/!\ YAOI + LEMON
Pairing : Toujours les mêmes
PDV : Ca reste Sena mais les flash backs sont en Externe.
Rating : M
Résumé : La colère. Contre elle, contre eux. Et la peur. De ne plus pouvoir l'aimer. Pas parce que je n'étais plus amoureux mais parce qu'on me l'interdisait. Enfin...Le désir, ses lèvres, sa peau, son corps, sa voix, son visage tout. Je l'aime. Et quoi qu'on en pense, ça ne changera pas.
Disclaimer : Tout est à Riichiro Inagaki et Yusuke Murata sauf le scénario
Note : Tout d'abord, désolée de vous avoir fait attendre aussi longtemps pour ce chapitre mais il a été extrêmement difficile à écrire pour certains points. Ensuite, par rapport au début de ce chapitre. En fait, plusieurs flash backs très courts vont se mêler au présent vu par Sena. Les flash backs seront toujours en externe (comme d'habitude) mais je ne veux pas casser le rythme de l'histoire en les indiquant à chaque fois. Aussi, ils seront simplement mis en italique. Pour les flash backs plus longs, ils seront indiqués.
Note 2 : Non, vous ne rêvez pas, le rating est M ;) Bonne lecture ! ^o^
Je m'arrêtais, essoufflé. Je ne savais même plus comment j'avais atterrit ici. Mais j'y étais.
Les cris claquèrent dans l'air comme une gifle. Et cet ordre qui lui donna la nausée. Il devait partir avant de ne plus pouvoir.
J'hésitais à frapper à la porte. Je ne voulais pas déranger. Je ne savais même pas ce qui m'était passé par le tête en venant ici.
Sous la pluie glacée, il courait. Il se contentait d'avancer sans prendre la peine de regarder où il allait.
Finalement, je ne fis rien, attendant, frigorifié dans le couloir, que quelque chose se passe. Et c'est ce qui arriva.
Il ne voulait ni ne pouvait retourner d'où il venait. A cette pensée, les larmes surgirent à nouveau.
Ce fut lui qui ouvrit la porte tandis que je lui lançais un regard suppliant.
Il s'arrêta brièvement pour reprendre un semblant de souffle, pour se repérer, réfléchir à la suite.
En me voyant ainsi, trempé, plein de terre, les yeux rougis, il lâcha le sac poubelle qu'il s'était apprêté à descendre pour me serrer dans ses bras. Je le laissais faire et m'agrippais à son T-shirt, priant pour qu'il ne me lâche jamais.
Il se laissa tomber sur le sol boueux et releva la tête pour trouver un panneau. Quand sa vue s'y accrocha, il souffla. Inconsciemment, il était venu, alors ? Il sut où il devait aller.
Il me garda ainsi dans son étreinte protectrice et me guida à l'intérieur où il m'assit sur une chaise avant de s'accroupir devant moi.
Il reprit sa course pour se diriger là où il sentait qu'il devait être.
Lentement, je sentis ses mains sur mon visage. Il me força à le regarder et me posa plusieurs questions sur mon état.
Il monta les escaliers en grelottant et s'arrêta devant une porte au quatrième étage.
Comme je ne répondais pas, il abandonna et, toujours aussi inquiet, il vint déposer ses lèvres sur les miennes. Je répondis, par instinct et me relevais pour me blottir dans ses bras. Je voulais sentir sa chaleur, je ne voulais pas être seul. Je relevais la tête vers lui en murmurant d'une voix rauque :
"Ne me laisses pas...S'il te plaît."
Il eut l'air à la fois perplexe et soucieux.
"Sena... Qu'est-ce qu'il s'est passé ?"
Je secouais vaguement la tête. Mes propres idées n'étaient plus claires, je ne me souvenais plus très bien pourquoi mais je savais que je ne devais pas retourner chez moi. Ma mère. Oui, c'était ma mère. Elle ne supportait pas. Et moi je ne voulais pas. Tout s'embrouillait. Je me laissais guider par les gestes précautionneux de Shin, tentant de me rappeler en détails des événements de la soirée. Sa voix me parvint, lointaine, et il me fallut quelques secondes pour refaire surface et comprendre qu'il s'inquiétait à nouveau. Il avait l'air complètement désemparé... C'était ma faute.
