Hello tout le monde !

J'avais dit pas de chapitre cette semaine, mais Nane me l'a corrigé ^^ Donc au final, vous avez un chapitre ! Si c'est pas cool ça!

Bon je vais pas m'étaler sur ma vie insignifiante, mais j'ai du mal à écrire ces temps-ci à cause de mon chat et de ma vie professionnelle. Enfin brefouille ! J'arrête de parler de moi ! J'espère que ce chapitre va vous plaire, moi j'ai adoré l'écrire ;)

A très bientôt !


Réponses aux reviews :

Aurore : Oh non elle n'est pas sortie de l'auberge ! Pourquoi serait-elle enceinte ? J'ai laissé des indices comme quoi elle l'était ? ^^ Merci de ta review, bisous.

MSEK : L'addiction d'Edward va être mentionnée dans ce chapitre, je n'en dis pas plus ^^ Merci de ta review, bisous.

Claire B : Merci de ta review, ma belle ! On va dire que ça va chier entre eux mdr Mais la tempête va passer pour laisser place au calme... Bisous ma belle !


(Imagine Dragons – Lost Cause)

Flashback ~

« Nos routes se séparent ici.

« Je pensais qu'on aurait pu apprendre à se connaître…

« Je n'en vaux pas la peine, crois-moi. Qui suis-je à part une cocaïnomane et une garce ? Personne.

« Laisse-moi au moins te conduire au centre de Denver.

« C'est bon, ce n'est pas très loin d'ici… Je peux me débrouiller…

Fin du flashback ~

Cela faisait cinq jours que j'avais abandonné Edward à l'hôtel où nous dormions, et j'avais galéré à trouver un toit pour dormir. J'avais été obligée d'aller dans un foyer pour SDF afin de pouvoir manger, me laver et me reposer. Je passais mes journées à parcourir les rues de Denver à la recherche de ma came, et j'avais finalement réussi à trouver un camé du nom de Riley pour arpenter les rues chaque nuit avec moi à la recherche d'un dealer. Nous trouvâmes notre bonheur grâce à Maggie, une autre camée d'une trentaine d'années qui nous conseilla d'aller voir Caius au grand square de la ville. J'étais passée à l'héroïne en seringue, la cocaïne ne faisant plus effet sur moi.

« Salut, Caius, fit Riley.

« Riley, Izzie, Maggie… Bonsoir.

« Il nous faudrait notre dose.

« Une dose chacun ?

« C'est ça, sourit Riley. Neuf grammes.

Caius fouilla dans les poches de son Perfecto et sortit trois sachets de poudre, Et Riley sortit l'argent.

« Ça fait 360 dollars.

« J'ai 320…

« Donne, ça me va 320.

« Merci, mec, fit Riley.

« Vous avez tout ce qui faut ?

« Oui, t'en fais pas… A plus tard.

Nous nous éloignâmes et allâmes devant un immeuble. Maggie sortit le garrot et les trois seringues, avant que Riley ne mélange la poudre dans la bouteille et ne la secoue pour diluer.

« Prêtes ?

« Toujours, sourit Maggie.

« Izzie ?

« A ton avis, ducon.

Maggie me met le garrot sur le bras, le serre, et Riley remplit la seringue neuve d'héroïne, avant d'injecter le produit dans ma veine. L'extase m'emplit alors, et je fermai les yeux. En les rouvrant, je vis Maggie piquer Riley, puis Riley piquer Maggie. Ça y est, l'extase est en nous. Le pied total. Après l'euphorie, nous nous relevâmes et marchâmes jusqu'au coin de rue. A cette heure, les rues étaient calmes, les gens étaient rentrés chez eux après le boulot, et profitaient de leurs instants en famille. Nous n'avions plus de famille, donc nous traînions dans les rues, avant de rentrer au centre pour SDF. Je pris une longue douche, l'héroïne coulant toujours dans mes veines abîmées à force de me piquer quotidiennement.

Riley me rejoignit sous la douche, caressant mon corps nu et maigre. La nourriture au centre était dégueulasse, c'était tout le temps la même chose : du potage et un fruit. Mais au moins j'avais de quoi dormir et me laver.

« Izzie…

« Hm ?

Ses mains descendirent sur mes hanches, et une de ses mains alla toucher mon centre. Riley me plaisait, du coup, il nous arrivait de coucher ensemble quand le besoin se faisait ressentir. Je me retournais, l'embrassais, et enroulais mes jambes à ses hanches. Riley et moi fîmes l'amour sous la douche, avant de jouir quasi ensemble et de se doucher. Il commença à parler, mais je l'en empêchais.

