Hello tout le monde ! Comment vous allez ? :)

Nouveau chapitre, encore ! ;) J'ai remplacé les titres des anciens chapitres, parce que je trouvais que ça faisait moche.

Au cas où vous ne devineriez pas de quel chapitre il s'agit, il s'agit du chapitre 3 de Bella :)

Comme annoncé au chapitre précédent, j'arrête pour le moment l'histoire de Rosalie, car j'ai pas trop d'inspiration.

Gros bisous à toutes & prenez soin de vous ;)


Réponses aux reviews anonymes :

Aurore : Coucou miss, merci de ta review. Ah non c'est sûr, j'ai voulu faire dans la marginalité, changer un peu des histoires toutes roses qu'on peut trouver sur FF. Bisous à toi.

Claire B : Coucou la miss, merci de ta review. Je suis contente que ça t'aie plu, on va en savoir plus sur pourquoi Bella est partie dans ce chapitre :) Bisous !


(Meg Myers – Make a shadow)

La lumière du soleil me tira de mon sommeil le lendemain matin. N'ayant envie de rien, je restais dans mon lit à regarder le plafond. Mon estomac réclamait à manger et cela me donna la nausée. Je me décidais à me lever après être restée une bonne heure à glandouiller dans mon lit et allais aux toilettes. Je croisais deux filles de mon âge dans le couloir qui me regardèrent d'un mauvais air mais je ne fis ou ne dis rien, ne voulant pas me faire remarquer dès le début.

Au retour des toilettes, je croisais Paul et il me salua de la main, mais je ne lui répondis pas, mal à l'aise d'avoir fait une telle scène la veille. Alors que je me rallongeais sur mon lit, on frappa à ma porte et je découvris Paul appuyé sur le chambranle.

« Alors miss cocaïne, comment ça va ?

« Trop drôle ta blague, je meurs de rire, ironisais-je.

« Tu n'as pas répondu à ma question... Comment tu te sens ?

« Si je te dis moyen, tu dis quoi ?

« Nausées ? Tremblements ?

« Nausées.

« Tu as faim ? Le self est encore ouvert...

« Pourquoi tu me poses que des questions ?

« Pourquoi tu réponds à mes questions par une question ?

« Tu devrais manger un petit quelque chose... Ça aiderait peut-être à passer les nausées...

« Pas envie... Ça risque de me faire vomir...

« OK c'est comme tu le sens. Si tu as besoin de quoique ce soit, je suis au self.

Paul attendit que je réponde mais quand il vit que cela n'arriverait pas, il quitta ma chambre sans un mot. Quant à moi, je m'étalais sur le matelas et restais comme ca une bonne dizaine de minutes avant de me lever et de descendre visiter le rez-de-chaussée. Il y avait une salle de musique avec divers instruments, une salle TV avec un écran plat immense, une salle de sport avec des vélos elliptiques, des cardios, et une salle d'arts avec chevalets, toiles et peinture. Je passais devant le self, qui était par ailleurs énorme et plein de monde, avant de remonter au premier étage. Je pris mes affaires de bain et allais me doucher. L'avantage de ne pas aller manger était d'éviter toute la foule aux sanitaires, et pour une fille comme moi, c'était tout bénef.

Après une bonne douche, je retournais dans ma petite cellule dorée et cherchais une paire de ciseaux dans ma trousse de toilette. Malheureusement il n'y en avait pas une seule, et je partis à la recherche d'une paire dans la chambre voisine à la mienne. Frappant à la porte, je découvris un bel homme à la peau mate allongé sur son lit.

« T'aurais des ciseaux ?

« Bonjour, je suis Jake et toi ?

« T'as pas répondu à ma question.

« Toi non plus.

« Pourquoi tu veux pas me dire ton prénom ? C'est toi la fille qui a piqué un scandale hier soir ?

« Qu'est-ce que ça peut te foutre ?

« Euh ok… Si tu ne me dis pas comment tu t'appelles et que tu me demandes pas poliment mes ciseaux, je ne te les donnerais pas.

« T'as quoi ? Quatre piges ?

« Non, j'en ai vingt-quatre de plus…

« Donne-les-moi.

« Rêve.

« Donne, putain !

« Hey, calme ta joie !

« T'as pas de la coke ?

« T'es sérieuse, là ?

« Parce que ça a l'air d'une blague ?

« J'en sais rien.

« Donne tes ciseaux.

« Pas tant que je saurais ton nom.

« T'es un casse-couilles ma parole !

« Et toi une chieuse !

« Si je te dis mon prénom, tu me donnes tes putains de ciseaux ?

« Possible.

« Isabella.

« Jake.

« Tu radotes. Tes ciseaux, fis-je en tendant la main.

« Tu ne lâcheras pas le morceau, hein ?

« Faut croire que non. Les ciseaux.