"Qu'est-ce qu'il s'est passé, Sena !? S'il te plaît. Pourquoi tu es dans cet état ?"
Je pris une grand inspiration avant de lâcher d'une voix tremblante, prêt à éclater une nouvelle fois :
"C'est...Je suis parti de chez moi je...M-ma mère... Elle ne...elle veut pas...Je crois que c'est pour ça je suis..."
Je n'eus pas l'occasion de finir ma phrase - l'aurais-je seulement pu - qu'il m'attirait contre son torse dans une étreinte qui se voulait protectrice et possessive. J'avais l'impression rassurante qu'il ne me lâcherait jamais.
"Sena...Tu trembles, Tu veux prendre une douche ?"
Je ne répondis pas, un peu perdu. Puis j'acquiesçais. J'avais besoin de faire le point. Il me guida jusqu'à la la salle de bain et m'indiqua où se trouvaient les serviettes. Il me dit qu'il m'apporterait des vêtements puis s'excusa parce qu'ils seraient trop grands. Quand il fit mine de sortir de la pièce, je le retint. J'avais peur qu'il s'éloigne de moi.
"Sena... Je te promets que quand tu sortiras, je serais là. Je vais t'attendre, d'accord ?"
Il était rare qu'il s'exprime ainsi. Mais j'en avais besoin, à l'instant, pour être rassuré. Il avait dû le comprendre.
Je le laissais sortir et refermer la porte derrière lui, restant pour ma part immobile à fixer le battant de bois qu'il venait de passer. Soudain, comme s'il avait suffit de je ne sais quel déclic, j'allumais l'eau chaude et m'y réfugiais sans prendre la peine de me déshabiller. Je ne me rendis compte que je portais toujours mes vêtements que quand je fus suffisamment réchauffé et que je repris conscience. Je les retirais et, honteux, les posais dans le lavabo qui faisait face à la cabine. Je me replaçais sous le jet brûlant, me laissant envahir par ce mélange étrangement doux de vide et de sérénité. Une sensation de calme après la tempête si je puis dire. Je fermais les yeux et laissais les souvenirs de ces dernières heures remonter lentement
Flash Back :
Sena se tenait là, sans chercher à entendre les mots qui glissaient à présent sur lui. Il ne retenait plus qu'une chose : elle ne comprenait pas, elle ne voulait pas chercher à comprendre. Sa mère quand à elle lui expliquait. Elle n'arrivait pas à supporter l'idée que son fils ne pourrait jamais avoir d'enfant, ou se marier. Qu'il ne serait jamais heureux. Comment, sachant cela, pouvait-il persister et affirmer qu'il aimait ce garçon ? Un garçon qu'elle avait trouvé charmant, par ailleurs, avant de savoir ce qu'il représentait pur son fils et de le détester. Parce que quoi que pouvait en penser son enfant maintenant, elle, elle savait qu'il ne pourrait jamais vivre pleinement sur cette voie. Elle devait le protéger. Alors pourquoi ? Pourquoi ne voyait-il pas qu'elle cherchait uniquement son bonheur ? Pourquoi se rebellait-il ? Pourquoi ?
