Hello tout le monde :) Comment ça va ? Bon, nouveau chapitre, celui d'Edward. Je crois que vous l'attendiez avec impatience ^^

Merci à toutes pour vos reviews ça me fait vraiment plaisir :) Je ne sais pas quel sera le prochain chapitre, si ce sera Bella ou Rosalie, je verrais.

Je vous fais de gros gros bisous, et à très bientôt !


Réponses aux reviews :

Claire B : Encore merci la miss. Pour le sort de Bella, il est fixé, ça y est. Je sais quoi faire d'elle mdr. Son père et elle c'est un peu Nagasaki pour le moment, mais ça peut s'arranger... Pas de suite, mais peut-être un jour ^^ Bisous à toi.


(Man In The Mirror – J2 ft Cameron The Public)

« Je m'appelle Edward et je suis accro au sexe.

« Bonjour Edward, fit le groupe.

« Hier, j'ai failli baiser ma psy… J'avais vraiment envie de la baiser, parce que j'avais besoin de ce contact. Mais ce n'était pas moi qui commandait, c'était la pulsion… Avant d'arriver ici, je n'avais qu'une hâte : rentrer du boulot pour regarder des pornos, ou aller au club de strip-tease. J'ai… J'ai la constante impression que ma maladie prend le dessus sur ma conscience, comme si c'était elle qui me contrôlait, et ça me gêne… Au fond, tout ce que je veux, c'est être normal… J'ai peur du regard des gens, car j'ai l'impression qu'ils savent ce que je suis… Un accro au sexe. Comme si c'était marqué au fer rouge sur mon front. Alors j'ai décidé de mon plein gré de me faire soigner. La seule personne qui sait que je suis ici c'est ma sœur, Alice. J'ai eu peur qu'elle me juge, que je la dégoûte, même si ce n'est pas son genre. J'espère juste pouvoir retrouver une vie normale un jour… J'arrive même plus à me regarder dans un miroir tellement j'ai honte de ce que je suis… Voilà… Je suis Edward, et je suis accro au sexe.

Je me rassis sur ma chaise, et soupirais. Je dus me mettre dans ma bulle, car quand je relevais les yeux, Charlotte était seule dans la pièce avec une tasse de café à la main.

« J'ai pas voulu te déranger, tu avais l'air ailleurs…

« Vous auriez pu…

« Ton témoignage était très émouvant. Je n'imagine même pas par quoi tu dois passer pour t'en sortir.

« Je devrais y aller… Merci.

Je quittais la salle et allais me doucher avant de retourner à ma chambre et de m'étaler sur mon lit.

« Edward ?

« Hm ?

« Si jamais tu as besoin de parler, je suis à ta disposition. Mon bureau est au second étage, porte 24.

« Pas besoin, j'ai déjà une psy.

« D'accord… Bonne soirée, alors.

« Merci.

Je fermais les yeux, et m'endormis. Parler de moi et ma maladie avait été très difficile et très épuisant. Mais j'avais libéré un petit poids de mes épaules, même si me soigner était le plus gros à faire. Je me réveillais le lendemain, et me lavais, avant d'aller déjeuner et retrouver Sam et Garrett, qui étaient déjà à table. Leur serrant la main, je m'assis en face d'eux. Nous mangeâmes en parlant, et je partis ensuite à la salle de sport faire un peu de muscu, avant d'aller regarder le programme des sorties. Rien ne me tentais, alors je remontais dans ma chambre et lus. Je partis me balader dans le jardin ensuite, et levais les yeux pour découvrir une jeune femme blonde tout à fait magnifique juste en face de moi. Elle lisait un bouquin, et je supposais que c'était « Jane Eyre ». Je me levais et m'assis à côté d'elle.

« Super livre.

« Merci. Vous lisez quoi ?

« Inferno, de Dante.

« Assez sombre comme livre… Je suis Tanya, au fait.

« Edward…

« Enchantée.

« De même, sourit-elle. Ça fait longtemps que vous êtes ici ?

« On peut se tutoyer, je pense… Et non, je suis nouveau.

« D'accord.

« Et toi ?

« Deux semaines… Je suis ici pour une dépendance au travail…

« Oh, c'est pas commun.

« Et toi t'es là pour quoi ?

« J'ai pas envie de le dire. Ce fut un plaisir de te connaître.