« Rho t'es têtue, hein !

« Et toi t'es casse-couilles. Bon ? Fis-je en bâillant.

Le dit Jake se leva de son lit, farfouilla sur son bureau et sortit une paire de ciseaux de sa trousse. Il me la tendit mais quand je voulus les prendre, Jake les reprit.

« Je ne te les donnerais pas. Ou en tout cas pas tant que j'aurais eu un 's'il te plaît'.

« Va te faire mettre.

« Allez, ça va pas t'écorcher la bouche, miss cocaïne.

« Comment tu m'as appelée ?

« Miss cocaïne… J'ai entendu le gars te le dire plus tôt ce matin… C'est pour ça que t'es là ?

« Pas tes oignons, ducon. Puis-je avoir tes putains de ciseaux, s'il te plaît ?

« Pardon ? J'ai rien entendu.

« Puis-je avoir tes putains de ciseaux s'il te plaît ?

« Non. Il y a un mot qui me dérange.

Je me mis à soupirer et perdis patience. J'étais en manque et quand c'était le cas, j'avais tendance à être nerveuse. Jake me regarda, attendant que je formule poliment ma question.

« Puis-je avoir ta paire de ciseaux, s'il te plaît ?

« Avec plaisir, Bella.

« Oh ça va hein.

« Tu veux pas me dire pourquoi t'es là ? Qui sait, j'ai peut-être le même souci que toi et je peux peut-être t'aider.

« Mêles-toi plutôt de ton cul.

« Tu me demandes pas ce que je fais là ?

« Je m'en tape. J'ai assez de soucis comme ça, alors ceux des autres…

Jake baissa les yeux, visiblement vexé que je ne lui demande pas pourquoi il était là, et je secouais la paire dans ma main.

« Je te les ramène quand j'ai fini.

« Tu vas faire quoi ?

« Ne crois pas que je vais te le dire ! Fis-je en quittant sa chambre.

Je retournais dans ma chambre, et me regardais face au miroir. J'avais besoin de changer du tout au tout, essayer de repartir à zéro ou presque, et devenir une autre personne pour enterrer l'autre Bella, cocaïnomane et alcoolique à ses temps perdus.

Une fois la tâche effectuée, je jetais les cheveux tombés au sol dans la petite poubelle, et me regardais dans le miroir. Avoir les cheveux courts avaient un avantage : ceux de sécher rapidement, pas comme ma longue tignasse desséchée et terne.

« Tu as fi- Oh putain !

Jacob était devant ma porte, ébahi. Je ne tournais même pas la tête pour le regarder, et je me rallongeais sur mon lit.

« Pourquoi t'as fais ça ?

« J'en avais envie.

« Ça te change.

« En même temps, normal. Quand tu coupes tes cheveux, ça change.

« Pas forcément. Tu en as ressenti le besoin ?

« Ouais…

« Ça t'as fait du bien ?

« Un peu…

« J'ai vu que tes mains tremblaient tout à l'heure…

« Et ?

« T'es en manque ?

« Oui, je suis en manque ! M'écriais-je. Parce que je suis cocaïnomane et alcoolique, ok ? Tu voulais savoir ? Ben tu le sais maintenant, Jake le casse-couille ! Ça va, t'as eu ce que tu voulais ? T'es fier de me rappeler quelle chienne de vie j'ai eue ? Tu crois quoi ? Que c'était drôle d'être déglinguée ?

« J'ai pas dit ça…

« Tu le penses tellement fort !

« Bella, ce n'était pas du tout mon intention !

« Ah ouais ?

« Moi aussi j'ai été addict à ces merdes ! J'ai tout testé : cocaïne, marijuana, héroïne, cannabis, et j'ai tout laissé tomber pour avoir ma dose ! Crois-moi, j'en ai chié pour m'en sortir, alors je sais ce que tu traverses !

Le discours de Jake eut l'effet de me clouer le bec. Lui aussi était là pour cette raison. Je me levais et m'approchais de lui, avant de le serrer contre moi. Nous restâmes comme ça une dizaine de minutes, quand un toussotement nous sépara. Paul était derrière nous, les bras croisés sur son torse.

« Bella ? C'est l'heure de ton rendez-vous médical.

« Quel rendez-vous médical ?

« Chaque nouveau patient doit aller voir le médecin pour un check-up complet, fit Jake. J'y ai eu droit aussi.

« J'ai pas envie.

« C'est obligatoire, malheureusement.

« D'accord, soupirais-je.

« C'est le Dr Gerandy qui va t'examiner.

« Il est très sympa, tu verras.

« Il ? C'est un mec ? Hors de question.

« Tu n'as pas le choix, fit Paul, plus sèchement. On doit le faire. Tu veux que Jake vienne avec toi ?

« Non. Un mec qui m'examine, je devrais y survivre, mais deux… Alors là, impossible.

