*Lemon Tree de The Lemondheads*

Bonjour Everybody!

Duo, regardant l'auteur d'oeil morne: Je vois que ça s'arrange...

Heero, flegme: Admire le changement de musique!...

Meoi, claquant des doigts pour appeler quelqu'un: Une fois de plus, je remercie Deathgothika pour sa review! En réponse, je dois dire, qu'effectivement, je publie vite, quotidiennement, en fait! En réalité, j'ai déjà mis tellement de temps à peaufiner mon histoire que je suis toujours impatiente de la publier!^^

Duo, alors qu'Heero détecte un bruit sourd et régulier, inquiétant: Et on voit ce que ça donne...

Meoi, souriante, alors que Chabal arrive enfin sous l'oeil horrifier de Duo et l'impassibilité d'Heero: Mes pauvres chéris, z'avez oublié qu'en tant qu'auteur, j'avais tous les droits, ici.

Trowa, alors que Quatre regarde ses amis se faire massacrer: Je le note et je m'en félicite.

Meoi, tapotant la tête de Trowa dépassant du fauteuil dans lequel il est assit: Brave petit!

Sur ce, bonne lecture! ^^


Irina Spencer

Irina était sortit de l'infirmerie quelques jours plus tôt, Quatre la suivant d'une journée. Irina se sentait perdue, elle ne savait plus trop où elle en était. Elle qui pensait que les Vampires appartenaient à son passé, elle se trompait lourdement ! Et, malgré elle, sa « rencontre » avec deux représentants de cette race à proximité de la base la troublait plus que de raison. Pourtant la jeune fille refusait de se laisser abattre par l'adversité. Et malgré son comportement lors de la sortie et les troubles comportementaux qui s'en suivirent, Irina refusait d'accepter que sa transformation reprenne et faisait tout ce qu'elle pouvait pour combattre son instinct vampirique. Pour cela, il n'y avait rien de tel que de provoquer ses souvenirs humains et de passer beaucoup de temps en compagnie de Quatre. Irina était, d'ailleurs, extrêmement heureuse d'avoir cet ami à ses côtés. Non pas que Trowa et Heero ne soient pas des personnes importantes pour elle, c'est juste qu'elle sentait comme un lien irrévocable entre Quatre et elle. Une symbiose s'était établie entre eux avant son enlèvement et n'avait jamais cessé d'existé. La jeune fille était d'ailleurs persuadée que, même amnésique, elle aurait su retrouver ce lien.

Pour l'heure, Irina marchait avec entrain vers la chambre proche de son ami. Il y a quelques heures, Trowa était venu pour lui donner rendez-vous dans la chambre du garçon, le but étant de tout raconter au jeune homme. S'étant renseignée sur la présence d'Heero au cours de l'entretien, Irina avait été satisfaite d'obtenir une réponse affirmative. La jeune fille était donc très heureuse de concilier ses retrouvailles avec Heero et le dévoilement de la vérité à Quatre. En effet, Irina commençait, en plus de tout, à être fatiguée de toujours devoir mentir à son ami. Enfin sur place, Irina toqua et entra après y avoir été invitée.

-Bonjour, Irina.

-Iry !

-Trowa, Quatre. Les salua Irina d'un grand sourire.

Apparemment, Trowa était en pleine séance de soins.

-Je ne vous dérange pas ? S'inquiéta-t-elle.

-Non, ça devrait aller, maintenant. Répondit Trowa de son sempiternel ton monocorde.

Une fois le médecin installé dans l'un des fauteuils, matériel rangé, Quatre tenta de se placer dans le petit canapé. N'essayant même pas de l'aider, Irina alla se placer à côté du blond.

-Tu as l'air d'aller mieux ! J'en suis très heureuse !

-Oui, c'est très bon signe. Quatre a pris du poids et ses forces reviennent très vite. Répondit Trowa, ne laissant pas le loisir à Quatre de s'exprimer.

