Hello tout le monde, comment va ?
Alors, j'ai reçu deux reviews (j'ai même eu le droit à un magnifique article) disant que c'était trop court ou carrément que c'était du foutage de gueule.
Écoutez, si vous êtes sur ff pour pourrir, amusez-vous, pourrissez autant que vous voulez, mais sachez que, manque de bol pour vous, ça ne marchera pas.
Sur ce merci à ma Hookette, Nane et celles qui me suivent toujours !
PS : Les chapitres seront alternés, je préfère préciser. Un coup ce sera Edward, un coup Bella, etc...
(Nine Inch Nails – Closer)
« Edward ? Tu as entendu ma question ?
J'hoche la tête, mais ne pus pas regarder mon psychologue dans les yeux. J'ai les mains moites, et la sueur perle de mon front et mes tempes.
« Combien cette semaine ?
Je reste tête baissée, incapable de sortir le chiffre. Je suis accro au sexe depuis deux longues années, et je n'arrive pas à me réfréner… Je me branle plusieurs fois par jour, je vais dans des clubs également, où je saute au moins deux filles par soir. Les mots du Dr Carmen Denali résonnent dans ma tête. Elle avait posé une question avec trois mots. Trois petits mots. Et ma réponse ne comportait qu'un seul chiffre. Sa voix était douce, malgré qu'elle soit persistante. Elle voulait savoir, et elle en avait le droit.
« Edward… Il va falloir que tu me parles. Je sais que ce n'est pas évident… Mais pour aller mieux, il faut que je sache combien de fois cette semaine.
J'ouvris la bouche pour lui répondre, mais les mots ne purent sortir de suite. Je levais la tête vers Carmen et sentis les larmes perler sur mes joues.
« J'ai pas compté…
La paume de mes mains frotte mon jean brut, et je baisse de nouveau la tête, honteux d'être accro à ça. Carmen s'approcha de moi, posa ses mains sur les miennes, et me regarda.
« Tu n'as pas à avoir honte, Edward. C'est une maladie comme une autre, d'accord ? Alors… Combien ? Dix fois ?
Je secouais la tête en guise de non, et déglutis.
« Vingt ?
Je secouais de nouveau la tête, et le visage de Carmen changea, pour passer à un visage inquiet.
« Cinquante ?
« Deux fois le matin, deux le midi, deux l'après-midi, et le soir, trois filles.
« Plus de cinquante donc…
Je rougis, hochais la tête et tentais de cacher mon visage avec mes mains, mais Carmen m'en empêcha alors que je mordis ma lèvre inférieure.
« Comment tu te sens quand tu fais ça ?
« Je me sens bien…
« Et après ?
« Je me dégoûte…
Je n'avais jamais confié à quiconque combien de fois je me masturbais et couchais. Même mon père, Edward Sr, ne savait pas combien, même s'il se doutait que j'étais accro. Ma sœur, Alice se doutait que je fréquentais les clubs de strip-tease, mais sûrement pas aussi souvent. Carmen retourna à sa place, et nota dans son carnet ce que je venais de lui dire. Elle le posa, et me regarda dans les yeux.
« Tu as ce qu'on appelle une dépendance accrue au sexe. Il y en a qui sont dépendants aux drogues, au tabac, à l'alcool, au jeu… Ces personnes dépendantes sont appelées des « personnalités addictives » et ressentent une grande euphorie à chaque fois qu'elles jouent, fument, se droguent, boivent, etc…
Carmen prit une profonde inspiration, avant de noter quelque chose dans son carnet, et de me regarder à nouveau.
« Je vais devoir te poser quelques questions assez difficiles.
« D'accord.
« Quand tu couches avec ces filles, tu mets un préservatif ? Qu'est-ce que tu leur fais ?
Je levais les sourcils et regardais Carmen. Ça pour des questions difficiles, c'en était. Je secouais la tête, et elle nota.
« Tu leur fais quoi ? Tu les baises ? Les sodomises ? Tu les fais jouir avec des jouets ? Avec tes doigts ? Ta langue ?
« Je ne sais pas.
« Pourquoi tu ne sais pas ?
« Parce que je veux juste faire ce que j'ai à faire…
« Tu ne fais pas attention à ce qu'elles veulent elles ?
« Non…
Je me sentais mal à présent, je transpirais à grosses gouttes et je sentais la crise de panique arriver à grands pas. Carmen se leva, et alla prendre un verre sur la tablette, puis le remplit d'eau.
« Bois de l'eau, et calme-toi. Je ne suis pas là pour te faire peur, juste pour t'aider. Après tu iras mieux, d'accord ?