« Shhh, fis-je en mettant deux doigts sur sa bouche. Ne dis rien. Allons nous coucher.

« On ira à la fête foraine demain soir ? Tu sais, on en avait parlé…

« Ce sera plus fun d'y aller après avoir pris notre dose.

« T'as peur de pas t'amuser sans ?

« Non, c'est juste que ce sera plus marrant.

« Ok, sourit Riley.

Nous nous embrassâmes et allâmes nous coucher. J'eus du mal à m'endormir cette nuit-là, mais finis par tomber dans les bras de Morphée. Le lendemain matin, je me levais et allais réveiller Riley qui dormait toujours, et nous allâmes déjeuner avant que je n'aille me balader seule dans un parc. J'avais trouvé un carnet de croquis et des crayons pour dessiner, et chaque matin, je m'asseyais dans un parc et dessinais ce que je trouvais beau à regarder. Je finis par revenir au centre, et tombais sur des flics qui me cherchaient. Mon père avait dû contacter la police de plusieurs villes afin de me retrouver. Baissant la tête, je passais à côté d'eux et me ruais dans la chambre de Riley.

« On doit partir. Maintenant ! Fais ton sac, et on y va.

« Il se passe quoi ?

« Fais ton sac sans discuter, Riley. Préviens Maggs.

Je quittais sa chambre, et allais dans la mienne boucler mon sac, avant de mettre mon bonnet et de sortir en dehors du centre. Les flics étaient en train de fouiller les chambres une par une, à ma recherche. Je vis Riley sortir de sa chambre, et un flic le fouilla, avant de retourner à feu et à sang sa chambre puis de le laisser partir. Je me planquais dans une entrée, et attendis qu'il sorte pour surgir. Maggie sortit sans souci du centre, et nous partîmes en courant.

« Izzie, tu nous expliques ? Fit Maggs alors que nous nous posions sur un banc dans un parc voisin.

« Mon père est flic, il est à ma recherche pour me remettre en désintox…

« Merde… Ils t'ont reconnue ?

« Non, heureusement…

« Ouf. Bon ben on a plus de toit pour dormir…

« Faut qu'on trouve un autre centre.

« Ça ne court pas les rues…

« On trouvera quelque chose.

#O#O#O#O#O#O# WL #O#O#O#O#O#O#

(Un mois plus tard)

Riley, Maggs et moi avions fini par trouver un autre centre pour sans-abris à Denver. Nous nous shootions toujours à l'H chaque jour, et Caius nous avait laissé vendre des drogues afin que nous nous fassions un peu de fric. Sur un gramme de cocaïne – qui coûtait quand même 50$ - nous touchions 15$ à nous trois. Ça nous permettait de mettre de côté, car nous avions décidé de nous prendre un petit appart quand nous aurions assez d'argent. Ce soir là, nous nous étions installés à côté des beaux immeubles, attendant que les camés viennent chercher leur dope. Alors que j'étais complètement stone après m'être piquée, un jeune s'arrêta devant nous… J'avais l'impression de l'avoir déjà vu quelque part mais impossible de m'en souvenir.

« Bella ?

« Y a pas de Bella ici mec, fit Riley en s'approchant de lui.

« Pourtant elle y ressemble… Y a-t-il une Izzie ?

« Izzie, je connais ! Izzie ! C'est pour toi.

« Quoi encore ? Grognais-je.

Je me levais et allais voir le jeune. Il avait de magnifiques yeux verts. Je l'avais définitivement vu quelque part… Mais où ?

« Je suis Izzie, tu veux quoi ? H ? Ecsta ? Cocaïne ?

« C'est Edward… Cheveux fougueux.

Edward… Il me cherchait. Et il m'avait trouvé. Il voulait me ramener en cure, pour sûr. Il était sûrement de mèche avec mon cher paternel.

« Connais pas.

« Arrête. Je sais que tu me connais. Comment tu crois que t'es arrivée à Denver après t'être évadée de cure ?

« Je te connais pas. Casse-toi ! Si tu veux de la bonne, j't'en donne, mais si t'es là pour chercher la merde, va-t'en.

« Mais…

« Va-t'en avant de nous faire repérer, espèce de débile ! Criais-je en le poussant.

Edward soupira, et partit, Riley et Maggs me regardant de travers.

« On doit changer de coin. Ce gros débile va nous faire repérer !