Pourquoi n'acceptait-elle pas ? Les cris calquèrent dans l'air comme une gifle. Et cet ordre qui lui donna la nausée. Il devait partir avant de ne plus pouvoir. Étais-ce donc si terrible de ne pas aimer les filles ? Pourtant, pourtant... Il se sentait normal. Enfin... Il ne se sentait plus rien du tout. Sous la pluie glacée, il courait. Il se contentait d'avancer sans prendre la peine de regarder où il allait. Sans penser, sans réfléchir. Juste empli de la douleur procurée par ces cris. Par ce sentiment d'abandon. Il ne voulait ni ne pouvait retourner d'où il venait. A cette pensée, les larmes surgirent à nouveau. Pourquoi étais-ce si dur ? Pourquoi les choses ne pouvaient-elles pas être moins douloureuses, plus simples. Pourquoi les gens ne l'acceptaient pas ? Il n'arrivait plus à respirer, étouffé par sa courses et ses questions destinées à rester sans réponses. Il s'arrêta brièvement pour reprendre un semblant de souffle, pour se repérer, réfléchir à la suite. Que pouvait-il faire ? Où pouvait-il aller ? Il ne voulait pas être seul. Il se laissa tomber sur le sol boueux et releva la tête pour trouver un panneau. Quand sa vue s'y accrocha, il souffla. Inconsciemment, il était venu, alors ? Il sut où il devait aller. Au seul endroit où il serait accueilli malgré l'heure avancée. Avec la seule personne qui pourrait soulager cette peine. Il reprit sa course pour se diriger là où il sentait qu'il devait être. Dans ces bras qui seuls sauraient le réchauffer. Il voulait le voir. Il monta les escaliers en grelottant et s'arrêta devant une porte au quatrième étage et attendit silencieusement sur le pas de la porte, sans savoir comment faire.
Fin du Flash Back :
Je me souvenais. Et j'avais envie d'oublier. Cette douleur. Pourquoi réagissait-elle ainsi ? C'était ma mère, je pensais qu'elle au moins... Peu importait. Je devais sortir de là et supplier Shin de me laisser dormir ici. Je ne voulais pas rentrer... Pas maintenant. Je voulais rester dans ses bras.
C'est sur cette pensée que j'éteignis l'eau pour sortir et me sécher. En enfilant les vêtements prêtés par mon petit-ami, je sus que le jogging qu'il m'avait prêté serait...comment dire... Inutile. J'avais beau tenter le serrer autour de ma taille, il finissait inévitablement par retomber. Je soupirais, résigné. J'allais devoir m'en passer et me contenter du T-shirt (qui m'arrivait déjà à mi-cuisses). N'empêche, c'était gênant. J'en rougissais d'avance. Pas le choix, je n'allais pas passer le reste de ma vie planqué dans la salle de bain de mon copain... Alors... Je pris une grande inspiration et sortis de la pièce, écarlate et trop gêné pour regarder autre chose que mes pieds. Quand je relevais la tête, embarrassé, je vis avec une pointe de surprise qu'il m'attendait bel et bien, allongé sur le lit... Un flash brouilla ma vue. Une multitude d'images et de sensations sorties de mes rêves les plus embarrassants se superposaient les unes aux autres et j'eus soudain une envie irrépressible de sentir son corps contre le mien. Je tentais de sortir cette envie de ma tête mais il m'en empêcha tout simplement. Il se leva dans un mouvement souple. Je le trouvais sexy. Il s'approcha de moi. Je continuais de le trouver sexy. Il me scruta d'un air inquiet et rien ne changea. Pourquoi ne pouvais-je pas m'ôter de l'esprit ce désir qui grandissait à chaque mouvement qu'il esquissait ? Je sentais mes joues s'embraser, mon corps commençait à réagir alors que je m'efforçais de garder mon calme. Cela fut sans effet puisqu'il sembla alarmé par mes longues inspirations et ma teinte écarlate et s'approcha de moi, prenant mon visage dans ses mains et me demandant si j'allais bien. Je hochais vaguement la tête en tentant, toujours aussi vainement, d'éclaircir mes idées. Pourquoi maintenant ? Pourquoi avais-je envie de lui, juste là ?! Il voulu parler mais sa voix n'eut pour seul effet que d'aggraver ma situation déjà critique :
"Tu...Tu veux du thé, peut-être ? Ou bien du-"
Je l'interrompis en lui sautant au cou pour l'embrasser, incapable de résister plus longtemps. Je ne voulais même plus résister, j'avais besoin de le sentir tout contre moi, de sa chaleur.
