Hello tout le monde,
Désolée pour le petit retard, j'avais pas mal de travail ^^'
Enfin bref, voilà le chapitre 6, j'espère qu'il vous plaira.
Je remercie les gens qui on follow ma fanfiction, ça me fait vraiment très plaisir! :D
Bonne lecture! :)
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Chapitre 6 :
L'odeur d'antiseptique, le blanc trop parfait des murs et cet insupportable « bip » qu'émettaient les machines. Karin savait parfaitement où elle se trouvait bien que son état comateux ne lui permettait pas grand-chose. La revoilà au point de départ. Tout ça pour rien, songea-t-elle en s'efforçant de sourire. La jeune fille tenta d'ouvrir plus grand ses yeux mais sa vision était voilée comme si une brume légère et humide l'empêchait de voir à plus de dix centimètres. La porte s'ouvrit dans un écho lointain qui lui parvint quelques secondes en décalées. Une main chaude s'empara de la sienne et, sur sa peau, de petits clapotis salé glissaient. Une odeur connue remplaça celle de l'antiseptique, elle sourit. Karin reconnut la présence de Shigetsu, il allait se faire sortir dans quelques secondes, les visites étant interdites aux soins intensifs. Puis l'égoïsme de la jeune fille refit surface: où était Sasuke ? Elle se refusa de pleurer pour cette situation, elle en connaissait les éventualités par cœur après le nombre de fois que les médecins l'avaient bassinée. Il ne lui restait que deux possibilités de toute façon : vivre ou mourir.
Deux médecins interceptèrent le jeune homme qui ne se débattit même pas lorsqu'ils le sortirent. Il avait juste voulu la voir, juste voir son visage et s'assurer qu'elle se portait convenablement. C'était chose faite bien qu'il avait une peine monstrueuse à ne pas avoir un nœud dans l'estomac. Il avait peur, indéniablement peur. Lorsqu'il rejoignit le couloir, il tomba nez à nez avec Naruto qui avait le regard dans le vague. Le blond finit par lui accorder un regard et même un léger sourire. Shigetsu retint un rire nerveux. Pourquoi il souriait cet idiot ? se demanda-t-il en se laissant glisser le long de la paroi, il n'y avait rien d'amusant ou de joyeux. Il en avait sa claque.
- Comment elle va ? demanda le blond pour tenter de détendre l'atmosphère.
- C'était de l'humour ? sortit, sarcastique, Shigetsu.
- Je me disais juste que pour une intoxication alimentaire, ça allait fort.
- Une intoxication alimentaire ?! rigola-t-il en se tenant l'estomac avant de se relever. Mon gars, faut pas être très futé pour comprendre que c'est pas une connerie de ce genre qu'elle a. Elle a un putain de cancer !
Shigetsu partit ensuite en direction de la salle d'attente où devait probablement se trouver Sasuke. Une drôle de sensation lui fit monter les larmes aux yeux. Depuis maintenant une année, Karin n'avait pas eu de rechute et il fallait que cela arrive précisément le jour de la rentrée. Le jeune homme s'arrêta à la fontaine à eaux et soupira.
- Quelle connerie que l'espoir.
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S'il y avait bien une chose que Sasuke ne supportait pas, c'était l'odeur des hôpitaux. C'était comme si les médecins cherchaient à rendre l'atmosphère morbide, qu'on ressente vraiment la proximité de la mort. Il joignit ses deux mains en tapant du pied sous la pression. Il avait, certes, réussi à échapper à la question de Neji, mais il savait que tout son passé commençait à le rattraper. Peut-être que toute cette histoire avait trop d'importance pour être oubliée, pour reprendre une nouvelle vie. Finalement, vivre comme avant, ce n'était pas aussi facile qu'il ne le pensait. Il aurait voulu rester ignorant de tout ça, il aurait voulu ne jamais savoir ce que cela faisait d'être sans cesse en face à face avec la mort. Shigetsu revint avec deux verres d'eau, il en tendit un au ténébreux qui ne se fit pas prier. Se remuer ainsi les méninges lui avait donné une de ces soifs. Le jeune homme à sa droite soupira, il n'arrivait pas à tenir en place. Il plaqua sa main sur son crâne avant de rouler ses yeux en direction de Sasuke.
- Je l'ai vu… elle a l'air de tenir le coup, avoua Shigetsu.