-Il ne te martyrise pas trop, j'espère ? Fit semblant de chuchoter Irina.

-Non, ça va, pour le moment, mais je promets de t'appeler dés qu'il se mettra à déraper… Lui répondit Quatre, sur le même ton de conspirateur.

-Cessez vos sottises, jeunes gens. Les réprimanda gentiment le médecin en buvant le verre qu'il s'était servit.

-Ah ! C'est ça que je voulais savoir ! S'exclama Quatre, brutalement. Pourquoi nous appelez-vous toujours « jeunes gens » ?! Vous n'êtes quand même pas si vieux !

Pour toute réponse, Trowa planta ses prunelles vertes dans les yeux bleu pâles de Quatre, buvant une nouvelle gorgée de sa boisson.

-… Je crois que tu n'en sauras pas plus pour le moment… Déduisit Irina de la situation.

Mais avant que les moqueries ne fusent, on frappa de nouveau à la porte. Appelant le nouveau venu à entrer, Irina vit la porte s'ouvrir sur le beau ténébreux qu'était Heero.

-Heero ! Le salua-t-elle avec enthousiasme.

-Bonjour, Irina ! Comment vas-tu ?

-Tu le saurais si tu étais venu me voir plus tôt ! Le disputa-t-elle.

-Et vous, Quatre ? Comment se passe votre convalescence ? S'enquit l'Officier.

-Tu détournes la conversation ?! S'indigna Irina.

-Mon médecin vous dirait que je me rétablis vite. Répondit un Quatre, pas plus soucieux que cela de la crise de son amie.

-Mais tu l'aides, en plus ! S'offusqua cette même amie.

-Trowa ? Continua Heero.

-Je n'ai rien à rajouter. Tu veux un verre ?

La seule réaction d'Irina fut de bouder. Puéril, mais typiquement elle, d'après les discussions entretenues avec Quatre. Elle ne s'en rendait pas vraiment compte, mais depuis qu'elle passait du temps en compagnie du garçon, son comportement d'avant reprenait parfois le dessus sur la personnalité qu'elle s'était forgée sous le nom d'Ellana Black.

Rigolant de la mimique d'Irina, Heero s'installa dans le fauteuil placé à côté d'elle.

-Allons, Irina, ne fait pas l'enfant !

-Il n'empêche qu'à chaque fois que je fais une connerie, tu passes des jours sans venir !

-Il faut bien réparer ces « bêtises », non ?

Soufflée, Irina ne répondit pas. Là, elle ne boudait plus, elle était juste contrariée et prise de remords. Comprenant les sentiments de son amie, Quatre pris les devants de la discussion.

-Alors, allez-vous enfin me dévoiler la vérité sur ce Complexe et tout le bestiaire qui le compose ?

Quatre intercepta l'échange de regards suspect entre Heero et Trowa.

-Soit. Heero, à toi de commencer.

Et pendant prés d'une heure, Heero parla des Vampires, de leurs capacités et d'Irina, de sa condition actuelle. Croyant avoir entendu plus que sa raison ne permettait d'admettre, Quatre fut contrarié d'apprendre qu'il y avait une suite.

-Attendez, attendez quelques minutes…

Irina n'avait pas bougé de tout le récit. Telle une statue de pierre, la jeune fille attendait de savoir comment réagirait le garçon. Les minutes s'égrenaient trop lentement au goût d'Irina et Quatre n'avait pas l'air de vouloir accepter qu'on lui en raconte plus. La semi-vampire était si obnubilée par la réaction de son ami qu'elle ne s'était même pas demandé de quoi voulaient bien encore parler Trowa et Heero. Le sujet des Vampires ayant été traité en long, en large et en travers.