Au contact de ses lèvres, je sus que j'avais envie… ou plutôt que j'avais besoin de plus. Je me hissais sur la pointe des pieds pour amplifier le contact et tentais d'approfondir l'échange en glissant maladroitement mes doigts sous son T-shirt mais il me repoussa doucement.
"Sena…?"
Je le regardais, pris d'une soudaine angoisse.
"Qu'est-ce que tu fais ? "
Demanda-t-il d'une voix tendre et prudente.
"Je…Je…"
Bégayais-je dérouté en sentant les sanglots m'étrangler et érailler ma voix.
Une larme commença à rouler sur ma joue, annonçant les centaines d'autres qui menaçaient de suivre.
"Je suis désolé Shin… Je… J'avais envie de…Enfin je pensais q-que... Mais si tu n'en as pas envie b-bien sûr… "
Il me regarda sans comprendre et cela me blessa un peu plus. Il n'avait donc jamais envisagé la possibilité de le faire avec moi ? Après tout, je ne devais pas l'attirer… Il n'avait jamais explicitement signifié qu'il était gay… Alors…
"Sena… Ne pleures pas…"
Je sursautais. Je n'avais même pas senti mes limites céder sous le poids de la déception et voilà que je me retrouvais à nouveau en pleurs. Le temps que je réalise ce qui se passait, il me prit dans ses bras et me plongea à nouveau dans son étreinte réconfortante.
"Dis- moi, Sena… Tu étais sérieux tout à l'heure ? "
Finit-il par lâcher après plusieurs minutes passées enlacés.
"Oui mais… Tu n'es pas obligé… Je veux dire, si tu n'en a pas envie ce n'est pas… Je n'aurais pas dû en parler…"
Conclus-je dans l'espoir de clore cette discussion gênante.
"Sena… Je ne veux pas que tu aies envie de le faire à cause de ce qui s'est passé. Je ne veux pas gâcher notre première fois. "
Je me redressais un peu pour le regarder dans les yeux et les contemplais un moment avant de secouer la tête d'un mouvement étonnamment assuré et d'ajouter :
"Ca fait…longtemps que j'y pense et… Je le veux vraiment…"
Sans le quitter du regard, je murmurais de façon presque inaudible :
"Je t'aime"
Je sentis sa prise se raffermir sur mon dos et sa bouche recouvrir doucement la mienne dans une caresse quasi imperceptible. Lentement, notre baiser devint plus profond, plus langoureux. Jusqu'à en devenir fiévreux, animé d'un besoin presque sauvage de sentir nos corps si proches. Inconsciemment, je reculais jusqu'à buter sur le bord du lit et basculer sur le matelas. Je le vis me suivre dans chute et s'arrêter juste à temps pour me surplomber sans m'écraser. Il m'interrogea de ses pupilles d'encre avant de s'assurer de vive voix d'avoir la réponse :
"Tu es sûr de toi ? Je…Je ne veux pas que tu te sentes obligé ou…Je ne veux pas te faire mal…"
Je frissonnais. Non que je n'avais jamais pensé à ce détail, mais j'avais toujours tenté de l'enfermer quelque part dans un coin de mon esprit, me disant que j'y penserais le moment venu. Ce moment était venu et pourtant, je n'avais pas peur. Je me contentais donc d'un hochement de tête, laissant mes doigts se glisser sous son haut pour effleurer les abdos sculptés par des heures d'entraînement. Toujours aussi lentement, je retirais le vêtement et le laissais tomber quelque part sans m'en soucier, mes yeux braqués sur ceux de mon petit-ami. Celui-ci, comme s'il avait attendu ce signal, se décida à m'imiter. Je le vis descendre doucement et sentis ses baisers papillons parcourir mon torse, mon estomac, mon abdomen, et remonter, laissant un sillon enflammé sur chaque parcelle de peau qu'il touchait. Je sentis sa bouche se faufiler jusqu'à mon oreille qu'il embrassa à son tour avant de se réfugier dans mon cou. J'étais