Hello tout le monde ! Me revoici pour un nouveau chapitre POV Edward :)
Ça va mal finir, je vous le dis d'avance, et vous allez me DÉ-TES-TER !
Bref, je vous laisse le lire, me détestez pas trop quand même ^^
Bisous, Claire.
Réponses aux reviews :
Claire B : La suite est là, ça y est. Bisous ;)
Aurore : Merci de ta review :) Un lien se créé, oui, mais bon ils n'osent pas s'avouer leurs sentiments, encore... Ça va prendre du temps... Bisous !
(London Grammar – Nightcall)
Je partis me doucher quand Carlisle entra dans l'appartement, et sortis le linge de la machine, avant de le mettre dans le sèche-linge et de m'habiller. J'entendais les cris de Bella, et les tentatives de Carlisle pour la raisonner depuis la salle de bain.
« Bella, tu dois retourner…
« NON !
« Bella, s'il te plaît…
« VAS TE FAIRE FOUTRE CARLISLE !
« C'est qui le mec qui est avec toi ?
« Qu'est-ce que ça peut te foutre ? De toute façon, si j'y retourne, je m'en échapperai encore.
« Tu dois te faire soigner.
« JE. VAIS. BIEN ! Putain mais tu comprends rien ! Je vais bien !
« C'est ton dealer ?
« Non !
« C'est qui alors ?
« Genre tu t'intéresses à lui ! Laisse-moi rire, Carlisle.
« Dis-moi qui c'est.
J'entrais dans la salle et Carlisle se leva. Bella se retourna, et je vis ses yeux rougis par les larmes et les tremblements de ses mains dû au manque.
« Je suis Anthony. Ça vous va ?
« Anthony… Enchanté.
« Fais les sacs, Bella. On y va. Ne discute pas.
« Mais les fringues sont pas sèches.
« On s'en fout, prends-les et on y va.
Bella s'exécuta, partit dans la salle de bains sans broncher, et revint cinq minutes plus tard, puis je lui balançais les clefs de la berline.
« Démarre la caisse, et j'arrive.
« Je suis désolée, Carlisle.
« Bella, dépêche-toi !
Bella s'éclipsa, je reculais prudemment, récupérais ma veste avec mes papiers avant de claquer la porte et de m'enfuir en courant. Bella avait démarré la voiture, et m'attendait sagement. Je montais dedans, et on partit en faisant vrombir la berline.
« Qu'est-ce que j'ai été conne ! Putain !
« Bella, c'est bon…
« Non, ce n'est pas bon, Edward ! Pourquoi faut toujours que je fasse n'importe quoi, hein ?
Bella conduisait à plus de 100km/heure en ville, et malgré mes tentatives pour la calmer, elle ne m'écoutait pas. Nous fûmes rapidement sortis de la ville, et partîmes pour Denver.
« Bella, laisse-moi conduire.
« Non. Ferme-là.
« Bella.
« TA GUEULE, EDWARD ! TA GUEULE ! Pitié, ferme-là !
Je soupirais, et la bouclais jusqu'à ce que Bella s'arrête sur une aire d'autoroute. Elle sortit de la voiture, tapa dans le pneu, avant de s'asseoir par terre et de se mettre à pleurer. Je sortis, et allais vers elle, avant de me baisser et de la prendre contre moi.
« Qu'est-ce qui va pas chez moi ?
« Chérie… Reviens dans la voiture. On a encore de la route à faire.
« Tu peux conduire ? J'ai plus la force…
« Bien sûr. Allez viens, B.
Je l'aidais à se relever, et je pris le volant. Bella se mit à l'arrière et s'endormit rapidement après qu'on soit reparti sur l'autoroute. Je roulais jusque Missoula dans le Montana, et m'arrêtais dans une aire d'autoroute pour dormir. Des gémissements me réveillèrent, et je vis Bella qui gigotait dans tous les sens. J'allais à l'arrière de la berline, la réveillais doucement, et elle me regarda.
« Tu peux… me prendre dans tes bras ? S'il te plaît.
Je la pris contre moi, et elle s'y rendormit. Nous passâmes une fin de nuit calme avant que le soleil ne se lève et nous réveille. Bella gémit contre moi, et me regarda de ses yeux chocolatés, avant d'embrasser ma joue.
« Tu vas mieux ?
« Merci.
« De rien.
Ce furent les seuls mots que nous échangeâmes avant de sortir de la voiture et d'aller déjeuner dans la cafétéria de la station essence de l'autoroute. Bella était dans la lune, regardant son gobelet de café noir tout en pensant à des choses.
« Tu veux toujours aller à Denver ?
« Oui. Ne m'abandonne pas, s'il te plaît.