Je me levais et partit, honteux. Je grimpais l'escalier, allais dans ma chambre, et me jetais sur mon lit. Je m'endormis paisiblement sur mon lit et à mon réveil, je me retrouvais avec une érection. Ni une ni deux, je courus dans les premiers sanitaires que je vis, et me cachais dans les toilettes. J'entendis siffloter, et priais pour qu'on ne me découvre pas.

« Tu dois te contrôler, soufflais-je à moi-même. Contrôle-toi, contrôle-toi, ne pense pas à elle… Contrôle-toi putain !

« Edward ?

« Merde, soupirais-je.

« Edward ? C'est Tanya…

« Quoi ?

« Qu'est-ce que tu fais dans les sanitaires des filles ?

« J'ai pas fait gaffe, pardon… Est-ce que tu es… Nue ?

« Oui… Pourquoi ?

« Rhabilles-toi pour que je puisse sortir.

« Edward, qu'est-ce qui a ?

« Fais ce que je te dis…

« Non.

« FAIS-LE !

« Sinon quoi ?

« Tu risques de le regretter…

« Ok…

« C'est bon ?

« Oui…

Je sortis des toilettes, et découvris Tanya complètement nue et offerte à moi. Je pouvais sentir le mal monter alors je m'approchais de Tanya, incapable de m'arrêter. Elle ne bougeait pas, se mordant juste la lèvre. Enfin face à cette sirène blonde, je la poussais juste dans une des douches et fermais le rideau. Lui agrippant les deux mains, je les clouais au-dessus d'elle, et l'embrassais avec violence.

« Je vais te baiser. Et tu vas la fermer.

Tanya se contenta juste d'hocher la tête, et je me déshabillais avant de la soulever et d'entrer en elle. Elle cria de surprise quand je fus complètement en elle, puis je commençais de longs et lents mouvements en elle, puis quand elle ne dit plus rien, j'accélérais la cadence, entendant mon corps claquer contre le sien de manière effrénée. Il ne me fallut que deux va-et-vient et quelques gémissements de Tanya pour jouir en elle. Elle hurla mon prénom et jouis à son tour, avant que son corps ne se détende à nouveau, puis je me dégageai de son étreinte. Tanya glissa sur le sol carrelé et me regarda.

« Ne refais plus jamais ça, grondais-je.

« Pourquoi ?

« Parce que c'est pour ça que je suis ici. Je suis entré ici pour me faire soigner, par pour laisser cette saloperie d'addiction me contrôler !

Je sortis de la cabine de douche avec mes fringues, et décrochais le rideau d'une seule main, laissant Tanya seule. Je me rhabillais et retournais dans ma chambre. Je restais toute la soirée dans ma chambre refusant de parler ou d'aller manger. Je finis par sortir de ma flemme et allais me doucher quand il fit nuit noire. Je me dépêchais, et quand je regardais l'homme dans le miroir, mon poing partit directement frapper le verre, me blessant et brisant le rectangle en mille morceaux.

Dans un coup de colère, je repartis dans ma chambre, et préparais mes affaires, avant d'ouvrir la fenêtre de ma chambre et de sortir discrètement. J'atterris devant le parking, et me cachais, avant de courir et sortir de l'enceinte du centre. Je marchais jusque chez moi et j'arrivais épuisé. Nous étions vendredi, et Alice n'arriverait que le lendemain. Je fis un sac de fringues, pris de l'argent que j'avais caché sous une latte de parquet, fis une lettre à Alice que je laissais en évidence et partis. Je ne savais pas trop par où aller, si c'était descendre vers Austin ou Phoenix, ou monter vers Seattle ou Vancouver. J'allais dans une agence de location de voiture, et louais une berline, puis me mit en route pour Seattle. Je décidais de passer par Salt Lake City, qui était à une dizaine d'heures de Los Angeles selon le GPS. Je roulais toute la nuit sans flancher ni cligner des yeux, et arrivais finalement à Salt Lake City pour faire un arrêt.

Je m'arrêtais dans une station essence, et fis le plein, avant d'aller prendre un café. Une jeune fille était sur les marches devant l'entrée de la cafétéria, avec une pancarte marquée « Los Angeles » dessus.

« Vous allez à LA ?

« C'est marqué sur mon carton, donc ouais !

« Je viens de LA… Je vais à Seattle.