-Quatre ? Est-ce que ça ira ? Tu sais, tu n'es pas obligé de tout savoir aujourd'hui, on peut continuer demain…

-Non, non. Ca ira. Désolé ! Vous avez dû croire que je flippais au sujet d'Iry, mais, le garçon se tourna vers son amie, même si c'est absolument incroyable et démentiel, je n'arrive pas à te voir comme l'une des leurs. Tu es Irina et tu resteras toujours mon amie, il n'y a pas de problèmes là-dessus. Pourtant, j'ai du mal à réaliser toute l'ampleur de la révélation. Je crois que j'aurais besoin de temps pour tout accepter, mais d'ici là, racontez moi le reste, s'il-vous-plaît…

Irina se crû pousser des ailes alors que les deux adultes accueillaient la déclaration de Quatre avec un sourire. Le jeune homme était bien plus mûr que ce qu'ils s'imaginaient.

-Dans ce cas, je prends le relais. Déclara Trowa. Cette fois-ci, nous allons parler de nous, et de toi, plus particulièrement.

Bien que perplexe, Irina n'eut pas l'audace d'interrompre Trowa.

-Maintenant que tu sais pour les Vampires, il vous faut connaître notre identité. Nous sommes les ennemis des Vampires, leurs opposés. Nous sommes des Immortels. Du moins, est-ce ainsi que nous nous appelons depuis plusieurs siècles. Tout comme les Vampires, nous sommes nés d'erreurs du code génétique humain. Cette erreur se situe sur le même chromosome, mais sur un gène différent. Nos capacités physiques sont également très développées et notre vie est considérablement rallongée. Nous ne pouvons pas vraiment estimer notre durée de vie, c'est pour cela que nous passons pour éternels.

Irina assimila la révélation pendant la courte pause accordée par le médecin.

-Cette erreur, Quatre, tu la possèdes.

Le silence était terrible.

-Quoi ?

La voix de Quatre était lointaine, vide et caverneuse.

-Tu es l'un des nôtres. Malheureusement pour toi, ton gène a été activé par ta séquestration.

-Mais… Comment ? Je ne comprends pas…

Quatre avait l'air abattu. Irina avait du mal à comprendre, elle aussi.

-Tu as très bien entendu, tu as seulement du mal à accepter la vérité. Mais laisse-moi-t'expliquer la situation.

Trowa pris le temps d'avaler un peu de sa boisson avant de reprendre.

-Tout comme pour les Vampires, les Immortels ont besoin d'être placés dans certaines « conditions » pour que leur gène s'active. C'est d'ailleurs pour cela que nous tentons de préserver au mieux les représentants de notre race, contrairement aux Vampires, nous ne provoquons pas la transformation. Nous préférons localiser les humains possédant le gène et les surveiller jusqu'à ce qu'ils se transforment ou qu'ils meurent, car la transformation peut ne jamais se réaliser.

-Mais… Vous ne pouvez pas empêcher cette transformation ? Osa un Quatre avec un faible espoir.

-Non. Je suis désolé. Les paroles de Trowa sonnaient comme une sentence.

-Vous tentez pourtant de sauver Irina !

-Il a raison ! Si vous arrivez à faire quelque chose de moi, c'est qu'il est possible de stopper sa mutation, non ?

Les deux jeunes gens ne masquaient pas leur panique.

-Irina… Nous voulions te parler de ça plus tard, mais, puisque tu abordes le sujet…

Trowa ne fit rien pour empêcher Heero de parler.

-Quoi ? Insista la jeune fille.

-Ta transformation a repris, elle est quasiment achevée, si ce n'est totale.

L'air quitta les poumons d'Irina. Un gouffre profond venait de s'ouvrir sous ses pieds.

-Mais c'est impossible ! Les résultats étaient concluants ! Trowa ! Dis quelque chose !!

-Je suis désolé, Irina, mais Heero a raison.

-Pourquoi crois-tu que les Vampires n'aient pas attaqués quand tu t'es introduite dans leur cachette ? Ils étaient perturbés ! Tu as la même odeur qu'eux…

Mais déjà, Irina n'entendait plus rien. Un désespoir total s'était emparé d'elle. Sans plus rien contrôler, les larmes se mirent à couler de ses yeux sombres, parcourue de spasmes incontrôlés, elle se recroquevilla sur elle-même. Désemparé, Quatre tenta de la réconforter, mais la jeune fille n'arrivait pas à se calmer, quasi-hystérique.