« Allez viens, tu reverras Jake après.

Je soupirais et suivit Paul dans les couloirs blanchâtres du centre. Ça m'angoissait de passer une visite médicale.

« Tu as coupé tes cheveux… Ça te va bien, fit Paul, souriant.

« Merci. J'avais besoin de changer. Je ne me supporte pas.

« Ça va passer, t'en fais pas.

« Si tu le dis…

On arriva devant une grande porte blanche, et Paul frappa à la porte avant de l'ouvrir et de m'annoncer. On me demanda de m'asseoir sur une chaise, et Paul resta avec moi.

« Ils vont me faire quoi au juste ?

« Te peser, te mesurer, prendre du sang, un peu d'urine…

« Du sang ? Je vire de l'œil quand y a du sang…

« Oh… Hm… Tu verras ça avec le docteur. Sinon, ils vont te poser des questions, etc. La routine quoi.

« C'est pas la mienne, désolée. Ma routine, c'est de me faire des rails de coke et de picoler de la tequila ou de la vodka.

« Je suis sûr que ça va aller.

Un homme grisonnant en blouse blanche ouvrit la porte du cabinet, et me regarda. Il devait avoir la cinquantaine. L'homme avait des yeux bleus océan, une peau imberbe, un peu hâlée.

« Mlle Isabella Marie Swan ?

« Oui ?

« Suivez-moi s'il vous plaît.

Paul me sourit, et j'allais dans le cabinet avec le docteur. Il y avait un bureau en bois massif foncé, une table d'examen avec étriers etc.

« Assieds-toi, je t'en prie. Alors… Ton dossier dit que tu as 23 ans, que tu viens de Forks, mais que tu vivais à Vancouver. C'est ça ?

« Oui, fis-je timide.

« Tu es dépendante à la cocaïne et à l'alcool… Végétarienne… Autre chose ?

« Fumeuse à mes heures perdues.

« D'accord. Je vais commencer par te peser et te mesurer… Tu peux enlever tes habits et rester en sous-vêtements ?

J'hochais la tête et il m'amena à la balance. Détournant la tête quand le nombre s'afficha, il le nota dans mon dossier, avant de passer à ma taille. J'eus le droit de me rhabiller, et me rassis.

« Tu pèses 48kg pour 162cm, ce qui te place en situation de maigreur… Est-ce que tu es allée manger au self depuis que tu es arrivée ?

« Non.

« Tu as bu de l'eau, au moins ?

« Non plus…

« Bella, il va falloir que tu te nourrisses. Tu n'es pas loin de la dénutrition avec ce poids là. Je vais faire ouvrir le self pour que tu puisses aller manger. Ton organisme a besoin que tu manges pour pouvoir fonctionner normalement. D'accord ?

« Oui…

« Je vais appeler l'infirmière, elle va venir te faire une prise de sang.

« Je tombe dans les pommes dès que je sais qu'il y a du sang…

« Je suis désolé, mais la prise de sang est obligatoire, Bella. Tu devras faire une analyse d'urine également, puis la gynécologue viendra t'examiner.

« Je veux pas être examinée.

« Pourquoi ?

« Je risque d'être enceinte.

« Tu avais des relations sans protection ?

« C'est comme ça que je me payais mes doses, avouais-je honteusement.

« On va faire cet examen, et si tu es enceinte, tu auras le choix de le garder ou d'avorter. Tu verras, Jane est un ange, tout comme Ness.

J'hochais la tête, et le Dr Gerandy appela l'infirmière pour qu'elle me fasse la prise de sang, mais d'abord je devais faire pipi dans un flacon. Une fois que ce fut fini, l'infirmière, qui s'appelait Ness, me fit la prise de sang. Je ne sentis absolument rien, et soufflais. Ce fut ensuite au tour de Jane, la gynéco, de m'examiner. Tout se passa bien et rien d'anormal n'avait à être signalé. Je me rhabillais et le médecin me libéra. Paul m'attendait en dehors, et m'amena au self pour que je mange. Il avait été rouvert pour moi afin que je mange. Paul mangea en même temps que moi, sûrement par politesse. J'avais rempli mon plateau de plein de choses qui me faisaient envie, et avalais tout en un temps record. Mon escorte me ramena dans ma chambre après.

« Ça a été ?

« Oui… Je pensais que c'aurait été plus horrible.

« Tu auras les résultats quand ?

« Je sais pas… Il m'a dit qu'il me ferait venir quand il les aurait.

« D'accord. Si tu veux, la salle d'arts est ouverte… Au lieu de rester dans ta chambre toute la journée.

« Y a pas une bibliothèque ici ?

« Dans la salle TV il y en a une, mais elle est pas très remplie…

« Merci. Je vais aller voir.

« Je te dis à plus tard… Bon après-midi.