« Jamais, B. Je te le promets.
J'embrassais son front, et nous allâmes à la cafétéria prendre notre petit-déjeuner et nous reprîmes la route. Nous arrivâmes à Denver dans la nuit, après plusieurs arrêts. Bella avait regardé la route défiler tout le long du trajet, sans parler. Nous nous arrêtâmes dans un motel à la sortie de Denver, et Bella se coucha sans manger. Je me mis à côté d'elle et la serrais tendrement contre moi.
« Tu vas bien ?
« Tu m'excuses deux secondes ? Il faut que je passe un coup de fil…
« Bien sûr, je vais descendre voir si le restaurant est encore ouvert pour qu'on puisse y manger.
Je me défis de mon étreinte, et partis à l'accueil demander si c'était possible de manger à une heure si tardive. Le réceptionniste m'informa que la cuisine était fermée, et qu'il était donc impossible de manger mais d'aller voir au supermarché à 800m si c'était toujours ouvert. Je remontais dans la chambre, et entendis Bella au téléphone.
« Je suis désolée mais je ne pouvais pas rester… Je t'avais demandé de ne PAS venir mais comme d'habitude tu n'écoutes que toi-même, Papa. Ça a toujours été toi avant les autres. Arrête d'essayer de retourner la situation, putain ! J'aurais très bien pu ne pas y aller, mais t'as décidé pour moi… Pour mon bien ? Tu rigoles là ? Pour mon bien ? T'en es sûr, parce que là, moi j'en doute ! Dis plutôt que tu voulais te débarrasser de moi tant que tu le pouvais ! Le boulot est toujours passé après tout ! C'est pour ça que maman s'est barrée avec moi ! Parce que tu l'avais délaissée au rang de boniche, cuisinière, et pas en tant que épouse ! Tu ne te rends même pas compte que tu as tout laissé tomber pour ton boulot ! C'est devenu ta femme, ta fille ! Ta vie ! Réagis, putain ! T'as tout foutu en l'air pour ton boulot ! T'as privilégié ton boulot plutôt que ta famille ! A ta place j'aurais honte, Papa. J'ai honte pour toi d'avoir été si égoïste.
Je la laissais seule et allais me doucher dans la salle de bains le temps qu'elle termine sa conversation et raccroche. Quand je sortis de la pièce, Bella était sur le balcon à regarder dehors, et je la rejoignis, avant de l'enlacer.
« Laisse-moi, Edward…
« Tu veux pas en parler ?
« Non, il n'y a rien à dire.
« Faut que j'aille chercher à manger à la supérette… Tu restes là ?
« Bah vas-y. Où veux-tu que j'aille… De toute façon, je n'ai nulle part où aller, soupira t-elle.
« Je peux te faire confiance ?
« Tu peux surtout me lâcher les baskets, putain ! Fous-moi la paix avec tes questions à la con, sérieux ! Vous en avez pas marre de tous me questionner là ? Je bougerai pas d'ici !
Bella se leva, et me poussa par petits coups vers la porte avant de me claquer la porte au nez. Je partis faire les courses rapidement, et quand je revins, Bella s'était endormie sur le lit, recroquevillée sur elle-même. Je partis sur le balcon, et mangeai mon sandwich avec une cannette de bière. J'entendis la porte s'ouvrir, et découvris Bella derrière moi, qui reniflait encore.
« Je suis désolée de t'avoir crié dessus… Fit-elle en fourrant sa main dans ma tignasse. Tu m'as pris un truc ?
« C'est dans le sac sur mon lit… Je t'ai pris une salade composée – parce que j'ai remarqué que tu étais végétarienne – et du coca…
« Merci… Tu me pardonnes ?
« Évidemment, Brunette. Viens là.
Je la pris dans mes bras et embrassais sa joue humide. Elle me sourit, et partit chercher son repas, avant de me rejoindre et de s'asseoir par terre. Elle ne pipa pas un mot encore pendant tout son repas, et nous allâmes nous coucher, Bella se collant contre mon torse. Je mis mon bras sur sa taille et m'endormis comme un bébé avec elle près de moi. Le lendemain matin, je me réveillais seul dans le lit, et vis que Bella n'y était plus.
« Bella ?
« Je suis dans la salle de bain.
« J'ai eu peur que tu sois partie.
« Pour aller où ?
« J'en sais rien…
Bella sortit en serviette de bain et me sourit tendrement. J'étais encore emmitouflé dans la couverture.
« T'as froid ?
« Hm non, j'ai chaud et pas envie de quitter le lit…
« D'accord. Je vais m'habiller…
« Tu veux pas plutôt venir dans le lit te réchauffer ?