« Izzie, tu le connais ?

« Que dalle ! J'sais pas qui c'est, ni qui il croit avoir vu, mais c'est certainement pas moi !

« Ben il connaissait ton prénom…

« Y en a plein des Izzie ! Y a pas qu'un âne qui s'appelle Martin, Maggs.

On vendit notre came et on rentra au centre pour sans-abris. Je ne réussis pas à m'endormir, tournant et virant dans mon lit tout la nuit. Quand les effets de l'H se dissipèrent enfin, je partis du centre à la recherche d'Edward. Il devait sûrement habiter dans le quartier où nous étions. Je regardais les noms sur les interphones des immeubles et finis par m'asseoir sur les marches, épuisée et fatiguée. La pluie tombait à torrent et je me retrouvais vite trempée. Je restais là toute la nuit, jusqu'à ce que le soleil se lève. Je vis les gens sortir de chez eux pour aller au boulot, attendant qu'Edward finisse par sortir d'un des immeubles. Il finit par se pointer, et je l'appelais.

« Edward !

« Bella ?

« Je t'ai cherché toute la nuit…

« T'es restée dehors sous cette grosse flotte tout la nuit ?

« Bah ouais…

« Tu devrais retourner avec tes potes camés, lança t-il, cinglant.

« Qu'est-ce que ça peut te foutre ?

« Quoi qu'est-ce que ça peut me foutre ?

« Qu'est-ce que ça peut te foutre que mes potes soient camés ?

« Je savais que tu replongerais. Au final, tu ne changeras jamais… Tu seras toujours sous l'influence de cette merde. Et tu finiras par crever.

« J'arrive pas à décrocher… Et de toute façon, tout le monde s'en fiche de ce que je deviens ! La preuve, tu ne m'as pas cherchée plus que ça !

« Parce que je ne savais pas si tu étais encore vivante ou encore dans cette ville !

« C'est ça, ouais.

« Bella, tu devrais rentrer… Viens avec moi.

« Non.

« Tu vas besoin d'une douche, de vêtements chauds et propres… J'ai mon appart, alors viens.

« J'AI PAS BESOIN DE TA PITIÉ, EDWARD ! LAISSE-MOI VIVRE MA VIE, ET VIS LA TIENNE !

« Bella, laisse-moi t'aider.

« NON ! PUTAIN MAIS T'ES BOUCHÉ OU QUOI ? JE VEUX RIEN VENANT DE TOI ! TU N'AS MÊME PAS CHERCHÉ A ME RETENIR QUAND JE SUIS PARTIE ! TU N'AS PAS CHERCHÉ A SAVOIR SI J'ALLAIS BIEN ! T'ES QU'UN PUTAIN D'ÉGOÏSTE !

« Allez viens… S'il te plaît, fit Edward en touchant mon bras.

« NE ME TOUCHE PAS, EDWARD ! NE ME TOUCHE PAS ! LAISSE-MOI TRANQUILLE !

« Pourquoi tu me cherchais ?

« J'en sais rien !

« Je veux t'aider, Bella. Tu peux te sortir de cette merde… Ce n'est pas comme ça que tes soucis vont se régler.

« Oh ta leçon de morale, tu te la fous là où je pense, Edward.

« S'il te plaît, Bella… Je vais te donner le double de mes clefs… J'habite au 2257, appartement 5G.

« J'en veux pas de tes clefs.

« T'as besoin d'une douche, d'une sieste, et de fringues. Alors vas-y.

« Non.

« Putain Bella, j'essaie de t'aider, là !

« Et j'en veux pas de ton aide !

« Tu veux rien à part ta came, c'est ça ? Et te défoncer pour oublier les emmerdes, m'oublier, oublier ton père qui s'inquiète pour toi et qui a lancé une alerte disparition parce qu'il a peur que sa fille ait des problèmes et qu'elle puisse être en danger ? C'est ça que tu veux oublier ? Oublier qu'il y a des gens qui s'inquiètent pour toi ? Parce que oui, Bella, il y a du monde qui s'inquiète pour toi ! Je m'inquiète pour toi !

(Hurts – Stay)

La réalité me frappa de plein fouet après les mots d'Edward. Il avait réussi à me faire culpabiliser. Je baissais les yeux, Edward me caressa le visage et je relevais la tête pour plonger dans son regard émeraude. Il était inquiet et en colère. Son inquiétude et sa colère suaient par tous les pores de son visage, et ça me fit de la peine.

