quelle importance ?

Mamoru Banba (C de Taiyo) : Je ne comprends pas qu'un magazine sportif puisse dire de telles horreurs. C'est tout à fait contraire à l'esprit du sport.

Kiminari Harao (QB de Taiyo) : Je pense qu'il aurait dû prévenir ses coéquipiers. Ils auraient dû savoir qu'un de leur joueurs était homosexuel. Ils auraient ainsi pu agir en conséquences. Cela étant dit, il fait ce qu'il veut.

Hayato Akaba (TE de Bando) : Ce n'est pas rock de persécuter un joueur simplement parce qu'il ne joue pas la même mélodie que nous. J'espère qu'il pourra continuer de jouer ses partitions de la même façon. Ce serait dommage qu'un si bon élément ne puisse pas exprimer tout son talent.

Sasaki Kotaro (K de Bando) : JE T'AI DÉJÀ DIT QUE CA N'AVAIT AUCUN RAPPORT AVEC LA MUSIQUE ! Cela dit, j'espère que Sena tiendra le coup avec classe comme il le fait sur le terrain.

Suite à tous ces témoignages, nous avons demandé leur avis à ceux qui affronteront les Devil Bats demain, Les Dinosaurs :

Hantaka Tengu (QB de Hakushu) : MOUAHAHA ! On n'a plus aucune chance de perdre avec ça !

Reiji Marco (FS de Hakushu) : Très sincèrement, ce serait formidable que ce torchon ait raison et que cela affaiblisse Deimon. Cela dit cela n'arrivera pas et certainement pas pour une raison pareille je dirais. Enfin, ça ne changera rien, c'est Hakushu qui gagnera le match au final.

Rikiya Gaoh (LM de Hakushu) : Quel intérêt ? Je peux quand même l'exploser non ?

Ainsi se termine cette page. Nous souhaitons bon courage aux deux équipes et voulons exprimer notre soutien à Sena ainsi qu'aux autres joueurs qui seraient éventuellement dans le même cas que lui. "

Je restais un moment à contempler les lignes écrites sous mes yeux. Je devais rêver ! Ce n'était pas possible ?! Même Agon avait pris ma défense...Enfin si on veut. Et Mizumachi et Kakei avaient officialisé leur relation ! Toutes les équipes m'exprimaient leur soutien. Ils m'apportaient leurs encouragements. Je restais là, incrédule. Quand j'entendis un rire sardonique à côté de moi, je sursautais :

"Bien, fichu minus, maintenant que t'as repris confiance, je veux tout le monde dans les vestiaires pour la réunion stratégique. Et le premier qui proteste, je lui troue la peau !"

Regonflé à bloc, je pénétrais dans le stade. Nous allions gagner.


NdA: J'ai l'impression que le style de mon histoire est en train de radicalement changer (adieu ambiance torturée...snif). Et puis... C'est moi ou j'en ai fait un peu trop sur la fin avec les commentaires de tout le monde ? J'aurais voulu que quelques uns émettent des avis "négatifs" mais je ne savais pas trop à qui décerner le mauvais rôle donc...Bah, c'est resté soft.

Bref, de toute façon, ça va un peu évoluer par la suite avec, et cette fois c'est sûr, un chapitre plus porté sur "l'histoire d'amour" de Sena. Je vous le redemande, lemon ? Lime ? Aucun des deux ? Je vous laisse le choix, personnellement, les trois me vont.

Sur ce...

A la prochaine !