bien dans ses bras. Je sursautais en sentant sa langue sur l'un de mes tétons avant de laisser échapper un léger soupir. Il ne s'attarda pas longtemps, reprenant sa descente du bout de la langue jusqu'à arriver à mon nombril qu'il taquina quelques secondes avant de porter ses mains à ma ceinture. Je ne me rendis réellement compte de mon d'excitation que lorsqu'il retira mon pantalon, libérant mon érection naissante d'une partie de la pression qui l'enfermait. Je le sentis frôler la bosse qui déformait progressivement mon boxer avant d'y déposer un nouveau baiser. Je poussais de légers gémissements de frustration jusqu'à ce qu'il consente à retirer le sous-vêtement. Quand il s'arrêta, immobile, je cessais de respirer. Je sentais son souffle un peu plus rapide que la normale et son regard qui balayait mon corps. Je pris soudain conscience de ma position, allongé sous lui complètement nu. J'allais me cacher sous mon bras quand je sentis sa langue remonter lascivement sur toute la longueur de mon membre. Mes mains se plaquèrent d'elles mêmes contre les draps que j'empoignais tandis qu'une plainte franchissait mes lèvres. Shin continua sa douce torture quelques secondes avant de me prendre entièrement en bouche. Je sentis les vas-et-viens d'abord cruellement lents puis de plus en plus rapide jusqu'à ce que je ne puisse plus réfléchir à quoi que ce soit. Je n'avais même plus assez de conscience pour être embarrassé des sons émis par ma gorge ou de mes jambes outrageusement écartées. Quand un tremblement me pris tout entier, je sus que j'atteignais le point de non retour.
"S-Shin…Hn. Arrêtes… Je vais…Je vais…"
Il grogna, me signifiant qu'il avait compris mais contrairement à ce que je pensais, il ne remonta pas. Il accéléra encore un peu la cadence et la pression de sa langue. Malgré toute ma volonté je ne pus me retenir et me libérais dans sa bouche. Je l'entendis déglutir et le vis me faire face à nouveau.
"P-Pourquoi tu as fait ça ? "
Je n'obtins aucune réponse. Seulement ce regard plein de choses indescriptibles qui me dissuada de parler à nouveau. De l'amour. De la passion. Du désir. De la tendresse. Et un tas d'autres sentiments mêlés dans ses yeux qui m'hypnotisaient. Il se releva et je le vis finir de se déshabiller et se retourner vers moi, me demandant d'une voix basse et rauque si j'étais vraiment prêt à aller jusqu'au bout. Ce à quoi j'acquiesçais avec une confiance qui me surpris moi-même. Je le vis alors se pencher vers un tiroir duquel il tira une boîte et un tube que j'identifiais après quelques secondes comme des préservatifs et du lubrifiant. L'idée qui me sauta alors à la gorge – à savoir que s'il disposait de ce genre de chose, il avait dû envisager la possibilité de coucher avec moi avant même que je ne m'enflamme – suffit à m'ébranler. Je fermais les yeux, attendant la suite avec une pointe d'appréhension, fébrile. Il me fallut patienter quelques secondes avant de sentir un doigt s'introduire en moi, rendu froid et glissant par lubrifiant que Shin avait utilisé. Je me crispais à l'intrusion mais eut tôt fait de me détendre alors qu'il bougeait lentement. Ce fut quand un deuxième vint le rejoindre et que les choses devinrent plus douloureuses qu'un gémissement m'échappa. J'eut peur pendant un instant qu'il cesse tout mouvement mais il se redressa et vint m'embrasser doucement avant de se diriger vers mon cou. Lentement, je le sentis mordiller et lécher le lobe de mon oreille, murmurant des paroles rassurante qui firent leur effet.