« Après, sourit Bella.
« D'accord.
Je me recouvris de la couette jusqu'au menton, et attendit sagement que Bella revienne. Elle portait un t-shirt des Ramones et un slim noir ciré.
« On va faire quoi aujourd'hui ? Fit-elle en sautant sur le lit.
« Glandouiller. C'est ce que je sais faire de mieux.
« Alors on glandouille, ça me va, sourit Bella.
(John Legend – All of me)
« Faut nous trouver un appart, et un job aussi… On ne va pas rester indéfiniment à l'hôtel…
« Ça commence à devenir un peu trop sérieux pour moi, là.
« T'as peur ?
« Non… Ce n'est pas une bonne idée, Edward. Je n'ai jamais vécu avec quelqu'un, et je ne te connais pas bien.
Je fus blessé qu'elle me dise ça. En même temps, Bella avait raison, on ne se connaissait pas bien, voire pas du tout. Tout ce que je savais d'elle, c'était que ses relations avec son père n'étaient pas bonnes, qu'elle était cocaïnomane et qu'elle avait quitté le centre de Seattle pour Los Angeles. A part ça, Bella était une inconnue à mes yeux. Et j'étais un inconnu pour elle, un gars avec des soucis qui l'avait amenée à Denver gratuitement.
« Nos routes se séparent ici, fit-elle en se levant et prenant son sac.
« Je pensais qu'on aurait pu apprendre à se connaître…
« Je n'en vaux pas la peine, crois-moi. Qui suis-je à part une cocaïnomane et une garce ? Personne.
« Laisse-moi au moins te conduire au centre de Denver.
« C'est bon, ce n'est pas très loin d'ici… Je peux me débrouiller…
Bella me tendit sa main, et me sourit. Je la pris, et on se serra la main, avant qu'elle ne quitte la chambre d'hôtel et me laisse seul avec mes pensées, mes doutes et mes regrets.
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(Quatre semaines plus tard)
« Salut, Edward ! Bonne soirée !
« Merci ! Toi aussi !
Je quittais mon boulot, et rentrais à mon appartement dans les beaux quartiers de Denver. Ça faisait deux semaines que je bossais chez Rio Grande en tant que caissier, et j'avais réussi à dégoter un petit studio avec mes économies pas trop loin de mon boulot. Mais ce soir-là, je ne savais pas encore ce qui m'attendrait à un coin de rue.
Alors que je longeais la rue menant à mon appartement, j'entendis des rires de jeunes et remarquais une jeune femme brune qui ressemblait à Bella. Je n'avais plus eu aucune nouvelle d'elle depuis qu'elle était partie de l'hôtel où nous créchions. J'espérais juste qu'elle ne soit pas retombée dans les merdes qui l'avaient emmenée en cure quelques semaines auparavant.
« Bella ?
« Y a pas de Bella ici mec, fit un jeune avec une coupe à la Justin Bieber.
« Pourtant elle y ressemble… Y a-t-il une Izzie ?
« Izzie, je connais ! Izzie ! C'est pour toi.
« Quoi encore ?
Je tombais sur une Bella défoncée avec des cernes et un teint pâle. Elle semblait complètement à l'ouest et ne me reconnut même pas, me jaugeant d'un regard glacial.
« Je suis Izzie, tu veux quoi ? H ? Ecsta ? Cocaïne ?
« C'est Edward… Cheveux fougueux.
« Connais pas.
« Arrête. Je sais que tu me connais. Comment tu crois que t'es arrivée à Denver après t'être évadée de cure ?
« Je te connais pas, cracha Bella. Casse-toi ! Si tu veux de la bonne, j't'en donne, mais si t'es là pour chercher la merde, va-t'en.
« Mais…
« Va-t'en avant de nous faire repérer, espèce de débile !
Bella me repoussa, et je soupirais, avant de m'éloigner. J'entendis Bella dire qu'ils allaient devoir changer de coin à cause de moi, et ça me brisa le cœur. Visiblement, elle avait replongé et ne voulait vraiment pas être aidée. Pourtant, elle m'avait juré de ne jamais replonger et de vouloir recommencer sa vie à zéro. Je rentrais chez moi, et ne pus pas dormir de la nuit. Je m'étais à priori trompé sur elle, et je n'aimais pas la savoir dans un tel état sans savoir pourquoi ni à cause de quoi elle avait replongé. J'appelais le boulot pour me porter malade et pensais à Bella toute la journée. J'essayais de comprendre comment elle en était arrivée là… Malheureusement, la fatigue m'emporta et je m'endormis sur mon canapé, épuisé de mon boulot la veille. Ce fut la première fois que je rêvais de Bella.