-Je suis un monstre, je suis un monstre !... C'est pas possible, mon Dieu ! Non, non, non, non,… Je suis un monstre, je suis un monstre… Ne cessait-elle de répéter, telle une sombre litanie.

Sans savoir comment, Irina se retrouva encerclée par des bras forts et protecteurs. Collé à son oreille, une voix douce mais impérieuse força le passage jusqu'à sa conscience.

-Tu n'es pas un monstre !

Cessant de parler, Irina s'abandonna à l'étreinte et pleura comme elle n'avait jamais pleuré. Sa souffrance était telle que rien ne pu l'arrêter, exception faite d'une injection massive de somnifères couplés à des calmants.

Heero Yuy

Heero se servit un verre de cognac et l'avala cul sec, grimaçant sous la brûlure causée par le passage de l'alcool. Malgré ces 231 années d'existence, l'Officier n'était pas un grand adepte de la consommation d'alcool. Sans plus de considération pour son besoin de solitude, quelqu'un osa frapper à la porte de son bureau.

« Comme si c'était le moment ! » S'insurgea le brun.

-Entrez ! Exigea-t-il, retournant à son rôle d'Officier.

Malheureusement pour lui, la porte s'ouvrit sur la dernière personne qu'il espérait voir.

-Réléna… Ton Service a-t-il besoin de quelque chose ?

Prenant le temps de refermer la porte, la belle blonde s'approcha de quelques pas.

-Heero, tu me manques.

Frottant ses yeux fatigués, le brun se servit un nouveau verre de cognac. Bizarrement, lui qui croyait qu'une discussion avec son ancienne amante lui prendrait sacrément la tête, ce dernier se rendit compte qu'il n'avait jamais eut les idées aussi claires à propos d'un sujet, somme toute, important. Un effet de l'alcool ?

« Si c'est le cas, je me descendrai une bouteille avant chaque réunion, maintenant ! »

-Pas à moi, Réléna.

Il était dur, mais Heero ne regrettait pas. S'il pouvait être fier de quelque chose, c'était bien de sa franchise. Mais l'image d'une Irina effondrée lui revint en mémoire.

« Ce trait de caractère est peut-être regrettable, finalement… »

-Pardon ? Demanda une Réléna incrédule.

-Tu as bien entendu. Je pensais que notre rupture me ferait souffrir, mais en fait, rien. Je n'avais même pas remarqué le changement, en fait.

-Tu es ignoble !

-Non. Je suis sincère. Rivant son regard bleu de Prusse dans celui noyé de larmes de la blonde, le soldat continua. Je t'aimais, Réléna, mais je ne sais pas depuis combien de temps ce n'est plus le cas. Allons ! Sois réaliste, tu es loin d'être bête. Notre relation n'était pas saine, nous ne faisions que coucher ensemble, ces dernières années. Tu veux savoir ce qu'il me manque ? Notre complicité des premières années. Nous étions si proches, Réléna.

Ne supportant plus de voir une femme en pleures, Heero versa un nouveau verre de cognac et le posa à proximité de son ex avant de quitter son bureau, abandonnant Réléna et sa souffrance.

Ne sachant pas quoi faire, Heero alla retrouver son ami dans son propre bureau, dans le secteur médical. Espérant que Trowa ait réussi à quitter Quatre et son air soucieux, Heero toqua à la porte. Après un bref instant d'incertitudes, un homme lui ordonna d'entrer. Faisant ce qu'on lui demandait, Heero fut accueillit par un Trowa stupéfait.