J'hochais la tête, et bus le verre d'eau fraîche que Carmen m'avait donné. Je respirais un grand coup, et elle se remit à sa place.
« Est-ce que tu dirais que c'est parce que tu es bien bâti et gâté par la nature que tu fais ça ?
« Non… Je fais ça parce que j'en ressens le besoin…
« Dans ton dossier, c'est marqué que tu es directeur du service commercial chez Dante Company. Quand tu travailles, il t'arrive de le faire ? Est-ce que tu couches avec tes collègues ?
« Non… Mais je me branle dans les toilettes quand je sens que j'ai envie…
« Je vais demander à ce que tu fasses des tests, au cas où tu aurais attrapé une MST ou une IST, même si je pense que tout est nickel. Je vais te faire intégrer un centre spécialisé en désintoxication, où tu commenceras une thérapie, avec l'aide d'antidépresseurs pour essayer de réfréner ta compulsion, et plus ça va aller, moins tu seras accro. Quand tu sortiras de là, ton addiction sera un mauvais souvenir dont tu pourras, j'espère, en rire un jour.
Elle nota tout ça dans son carnet, et me fit les papiers nécessaires pour les tests et l'admission en cure de désintoxication. Elle prit rendez-vous pour moi avec le centre.
« Tu iras là bas demain matin avant midi. Je viendrais te voir deux fois par semaine, selon mon emploi du temps. Ne t'en fais pas, ils prendront grand soin de toi. Quand tu arriveras là-bas tu auras un parrain, tu iras avec lui aux réunions hebdomadaire des dépendants au sexe anonymes.
« Merci.
« De rien, Edward. Je vous retrouverai demain matin au centre. J'y serais pour une séance de thérapie.
« Alors à demain, docteur.
Je serrais la main de ma psychologue, et partis. En rentrant chez moi, je fis mes sacs, et Alice m'appela. Je lui mentis sur mon départ, prétextant un rendez-vous d'affaire d'une semaine à Dubaï, et elle me crut. J'appelais également le boulot pour prendre un congé sans soldes, qui me fut accordé. Je pris ensuite une longue douche chaude, et ne pus m'empêcher de me masturber sous l'eau, ma main allant et venant doucement sur mon membre turgescent. Je posais ma main sur le carrelage et me touchais alors que je pensais à Carmen. J'avais honte de moi. Ça me donna envie d'aller au club de strip-tease. En pensant aux femmes quasi nues, je resserrais la prise sur mon sexe, et allais plus vite. Gémissant, je rejetais ma tête en arrière, et laissais mon esprit divaguer sur le corps parfait de ces strip-teaseuses sexy. Je les voyais criant mon nom, jouissant grâce à mes va et viens en elles. Il ne m'en fut pas plus pour me faire jouir. Après cela, je me douchais, et allais courir pour éviter de me masturber et surtout d'aller au club.
Le lendemain, après une nuit où je n'avais pas pu résister à l'appel des strip-teaseuses, je me levais et regardais autour de moi. Je vis mes bagages contre le mur, et soupirais. Il fallait vraiment que je me fasse aider… Après un bon petit-déjeuner et une bonne douche, je partis en direction du centre, et une femme avec un chignon et des lunettes m'accueillit.
« Je m'appelle Renata, et je suis la personne qui s'occupe des entrées. Vous êtes ?
« Edward Masen.
« Oh… Voilà, je vous ai trouvé. Je vais appeler Mme Denali de suite.
« D'accord…
Elle prit son téléphone et composa le numéro.
« Dr Denali ? Edward Masen est arrivé. Très bien.
Elle raccrocha, et me sourit, avant de me tourner le dos et de prendre une clef sur le trousseau. Elle se retourna et me sourit de nouveau.
« Je vais vous montrer votre chambre.
Elle se leva, et je remarquais que pour une infirmière d'une quarantaine d'années, elle était bien foutue. Son pantalon noir lui allait parfaitement bien, montrant ses fesses rebondies, et sa veste blanche d'infirmière épousait sa taille fine et sa superbe poitrine.
On monta au premier étage du centre, et on arriva à ma chambre, numéro 125. C'était de petites chambres comme en prison, avec un lit, une penderie avec deux étagères, un lavabo, des WC et un bureau. L'infirmière me laissa, et je rangeais mes affaires sur les étagères et la penderie. Une grande fenêtre donnait sur le jardin très fleuri et vert.
« Bonjour Edward.
Je me retournais et vit le docteur Denali. J'hochais la tête en guise de bonjour, et regardais dehors.
« Jolie vue, n'est-ce pas ?
« Très jolie.
« Pouvons-nous faire le point sur la soirée d'hier ?
« J'ai pas pu m'empêcher…
« D'accord… Beaucoup ?