« Cool pour vous, maugréa-t-elle.

« Vous venez d'où ?

« Me suis échappée du centre de désintoxication de Seattle.

« Et moi de celui de Los Angeles.

« Sérieux ?

« Si je vous le dis.

« Tu peux me tutoyer, hein, j'ai pas 60 piges.

« T'es bien conservée pour une dame de 60 ans.

« Oh hein. T'as pas des contacts à Los Angeles qui dealent de la coke ?

Alors c'était ça, sa merde, son addiction, la chose qui la tenait debout. Cette foutue poudre blanche qui fait tant de ravages. J'aurais cru que c'était l'alcool ou la baise mais non. À côté de cette brune aux yeux incendiaires, au teint cadavérique et aux cernes sous les yeux, j'étais un ange tombé du ciel. Mon addiction n'était rien face à l'état de cette fille qui ne vit que pour sa dose quotidienne. J'étais sûr d'une chose : elle ne bougerait pas de là tant que quelqu'un se décidait à l'emmener à Los Angeles.

« Pardon ? Ha non désolé.

« Tu sers à rien.

« T'es déjà défoncée ?

« Qu'est-ce que ça peut te foutre ?

« Je vais payer mon plein, et après, je t'emmène à l'hôtel.

« J'ai pas besoin de ta pitié !

« T'as besoin de te doucher et de te reposer.

« T'es quoi ? Médecin ?

« Je suis personne…

« Ah toi aussi ? Bienvenue au club.

« Bon, tu viens avec moi ou pas ?

« Non.

« Tu vas rester dans le froid à attendre quelqu'un qui va t'accompagner à LA ? Parce que pour ta gouverne, t'es du mauvais coté de l'autoroute. Là c'est l'autoroute pour Seattle, Vancouver etc.

« Et ben j'irais à Vancouver alors ! Allez va payer ton essence, et casse-toi ! J'trouverai bien quelqu'un.

« J'aurais pu t'y emmener…

« J'ai pas besoin de toi, je suis assez grande !

« Très bien. Je paie mon essence et tu te démerdes pour aller chercher ta came à LA.

Je montais les marches et entrais dans la station pour payer. Une fois que ce fut fait, je passais devant la gamine devant sans la regarder et montais dans ma voiture, sachant pertinemment qu'elle viendrait toquer à ma porte avant que je ne démarre, et c'est ce qu'elle fit. Je baissais la fenêtre de la portière passagère, et regardais la jeune femme droit dans les yeux.

« Tu irais jusque Vancouver ?

« Possible…

« Je vivais là… Avant.

« Avant que tu rentres en cure ?

« Ouais.

« On fait un essai. Si ça ne marche pas, je te laisserais dans une ville. Mais d'abord, on va aller prendre à emporter et dormir dans un motel. T'as l'air crevée, et je le suis aussi. Allez grimpe, je vais pas te manger toute crue.

La brunette monta dans ma voiture, son petit sac à la main, et ne pipa pas un mot durant le trajet jusqu'au fast-food. On prit à emporter, et on partit dans un motel sur le bord de l'autoroute. Nous mangeâmes en silence et après s'être débarbouillée, elle se coucha dans le lit, dos à moi.

« C'est quoi ton nom ? Fis-je.

« Je dors. Bonne nuit.

Je ne dis rien, voulant éviter un conflit. Après avoir jeté la nourriture dans la poubelle, je me couchais également, et m'endormis. Des cris perçants me réveillèrent en pleine nuit. En allumant la petite lumière, je vis 'Brunette' qui gigotait et pleurait à cause d'un cauchemar. Je la secouais doucement, et elle se réveilla, avant de me gifler et de reculer.

« C'est juste moi. Tu cauchemardais, alors je t'ai réveillée…

Elle partit dans la salle de bain, et s'y enferma. Je ne pus pas me rendormir du reste de la nuit, et attendit que le soleil se lève pour bouger et frapper à la porte de la petite pièce où la fille s'était enfermée à double tour.

« T'es toujours vivante ?

« Laisse-moi.

Sa voix était brisée, cassée, et ça me fit mal au cœur. Elle avait du pleurer toute la nuit. Je m'assis sur le sol de l'autre côté de la porte, et décidais de me confier.