- Elle a connu pire, conclut le noiraud avant de se retourner vers ses anciens amis. Tu t'es fait sortir n'est-ce pas ?
- Ouais et c'est pas comme si j'étais pas un habitué des lieux.
Sasuke ne put retenir un léger sourire de s'esquisser sur ses lèvres, ce qui surprit Sakura. La rose ne savait pas vraiment ce pourquoi elle était venue, probablement pour Naruto, à moins que ce soit pour Sasuke, au fond, cela ne lui semblait pas très important. Elle avait surtout suivie ses amis. Cependant, la jeune fille ne souhaitait qu'une chose à cette instant, que son imbécile d'ami se pointe pour qu'elle puisse quitter cette ambiance d'une étrangeté insoutenable. Tout lui paraissait vague, sans queue ni tête, à croire qu'elle ne connaissait plus vraiment son ex, ou, peut-être ne l'avait-elle jamais réellement connu. Après tout, tout le monde savait à quel point le beau ténébreux était mystérieux. Puis ce qu'elle attendait arriva, Naruto marchait lentement dans leur direction, pâle comme s'il venait de voir un mort. Elle se redressa rapidement et vint à sa rencontre. Il posa délicatement sa main sur l'épaule de la rose avant de la rassurer d'un léger mouvement de tête. Le blond s'excusa auprès de ses camarades pour le dérangement puis leur proposa de rentrer. Mais avant de quitter complétement les lieux, Naruto fixa Sasuke dans les yeux et tout en fronçant sévèrement les sourcils, tiqua.
- Toi et moi, il faut qu'on parle.
- J'ai rien à te dire, répondit le noiraud.
- Peut-être que toi non, mais moi, j'ai une tonne de chose à te dire.
Il était, certes, extrêmement en colère contre son ami, mais il était suffisamment correct pour le laisser encaisser le coup. Chaque chose arriverait quand il le faudrait. Le groupe d'amis quittèrent l'hôpital en pressant le pas. Sakura sentit un frisson parcourir son échine au moment où elle passa à côté d'Itachi. Pourquoi venait-il ? La rose secoua la tête pour s'empêcher de penser à toute cette histoire. Après leur prise de tête à Sasuke et elle, elle ne voulait plus qu'une chose : se changer les idées. Et elle allait être servit.
XXX
Sasori pâlit en saluant ses parents, il n'avait jamais été très proches d'eux mais pour une multitude de raisons, il les détestait. Ses deux parfaits ignorants qui n'arrivaient même pas à aborder un sourire convenable en présence de leurs enfants mais tout particulièrement de leur fille. Car, Sasori le savait mieux que personne, Sakura aimait beaucoup trop leurs parents, beaucoup plus qu'ils ne le méritaient. Mebuki enleva son manteau tout en soupirant avant de s'étendre sur le canapé. Elle regarda son fils et lui accorda un léger rictus avant de reprendre son expression d'indifférence totale.
- Sois gentil Sasori, apporte moi un verre de saké, déclara-t-elle comme réponse aux salutations de l'aîné.
- Moi aussi, je suis très content de te voir, répondit-il sèchement avant de prendre un verre dans l'armoire de la cuisine.
- Ne sois pas si formel, compte un peu le temps que nous perdons, tous les jours, avec ses questions sans importance… Entre nous, on peut bien s'en passer non ?
- Personnellement, je pense que c'est juste une question de respect, avoua le rouquin en lui tendant un petit plateau sur lequel étaient posé une vasque de saké et un petit verre.
- Qu'il est mignon quand il fait son sérieux, tu ne trouves pas mon chéri ?
Kizashi se contenta de relevait les yeux de son journal et de laisser un petit rire perforer ses lèvres clauses. Il desserra sa cravate avant de porter à sa bouche une tasse de thé au jasmin. Il était si froid qu'il était difficile de trouver en lui la moindre once d'amour. Monsieur Haruno n'était en rien bavard ou amical mais il avait ce petit truc qui aidait beaucoup dans le monde des affaires : le charisme. Sans doute était-ce cela qui avait séduit Mebuki, allez savoir. Sasori soupira à nouveau et s'apprêta à emprunter l'escalier lorsque la porte d'entrée se claqua. Un pincement vint saisir son cœur, si lui pouvait passer outre l'indifférence de ses parents, ce n'était pas le cas de sa cadette. Sakura se rendit au pas de course dans le séjour, les joues rosies à cause du froid et les cheveux en bataille à cause du vent. Elle était si heureuse de les revoir.