-Heero ? Je n'ai pas l'habitude de te voir dans ce bureau…

-Moi non plus, à bien y réfléchir…

Souriant faiblement l'un à l'autre, les deux amis s'installèrent dans le canapé de cuir noir. Plus petit, le bureau de Trowa était aussi froid que rarement utilisé. Mal placé ; d'après les critères du médecin ; ce dernier ne permettait pas à son propriétaire de fumer tranquillement.

Alors le médecin ne l'utilisait qu'en de rares occasions, à savoir : dormir -pour rester à proximité de ses patients- et rester tranquille.

-Qu'est-ce qui t'amène ici ? Demanda le médecin.

-Et toi ? A ce que je sache, aucun de tes patients ne requière ta présence à ses côtés… Pourquoi voulais-tu être tranquille ?

-Je répondrai quand tu répondras.

-Ok.

Alors, Heero décida de servir un nouveau verre d'alcool. Puisqu'il n'y avait que du whiskey…

-J'ai définitivement rompu avec Réléna.

-Mes félicitations ! Sers m'en un aussi !

Alors qu'Heero donnait son verre à Trowa, se dernier afficha un air surpris.

-Quoi ? Demanda le brun.

-Tu ne me réprimandes pas ?

-Pourquoi ? Tu ne l'aimes pas, tu ne l'as jamais aimé. Moi, par contre, je ne l'aime plus, ce qui rend la situation encore plus étrange…

-Tu devrais limiter ta consommation d'alcool, tu sais bien que tu n'y es pas habitué.

-Arrête de me charrier ! Je suis sérieux.

-Moi aussi. Tu n'es jamais aussi loquace qu'après avoir bu…

Ne pouvant nier cette affirmation, Heero se contenta de continuer sur sa lancée.

-Bref, je ne suis plus avec Réléna, et je n'arrive pas à regretter mon choix.

-Et c'est ça qui te déstabilise, n'est-ce pas ? Tu t'imaginais encore amoureux d'elle.

Heero ne répondit pas, avalant du liquide brûlant.

-Si tu veux savoir, j'avais besoin de me retrouver seul. Je me sens mal d'avoir fait souffrir ces deux gosses. Quatre était anéantis, et malgré tout, il a voulu rester veiller son amie, elle aussi effondrée.

-Nous sommes vraiment deux bels enfoirés.

-C'est rien de le dire.

Le silence qui suivit ne fut interrompu que par un nouveau remplissage de verres.

Quatre Rabberba Winner

Depuis que Trowa m'avait révélé ma nature et la leur, je n'arrivais plus à me sentir bien. Un sentiment profond de panique allé et venait dans ma poitrine, laissant parfois la place à un vain optimiste. Malgré tous mes efforts, je n'arrivais pas à voir le bon côté des choses. La situation était vraiment effrayante. D'un côté, j'apprenais que je me transformais en immortel, et de l'autre, ma meilleure amie se voyait vouée à devenir l'un de ces êtres qui l'avait torturés. L'avenir était sombre, vraiment sombre. J'ai mis plusieurs heures pour accepter de croire ce que l'on m'avait dit, mais je n'arrivais toujours pas à me satisfaire de cette situation. Mon instinct me hurlait de partir le plus vite possible, de traverser la Méditerranée et de retrouver ma famille pour me réfugier dans le giron de mes proches, mais… Mais Irina était là, je l'avais enfin retrouvée et je ne pouvais pas la quitter, surtout pas maintenant ! Ma pauvre Irina était effondrée. J'ai beau faire tout mon possible pour la consoler, rien y fait. Prostrée dans sa chambre, elle est devenue totalement amorphe. Au début, j'ai paniqué, mais après une semaine, elle est toujours en vie… Effet bénéfique de sa condition ? Quelle ironie… Heureusement, Duo est là. Ce psychologue est vraiment d'une grande aide. Au début de notre premier entretien, je n'ai pas pu lui dire quoi que ce soit, tout embarrassé que j'étais, mais finalement, j'avais trop de choses à dire, trop de souffrances à exorciser. Duo m'a écouté, sans broncher. Nous nous voyons tous les jours, pendant de longues heures, mais aujourd'hui, il ne viendra pas, je lui ai demandé d'essayer de parler avec elle, Irina, ma Iry.