« Moi aussi j'étais en cure, à Los Angeles. Je suis dépendant au sexe, et j'ai dû mal à me contrôler… Alors j'ai décidé de me faire soigner de mon propre chef. J'ai craqué et j'ai baisé une fille dans les douches, pensant que ça me soulagerait mais maintenant je me sens encore pire qu'avant, et c'est pour ça que je suis parti. Je pouvais plus rester, je pouvais plus croiser son regard, croiser le regard de ma psychologue que j'ai failli baiser… Je ne peux même plus me regarder dans le miroir.

« J'en ai rien à foutre.

« Et toi c'est quoi ton histoire ?

« Mêles-toi de tes fesses.

« Tu te faisais combien de rails par jour ?

« Qu'est-ce que ça peut te faire ?

« Rien… Je veux juste apprendre à te connaître.

« Tu ne me connais pas, j'ai pas envie de te connaître. On fait la route ensemble et basta. C'est assez clair pour toi ?

« Très clair. Mais tu ne t'en tireras pas comme ça.

Je me levais et me fringuais, avant de prendre mon sac et de me barrer. Qu'elle aille au diable ! Je payais la nuit passée, montais dans ma caisse et restais là. Brunette arriva en courant, et monta dans la voiture, avant de me regarder.

« Quoi ? J'ai un bouton sur le nez ?

« Pourquoi tu fais ça ?

« Pourquoi je fais quoi ?

« Pourquoi tu m'attends ? Pourquoi tu sais que je vais venir ? Pourquoi t'as décidé de m'aider ?

« Parce que.

« C'est pas une réponse.

« Et alors ?

Je démarrais la berline, et partis vers le nord ouest. Brunette était calme, regardant la route qui défilait, alors que nous quittions l'Utah.

« Tu vas me dire ton prénom ?

« Non.

« Pourquoi ?

« Parce que ça n'a pas d'importance. Je ne suis pas importante.

« Je suis sûre que tu es importante pour plein de monde.

« Tu ne me connais pas, et tu dis que je suis importante ? Pour qui, au juste ? Mon père qui m'a mise en centre ? Ma mère qui m'a abandonnée, s'est remariée et a un enfant avec un autre homme ? Je ne suis pas importante, je ne vaux rien, et c'est très bien comme ça.

« De quoi as-tu cauchemardé cette nuit ?

« Rien d'important.

« Pourquoi rien n'est important pour toi ?

« Parce que c'est vrai.

Brunette se tut le reste du trajet jusque Boise, où nous mangeâmes dans un restaurant routier. Elle semblait affamée et je ne posais pas de questions, attendant qu'elle m'en pose, ce qu'elle fit.

« Et toi, c'est quoi ton prénom ?

« Edward.

« C'est vieux comme nom.

« C'est le nom de mon père.

« T'as des frères et sœurs ?

« J'ai une sœur, Alice. Et toi ?

« J'ai personne, je t'ai dis.

« T'as un père et une mère… Ils font quoi dans la vie ?

« Mon père est flic. Ma mère j'en sais rien… Et en même temps, je m'en tape.

Brunette commanda une salade de légumes crus en entrée, des lasagnes de légumes et un yaourt. Je devinais qu'elle était donc végétarienne. Pour ma part, je commandais une entrée de charcuteries, un bifteck frites, et une part de flan. Nous mangeâmes en silence, avant de repartir pour Vancouver. Brunette s'endormit pendant le trajet, et je lui jetais des regards de temps à autre. Elle était perturbée, mais ne criait pas, pas comme la nuit dernière. Je fis une pause à Spokane, où je m'achetais un paquet de clope. Fumant assis au capot de la bagnole, je jetais un coup à Brunette, qui dormait toujours.

Après avoir fini ma cigarette, je remontais dans la berline, et repartis pour Vancouver. Brunette se réveilla et me regarda de ses yeux chocolatés. Nous n'échangeâmes aucun mot et nous dépassâmes la frontière américano-canadienne. J'entendis Brunette soupirer et déglutir, comme si quitter le territoire américain la soulageait d'un poids.

« Je m'appelle Izzie et j'ai 23 ans.

« Contente de te pouvoir mettre un nom sur ton visage, Izzie. Je t'avais appelé Brunette, mais Izzie te convient mieux, souris-je.

Je découvris enfin un sourire sincère sur le visage pâle et fatigué d'Izzie, et je sus que faire la route vers Vancouver serait moins pénible à partir de maintenant.