« Merci…

Je partis m'habiller un peu plus décemment, et allais dans la salle TV voir ce que la bibliothèque avait comme livres. Je trouvais mon bonheur dans « Les Hauts Du Hurlevent » et « Anna Karenine », et remontais dans ma chambre. Soupirant, je redescendis, et allais voir la femme de l'accueil.

« Bonjour, me fit-elle.

« Bonjour, je voulais savoir si c'était possible de téléphoner ?

« Bien sûr, c'est juste en face, sourit-elle.

« Merci.

Je partis dans la petite pièce, et décrochais le combiné, avant de composer le numéro de téléphone. Je n'espérais pas que la personne me réponde, mais j'eus tort.

« Allô ? Commissariat de Forks.

« Ici Isabella Swan, puis-je parler à Charlie ?

« Bella ? C'est Mike.

« Salut Mike. Comment tu vas ?

« Pas trop mal et toi ? J'ai appris que tu étais en… Tu sais.

« Ouais… Je peux parler à mon père ?

« Je te le passe de suite, Bella.

J'attendis quelques secondes avant que mon père prenne finalement mon appel.

« Bella ?

« Salut P'pa…

« Comment tu vas mon cœur ?

« Je fais aller… Et toi ?

« Ça va… Je suis un peu occupé, mais ça va.

« Tu veux que je te laisse ?

« Non non. Comment ça se passe là bas ?

« C'est pas si terrible que je le pensais…

« D'accord. Que dis-tu si je viens te voir ce week-end ? Je sais qu'il y a des après-midis famille le samedi…

« C'est une mauvaise idée… Pas maintenant… Je t'appellerais pour te dire quand je serais prête. Je voulais juste entendre ta voix…

« Tu me manques, ma puce.

« Toi aussi P'pa… Je dois y aller. A plus tard ?

« Bien sûr. Je serais toujours là pour toi.

« Merci…

« De rien. A bientôt.

« A bientôt, P'pa.

Je raccrochais le cœur lourd, et remontais dans ma chambre, avant de m'effondrer en larmes sur mon lit. Je sentis une présence qui s'assieds à côté et qui me pris dans ses bras chauds.

« Ça va pas ?

« J'ai juste eu mon père au téléphone. Ça va, Jake, tu peux me lâcher.

« Et si j'en ai pas envie ?

« Je vais te frapper.

« Je pense pas. Sinon tu m'aurais repoussé. Or, tu ne l'as pas fait.

Je me tournais vers lui, et de ses longs doigts, il essuya mes larmes salées, avant que je ne me jette sur lui et l'embrasse passionnément. Il ne se débattit pas, et me rendis mon baiser, avant de partir dans sa chambre.

« Reste… Soufflais-je, quasi de façon inaudible. Reste.

Jake se retourna, et revint contre moi. Nous restâmes comme ça jusqu'à ce que nous dûmes aller manger. Le repas du soir se passa sans soucis, j'étais restée avec Jake et une fille qui était là pour le même problème. La jeune fille – qui s'appelait Leah et qui avait mon âge – était ici depuis trois semaines, et je me sentis d'instinct proche d'elle car elle m'avait confié qu'elle avait toujours du mal à ne pas craquer, mais qu'elle le faisait pour sa fille, Sasha, élevée par sa grand-mère depuis ses quatre ans.

« Tu verras, grâce aux groupes de parole, et aux séances avec la psy, tu oublieras ton addiction petit à petit…

« On verra bien.

« T'as l'air d'être une fille bien, je suis sûre que tu vas t'en sortir.

Je ne pus que rougir et me sentir gênée. Après avoir discuté avec Leah, Jake et moi allâmes nous coucher, chacun dans notre lit, mais il finit par me rejoindre et je passais une première nuit presque parfaite, si un cauchemar ne m'avait pas réveillée vers quatre heures du matin. Jake me calma, et je me rendormis paisiblement dans ses bras chauds et accueillants. Le lendemain matin, nous nous préparâmes, descendîmes déjeuner, avant de partir dans la salle d'arts. On m'appela et je partis dans la salle du groupe de parole. Toutes les familles qui avaient pu venir étaient là. Je soupirais, et mon père m'appela.

« Bella, je suis là !

« Je t'avais dit de pas venir, grognais-je.

« Je voulais le faire, pour que tu aies un soutien…

« J'en ai pas besoin.

« Bells, s'il te plaît.

« Vas t-en.

« Bells ! Laisse-moi une chance !

« Non, P'pa. Vas t-en.

Je reculais, et quittais la salle avant de monter dans ma chambre et récupérer mes affaires. Jake arriva au moment où je franchissais le seuil.

« Bella, qu'est-ce que tu fais ?

« Je m'en vais !

« Tu ne peux pas faire ça !

« Laisse-moi partir !

« S'il te plaît, fit-il en prenant mes mains.

« Adieu, Jake.