"Sena… Ca va aller…Je te promet de faire doucement…Je t'aime… Dis moi quand tu es prêt…"
Je comprenais à sa voix et à ses gestes, tant en moi que dans le creux de mon coup, qu'il était de plus en plus impatient. Ce qui était mon cas aussi. Quand je sentis un brusque frisson me parcourir tout le corps, je compris qu'il était temps.
"S-Shin… Je…S'il te plaît… Vas-y…"
Je sentis ses doigts se retirer et le vis se positionner. Après un dernier baiser, il souleva mes jambes et je fermais les yeux, à la fois inquiet et mort de gêne. Lentement, il s'enfonça en moi, déclenchant un cri de douleur que m'obligeais à contenir. Quand il fut entièrement entré, je relâchais mon souffle, les dents serrées et les larmes aux yeux. Il se pencha sur moi, me noyant d'une vague de baisers et de caresses tendres. Progressivement, je me détendis et la douleur disparut. Je donnais un coup de bassin, désireux qu'il commence à bouger. Ce qu'il fit. Doucement puis plus rapidement au fur et à mesure. Bientôt la chambre résonna de nos cris indécents. Sa voix… La voix de Shin me rendait fou. Plus que je ne l'étais déjà alors que je le sentais se mouvoir de façon de plus en plus erratique. Une brusque décharge de plaisir me secoua et dans un hurlement, je m'accrochais à ses cheveux. Je l'entendis grogner et il se pencha pour m'embrasser. Il donna un nouveau coup de butoir et toucha une nouvelle fois le point sensible qu'il avait finalement réussi à trouver. Je l'entendis gémir mon nom tandis que je tentais vainement de me rappeler comment articuler un mot cohérent, et quand sa main se cala sur mon érection pour venir y appliquer le même mouvement que celui de son bassin, je perdis définitivement la tête, incapable de rester lucide une seconde de plus. Rapidement, je me sentis arriver au point de non retour et tous les muscles de mon corps se contractèrent violemment. Dans un ultime cri, je me répandis entre nos deux corps en sueur alors que je le sentais venir lui aussi. A bout de force, je me laissais lourdement aller sur le matelas et le vis retomber à mes côtés, haletant. Quand nous eumes repris un semblant de respiration, il se tourna vers moi, l'air inquiet.
"Sena… Je… Je n'ai pas été trop brutal au moins ? "
Le voir s'inquiéter encore une fois pour moi me fis sourire et je vins me coller contre lui, lui murmurant que tout était parfait. Nous restâmes là, enlacés l'un contre, pendant un moment. Je n'avais aucune envie de dormir, je voulais demeurer à jamais dans ses bras, sentir les cercles que sa main faisait sur mon dos et les baisers aériens qu'il déposait dans mes cheveux. Malgré toute ma volonté de vaincre le sommeil, celui-ci m'emporta quelques minutes après et j'ignore si je rêvais déjà ou si j'entendis réellement mon amant me chuchoter qu'il m'aimait.
~OoOooO~
Le lendemain matin, je pris le temps de m'éveiller lentement. Les yeux clos, je profitais de la brume qui suit le réveil pour repenser à la veille. Je ne pus retenir un sourire avant de comprendre ce qui m'avait tiré des bras de Morphée. Tout d'abord, l'absence de présence à mes côtés m'effraya un peu avant que je n'entende la voix de Shin me parvenir, étouffée depuis la salle à manger. Je plissais les paupières et me forçais à me lever et à enfiler le T-shirt de Shin qui traînait au pieds du lit avant de me diriger vers la pièce afin d'entendre la conversation.
"Madame...Sena est chez moi, je ne voulais pas que vous vous inquiétiez alors j'ai... non, je je l'ai pas...Non. Non, il dort. Non, je ne le réveillerais pas. Non, s'il ne veut pas rentrer je... Madame je... Ecoutez... Non ne..."
Il regarda le téléphone portable, le secouant sans comprendre.
"Ca ne marche pas, c'est nul..."
Il allait le laisser tomber quand il me vit dans le cadre de la porte.
"C'était ma mère, n'est-ce pas ?"