« Une fois en rentrant. Après je suis allé courir pour m'empêcher de le refaire, mais j'ai cédé et je suis allé au club… Et j'ai baisé trois filles.
« Et avant notre rendez-vous ?
« Deux fois en me levant, et une fois avant de partir.
« Autre chose ?
« En rentrant, quand je me suis… Je ne peux pas dire ça. J'ai trop honte.
« Quoi, Edward ?
« Je me suis masturbé en pensant à vous…
« Oh… C'est gênant…
« Je m'en veux d'avoir fait ça…
« Edward, regarde-moi… Ce sera bientôt fini, je te le promets. Si tu suis ton traitement, et que tu vas aux séances, ça passera, et ce sera fini. D'accord ?
« Oui, docteur…
« En attendant, viens avec moi, on va visiter et je vais te présenter ton parrain.
Je suivis le docteur Denali, et on redescendit au rez-de-chaussée. On entra dans une grande salle pleine de chaises. Des gens étaient en train de parler. On se mit au fond à côté d'un homme au visage creusé et âgé d'une cinquantaine d'années.
« Edward, voici ton parrain, Marcus. Marcus, voici ton filleul, Edward.
« Enchanté, Edward.
« De même, souris-je.
« Marcus a eu la même dépendance que toi, et va t'aider à passer les différentes étapes…
« D'accord.
« Tu lui montres les autres locaux ? Fit le docteur à Marcus.
« Pas de soucis.
Marcus et moi nous levâmes, et il me montra le self, les douches, le terrain de basket, la salle de sport, la bibliothèque ainsi que la salle de télévision. On alla ensuite dans le grand jardin, et on s'assit sur un banc en bois au soleil.
« Comment ça a commencé ? Me demanda t-il.
« Club de strip-tease… Puis les pornos…
« On devient vite accro hein ?
« Très vite… Et vous ?
« Putes… Porno…
« Oh… Je n'ai jamais fait les putes.
« D'accord. C'est encore plus addictif…
« J'imagine…
« En tout cas, j'admire ton geste de venir te faire soigner avant qu'il ne soit trop tard… Et puis t'es jeune, encore. T'as quoi 25 ans ?
« 27.
On se releva, et on rentra de nouveau dans le centre. Le docteur Denali nous attendait devant la salle de réunion.
« C'est bon ?
« Oui, Carmen, fit Marcus.
« Super. Edward, je viendrais te voir après-demain dans l'après-midi. Marcus viendra tous les jours te voir, comme ça, si quelque chose ne va pas, il me prévient, d'accord ?
« Oui, docteur.
« Les repas sont à 8h, 12h15 et 19h30, vous avez un temps libre jusque 21h, et après extinction des feux à 21h30. Tu peux emprunter deux livres par jour, regarder la télévision, faire du sport… Les réunions hebdomadaires sont le mardi, il y a des activités ou des sorties qui sont facultatives et qui sont prévues chaque jour le matin ou pour la journée. C'est toi qui fais ton propre planning. Si tu veux faire une sortie, tu vois ça avec Renata, la fille de l'accueil. Qu'est-ce que j'oublie… Marcus ?
« Le linge de lit ainsi que le linge de toilette est fourni par le centre, les paniers à linge étant à disposition dans les sanitaires. Les draps sont changés toutes les semaines, et le linge de toilette tous les jours. Le linge personnel, c'est-à-dire tes vêtements, doivent être marqués de tes initiales sur les étiquettes, pour que les gens de la laverie les lavent. Si tu as besoin d'une autorisation de sortie pour raison personnelle, faut voir avec Renata ou la directrice, Mlle Black. Les visites sont autorisées le samedi après-midi, également. Pas de téléphone pour les personnes dépendantes au sexe, au cas où ils voudraient regarder des films X. Je crois que c'est tout…
« On te donne nos numéros, au cas où ça ne va pas... Sinon, il y a deux psychologues, le Dr Banner, pour le jour, et le Dr Newton pour la nuit. Si jamais ça ne va vraiment pas et que nous ne sommes pas joignables, ils seront là. Les téléphones sont en face de l'accueil.
« D'accord.
Le docteur Denali et Marcus me donnèrent leurs cartes, et me saluèrent. Je regardais un peu partout, et allais voir le planning des sorties. Cet après-midi, il y avait une sortie au centre des sciences de Californie, et demain une sortie au musée d'histoires naturelles. J'allais voir Renata, qui lisait dans son bureau.
« Oui ? Sourit-elle.
« Il reste des places pour la sortie de demain ?
« Il en reste, oui. Je vous mets dessus ?
« S'il vous plaît oui.
« Edward Masen.