- Okaeri maman, papa, lâcha-t-elle de bon cœur.
- Mon Dieu mais Sakura, dans quel état tu es ! s'offusqua Madame Haruno en se relevant. Ne me dis pas que tu t'es présentée ainsi au lycée ?
- Il y'a du vent et cela fait une année que j'ai quitté le lycée maman, répondit doucement la rose, resserrant ses poings sur sa poitrine.
- Oh, ce ne sont que des détails, soupira-t-elle en reprenant sa position de départ. Tu auras le loisir de dire que ta mère n'est pas attentive à toi.
- Je ne dirais jamais une chose pareille… je suis vraiment contente que vous soyez là, vraiment.
Son corps se contracta. Pourquoi ne répondaient-ils pas ? Son père n'avait même pas daigné lui accorder un regard ni même une brève salutation. Sa mère, quant à elle, était toujours obligée de se montrer égrise. Elle n'aimait pas se sentir ainsi, elle n'aimait pas voir le mal en ses parents. La jeune fille regarda son aîné qui n'avait pas quitté la première marche de l'escalier. Il la regardait avec tristesse. Un sourire vint illuminer étrangement son visage, un faux sourire. Sakura enleva sa veste et tout en gardant foi en ses convictions attacha ses cheveux.
- Je vais vous préparer un bon repas pour votre retour.
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Neji raccompagnait sa copine, cependant, n'arrivait pas à penser à autre chose que son ami. Sasuke avait-il réellement changé à ce point ? Impossible, il avait été son meilleur ami, il le connaissait que trop bien, il y'avait quelque chose là derrière. Tenten s'était collée au noiraud sans émettre la moindre parole, aussi étrange que cela puisse paraitre. Puis, alors qu'elle s'apprêtait à sortir la fameuse question : « Sinon, ça va ? », Neji s'arrêta net, les yeux écarquillés.
- Quelque chose ne va pas ? questionna-t-elle quelque peu inquiète.
- Quel crétin ! lâcha le jeune homme avant de poser ses yeux sur sa copine. Tu ne m'en veux pas si je te laisse là ? J'ai quelque chose à voir avec Shikamaru.
- Ne t'en fait pas, fait ce que tu as à faire.
Il déposa un baiser sur les lèvres de Tenten en retourna rapidement sur ses pas. Un petit sourire vit le jour sur le visage de la jeune fille, elle savait que son copain allait faire quelque chose de nécessaire. Quelque chose de bien.
Et c'était peu dire, il s'en voulait surtout de ne pas l'avoir remarqué plus tôt. Il se demandait si c'était Naruto qui avait déteint sur lui avec ses maigres réflexions. Car, si on connaissait vraiment Sasuke, c'était aussi visible que le nez au milieu de la figure. Il s'arrêta devant la demeure des Nara et frappa des coups francs à la porte. Shikamaru ouvrit doucement ladite porte, les yeux plongés dans un livre d'un grand philosophe qu'il devait, sans l'ombre d'un doute, lire pour ses cours. Il avait une cigarette allumée au coin de la bouche, s'en dégageait un faible fumée. Le jeune homme ne se posait pas vraiment la question du pourquoi de la visite de Neji. Ce dernier avait manqué les cours de l'après-midi, il venait pour cela.
- Je te dérange ? débuta le jeune Hyuga.
- Arrête de tourner autour du pot, qu'est-ce qui t'amène ? ricana le brun en referma son bouquin.
- Il y'a un petit détail dont j'aimerais discuter avec toi.
- Ce petit détail a un rapport avec Sasuke, je suppose ?
- On ne peut rien te cacher, sourit Neji avant de suivre son ami dans le séjour. Je crois que je sais pourquoi il est parti…
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Sasuke se raccrocha à la présence de son frère lorsqu'il se retrouva face à Karin. Que devait-il faire ? Il avait toujours haïe se retrouver en face de quelqu'un qui souffrait et encore plus lorsque cela était dû à la maladie. Et quelle plus terrible maladie que le cancer ? Le ténébreux plongea ses yeux dans ceux de son aîné et serra les poings fortement, faisant émettre un léger craquement. Itachi avait pris l'habitude de ses situations, depuis qu'il avait été embauché par Madara Uchiwa, son oncle. Son cadet aurait, sans doute, dû prendre l'habitude, lui aussi, avec le temps. Pourtant, il avait toujours cet air d'enfant désemparé, qui cherchait la protection de son grand frère et, d'une certaine façon, Itachi aimait cela. Il aimait se sentir utile pour lui, être présent et avoir sa confiance. Il se souvenait encore du temps où Sasuke l'avait regnié, mais c'était le passé et il ne voulait surtout plus y penser. Il appuya sa main sur l'épaule de son petit frère et lui sourit tendrement.