« D'accord.

« D'accord quoi ?

« Je veux bien aller chez toi.

Edward ne répondit rien, et se contenta de prendre ma main pour m'amener chez lui, quelques bâtiments plus loin. J'enlevais mes fringues humides, et Edward me fit faire le tour de son studio.

« Je vais aller dans la cuisine lancer une machine. Prends une douche, ou un bain. Les serviettes sont dans le meuble sous le lavabo, fit-il en quittant la pièce. Je t'amène des vêtements secs. Je les poserais en dehors de la salle de bains.

« Edward ?

« Oui, Bella ?

« Merci…

« De rien. Tu es ici comme chez toi.

J'esquissais un petit sourire, et Edward referma la porte derrière lui. Je me déshabillais, et allais dans le bac de douche. Je pris une longue douche chaude, utilisant les produits d'Edward, et en sortis toute propre. Je me brossais les cheveux, puis passais une serviette de bain autour de ma taille pour récupérer les fringues. Je m'habillais et coiffais mes cheveux en un chignon, avant de sortir de la salle de bains habillée et coiffée. Edward était dans la cuisine en train de me faire un petit-déjeuner quand j'arrivais.

« Ça va mieux ?

« Oui… Merci.

« Je te fais un petit-déjeuner.

« T'étais pas obligé.

« Tu ne dois pas avoir grand-chose dans l'estomac…

« J'ai pas mangé depuis hier matin…

« Tu vis où, d'habitude ?

« Dans un centre pour SDF. La nourriture est dégueulasse et on dort mal, mais au moins j'ai un toit pour dormir…

« Ouais… Tu peux rester ici autant que tu veux.

« Je veux pas déranger… Tu as une petite-copine, étant donné que ce sont des fringues de fille.

« Ce sont les fringues de ma sœur…

« Ok. Tu as contacté mon père ? Comment tu as su qu'il s'inquiétait et tout ?

« Euh oui, je l'ai contacté… Je voulais savoir s'il avait des nouvelles de toi… C'est là qu'il m'a dit qu'il avait demandé à tous les postes de polices des grandes villes du pays de te chercher dans les centres sans-abris ou foyers de jeunes… Tiens, fit-il en me tendant une assiette de pancakes et un café.

« Merci.

« Je vais devoir aller au boulot, fit Edward en regardant sa montre. Si tu veux dormir, vas-y. Ma chambre est au fond du couloir.

« D'accord. Je ne mérite pas d'être là.

« Tu as besoin d'aide, Bella. Et je veux t'aider.

« Pourquoi ?

« Parce que tu es importante pour moi.

« J'arrête pas de te faire des coups bas et te crier dessus. Comment puis-je être importante pour toi alors que je te fais des misères à chaque fois que je te vois ?

« C'est comme ça…

« Ouais… Je suis désolée d'être…

« Non, Bella. Ne sois pas désolée. C'est pas grave. Je serais toujours là pour toi si tu en as besoin. Ma porte t'est grande ouverte.

Edward passa à côté de moi et embrassa mon front, avant de mettre sa veste. Il me prit dans ses bras, et partit à son boulot. Je soupirais, et allais dans sa chambre, fermais les volets, et me mis au lit. J'étais complètement crevée, et je ne tardais pas en effet à m'endormir. Je ne sus pas combien de temps je dormis, mais un bruit me réveilla, et je me levais.

« Eddie ?

« Il n'est pas là, fis-je en arrivant dans le salon.

Une jeune femme était là avec ses valises. Elle était toute petite, avec des cheveux noirs de jais et des yeux émeraude.

« Tu dois être Bella.

« Euh ouais… Et tu es ?

« Alice, la sœur d'Eddie.

« Eddie, huh ?

« C'est le surnom qu'il déteste le plus au monde, donc pour l'embêter, je l'appelle Eddie.

Cette fille avait un sacré débit de parole, bon dieu. Un vrai moulin à parole ! Elle me regarda de la tête aux pieds, et rit.

« Je vois que mes vêtements t'ont été réattribués. Malheureusement, ça ne te va pas du tout !

« Pardon ?

« Je suis styliste. Je sais ce qui va aux gens ou pas. Et ma chère, cette paire de leggings ne te va absolument pas, tout comme ce haut. Tu veux aller faire du shopping ?

« Non merci, je déteste ça.

« Justement ! C'est parce que tu ne sais pas t'habiller que tu détestes le shopping ! Une fois qu'on sait ce qui nous va et ne nous va pas, on aime ça !