Il hocha la tête, l'air coupable. Je soupirais avant d'ajouter avec un demi-sourire :
"Dans ce cas, ne balance pas mon portable, c'est juste elle qui a raccroché."
Il me fixa avant de déposer l'engin sur la table. Hésitant, je repris la parole :
"Qu'est-ce qu'elle t'a dit ?"
"Elle voulais savoir si c'était moi qui t'avais demandé de venir ici. Elle veut que tu rentres."
Je le regardais en silence avant de venir m'asseoir en face de lui, pensif.
"Si tu ne veux pas rentrer, tu peux rester. Autant que tu veux."
Lâcha-t-il doucement.
"Merci..."
Il se leva et posa deux tasse et une théière entre nous avant de servir le liquide brûlant et d'apporter des gâteaux qui semblaient faits maison.
"Tu cuisines ?"
"Un peu..."
Je me jetais sur les viennoiseries, pressé de goûter à ce qu'il avait fait. Après une bouchée, je fis une découverte :
"C'est super bon ! T'es doué."
"Merci."
J'avalais et le regardais avant de demander, dubitatif :
"Elle ne t'a rien dit d'autre..."
"Non..."
Je le fixais quelques instants avant de grogner :
"Tu ne sais pas mentir."
Il garda le silence avant d'avouer, sombrement :
"Elle a dit que si tu ne revenais pas, elle appellerait la police."
Je déglutis, manquant de m'étouffer.
Mot d'Auteure : Oyez oyez ! Qu'avez vous donc pensé du lemon ? Je dois dire que si je poste si tard, c'est entièrement de sa faute, j'ai dû le recommencer 5 fois tellement j'avais peu d'idées sur comment l'écrire ! Mais au final, j'espère m'être bien débrouillée.
J'aimerais vraiment savoir ce que vous avez pensé du début, des flash backs et de l'arrivée de sena chez Shin. Parce que c'est une partie que j'avais en tête depuis deux chapitres au moins et je voudrais savoir ce que vous en pensez.
Pour la fin... Ouais, je sais que j'ai un peu abusé mais j'avais plus ou moins cette idée en tête depuis un moment aussi donc... Et si ça peut vous rassurer, non les forces de l'ordre n'auront pas besoin d'intervenir.
Pour ce qui est de la mère à Sena... Tout deviendra plus clair au prochain chapitre (enfin je vais essayer)
La fin s'approche mes amis. Encore deux chapitres et je pense avoir bouclé l'histoire. Quoique rien n'est encore écrit donc...
A la prochaine !
Oh, et avant que j'oublies, merci à toutes vos reviews. Normalement, j'ai répondu à toutes celles postées depuis un compte et je profite de l'avoir en tête pour répondre aux guest :
REVIEWS :
azu et esca08 :
Merci beaucoup à tout(e)s les deux ! Et comme vous le voyez... elle est enfin arrivée.
Akiza666 :
Ouiiiin, j'ai cru t'avoir perdu, snif. Me voilà rassurée ;)
Alors dans l'ordre : merci. Oui, c'était mon idée (enfin, je crois mais peut-être ai-je été inspirée d'autres histoires) et puis disons que l'idée vient surtout du fait que je savais pas trop comment les faire réagis puisque je voulais des parents tolérants mais que dans le même temps je voulais parler de l'homophobie d'un ou des parent(s) face à leur enfant donc j'ai fait les deux et finalement, le résultat me convient.
C'est vrai qu'il y a plusieurs raisons pour expliquer le rejet de la mère de Sena (qui seront abordées plus en détails dans le prochain chapitre) mais effectivement, les parents ont tendance à oublier que ce n'est pas à eux de contrôler la vie de leur fils ou de leur fille sous prétexte qu'ils en sont les géniteurs.
Et tes félicitations ainsi que tes encouragements me vont droit au coeur. J'espère que ce chapitre et les suivants seront à la hauteur de tes espérances !
Guest :
Elle est là.