« Je me rappelle votre nom. Et voilà, vous êtes noté pour demain. Le rendez-vous est à 11h demain matin ici même.
« Merci. La bibliothèque est ouverte ?
« Jusque 12h30, et elle rouvre à 14h.
« Merci.
« De rien, Edward.
Je souris à la femme, et partis dans la bibliothèque. Il n'y avait pas beaucoup de monde, et je parcourais les différents rayons, avant de trouver mon bonheur. J'allais au comptoir « Emprunts » et une jeune femme me sourit.
« Très bon choix, fit-elle en regardant la couverture. Inferno est un très bon bouquin.
« Merci. Vous l'avez lu ?
« Non, mais il ne cesse d'être emprunté. Vous avez eu de la chance de le trouver. Apparemment le fait que Dante soit damné plaît à pas mal de monde… Je pense que chacun ici se sent damné…
« Vous croyez ?
« Je sais pas…
« La longueur du prêt c'est quoi ? Une semaine ?
« Deux semaines.
« Merci.
« De rien. Bonne journée, sourit-elle.
« Merci vous aussi.
Je regardais l'heure. 11h45. Le repas était dans une demi-heure, j'avais le temps de remonter à ma chambre, et de commencer à lire mon livre. Je grimpais les escaliers, et trouvais du linge de toilette et de lit sur mon bureau. Je fis mon lit, et m'installais dessus. La demi-heure passa vite, et j'allais au self. Il fallait donner son nom à l'entrée pour qu'on nous pointe, et je pris des couverts ainsi qu'un plateau.
« Bonjour, que voulez-vous ?
« Du steak avec des légumes, s'il vous plaît.
« Tenez.
« Merci.
Je pris un yaourt, et m'assis au bout d'une table. Je regardais un peu autour de moi, et vis qu'il y avait pas mal de femmes ici. Soudain, je ressentis l'envie de me branler, et tentais de me changer les idées. Voyant un surveillant, je l'interpellais.
« Oui ?
« Excusez-moi… Quand est-ce qu'on a nos médicaments ?
« Le matin au petit-déjeuner… Oh vous êtes nouveau… Votre nom et votre numéro de chambre ?
« Masen, chambre 125.
« Je vais voir avec le médecin. Vous devez avoir une visite de toute façon.
« D'accord.
Je mangeais mon repas, et retournais à ma chambre pour lire. On frappa à ma porte, et je vis une jeune femme médecin entrer.
« Edward Masen ?
« Oui.
« Vous voulez bien me suivre ?
J'hochais la tête, et suivis la doctoresse dans son bureau. Elle regarda mon dossier, me pesa, me mesura, me posa des questions, et un infirmier rentra pour me faire des prises de sang.
« Vos médicaments sont à prendre le matin au petit-déjeuner, mais comme vous êtes arrivé vers 10h ce matin, vous ne les avez pas eu. Exceptionnellement, on va vous les donner maintenant. Henri ?
Henri partit chercher mes cachets et un verre d'eau, et je pris mes deux pilules. La doctoresse me posa encore quelques questions et me libéra. Je partis dans la salle de sport, et regardais les hommes faire du vélo, des haltères ou du cardio. Je remontais à ma chambre, me mis en short et débardeur puis redescendit faire un peu de sport. Après cela, je me douchais, et fis une sieste qui dura tout l'après-midi. Je me réveillais vers sept heures du soir, et quand je m'assis sur le lit, je pus constater une érection massive dans mon short. Je soupirais et allais me doucher, tentant de cacher la bosse avec le drap de bain. Je pris ma trousse de toilette, et allais aux sanitaires. Après une longue douche pour essayer de me calmer, je partis me balader dans le jardin et m'assis sur le même banc où j'étais assis avec Marcus. Un gars se mit à côté de moi, et me sourit.
« Salut, je suis Benjamin, et toi ? Tu peux m'appeler Ben.
« Edward.
« Ça a pas l'air d'être la forme, Edward.
« On fait aller.
« T'es là pour une dépendance au sexe, aussi ?
« Comment tu sais ?
« Tu viens de me le confirmer… Je ne t'avais pas vu avant.
« Je suis arrivé ce matin.
« Oh… Moi ça fait deux semaines que je suis là. Je t'ai vu manger ce midi, et après je t'ai pas revu… Ça va être l'heure de manger, tu viens ? Tu peux venir manger à ma table si tu veux, j'te présenterai à Sam et Garrett.
« Merci c'est sympa.
On se leva et on alla manger au self. Pour une fois je ne m'étais pas masturbé ni eu envie de toute la journée. Peut-être que j'allais enfin pouvoir avoir une vie normale, au final.