« T'es défoncée ou quoi ?

« Non… Pourquoi ?

« Tu parles vachement vite, et t'es excitée comme une puce. On dirait une junkie.

« Une junkie ne s'habillerait pas comme ça, crois-moi.

« J'ai dit 'on dirait', je n'ai pas dis que tu l'étais.

« Bon, shopping ou pas shopping ? Tu as définitivement besoin de fringues qui te vont, hein !

« Pas shopping.

« Allez, quoi !

« Non.

« S'te plaît.

« Tu ne comptes pas lâcher le morceau, hein ?

« C'est mal me connaître que de croire que je lâche le morceau… On apprendrait à se connaître, en plus.

« Et si je veux pas ?

« Et si tu veux pas me connaître ? Bella ! Tu me vexes là !

« Ok pour le shopping, souris-je.

« Cool !

« J'ai pas les sous, par contre…

« J'en ai, t'en fais pas.

« Tu vas pas me payer des fringues, Alice.

« Tchip ! Laisse-moi faire ! J'ai pas d'amies, faut bien que je gâte quelqu'un ! A part Eddie, quoi, rit-elle. On est parties !

Nous partîmes au centre commercial, et Alice m'acheta plusieurs vêtements dont pas mal de jeans, hauts et robes, ainsi qu'une veste et des chaussures. Nous fîmes une pause repas, et on apprit à se connaître.

« Tu sors avec mon frère ?

« Non.

« Alors c'est quoi votre histoire ?

« Je partais pour Los Angeles, lui pour Seattle, et on a fait la route ensemble jusque Denver…

« Oh…

« Et toi tu as quelqu'un ?

« Je suis fiancée.

« Félicitations.

« Merci, sourit Alice.

« Pourquoi tu fais tout ça pour moi ? M'acheter des fringues, me payer à manger et à boire… Je ne le mérite pas après tout ce que ton frère a subi à cause de moi.

« Edward croit en la seconde chance, en ça, tout comme moi. Tu es important pour lui. Est-ce qu'il l'est pour toi ?

« J'en sais rien… Je ne me suis jamais posée la question. Pourquoi ?

« Parce que je pense que si tu es partie en arrivant à Denver…

« Il t'a TOUT raconté ?

« Il m'a fait un bref résumé.

« Putain ! Il avait pas le droit de faire ça !

« Bella… Il me l'a confié. Je n'irais pas le répéter sur tous les toits.

« Ouais c'est ça.

« Je te jure que je ne dirais rien.

« Comment je peux te croire ? Je ne te connais même pas !

« Je sais pour la maladie d'Edward… Mon mari lui a donné des cachets, il est psy… Il pourrait t'aider.

« J'ai pas besoin d'aide.

« Alors tu as besoin de quoi ?

« J'ai besoin d'Edward. Lui seul peut m'empêcher de replonger.

« Tu sais qu'il avait recommencé à… Enfin je vais pas te faire un dessin. Il avait recommencé après ton départ. Alors pour éviter de le faire, il t'a cherchée un peu partout… Ça lui a occupé l'esprit. S'il te plaît, ne le laisse pas tomber. Il a autant besoin de toi que tu n'as besoin de lui. Ne le laisse pas tomber, d'accord ? Ça vous tuerait tous les deux.

Je voyais dans les yeux d'Alice qu'elle pensait sincèrement ce qu'elle disait, et des personnes franches, ça ne courrait pas les rues ces temps-ci. Après tout, elle avait raison. Je me sentais bien auprès d'Edward. J'avais l'impression d'exister et d'avoir une place dans son cœur. Et ce devait être la même chose pour lui, ou du moins je l'espérais.

Après avoir fini de manger, nous repartîmes faire du shopping. Alice me proposa que j'aille au centre récupérer mes affaires. Elle me suivit, et je pris mon sac, avant de tomber sur Riley.

« Izzie?

« Riley…

« Qu'est-ce que…

« Je m'en vais.

« Tu t'en vas ? Où ?

« Quelque part. Au revoir, Riley.

C'était la fin d'une époque, une période que j'avais à la fois aimée et détestée. Je regardais Alice, et sortis du centre espérant ne jamais y retourner. Alice me déposa devant l'immeuble d'Edward, prétextant avoir quelque chose à faire. Je montais les marches menant à l'immeuble, et pris l'ascenseur. Quand j'entrais dans l'appartement, Edward me sourit, et fit une chose à laquelle je ne m'attendais pas.