- Tout va bien Sasuke, souffla-t-il doucement pour ne pas le mettre dans l'embarras.
Sasuke se détendit doucement et prit place sur le tabouret en face du lit. Avait-elle mal ? Il prit la main de la jeune fille dans la sienne et sentit de la chaleur. C'était bon signe, pensa-t-il innocemment. Shigetsu le rejoignit prudemment et Itachi se retira dans le couloir. La situation était connue mais ne demeurait pas moins étrange. Shigetsu tiqua en remarquant les doigts entremêlés de ses deux amis.
- Tu crois qu'elle va sortir rapidement ? demanda Shigetsu pour meublé le silence pesant.
- J'espère, répondit froidement le ténébreux.
- Elle est folle amoureuse de toi, tu sais ?
- C'est difficile de ne pas le remarquer, ricana Sasuke. Elle est peut-être distante avec toi, mais bien trop collante avec moi.
- Veinard, murmura-t-il avant de reprendre son sérieux. J'ai les boules pour tout te dire.
- Moi aussi.
Le silence reprit sa place. Et soudainement, Karin ouvrit les yeux avant de rougir en tombant directement face à son Sasuke. Elle sentit sa main dans la sienne et esquissa un sourire. S'était plaisant de le sentir près d'elle. Elle avait entendu les propos de ses deux amis, elle s'en voulait de leur faire endurer pareil sentiment. Seulement, Karin aussi avait peur, même plus que peur, elle se sentait si vulnérable face à son cancer que il lui était bien difficile de ne pas sentir la mort se rapprocher de plus en plus près.
- Moi aussi, souffla-t-elle, ce qui fit se retourner les deux garçons. Moi aussi, j'ai la trouille. Puis, je suis en colère, je me demande pourquoi, pourquoi pas quelqu'un d'autre. J'aurais vraiment aimé pouvoir avoir des projets pour plus tard sans craindre de crever avant, avoua-t-elle en ravalant ses larmes. J'ai peur de vous laisser et de n'avoir pas eu le temps de profiter de tout ce que la vie offre.
- Dis pas des choses pareilles, ne fait pas comme si tu allais mourir dans quelques minutes, dit Shigetsu la voix tremblante.
- Quelques minutes, quelques heures, quelques mois, lista-t-elle en riant nerveusement. On me dit toujours la même chose et regarde où j'en suis ? Je vais crever ! Je vais sérieusement crever et le pire dans tout ça, c'est que je ne sais pas quand. Parfois j'aimerais juste en finir une bonne fois pour toute parce que j'ai tellement peur de la mort que je n'arrive plus à profiter de la vie.
Des larmes quittèrent ses yeux et vinrent s'écraser sur le duvet blanc, s'y fondre avant de disparaitre complétement. Sasuke n'arrivait plus à bouger, plus à réfléchir, il enregistrait chaque mot que disait Karin sans tenter de les comprendre. Il ne voulait pas entendre ce genre de discours, il voulait qu'on le rassure et qu'on lui dise que tout irait bien. Simplement la situation semblait être quelque peu différente, quelque peu moins simple à résoudre. Il resserra sa prise et fixa la rousse avec une certaine sévérité.
- Tu ne vas pas abandonner hein ? demanda-t-il sans attendre de réponse. Personne n'a dit que tu allais y rester. Tant que tu as peur, ça veut dire que tu es en vie, que tu ressens encore quelque chose au fond de toi. C'est lorsque cette peur disparaitra que tu devras t'inquiéter ok ?
Elle hocha positivement la tête avant de balayer ses larmes d'un revers. Shigetsu jalousa la facilité qu'avait Sasuke pour remonter le moral de leur amie mais d'un côté, il préférait la voir sourire même s'il n'en était pas le responsable.
- Merci beaucoup Sasuke, chuchota la jeune fille tout en plongeant son regard dans les iris noirs de son ami.
Il était le seul et l'unique but qu'elle voulait atteindre avant la fin et, elle le sentait au fond d'elle, s'était pour bientôt.