-Irina ?

La voix du psychologue est vraiment particulière. Calme, elle était ponctuée d'espièglerie. Parler avec lui était vraiment rafraîchissant. Dans ce Bâtiment, ils étaient rares les grands optimistes.

Pourtant, depuis le temps que Duo essayait de faire réagir Irina, il y avait de quoi virer pessimiste. C'est pour cela que Duo avait fait mander Heero et Trowa. Il espérait que l'Officier aurait le même impact que la dernière fois, lorsqu'il l'avait prise dans ses bras pour la calmer. Quant à Trowa, Duo pensait que sa présence ne nuirait pas à la séance.

-Maxwell ? Tu voulais nous voir ?

Quatre offrit un pauvre sourire aux deux hommes qui arrivaient. Son salut ne fut retourné que par le médecin, Heero étant trop absorbé par la vision d'Irina.

-Yuy ! J'aimerais te demander un service : appelle Irina.

Un peu surpris par la demande, l'Officier hésita quelques instants avant de s'exécuter. Prenant place à côté de lui, Trowa observa la scène avec la même fascination que Quatre.

Heero l'appela une fois, puis deux… Au bout de sept appels, la jeune fille parut réagir à la présence de l'Immortel. Reprenant espoir, Quatre s'obligea à rester assis pour ne pas aller lui-même appeler son amie.

Quand cette dernière parut un peu plus alerte que ces sept derniers jours, Duo s'imposa dans son champ de vision.

-Irina ? Je m'appelle Duo Maxwell. Il faut que tu te réveilles, maintenant, la dépression a assez durée ! Tes amis sont très inquiets pour toi, il faut que tu les rassures. Tu n'es pas la seule à souffrir, Irina Spencer !

Trouvant les paroles du psychologue beaucoup trop dures, Quatre voulut protester, mais le médecin l'en empêcha en posant sa main sur son épaule.

-S'il-te-plaît, Irina… Supplia Heero, dans un murmure.

Comme répondant à son appel, à lui seul et à aucun autre, Irina cligna des yeux et inspira profondément, tentant quelques mouvements de bras et de jambes un peu faiblards.

-Je suis désolée… Répondit Irina, d'une petite voix.

Quatre en aurait pleuré de joie.


Bizarre cette Irina, néh?

Mais vous me direz, en tant que Vampirette, elle peut pas non plus avoir des réactions tout à fait humaines... ^^

Pauvre petit Quatre! Je lui en fait baver... Notez l'apparition de mon Dudule qui, malgré son mécontentement, est toujours mon petit préféré! ^^

Et bien sûr, cerise sur le gâteau, pour vous, adeptes du couple Heero/Réléna (masi d'où sortez vous?! Heero est fait pour DUO!!! ou mes persos, mais c'est une autre histoire! ;D), la séparation définitive! Mouhahahahahaha!

Quatre, plaquant une Réléna furieuse: Je crois que tu y es allée un peu fort, sur ce coup-là, Sephy...

Meoi, me regardant le ongles: Hey! Faut pas pousser, là! J'ai été assez sympas pour lui faire vivre des années de vie commune avec Sexy-boy!

Heero, la lèvre éclatée: Pour une fois, j'aurais pu te remercier.

Meoi, étonnée: "Aurais pu"? Pourquoi ne pas le faire?

Heero, face à un miroir, se recousant l'arcade comme si de rien: Tu m'as fait vivre des années avec elle.

Meoi, alors que Trowa vient en aide à Quatre: Ah! J'avoue que pour une fois, je te comprends...

Demain? Accélération dans l'histoire! Heero est de moins en moins présent, les attaques de plus en plus nombreuses! Que prévoient les Immortels?

Suggestions? REVIEWS!!!

;D